VIM
Louis XIV. En 4661, nommé chef du conseil des finances, il laissa tout le pouvoir à Colbert. Sa terre de Viileroi fut érigée en duché-pairie, 1663. Viileroi (François de Neafvllle* duc de), fils du précédent, né a Paris, 1644-1730, fui élevé avec Louis XIV 11 fit ses premières armes au combat de Saint-Gothard, 1664, fui maréchal de camp en 167i, lieutenant général c-n 1677. maréchaJ en 1693. 11 ne munira que de l'incapacité comme général en chef. C'était un courtisan délié, glorieux à l'excès; il se fit baltre a Chiari par Eugène, 1701, prendre à Crémone, 1702; perdit la bataille de Ramiliies, 1706. Il eut toujours beaucoup de crédit; fut nommé, dans le testament du roi, membre du conseil de régence et gouverneur du jeune Louis XV. Le duc d'Orléans le laissa dans le conseil de régence et le nonuma président du conseil des finances. Viileroi n'eut aucune autorité réelle, le régent le ménagea d'abord, puis le fit arrêter et conduire dans sa terre de Viileroi. 1722.
Viileroi (LoUlS-NlCOLAS de IVeufville, duc
de), fils du précèdent, né à Paris, 1663-1734, fut capitaine des gardes du corps, et gouverneur du Lyonnais ; il était duc et pair, et avait épouse une fille de Louvois. — Son fils, Louis- François- Anne, mourut sans postérité ; avec .son neveu. Gabriel-Louis de Neufville, duc de Vilt.eroi, né en 1731, mort sur l'échafaud en 1794, la famille s'éteignit.
Viiiers-Cocage, ch.-l. de cant., arrond. et à 26 kil. S.-O. de Caen (Calvados), 1,084 hab.
Viiiers-Bocage, ch.-l. de cant. arrond. et à 14 kil. N. d'Amiens (Somme) ; 1,084 hab.
Villers-Bretonneux, COmm. dll cant. de
Corbie, arr. et à 20 kil. E. d'Amiens (Somme). Filatures, bonneterie; 5,911 hab.
Viliers-Cotterets, ch.-l. de canton, arr et à 26 kil. S -O. de Soissons (Aisne), près de la forêt du même nom. Commerce de grains et de bois. — Célèbre ordonnance du 10 août 1539, dite Guillelmine ; 3,816 hab.
Miiers.Fariay, ch.-L de cant., arrond. et à 20 kil. N. de Poligny (Jura) ; 724 hab.
Viiiers-Guisiain, comm. du cant. de Marcoing, arr. de Cambrai (Nord).
vniers.Ouiréau, comm. du cant. de Clary, arr. de Cambrai (Nord); 3,967 hab.
Villers Sexel OU Villersexel, ch.-l. de
cant., arrond. et à 18 kil S. de Lure (Haute- Saône). Usines à fer; 1.153 hab.
Villers (Charles-François-Dominjque), né à Boulay (Lorraine), 1767-1815. fut officier d'artillerie, émigra en 1792, et s'enthousiasma pour la littérature allemande. Ses principaux ouvrage* sont : Philosophie de Kant ; Essai sur l'esprit et V influence de la réformation de Luther, 1804, ouvrage qui fut couronné par l'Institut de France.
ville. sous-Laferté, comm. du cant. et de l'arr. de Bar-sur-Aube (Aube) , 3,010 hab.
Ville- sur. Tourbe, ch.-l. de cant., arrond. et a 16 kil. N.-O de Sainte-Menehould (Marne) , 560 hab.
Viliette (La), anc. bourg du départ, de la Seine, au N. de Paris, annexé à la capitale, en 1860, forme le 19e arrondis. On y voit un vaste bassin, qui reçoit le canal de l'Ourcq, et alimente le canal Saint-Martin.
Viiiette-Mtursay (Philippe de Valois, marquis de), 1631-1707, petit-fils, par sa mèie, d'Agrippa d'Aubigné, servit dans la marine, devint chef d'escadre, abjura le calvinisme et fut comblé de faveurs II a laissé des Mémoires.
viliette (Charles, marquis oeJ, né à Paris , 1736-1793, prit part à la guerre de Sept Ans, fut parfaitement accueilli à Ferney par Voltaire; fil beaucuup de vers médiocres, et épousa, en 1777, Mlle de Varicourt, que Mme Deni9 avait adoptée. Viliette se prononça avec ostentation pour la Révolution, fut nommé député à la Con-
vention, et mourut peu après. — Sa femme, Reine Philiberte Rouph de Varicourt, née à Puugny, 1757-1822, tille d'un lieutenant-colonel de cavalerie, fut élevée, sous les yeux de Voltaire, par Mme Denis. Mariée au marquis de Viliette, elle vécut digne et respectée, et se signala par sa bienfaisance.
Villeurbanne, ch.-l. de. cant.. arrond. et à 10 kil. E. de Lyon (Rhône) ; 11,174 hab.
viiieveyrac. comm. du cant. de Mèze, arr. de Montpellier (Hérault).
villié, comm. du cant. de Beaujeu, arr. de Villefranche (Rhône) ; 2,234 hab.
Villiers-Saint-Georges. ch.-l. de cant.,
arrond. et à 15 kil. N.-E. de Provins (Seine-et- Marne) ; 951 hab,
Viiiiers-ie-Bei, comm. du cant. d'Ecouen, arrond. et à 22 kil. S.-E. de Pontoise (Seine-et- Oise) ; 2,U20 hab.
viliiers (Jean de), seigneur de l'Isle- Adam, né vers 1384, entra au service de Jean sans Peur, s'empara de Paris sur les Armagnacs en 1418. et fut nommé maréchal. Il fut gouverneur de Paris, combattit le parti de Charles VII jusqu'à la paix d'Arras, 1435, et fut confirmé dans sa dignité de maréchal. 11 périt dans une sédition pupulaire â Bruges, 1437.
Viliiers de l'Isle-Adam (PHILIPPE de), petit-fils du précédent, né a Beauvais, 1464-1534, fut élu grand maître des chevaliers de Rhodes, en 1521 Avec 600 chevaliers et 4.500 soldats, il résista glorieusement a Soliman 11, fut forcé de capituler, 22 décembre 1522; reçut de Clément VII Viterbe pour résidence, et put enfin s'établir, grâce à une concession de Charles-Quint, dans les îles de Malte et de Gozzo, 1530.
Villingem, v. du grand-duché de Bade, sur l'une des sources du Danube, à 90 kil. N.-O. de Cunstance, 4,500 hab.
Villoison. V. DANSSE.
Villon (François), né à Paris, en 1431, mort entre 1480 et 1489. pauvre, d'une jeunesse folle, vivant aux dépens du prochain, eut plus d'un démêlé avec le lieutenant criminel. Il composa son Petit Testament, œuvre d'une haute^bouffonnene et d'une verve capricieuse, 1456. Eln 1457, il mérita d'être arrêté, enfermé au Châtelet et condamné à mort; Charles d'Orléans intervint, et le poète fut seulement banni. En 1461, il fut encore retenu dans la prison de Meung-sur-Loire, par le fait de l'évèque d'Orléans. On ne connaît plus sa vie ; mais ses œuvres furent bientôt célèbres. Le Grand Testament Villon et le Petit, Sun Codicille; Le Jargon et ses Ballades eurent 30 réimpressions de 1489 a 1542. — Villon fut un poète populaire, d'un tour vif et spirituel, quelquefois plein de grâce et de malice, ayant même des accents de profonde mélancolie au milieu de ses éclats de joie grossière.
Vilmanstrand, v. du gouvern. et à 50 kil. N.-O. de Viborg, dans la Finlande (Russie), sur le lac Saïma.
Vilna. V. WlLNA.
Vils, riv. de Bavière, affluent de droite û\i Danube, a 112 kil. de cours.
Vils, riv. de Bavière, passe à Amberg, et se jette dans le Naab : cours de 90 kil.
Vilshofen, v de la Basse-Bavière (Bavière), au confluent de la Vils et du Danube.
viivorde. en flamand Vilvoorde, v. du Brabant (Belgique), a 10 kil N.-E. de Bruxelles, près de la^Senne. Maison centrale de détention. Etoffes de crins, indiennes ; 6,700 hab.
Vimeux. (Ce), Vimacensis pagus, pays de Pane. Picardie, entre la Bre^le et la Sohime ; eapit , Saint-Valéry -sur-Somme.
Vimieiro OU Vimeiro, bourg de l'Estré-
madure (Portugal;, a 65 kil. N. de Lisbonne. Junot y fut défait, le 21 août 1808; 1,800 hab
VIN
VIN
Viminai (Mont), l'une des collines de l'ancienne Rome, â VÉ.
vimory, village à 8 kil. S. de Montargis (Loiret). Victoire de Henri de Guise, en 1587.
vimoutiers, cli.-l - de cant., arrond. et à 30 kil. N.-E. d'Argentan (Orne), sur la Vie; 3,800 hab.
vimy, ch.-l. de cant., arrond. et à 10 kil. N. d'Arras (Pas-de-Calais) ; 1,544 liab.
viuadio, v. d'Italie, sur la Slura, défend le passage du col d'Argenlière.
Vinaroz, v de la prov et à 44 kil. de Castellon-de-la-Plana (Espagne.) ; port de pêche sur la Méditerranée ; 40,000 hab.
Vinay. ch.-l. de canl., arrond. et à 40 kil. N.-E. de Saint-Marcellin (Isère) ; 2,758 hab.
vinça, ch.-l. de canl., arrond. et à 10 kil. N.-E. de Prades (Pyrénées-Orientales), sur le Têt. Eaux minérales, 4,910 hab.
vincennes, cb.-l. de cant., arrond. et a 20 kil. N.-E. de Sceaux (Seine), à 6 kil. E. de Paris. Château fort et arsenal; école et parc d'artillerie. Le château, bâti par Philippe Auguste, fut l'une des résidences favorites des rois, surtout aux xuie et xiv« siècles ; Philippe VI fil abattre le vieux château et commença le donjon, qui fut achevé sous Charles V ; la chapelle fut achevée sous François Ier et sous Henri II. Depuis Louis XI, le château a souvent servi de prison d'Etal ; mais la Cour y résidait, même au temps de Mazarin. Le duc d'Enghien y fut jugé et fusillé dans les fossés du château, le 20 mars 18J4. — La ville et le château sont entourés par un bois, d'environ 850 hectares, qui a été transformé en un beau parc paysagiste; 20,5:ô0 nab. ■
Vincennes, v. de l'Etat d Indiana (Etats- Unis), près du confluent du Wabash et de l'Ohio, à 200 kil. S.-O. d'Indianopolis ; 3,500 hab.
Vincent (Saint), né à Saragosse, fut arrêté avec son évéque Valère, et périt dans d'horribles supplices, en 304. Ses reliques furent transportées à Paris par Childebert Ier.
Vincent de Lerins (SAINT), né en Gaule,
se retira au monastère de Lerins, où il mourut vers 450. Fête, le 24 mai II ne reste de lui qu'un pelit traité ■ Commonitorium pro catholicœ fidei antiquitate, écrit en 434, pour réfuter les erreurs des annalistes, des ariens, etc.
Vincent de Beauvais, dominicain, né vers 4490, mort vers 1204, est fort peu connu ; Saint Louis aimait a l'entendre lire et prêcher. Ses livres ne sont que dévastes compilations ; le principal a pour titre : Itibliotheca mundi, Spéculum majus, Spéculum triplex, comprenant trois parties : le Spéculum historiale, le Spéculum Jiaturale. le Spéculum doctrinale.
Vincent Fcrrîer (Saint), né â Valence (Espagne, en I355, dominicain, docteur en théologie, confesseur de Benoît XIII, consulté par le concile de Constance, en 1415, sur le moyen de mettre fin au schisme, proposa de déposer les trois pontifes. Il mourut â Vannes, où il avait été reçu, comme en triomphe, en 1419. Fête, le 5 avril. On a de lui : trois volumes de Sermons et de Lettres, De vita spirituali, De fine mundi, etc.
Vincent de Paul OU plutôt Depaul (SAINT),
né au village de Pouy, près Dax, 1576-4660, fils d'un cultivateur, fut ordonné prêtre, en 4600 Pris par des pirates, et emmené, comme esclave, a Tunis, il y convertit son dernier maître, et s'enfuit avec lui sur une barque. Il gagna a Rome la confiance du cardinal d'Ossat , Bcrulle le décida a accepter la petite cure de Clichy , PhilipDe-Einm anuel de Gondi lui confia 1 education de ses enfants. En 1617, il établit a Folleville (diocèse d'Amiens) une première mission ou compagnie pour la prédication des pauvres paysans ; il fonda la première confrérie des servantes et des gardes des pauvres. Secondé
par le comte et la comtesse de Joigny, par l'ar* chevêque de Paris, il institua la communauté qui prit plus tard le nom de Prêtres de la Mission et de Lazaristes; nommé, en 4619, aumônier général des galères, il fonda un hôpital pour les gaiéi^ens de Marseille. En 1638, il commença a se dévouer â l'œuvre des Enfants trouvés, secondé par Mme Legras, nièce des Marillac, et par l'association des Filles de la Charité Avec l'aide d'un donateur inconnu, il fonda dans le faubourg Saint-Martin l'hospice dit du Nom de Jésus, pour des vieillards, puis l'hôpital général de la Salpèlrière, en 1655. Sa charité s'étendit aux aliénés, aux jeunes détenus, à tous ceux qui souffraient. Pendant la Fronde, il fut comme le créateur de ce qu'on nomme aujourd'hui l'assistance publique, et on lui donna le titre de Père de la patrie. Aidé par les Frères de la rnission et par les Sœurs grises, il vint au secours des malheureuses populations désolées par les ravages des gens de guerre et par la famine. En 1659, il eut l'idée de Placards charitables pour faire appel â la nation entière, afin de subvenir à la misère générale. — Béatifié en 1729, il fut canonisé par Clément XU, en 1737. Fête, le 19 juillet. Il n'a publié que les Iiegvlœ seu constitutiones communes congregationis missionis. 1658, in-18.
Vincent (William), né à Londres, 4739-4815, directeur de l'école de Westminster, a laissé des Sermons ; De legione Manliana ; le Voyage de Néarque, suivi du Périple de la mer Erythrée, eic.
Vincent (François- André), né à Paris, 1747- 1816, peintre, eut le premier prix de Rome en 1768, fui membre de l'Académie, 1782. Ses tableaux, bien composés, d'une couleur harmonieuse, sont d'un dessin peu correct. — Sa femme, Adélaïde Labilie des Vertus (?), née â Paris, 1749-18J3, premier peintre de Mesdames ue France, lut reçue â l'Académie de peinture, en 1783.
Vincent (François-Nicolas), né à Paris, 4767- 1794, clerc de procureur, membre ardenjt du club des Cordeliers, devint secrétaire général de Bouchotte; se distingua par ses déclamations furieuses et fut entraîné dans la ruine des flébertistes.
Vincent (Alexandre-Joseph-Hiddlphe), né à Hesdin (Pas-de-Calais) , 4797-1868, élève de l'Ecole normale, professeur de physique et de mathématiques spéciales, devint "membre de l'Académie des Inscriptions en 1850. Il a écrit des ouvrages de mathématiques, et de nombreux mémoires sur la musique, principalement chez les Grecs.
Vincent (Saint-), anc. Sacrum Promontorium, cap au S.-O du Portugal.
Vincent ^Saint-), île dans le groupe du Cap- Vert. Elle a 26 kil sur 11, et est moniagneuse.
Vincent (Saint-), l'une des Petites-Antilles, traversée du N. au S. par une chaîne volcanique, dont le point culminant, le morne Garou, a 1,463 m Elle a 381 kil. carrés et 41,000 hab. La capit est Kingstown. Elle est aux Anglais depuis la paix de Versailles, 1783.
Vincent-de-Reins (Saint-), COmm du cant.
de La Mure, arrond. et a 32 kil de Villefranche (Rhône).
Vincent de-Tyrosse (Saint-), ch.-l. de cant., et a 24 kil. S.-O- de Dax (Landes;; 4,315 h.
Vinchoa (Auguste- Jean-Baptiste), né â Paris, 1789-1855, eut le premier grand prix do peinture en 1814. et s'occupa surtout de peintures a fresque II a décoré beaucoup de monuments à Paris, et composé un grand nombre de tableaux estimés.
Vinci (Léonard de), né au château de Vinci, près de Florence, en 1452, montra de bonne heure les dispositions ies plus extraordinaires
VIN
VIO
pour les exercices corporels, les arts, les sciences, la littérature. Il fut l'élève d'Andréa Verocchio; appelé à Milan, en 1489. par Ludovic Sforza, il construisit la plupart des canaux de Lombardie. travailla au dôme de Milan, fit la statue équestiv de François Sforza, composa plusieurs tableaux, et surtout l'admirable Cène du réfectoire de Sainte- Marie des Grâces, etc. A Florence, il fut chargé de peindre avec Michel- Ange la salle du conseil; César Borgia le nomma son architecte et son ingénieur en chef. Plus tard François 1er l'emmena en France: au château de Clou, près d'Amboise. il mourut en 1519, dans les bras du roi lui-même, suivant une tradition populaire, mais peu probable. Léonard est l'un des grands peintres de la Renaissance; il a eu à un haut degré le sentiment du beau idéal, il a peint les plus belles têtes de Vierges, avec celles de Raphaël; mais il n'est pas irréprochable comme coloriste. Comme sculpteur, il a laissé de superbes chevaux en relief, un Saint Jérôme, à Florence, un Jésus enfant. 11 avait inventé une nouvelle espèce de lyre; il a laissé un grand nombre de manuscrits* et on a ublié un Traité de la peinture, avec dessins du oussin.
\incy ou \inciae. anc. village de France, entre Arras et Cambrai. Vict. de Charles Martel, en 717.
Vindau, port de Courlande (Russie), à l'embouchure de la Vindau dans la Baltique; 2,500 h.
vindei-Eif. riv. de Suède, affluent de l'Umea, a 360 kil. de cours.
vindéLicie, pays de l'anc. Germanie, entre le Danube au N. ; fa Gaule à PO.; la Rhétie au S.; et le Norique à PE. Il renfermait les Vindelici, les Licates, les Rucinates, les Catenates, les Consuanetes, les Brigantii, sur le lac de Constance et les Brenni, dans le Tyrol actuel. La capitale était Augusta Vindelicorum (Augsbourg) ; elle forma la Rhétie IIe. C'est aujourd'hui le sud du Wur'.emberg, la Bavière occidentale, le N.-E de la Suisse.
vindex (Caius Jclids), né en Aquitaine, issu, dit-on, des anciens chefs gaulois, se souleva, et se déclara pour Galba, 67; mais les légions du Rhin, conduites par Virginius Rufus, l'attaquèrent près de Vesontio; et Vindex se perça de son épee.
\in<ihya. chaîne de montagnes, au N. du Dekkan, dans l'Hindoustan, s'étend de PE à PO., de Benarès au golfe de Cambaye, sur une longueur d'environ 1,300 kil. Elle sépare le bassin du Gange de celui de la Nerbuddah.
Viiidiiis, nom ancien de Belle-llle et de Portland.
Vindobona, v. de la Pannonie supérieure, sur le Danube; auj. Vienne (Autriche).
\indomasus , v. de la Narbonnaise lr« (Gaule), auj. Le Vigan.
Vindoois, v. des Trinobantes, dans la Flavie Césarienue (Bretagne), auj. Windsor.
Vindonissa, v. de la Granue-Séquanaise (Gaule), chez les Helvètes; auj. Windisch.
\inet (Elie), érudit, né près de Barbezieux, 4509-1587, professeur, mérita l'estime des plus savants par son érudition variée. On a de lui : l'Antiquité de Bordeaux, de Bourg sur mer, (VAngouleme et autres lieux; de Saintes et de Barbezieux; l'Arjrenterie. livre de géométrie, en VU livres Ou lui doit des éditions estimées; des traductions de Ja Sphère de Proclus, de la Vie de Charlemagne, par Eginhard, etc.
Vinet (Alexasdre-Rodolphe), né à Ouchy (Laus-anne), 1797-1847, d'une famille d'origine française, pasteur, en 1819, fut l'un des plus dévoués défenseurs de la conscience libre. Il fut un des collaborateurs du Nouvelliste Vaudois et du Semeur; enseigna l'éloquence de la chaire, puis la littérature française à Lausanne ; avec
quelques autres ministres, il forma une Eglise indépendante. Ses principaux ouvrages sont . Du respect des opinions; Sur la liberté des cultes, Chrestomatliie française; Essais de philosophie morale et de morale religieuse, suivis de quelques essais de critique littéraire; Etudes évangéUques, Méditations évangéUques; Etudes sur la littérature française au xixe siècle; Histoire de la littérature française au xvme siècle; l'Education, la famille et la société, Etudes sur Biaise Pascal; Moralistes des xvie et xvne siècles; Histoire de la prédication parmi les réformés de France au xvne siècle ; etc., etc.
Vingeanne, riv. de France, vient du plateau de Langres, et finit dans la Saône, à 7 kil. N.-E. de Saint-Jean-de-Losne ; 40 kil. de cours.
vin-Luong, v. forte de Cochinchine, au S.- O. de Saïgong, sur un affluent du Cambodge.
linschoten , ch.-l. d'arr. de la prov. de Groningue (Pays-Bas).
A intimiiie, Albium Intemelium, en italien Vintimiglia, v. d'Italie, à l'embouchure de la Roja dans le golfe de Gênes, à 32 kil. N.-E. de Nice. Evêché, port de pêche; 6,000 hab.
Vintimiiie (comtes de), maison illustre d'Italie, descendant de Conrad, 4e fils de Bérenger, empereur et roi d'Italie.
vintimiiie (Jacques, comte de), né dans l'île de Cos, 1512-158*2, de la branche des Lascaris, servit dans les armées françaises, fut protégé par François I" et par Henri 11, fut conseiller au parlement de Bourgogne, et travailla à la réformation de la coutume de Bourgogne. Il a composé des poésies latines, et donné une édition du Code, des Novelles et du Digeste, 9 vol. in-8«.
A intimille du I,uc (ChARLES-GaSPARD-GuIL-
laume de), né dans le diocèse de Fréjus, 1655- 1746, de la branche des comtes de Luc. archevêque d'Aix, en 1708, s'illustra par sa courageuse charilé pendant la peste de 1720, et remplaça le cardinal de Noailles sur le siège de Paris, en 1729 II montra beaucoup de modération ; fit fermer le cimetière de Saint-Médard, et défendit la lecture des Nouvelles ecclésiastiques.
Viutimille (CHARLES-FRANÇOIS de), Comte
du Lac, diplomate, frère du précédent, 1653- 1740, ambassadeur à Vienne, fut le protecteur de J.-B. Rousseau exilé.
lintschgau (Le), ou vallée de l'Etsch, l'une des parties du Tyrol, à PO., renferme Glurns et Méran.
vinuessa (don Thomas), né dans laNouvelJe- Caslille, occupait la cure de Tamajon en 1808. il prit une part active à la lutte contre les Français; puis, au retour d<e Ferdinand VII, combattit vivement le parti libéral. Il fut nommé chapelain d'honneur du roi ; en 1820, une proclamation, qu'il adressait au peuple espagnol contre les Cortès et la révolution, le fit condamner à dix ans de galères, 3 mai 1821 ; le lendemain, le peuple pénétra dans sa prison e-t l'assomma à coups de marteau.
Vioménil (ANTOINE-CHARLES Ou Houx., baron de), né à Fauconcourt (Vosges), 1728-1792, maréchal de camp, fut envoyé en Pologne, pour soutenir les confédérés contre les Russes, 1770; il se distingua a la défense du château de Cracovie. Il servit de second a Rochambeau dans la guerre d'Amérique, devint lieutenant général, 1783, défendit la famille royale jusqu'au ^10 août, et mourut peu après.
Vioménil (ChARI.ES-JoSEPH-HyACINTHE du
Houx., marquis de), frère du précédent, né à Ruppes (Vosges) 1734-1827, servit dans la guerre de Sept Ans, prit part à la guerre d'Amérique, fut gouverneur de La Martinique. 1789-90, combattit avec les émigrés jusqu'en 1797. Jean VI le fit, en 1801, maréchal général du Portugal. Louis XVIII le fit entrer dans la Chambre de«