‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 627 sur 657 · WYE · texte numérisé non relu

WYE

vint l'un des meilleurs lieutenants de Napoléon, de 4805 à 1813; cependant il contribua a faire entrer le roi de Bavière dans la coalition, 8 oct. 1813; il fut complètement battu à Hanau, 30 octobre. 11 fut nommé feld-marécbal et prince. En 1815, il représenta la Bavière au congrès de Vienne.

Wree (Olivier de), né à Bruges, 4596-1652, a écrit : Sigilla comitum Flandriœ et inscriptiones diplomatum ab Us editorum; Genealogia comitum Flandriœ, a Balduino Ferreo usque ad Philippum VI, Hisp. regem, ouvrage très important par lo grand nombre de pièces qu'il renferme.

Wren (Mathieu), né à Londres, 15S5-1667, fut chapelain du prince de Galles, et, après Tavénement de Charles 1er, fut membre de la chambre étoilée, 1629, devint évêque de Hereford, de Norwich, d'Ely; fut condamné à la prison par le Long-Parlement, et resta dix-huit ans à la Tour de Londres.

"Wren (Sir Christopher), né à East-Knoyle (Wiltshire), 1632-1723, neveu du précédent, montra beaucoup d'aptitude pour les sciences exactes, fut professeur d'astronomie au collège de Gresham, à Londres, fut membre de la Société royale de Londres, et fut nommé architecte de la ville en 1668. Il fit les plans ou dirigea la construction d'un grand nombre d'édifices; il érigea le Monument , et commença, en 1675, la grande et belle cathédrale de Saint-Paul. On lui doit encore la Bourse et la Douane, Temple-Bar et l'église de Saint-Etienne, les tours et la façade occidentale de l'abbaye de Westminster ; etc. C'était un grand architecte, modeste et désintéressé.

Wrexham, v. du comté, et à 36 kil. S.-E. de Denbigh, dans la principauté de Galles (Angleterre), sur la Dee. Grand marché de flanelles ; «,000 hab.

Wrietzen, v. du Brandebourg (Prusse), sur le Vieil-Oder, à 52 kil. de Berlin; 6/dOO hab.

Wright (Joseph), né à Derby, 1734-1797, peignit le portrait avec succès, puis des paysages d'un beau coloris.

Wronsky (Hoene), mathématicien et philosophe polonais, né à Posen, 1778-1853, lieutenant-colonel en Russie, s'établit ensuite en France, et écrivit des ouvrages, obscurs par le style, comme par les idées : Philosophie critique découverte par Kant ; Philosophie de Vin fini; Messianisme, union finale de la philosophie et de la religion.

Wulfran (SAINT). V. VtJLFRAN.

Wuosiedel, v. du roy. de Bavière (Haute- Franconie), à 50 kil. E. de Baireuth. Patrie de J.-Paul Richter; 4,000 hab.

Wurmser (DAGOBERT-SlGISMOND, COmte De),

né en Alsace, 1724-1797, servit la France, puis l'Autriche, conquit ses grades dans la guerre de Sept Ans, devint lieutenant général en 1778, et général d'artillerie en 1787. En 1793, il emporta les lignes de Wissembourg ;il succéda à Beaulieu en Italie, fut battu par Bonaparte à Lonato, à Castiglione, à Roveredo, à Bassano, s'enferma dans Mantoue, et fut forcé de capituler, le 2 février 1797.

Wurtemberg OU Wurtemberg (Royaume

de), Etat de l'Allemagne du Sud, borné à l'O. parle grand-duché de Bade, au N., à i'E. et au S. car la Bavière. Il a 19,504 kil. carrés de superficie et 1,971,000 hab. Il est sillonné de montagnes assez élevées, la Forêt-Noire a l'O., le Rauhe Alp à l'E. ; il est arrosé par le Neckar et ses deux affluents, le Jaxt et le Rocher, et par le Danube, avec ses affluents, la Riss et l'iller. C'est un pays assez fertile, remarquable surtout

Sar ses arbres fruitiers Mines de fer et de ouille; eaux minérales, salines. Industrie assez active: commerce de produits agricoles, d'hor-

logerie. 11 y a 1,361,000 protestants et 590,000 catholiques. Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle, avec deux chambres. La capitale est Stuttgart; le royaume est divisé en quatre cercles : 1» Cercle du Neckar, v. princ. : Stuttgart; Cannstadt, Esslingen, Felbach, Heilbronn, Kirchheim, Ludwigsbourg, Waiblingen; 2" Cercle de la Forèt-ftoire, v. princ. : Reutlingen, Calw, Freudenstadt, Friedrichsthal, Nurtingen, Rottenburg, Rotlweil, Tubingue, Tuttlingen, Urach, Wildbad ; 3<> Cercle du Danube, v. princ. : Ulm, Biberach, Ehingen, Geislingen, Gceppingen ; 4» Cercle du Jaxt, v. princ. : Eli wangen, Hall, Lorch, Mergentheim, Neresheim, etc. — La maison régnante est très ancienne ; le comté de Wurtemberg, considérablement accru au xnie siècle et au xive, devint un duché, en 1495. Napoléon 1er l'agrandit encore et en fit un royaume en 1806.

Wiirzburg OU Wùrtzbourg, Herbipolit,

ch.-l. du cercle de Basse-Franconie (Bavière), sur le Main, à 230 kil. N.-O. de Munich. Evêché catholique. Université. Fonderies de canons, de cloches, instruments de musique, draps, cuirs, chapeaux. Commerce de vins; 51,000 hab'.

AVùrzburg OU WTiirtzbourg (Evêché de),

anc. Etat de l'empire d'Allemagne, dans le cercle de Franconie, fut sécularisé en 1805, à la paix de Presbourg, et donné à l'ancien duc de Toscane, Ferdinand. Le grand-duché de Wiirtzbourg fit partie de la Confédération du Rhin, et, en 181i, fut donné à la Bavière.

Wùrzen, v. du royaume de Saxe, sur la Mulde, à 24 kil. E. de Leipzig; 5,300 hab.

Wutach, riv. du grand-duché de Bade, affluent du Rhin, a 70 kil. de cours.

Wyatt (sir Thomas), né au château d'Allington (Kent), 1503-1542, gentilhomme de la chambre de Henri VIII, grand shériff de Kent, 1537, ambassadeur à Madrid, en France. Il eut la réputation d'un cavalier accompli. Ses satires ont plus de mérite que ses poésies amoureuses; quelques-unes de ses pièces fugitives sont des modèles de grâce et d'élégance.

Wyatt (Sir Thomas), fils du précédent, 1521- 1554, se mit à la tête des mécontents du pays de Kent, après la mort d'Edouard VI, battit les troupes de Marie Tudor, mais tomba au pouvoir des royalistes et fut mis à mort.

Wyatt (Jacques), architecte anglais, né à Burton (Stafford), Ï743-1813, éleva le Panthéon de Londres, le palais de Kew, la chapelle de Henri VII à Westminster, le château de Windsor, etc.

V|Tyatt (Richard), sculpteur anglais, né à Londres, 1795-1850, a laissé beaucoup d'ouvrages distingués par leur élégance, leur grâce et le fini de l'exécution.

Wycherley (William), poète anglais, né vers 1640, mort en 1715, figura à la cour de Charles II, et prit rang parmi les beaux esprits. Ses comédies. Love in a wood, le Gentleman dancing master, Plain dealer et Country wife, pièces imitées de Molière, réussirent; il a beaucoup d'esprit, mais non moins d'immoralité.

Wycliffe. V. WlCLEF.

Wycombe, bourg du comté et à 53 kil. S.-E. de Buckingham (Angleterre); 6,500 hab.

Wyck (Thomas), surnommé le Vieux, né à Harlem, 1616-1686, a peint avec talent des ports de mer, des foires, des places publiques, des intérieurs de laboratoires, etc. Il a gravé à l'eauforte. — Son fils, Jean "Wycic, né à Utrecht vers 1645, mort en 1702, a surtout représenté des chasses au cerf, au sanglier; sa couleur est brillante.

Wye, riv. d'Angleterre, arrose les comtés de Radnor, Brecknock, Hereford, Monmouth, Glocesier, et se jette dans la Severn à Chepstow, après 180 kil. de cours.

XAR

XÉN

Wyk-b^iDurstede, v. de la prov. et à 24 k. E. d'Utrecht (Pays-Bas), sur le Leck; 2,000 hab.

Wymondham OU Wyndham, V. du comté de Norfolk (Angleterre), à 16 kil. S.-O. de Norwich, sur l'Yaré ; 5,500 hab.

Wynauts (Jean), né à Harlem, vers 1600, mort après 167y, se rendit célèbre par ses paysages, d'une exactitude minutieuse , remarquables parce qu'ils sont comme baignés dans une atmosphère limpide; les personnages et les animaux qui les animent sont l'œuvre de ses élèves, Wouwerman, Thulden d'Ostade, Adrien van den Velde et Lingelbach. [Belgique) ; 4,200 hab.l

Wynciet, commune de la Flandre orientale]

Wynghene, comm. de la Flandre occidentale (Belgique), à 22 kil. de Bruges; 7,000 hab.

Wyoming, Territoire des Etats-Unis, formé en 1868, entre 41» et 45» lat. N. Il est borné : à l'E. par le Nebraska et le Dacotah; au N. par le Montana; à l'O. par l'Idaho et l'Utah; au S. par le Colorado. 11 a 253,000 kil. carrés et quelques milliers d'habitants. Le chef-lieu est Brian-City.

^ivyoïm (Guillaume), né à Birmingham, 1795- 1851, mourut avec la réputation de premier graveur sur médailles de l'Angleterre.

Wyrsch (Jean-Melchior-Joseph) , peintre suisse, né àBuochs (Unterwald), 1732-1798, vécut à Zurich, a Soleure, à Besançon, où il fonda une académie particulière, et se distingua par un heureux mélange du coloris italien et de la naïveté allemande. Il finit par diriger l'école de peinture de Lucerne.

Wyss (Bodolphe), écrivain suisse , né à Berne, 1781-1830, est surtout connu par le Robinson suisse, traduit dans toutes les langues de l'Europe.

Wytschaete, comm. de la Flandre orientale (Belgique) ; 3,200 hab.

Wyttenbach (Daniel), humaniste hollandais, né à Berne, 1746-1820, obtint une chaire de langue grecque et de philosophie à l'Athénée d'Amsterdam, 1771, puis une chaire à Leyde, 1779; il fut associé étranger de l'Académie des Inscriptions et belles-lettres, en 1814. On cite parmi ses ouvrages : De philosophia; Prœcepta philosophiœ logicœ; Moralia de Plutarque ; Vita Ruhnkenii ; Brevis descriptio institutionum metaphysicarum; Bibliotheca cHtica; Philomathia, sive Miscellaneœ doctrinœ lib. III; etc., etc.

Xaintr ailles. V. SAINTRAILLES.

Xalapa. Y. JALAPA.

Xaiisco ou Guadaïajara, Etat de la Confédération Mexicaine, sur le Grand Océan, a 4 22,130 kil. carrés et 960,000 hab. Il y a plusieurs voicans, comme celui de Colima au S. ; il est arrosé par le Rio-Grande. Le climat est trèschaud et malsain sur les côtes ; le sol est fertile en blé, riz, oliviers, cannes à sucre, coton, tabac; on élève la cochenille et beaucoup de moutons. Riches mines de fer, de magnésie. Ch.-l., Guadaïajara; v, prme. : San-Blas, Tepic, San-Pedro de Tonala, Xaiisco, situé sur les ruines d'une ville aztèque très importante.

Xaion, Salo ou Bilbilis, riv. de l'Aragon (Espagne), arrose les prov. de Soria et de Saragosse, et se jette dans l'Ebre; cours de 170 kil. Elle reçoit le Xiloca à Calatayud.

Xamapa, riv. du Mexique, vient du pic d'Orizaba, arrose l'Etat de Vera-Cruz, et finit près de cette ville ; 130 kil. de cours.

Xamiitepec, bourg du Mexique, dans l'Etat d'Oajaca. Grand commerce de cire, miel, cacao ; 3,000 hab.

Xanten ou Santen, v. de la province Rhénane (Prusse), sur la rive gauche du Rhin, à 50 kil. N.-O. de Dûsseldorf. Draps, lainages, rubans de soie, carrosserie ; 3,500 hab.

Xanthe. Y. SCAM ANDRE.

Xanthe, anc. capitale de la Lycie (Asie Mineure), sur une rivière de ce nom.

Xanthippe, général athénien du ve s. av. J.-C, remporta la victoire navale de Mycale, 479, et prit Sestos dans la Chersonèse. Il fut le père de Périclès.

Xanthippe, aventurier lacédémonien au service de Carthage, battit Régulus et le prit près de Tunis, 255 av. J.-C. ; il périt au retour de celte expédition.

Xanthus, historien grec, né en Lydie, vers 500 av. J.-C. On lui attribue une Histoire de Lydie en 4 livres, dont on a quelques fragments.

Xarama, affl. de droite du Tage, descend de la Somo-Sierra et finit au-dessous d'Aranjuez. Il reçoit le Tajuna, le Henarez et le Mançanarez.

Xarayes (Lac des), immense marais de l'Amérique méridionale, sur la limite orientale du Paraguay.

Xenii ou Genil, riv. d'Espagne, vient de la Sierra-Nevada, arrose Grenade, Loxa, Ecija, et se jette dans le Guadalquivir, après 220 kil. de cours. Elle reçoit le Darro, la Cabra et le Dilar.

Xénocrate, né à Chalcédoine, vers 396, mort vers 314 av. J.-C, s'attacha à Platon, dirigea l'Académie après Speusippe, 339. 11 fut avant tout moraliste. Il ne reste rien de ses ouvrages.

Xénophane, né vers 620 à Colophon, mort vers 520 av. J.-C, fut forcé de s'expatrier en Sicile, puis s'établit à Elée. Il croyait qu'il n'y a qu'un seul Dieu, peut-être même professait-il le panthéisme. Il expliquait la formation du monde matériel par l'action combinée des quatre éléments; il avait composé des poésies. Quelques fragments de Xénophane ont été recueillis.

xénophon, né à Athènes, vers 445, mort vers 355 av. J.-C, à Corinthe, s'attacha de bonne heure à Socrate, qui lui sauva la vie au combat de Délium, 424. Il se mit au service de Cyrus le jeune; il faisait la guerre comme amateur, comme curieux. Après la bataille de Cunaxa, 401, il devint véritablement le chef des Dix mille, ranima leur courage, et conduisit la retraite par des routes inexplorées. Il rentra dans sa patrie en 399, et défendit courageusement la mémoire de son maître Socrate. Il devint vers cette époque l'ami et l'admirateur passionné d'Agésilas, le rejoignit en Asie, 395, et fut banni d'Athènes, comme coupable de laconisme; les Spartiates lui conférèrent le droit de proxénie dans leur ville, et lui donnèrent des domaines considérables à Scillonte en Elide; il y écrivit ses ouvrages les plus importants. Mais vers la fin de sa vie, il fut forcé de se retirer à Corinthe. Xénophon fut Grec plutôt qu'Athénien, il eut le patriotisme plus large du pays tout entier. — Nous avons de lui quinze ouvrages, en y comprenant V Apologie de Socrate, et la Vie d Agésilos, indignes de son talent et probablement apocryphes. Ses ouvrages historiques sont : les

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Helléniques, ou Histoire de la Grèce en 7 livres, depuis la bataille de Sestos, 412, jusqu'à la bataille de Mantinée, 362 ; c'est la continuation de Thucydide; — YAnabase, qui contient le récit de l'expédition de Cyrus le jeune et la retraite des Dix mille; — la Cyropédie ou Y Enfance de Cyrus, en 8 livre6, une sorte de roman politique et moral. Dans ses ouvrages de philosophie, Xénophon est avant tout un moraliste et un historien ; dans les Mémoires ou Entretiens de Socrate. en 4 livres, dans YEconomique, le Banquet, YHieron, il expose fidèlement les opinions de son maître sous la forme animée du dialogue. Ses ouvrages didactiques et ses opuscules politiques sont : les traités de la Cavalerie, de la Chasse, de VEquitation; les Observations sur le gouvernement de Sparte, sur le gouvernement d'Athènes, sur les Finances des Athéniens. — Les anciens ont admiré la grâce et la douceur du style de Xénophon, qu'ils surnommèrent YAbéille at tique.

xénophon, d'Ephèse, romancier grec, paraît avoir vécu au ne siècle. Il a laissé les Ephésiaques, ou les Amours d'Abrocome et d'Anthia, roman en 5 livres.

Xérès- de.la-Frontera, V. de la pi'OV.

d'Andalousie (Espagne), au N.-E. de Cadix, près du Guadalete, à 12 kil. de la Méditerranée. Commerce de blé, fruits, vins renommés. Les Arabes, commandés par Tarik, y vainquirent Roderic, 711. 65,000 hab.

Xerès-de.los.Caballeros, V. de l'Estréma-

dure espagnole, à 60 kil. S. de Badajoz. Aux

environs, mines de soufre et d'argent; 9,000 hab.

Xérès (François) suivit Pizarre à la eon-

2uête du Pérou, fut son secrétaire et adressa à harles-Quint le récit officiel et détaillé de cette grande expédition, Conquista del Piru.

Xerta, Indibilis, v. d'Espagne (Tarragone),

à30 kil. de Tortose, sur l'Ebre; 2,300 hab.

Xertigny, ch.-l. de cant., arrond. et à 16 kil. S. d'Epinal (Vosges). Forges ; 3,824 hab.

Xenès 1er, roi de Perse, succéda à son père Darius 1er, en 485 av. J.-C. Il pacifia l'Egypte révoltée, puis renouvela la guerre contre la Grèce, 480. Il reçut la soumission de la Macédoine et de la Thessalie, et arriva aux Thermo- Eyles. Sa flotte fut battue par la tempête; ëonidas, aux Thermopyles, lui fit perdre 20,000 hommes ; puis, la flotte perse éprouva encore un échec près du promontoire Artemisium; et les Grecs, dirigés par Thémistocle, la détruisirent à Salamine ; ses troupes de terre, commandées par Mardonius, furent battues par les Grecs à Platée ; sa flotte fut défaite le même jour près du promontoire de Mycale, 479. Il fut assassiné, en 472, par l'Hyrcanien Artaban. Suivant M. Oppert, ce serait l'Assuérus du livre d'Esther.

Xerxès II, roi de Perse, fils d'Artaxerxès 1er, fut assassiné par son frère Sogdien, 424 av. J.-C.

Xiioca, riv. d'Espagne, affluant du Xalon à Calatavud, arrose la prov. de Teruel. Cours de 130 kil!

Ximena-de>la>Froniera, V. de la prov.

de Cadix (Espagne), à 40 kil. N.-E. de Médina- Sidonia ; 6.000 habitants.

Ximénès (Jacques>, poète espagnol, né à Arcos de la Frontera, au milieu du xvie siècle, a publié à Alcala de Hénarès, en 1579, un poème héroïque sur les expéditions de Yinvincible cavalier le Cid ruy Dias de Bivar, iu-4° ; puis un volume de sonnets.

Ximénès de Cisneros (FRANÇOIS), né à

Torrelaguna (Castille). 1436-1517, attira l'attention du pape Sixte IV ; mais l'archevêque de Tolède, Carillo d'Acunha, se montra son en-

nemi et le retint même enfermé pendant six ans. L'évêque de Siguenza le nomma son vicaire général, 1480; il se fit moine franciscain, pour échapper au monde, 1484. Mais la reine Isabelle en fit son confesseur et son conseiller intime. 11 accepta, malgré lui, et sur l'ordre du pape, l'archevêché de Tolède, 1495, mais il conserva ses habitudes austères, s'efforça de répandre partout l'instruction, protégea les lettres, fonda des bibliothèques, et travailla iui-mêmeàune édition des œuvres d'Aristote ; enfin on lui doit la célèbre Bible polyglotte, publiée de 1502 à 1517, en 4 vol. in-fol.

Conseiller intime d'Isabelle, il prit part à tous les actes importants du règne ; il eut l'idée d'aller combattre les infidèles jusqu'en Afrique; dans une première expédition, il prit Mers-el- Kébir; dans une seconde expédition, il s'empara d'Oran, 1509. Après la mort d'Isabelle, il contint les grands de Castille dans le devoir, 1504 ; et, après la mort de Philippe le Beau, rattacha le clergé et les villes à Ferdinand le Catholique, qui fut nommé régent, 1506. Le roi le fit nommer cardinal en 1507, et, à sa mort, 1516, lui confia l'administration de la Castille et de l'Aragon. Ximénès acheva d'écraser la fierté des grands sous ses sandales ; à l'arrivée de Charles en Espagne, il fut relégué dans son diocèse, où il mourut bientôt.

Ximénès (Leonardo), géomètre et astronome italien, né a Trapani, 1716-1786, de l'ordre des jésuites, a laissé plusieurs savants ouvrages : Primi elementi délia geometria piana ; De maris cestu ; Del vecchio e nuovo gnomone fiorentino lib. IV; Nuove sperienze idrauliche, excellent travail d'hydraulique ; etc.

ximénès (Augustin-Marie, marquis de), né à) Paris, 1726-1817, d'une famille originaire d'Aragon, fut de la société de Voltaire, se présenta vainement à l'Académie de 1754 à 1804; il écrivit des vers à toutes les époques et pour toute circonstance ; fit jouer trois tragédies, qui eurent peu de succès ; etc.

Xingu, riv. du Brésil, vient de la province de Mato-Grosso, arrose la prov. de Para et finit dans l'Amazone, par la rive droite. Elle reçoit de nombreux affluents, et a 2,000 kil. de cours.

Xipnilin (Jean), moine à Constantinople, au xie s., a fait, par l'ordre de l'empereur Michel VU, un abpégé des 45 derniers livres de Dion Cassius, qui comprennent l'Histoire romaine depuis César et Pompée jusqu'à Alexandre Sévère.

Xivrey (Jules Berger de), né à Versailles, 1801-1863, donna une élégante traduction de la Batrachomyomachie et travailla à la nouvelle édition du Thésaurus grœcus de Henri Estienne. Membre de l'Académie des Inscriptions, bibliothécaire à l'Arsenal et à la Bibliothèque impériale, il a recueilli et publié les Lettres missives de Henri IV dans la collection des documents inédits sur l'histoire de France.

Xoïs, v. de l'anc. Egypte, dans le Delta, près de Busiris et de Sébennyte.

Xncar ou Jucar, anc. Sucro, fl. d'Espaene, passe à Cuença, Alcira, Caiîera, et se jette dans la Méditerranée, après 350 kil. de cours.

Xnthus, fils d'Heilen, eut de Creuse, filLe d'Erechthée, deux fils, Ion et Achaeus, qui donnèrent naissance aux Ioniens et aux Achéens.

Xylander (GUILLAUME Holtzemann, dit en

grec), né à Augsbourg, 1532-1576, fut professeur de grec à Heidelberg, et joua un certain rôle dans l'histoire de la réforme luthérienne.

Xylopolis, anc. v. de la Mygdonie, en Macédoine.

Xjnia, anc. ville de ThessaJie (Grèce), sur les bords du lac Xynias.

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