‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 628 sur 657 · YAN · texte numérisé non relu

YAN

YE

if (Golfe de r), bras de mer formé par le Zuiderzée, entre la Hollande septent. et la Hollande mérid. Amsterdam est près de l'entrée, au S. On prononce aie.

Yaciparana, riv. du Brésil, vient de la serra de Parexis, arrose le Mato-Grosso et finit dans la Madeira, après 260 kil. de cours.

Yacoba, pays du Soudan (Afrique centrale), au S. du Haoussa.

Yacoub (Ibn-Leitz), fondateur de la dynastie des Soffarides, en Perse, chef de brigands, combattit les Tahérites, s'empara du pouvoir souverain, en 862, dans le Séistan, soumit le Khoraçan, le Tabaristan, le Farsistan, le Hérat, et mourut en 879.

Yacoub Al-Mansour-Billah (AbOU-YoU-

sodf), né vers 1209, fut le plus illustre prince de la famille des Mérinides de Fez. Il s'empara de Salé, s'embarqua pour l'Espagne, fut vainqueur à Ecija, mais signa la paix avec Alphonse X de Gastille. Il reparut deux fois en Espagne, soutint Alphonse contre son fils Sanche révolté ; mais ne put en triompher. Il mourut en 4286.

Yadkin, riv. des Etats-Unis, arrose la Caroline du Nord, prend le nom de Great-Pedee, et se jette dans l'Atlantique, près de Georgetown, après un cours de 520 kil.

Yagnez (Ferdinand), né à Almedina (Manche), mort vers 1560, fut élève de Raphaël. On cite avec éloges ses tableaux dans plusieurs églises.

Yaïia (Monts). Ils bordent la côte S.-E. de la Crimée, formant comme une muraille de 150 kil. de long, sur 10 à 40 d'épaisseur. Le point culminant est le Tchatir-Dagh, qui a 1,580 mètres de hauteur.

Yakoutes. V. IAKODTES.

Yakoustk. V. ÏAKOUSTK.

Ya.ioung.kiang, riv. de l'Empire chinois, vient du pays de Khoukhou-noor, et, après un cours de 1,100 kil., se joint au Kin-cha-kiang, pour former le Yang-tsé-kiang.

Yaipuch, riv. de Bessarabie (Russie), a 100 kil. de cours, et se jette près de Bolgrad dans le lac Yaipuch, qui communique avec le Danube par un petit canal.

Yalta ou iaita, v. de la Tauride (Russie d'Europe), port sur la mer Noire, à 80 kil. S. de Simféropol.

Ya-iû, fleuve de la Corée (Emp. Chinois), se jette dans un golfe de la mer Jaune.

Yambo, port de l'Hedjaz (Arabie), sur la mer Rouge, au S.-O. de Médine, dont c'est le port.

Yanaon, v. de l'Hindoustan, dans le pays des Circars du Nord, sur le Godavéry, à 780 kil. N.-E. de Pondichéry. La ville et son territoire ont 8 kil. carrés et 7,000 hab. Ils appartiennent à la France depuis 1752.

Yandabou, v. de l'empire des Birmans (Indo-Chine), sur la rive gauche de l'Iraouaddy, à 92 kil. S.-O. d'Ava.

Yang-tcheon, v. de la prov. de Kiang-sou (Chine), sur le canal Impérial, à 70 kil. N.-E. de Nankin. Grand commerce de sel ; cultures de fleurs renommées ; 2,000,000 (?) hab.

Yang-tsé-kiang, c'est-à-dire fils aine de la mer, ou Fiente Bleu, appelé aussi Takiang, le grand fleuve, dans l'empire Chinois, est formé par la réunion du Ya-loung-kiang et du Kin-cha-kiang; coule de l'O. à TE., passe à Wou-tchang, Han-keou, Han-yang, Ngan-king.

Nan-king et Tching-kiang; et se jette dans la mer Bleue, après un cours de 2,900 kil., ou de 5,000 kil., depuis les sources du Kin-cha-kiang. La marée se fait sentir jusqu'au lac Pho-yang, à 600 kil. de la mer; il a 31 kil. à son embouchure et est très poissonneux.

Yankees, nom donné par les Anglais aux habitants des Etats-Unis, surtout à ceux de la Nouvelle-Angleterre. C'est une sorte de sobriquet, dérivé, dit-on, du mot English (Anglais}, mal prononcé.

Yao, empereur célèbre de la Chine, vivait, disent les annales chinoises, 23 siècles av. J.-C. On place sous son règne une grande inondation.

Yao, v. du Japon, dans l'île de Niphon sur le golfe d'Osaka, à 60 kil. S.-O. de Kioto,- 15,000 h.

Yaouri, royaume du Soudan (Afrique centrale), entre le Haoussa à TE. et le Borgou à l'O. La capitale, Yaouri, près de la rive gauche du Kouarra, est grande et bien peuplée.

Yapura, riv. de l'Amérique du Sud, vient des Andes, coule dans le Brésil, traverse la province de Para et se jette, dans l'Amazone, après un cours d'environ 1,500 kil.

Yaque (Grand-), rivière d'Haïti, vient du pic de ce nom dans le massif du Cibao, et finit par plusieurs embouchures, après 150 kilom. de cours.

Yaque (Petit-), rivière d'Haïti, vient du même pic et finit dans la Neybe, après 65 kilom. de cours.

Yarkand, riv. du Turkestan oriental, après un cours de 1,600 kil., se jette dans le lac Lopnoor. Elle reçoit le Kaschgar et le Khotan.

Yarkand, v. du Turkestan oriental sur le Yarkand; on y fabrique des tapis, des étoffes de soie, de coton, de lin, des objets en jaspe. Le commerce est actif; 60,000 hab. (?)

Yarmouth, v. du comté de Norfolk (Angleterre), à 28 kil. N. de Norwich, à l'embouchure de la Yare, petite rivière de 66 kil. Port actif pour l'exportation des produits agricoles ; arsenal, chantiers de construction; 46,000 hab.

Yarmouth, v. de la Nouvelle-Ecosse (Amérique du Nordj ; 5,000 hab.

Yarriba, roy. du Soudan (Afrique centrale), au S. du Borgou. La capitale est Katonga.

Yatreb, nom primitif de Médine, avant Mahomet.

Yazoo, riv. des Etats-Unis, arrose l'Etat de Mississipi et se jette dans le fleuve, après 450 k. de cours.

Yazoo-City, v. de l'Etat de Mississipi (Etats- Unis), sur la rivière de ce nom, à 80 kil. N.-O. de Jackson.

Ybars (Saint-), comm. du cant. du Fossat, arr. de Pamiers (Ariège); 2,021 hab.

Ybera (LAGUNA de) OU Caracares, lac de l'Amérique du Sud, dans l'Etat de Buenos-Ayres, a 220 kil. de longueur sur 130 de large.

Ybervîiie (Lemoyne #), d'origine normande, né à Montréal (Canada), 1662-1706, combattit courageusement les Anglais au Canada. En 1698, il reconnut les embouchures du Mississipi, et fonda la première colonie française de la Louisiane. — Son frère, Lemoyne de Bienville, gou • verneur de la Louisiane, a fondé la Nouvelle- Orléans, au xvine s.

Yé, v. de l'Indo-Chine anglaise, sur le golfe de Martaban, danc' 'm territoire couvert de jungles.

YEZ

YOR

Yecia, v. de ?a prov. et à 70 kil. (fce Murcie

(Espagne). Commerce de vins, 14,000 hab.

Yédo, ou Tokio, capit. du Japon, dans l'île de Nippon , sur la côte orientale, à l'embouchure de l'Okava. Jadis résidence du Taïcoun, elle se compose de deux villes : la ville officielle et la ville populaire. Yédo renferme beaucoup d'établissements d'instruction, et exporte des bronzes, des laques, des porcelaines, des objets en écaille, en ivoire, etc.; 812,000 hab. Auj. Tokio.

Yeiiow.stone (la pierre jaune), riv. des Etats-Unis, affluent navigable du Missouri, a environ 4,800 kil. de cours, et reçoit le Bighorn et le Powder.

Yeites, riv. d'Espagne, affluent de gauche du Douro ; elle arrose la province de Salamanque et a 90 kilom. de cours. fbie).]

Yemanah, v. très ancienne duNedjed (Ara-J

Yémen, région de l'Arabie au S.-O., entre l'Hedjaz au N., la mer Rouge à l'O., le détroit de Bab-el-Mandeb au S.-O., le golfe d'Aden au S C'est Y Arabie Heureuse des anciens ; le Djébaïl, au centre et à l'e3t, renferme des vallées fertiles, où l'on trouve les plantes aromatiques, l'encens, la mvrrhe, le baume, les dattes, le café dit de Moka. L'Yémen renferme 3.000,000 d'hab. et forme un Etat gouverné par l'iman de Sana. chef de la secte des Zeïdites, et vassal nominal du sultan. Les villes princ. sont : Sana, Mareb. Bedr, Damar, Loheïah, Hodeïdah. Moka. Aden est au pouvoir des Anglais depuis 1839.

Yenangyoung, v. de la Birmanie (Asie); abondantes sources de pétrole.

Yenne, Epouna, ch.-l. de cant., arrond. et à 24 kil. N.-O. de Chambéry (Savoie), sur le Rhône; 2,739 hab.

Yeou, riv. du Soudan (Afrique centrale), profonde et rapide, arrose le Baoussa et le Bournou, et se jette dans le lac Tchad au N. de Kouka.

Yeovîi, v. du comté de Somerset (Angleterre), sur l'Yvel ou Yeo, à 26 kil. S. de Wells. .Grandes fabriques de gants, 7,000 hab.

Yepez (Le P. Diego de), religieux espagnol 4e l'ordre des Hiéronymites, né à Yepez, près de Tolède, 1559-1613, fut directeur des rois Philippe II et Philippe III. On a de lui en espagnol : Histoire particulière de la persécution d'Angleterre, depuis l'an 1570; — Mémoire sur la mort de Philippe If, écrit par ordre de Philippe III; — Vie de sainte Thérèse de Jésus.

Yères, riv. qui arrose l'arrond. de Corbeil (Seine-et-Oise). et se jette dans la Seine, à Villeneuve-Saint-Georges ; 90 kil. de cours.

Yermouk, Hieromax, riv. de Syrie, sur les bords de laquelle les Arabes battirent l'armée d'Héraclius, en 636.

Yerviiie, ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kil. N.-E. d'Yvetot (Seine-Inférieure); 1,526 hab.

Yéso, l'une des grandes îles du Japon, séparée au S. de Nippon par le détroit de Tsongaar, au N.-O. de Tarrakaï par le détroit de La Pèrouse. au N.-E. des Kouriles par le détroit jà'Yêso, a 560 kil sur 450. Elle a des mines d'or, 4e cuivre et de plomb ; de vastes forêts de sapins, de bouleaux et de cyprès. Les Japonais possèdent le sud de l'île; v" princ, Matsmaï et Hakodaté. Le nord est peuplé d'environ 100.000 Aïnos, qui sont presque sauvages.

Yen (Ile d'). V DlEU.

Yévrette, petite rivière qui se joint à l'Auton, a Bourges, pour former l'Evre; 45 kil.de cours.

Yezd, Y. du Farsistan (Perse), à 260 kil. S.-E. d'ispahan. Etoffes de soie, de taffetas; entrepôt du commevrp de l'Inde, de Hérat, de Boukhàra et d'ispahan; 40,000 hab.

Yeidegerd I", OU Y'ezdedgerd, roi de

Perse, de la dynastie des Sassanides, fils de Sapor III, régna de 399 à 420.

Yczdegerd il, roi de Perse, en 441, petitfils du précédent, força Théodose II à lui céder la Persarménie.

Yezdegerd m, roi de Perse, né en 617, petit-fils de Khosroës II, fut proclamé roi, le l6juin 632; c'est le commencement d'une ère pour les Perses. Ses armées furent battues par les Arabes à Djalulah, à Nehavend, à Kadésiah; trahi, près de Mérou, par ses auxiliaires turks, il périt misérablement, 651.

Yéxid i«, 2e calife ommiade, né en 644, succéda à Moaviah, son père, en 680. Avare et intempérant, il eut à lutter contre les Alides, se montra cruel, et mourut détesté, en 683.

Yézid il, 9e calife ommiade, petit-fils du précédent, succéda à son cousin Omar II, en 730, et mourut en 724.

Yézid ni, 12« calife ommiade, succéda à son cousin, Walid II, 744.

Yézidis, peuple de la Turquie d'Asie, en lie Mossoul et le Khabour, ou dans le sud de la Syrie et du Kourdistan. Ils sont au nombie d'environ 200,000, et délestent l'islamisme.

Yffiniac, comm. du cant. et de l'arr. de Saint-Brieuc (Côles-du-Nord); 2,173 hab.

Ygrande, comm. du cant. de Bourbon-1'Archambault, arr. de Moulins (Allier); 2,145 hab. Yokohama, v. de l'île de Nippon (Japon), sur Ja baie de Kanagawa. La compagnie des Messageries nationales y a un dépôt de charbon. On exporte du thé, des soies et du coton. Vola, chef-lieu de l'Adamaoua (Soudan), sur le Faro; 12,000 hab.

Yolofs, Ghioiofs ou Ouoiofs, peuples nègres de la Sénégambie. Ils sont soumis à la France et habitent le Oualo, le Cayor, le Djiolof, presque tout l'ouest du Sénégal, entre le Sénégal et la Gambie.

Yon (Saint), disciple de saint Denis, passe pour avoir subi le martyre en 290. Fête, le 5 août.

Yon (Saint-), abbaye près de Rouen, où les Frères des écoles chrétiennes avaient leur principal établissement.

Yon, riv. de France, affluent du Lay, arrose le départ, de la Vendée, et passe à La Rochesur-Yon. Cours de 65 kil.

Yonne, Icauna, riv. de France, vient du mont Beuvron (Nièvre), passe à Corbigny, Clamecy, Coulanges, Auxerre, Joigny, Villeneuve-le-Roi, Sens, et a 295 kil. de cours. Elle reçoit la Moine, le Touron, le Beuvron, la G*re, l'Armançon, la Vannes ; elle est reliée à la Loire par le canal du Nivernais, à la Saône par celui de Bourgogne.

Yonne (1/), départ, de la France du centre, traversé à l'E. par plusieurs ramifications du Morvan ; arrosé par l'Yonne, la Cure, l'Armançon, le Serein, la Vannes, le Loing, et par les canaux du Nivernais, de Bourgogne et de Briare. Vins estimés (Tonnerre, Auxerre, Coulanges, Chablis, etc.) ; beaux pâturages. Fer, granit rouge, grès à paver, pierres de taille. La superficie est de 742,804 hectares et la population de 357,029 habit. Le ch.-l. est Auxerre; il y a 5 arrond. : Auxerre, Avallon, Joigny, Sens, Tonnerre ; 37 cantons et 485 communes*. Il forme le diocèse de Sens, fait partie de la 5e région militaire et dépend de la Cour d'appel et de l'Académie de Paris.

Yorck (JeaN-DaviD-LoUIS), COIllte de War-

ten-burg, né à Kœnigsberg, 1759-1S30, d'une famille d'origine anglaise, montra de l'énergie dans les désastres de 1806, fut nommé major général. 1807, puis inspecteur de toutes les troupes légères, 1810. Il commandait le corps prussien de l'armée française dans la campagne de Russie. Il se décida à faire défection, dans les derniers jours de décembre, et se réunit aux Russes; il combattit avec acharnement à Lutzen

YOR

YPS

et à Bautzen ; fit partie de l'armée de Silésie, sous Bliicher, et se distingua jusqu'à la bataille de Laon. 11 fut nommé feld-maréchal en 1824.

York, comté d'Angleterre au N.-E., a pour ch.-l. York. Il se divise en trois Ridings ou provinces : le Norlh-Riding, montagneux, avec des vallées fertiles et pittoresques, au pied des Moorlands; les villes princ. sont : Boroughbridge, Marston-Moor, Northallerton, Pickering. Richmond, Scarborough, Visby; — le West-Riding, dont la partie occidentale est pittoresque. C'est peut-être le pays le plus manufacturier du monde; il suffit de nommer Bradford, Halifax, Leeds, Sheffield, Wakefield, Huddersfield, etc.; — 1' East-Riding ; l'agriculture y est très perfectionnée, mais l'industrie est moins importante. Les villes princ. sont : Hull, Beverley, Pocklington. La ville d'York forme comme une 4e division.

York, Eboracum, cité-comté, au confluent de l'Ouse et du Trent, à 320 kil. N. de Londres. Archevêque, primat d'Angleterre, cathédrale du xiiic siècle et du xive ; beaucoup de ruines et d'antiquités romaines. — Fabr. de chaussures, de toiles, de gants, de verres, etc. ; commerce de toiles, drogues, verre, jambon, etc. — Eboracum ou York fut importante sous les empereurs romains; elle fut la capitale des royaumes saxons de Northumbrie et de Deïra. Patrie d'Alcuin et de Flaxman ; 54,000 hab.

York (Gap), pointe septent. de l'Australie, sur le détroit de Torrès, en face de la Nouvelle- Guinée.

York, fort de la Nouvelle-Galles méridionale (Amérique anglaise), sur la côte O. de la mer d'fludson.

York OU Toronto. V. TORONTO.

York, port de l'Etat du Maine (Etats-Unis), à 46 kil. N.-E. de Portsmoutb. Commerce actif; 3,500 hab.

York (Maison d'), branche de la famille royale des Plantagenets , en Angleterre, qui descendait d'Edouard 111 par Edmond de Langley, 4e fils de ce prince. Richard, duc d'York, disputa le trône à Henri VI, qui descendait du duc de Lancastre. La maison d'York avait dans ses armoiries une rose blanche, la maison de Lancastre une rose rouge; de là le nom de la guerre civile des Deux Roses. La maison d'York a donné trois rois à l'Angleterre, Edouard IV, Edouard V et Richard III.

York (Richard, duc d'), fils d'Anne Mortimer, né en 1446, réunit les droits des deux maisons d'York et de Clarence, fut régent de France, 1435, et signa en 1443 une suspension d'armes avec Charles VII. Ennemi de la reine Marguerite d'Anjou, il se mit à la tête du parti qui se déclarait contre la cour. Il réclama d'abord le titre de Protecteur ; puis, soutenu par le duc de Norfolk, par la puissante famille des Nevils, il commença la guerre civile des Deux Roses. Vainqueur à Saint-Albans, 1455; puis à Northampton, 1460; maître de la personne du roi, il réclama la couronne. Marguerite d'Anjou protesta; le duc d'York fut tué à Wakefield, 4460.

York (Le cardinal d*). V. Stuart (H. -Benoit).

York et d'Albany (FRÉDÉRIC, duc D'), 2e fils

de George III, roi d'Angleterre, 1763-1827, servit sous Frédéric H, et épousa la fille aînée du prince royal, depuis Frédéric-Guillaume III. Il commanda en 1793 l'armée anglaise, prit Valenciennes, mais échoua devant Dunkerque et fut battu à Hondschoote. Nommé feld-maréchal, 1795, commandant des Anglais en Hollande, il fut battu par Brune à Bergen, à Kastricum, et forcé de capituler à Alkmaar, 1799.

York-Towm,port de l'Etat de Virginie (Etats- Unis), sur la rivière d'York, à 110 kil. S.-E. de Richmond, célèbre par la capitulation de lord Cormvallis, en 1781.

Yo-tchéou, v. de la prov. de Hou-nan (Chine), peuplée, dit-on, de 200,000 hab.

loughaii, v. du comté de Cork (Irlande), à l'embouchure du Blackwater. Port vaste et sur; 12,000 hab.

louna, riv. de Haïti, vient des cimes du Cibao et finit dans la baie de Samana, après 440 kilom. de cours.

l'oung (Edouard), né à Upham (Hampshire), 1684-4775, fit jouer avec succès une tragédie de Busiris, 4749, mais réussit peu avec sa tragédie de la Vengeance, qui est cependant son chef-d'œuvre. Ses satires, réunies sous le titre de Love of famé, the universal passion, eurent beaucoup plus de succès. En 1727, il entra dans les ordres. La mort de sa belle-fille, qu'il chérissait, et celle de sa femme, 1740, le jetèrent dans une profonde mélancolie et lui inspirèrent ses Pensées nocturnes ou ses Méditations de la Nuit, qui ont assuré sa réputation. Il fit jouer une troisième tragédie, les Frères, en 1753; et publia, en 1762, son dernier ouvrage, le poème de Résignation.

Young (Arthur), né à Londres, 1741-4820, travailla dans une maison de commerce de Lyon, exploita une ferme dans l'Essex ; puis lord Kinsborough lui confia l'administration d'un vaste domaine, qu'il améliora. Mais il dut sa réputation à ses écrits et surtout à ses voyages agronomiques dans la Grande-Bretagne : Six week's Tour through Jhe southern counties of England and Wales; a Six month's Tour through the north of England ; a Tour in Ireland. Son Manuel du Fermier, publié en 1774, est encore aujourd'hui populaire. Il fonda la grande publication : Annals of Agriculture, 1790-1804, 40 v. in-8°. Il fit un voyage célèbre en France, et publia une relation très instructive : Travels during the years 1787-8 and 9; les Voyages en Italie et en Espagne pendant les années 1/87 et 1789, en forment la suite naturelle. On lui doit encore beaucoup d'ouvrages ,- plusieurs ont été, d'après les ordres du Directoire, traduits en français sous ce titre : le Cultivateur anglais, an IX, 18 vol. in-8o.

Yffung (Thomas), né à Milverton (Somerset), 1773-4829, d'abord médecin, commença ses curieuses recherches sur les phénomènes de la vision, dans un mémoire intitulé : Outlines and experiments respecting sound and light, 1799. Il fit des leçons qui ont formé le fond du Course of Lectures on natural philosophy and mechanical arts ; c'est là qu'il a développé la belle théorie des interférences. Il imagina Yériormètre, pour mesurer les dimensions des plus -petits corps. Il tenta d'expliquer les hiéroglyphes, étudia l'inscription de Rosette, etc. On lui doit encore : an Introduction to médical literature ; Account of some récent discoveries in hieroglyphical literature ; Hieroglyphies collected by the Egyptian Society ; etc.

iousouf.iiaïkin, fondateur de la dynastie des Zeïntes en Afrique, vers 971, mourut en 984.

Yousouf.beu.Tasckfyn, Chef musulman

d'Afrique, se mit à la tête des Almoravides. en 4069, fonda Maroc, détruisit la puissance des Zéïrites, passa en Espagne, battit Alphonse VI de Castille, à Zalaca, en 4086, et mourut en 4406.

Ypres, en flamand Yperen, ch.-l. d'arrond. de la Flandre occidentale (Belgique), sur l'Yperlée, à 54 kil. S.-O. de Bruges. Dentelles, étoffes de laine, de coton, rubans; commerce d'huile et de grains ; 48,000 hab.

Ypsilanti (Alexandre), grec fanariote, d'une famille originaire de Trébizonde, riche et puissante à Constantinople au xvme siècle, fut hospodar de Valachie, mais mis à mort en 4805.

Ypsilanti (Constantin), fils du précédent, né à Constantinople, 1760-1816, fut hospodar de Moldavie, 1799, et de Valachie, 1802 ; ses sympathies pour la Russie le firent destituer en

YUC

YZE

1806. Les Russes le rétablirent en 1807, puis il se retira à Kiev, où il mourut.

Ypsiisuiti (Alexandre), 2e fils du précédent, 1792-1828, devint aide de camp de l'empereur Alexandre. En 1820, il se mit a la tête des hétairistes pour délivrer les Grecs, pénétra en Moldavie avec une petite troupe, 1821, mais peu secondé par les boyards, fut battu près de Galatz et se réfugia en Transylvanie. Arrêté par les Autrichiens, il fut emprisonné à Munkacs et alla mourir à Vienne.

YpsUanii (Démetiuus), frère du précédent, 1793-1832, s'associa à l'entreprise d'Alexandre, souleva la Morée, s'empara de Tripolitza, lut nommé président du gouvernement d'Argos,

Ï (résident du conseil législatif, et sénateur, 1823. 1 fut généralissime de 1827 à 1830.

Yriarte (Thomas de), né à Orotava (Ténériffe), 1750-1791, littérateur fécond et distingué. a écrit des épîtres, un poème didactique sur la Musique; il a traduit Y Art poétique d'Horace et des pièces françaises du xvm« siècle ; il a composé lui-même des comédies ; mais il est surtout connu par ses Fables littéraires.

\rieix (Saint-i, ch.-i. d'arrond. de la Haute- Vienne, sur la Loue, à 46 kil. S. de Limoges. Exploitation considérable de terre à porcelaine (kaolin). Fabriques de toiles et de fils ; forges; 8,051 hab.

Yroîse (Canal de 1'), passage entre le Becdu-Raz (Finistère) et l'île d'Ouessant.

Yser, riv. qui vient du départ, du Nord, entre en Belgique, arrose Rousbrugge, Dixmude, Nieuport, et finit dans la mer du Nord. Elle reçoit l'Yperlée.

Yssel, Over-Yssel ou Yssel supérieur, riv. des Pays-Bas, formée près de Duisbourg ou Doesburg, par la réunion du Vieux et du Nouvel- Yssel. Le Vieux-Yssel, Oude-Yssel en hollandais, vient de la Westphalie prussienne, arrose la Gueldre, et a 70 kil. de cours ; — le Nouvel-Yssel, Nieuw-Yssel en hollandais, est une branche du Rhin, qui s'en sépare au-dessous d'Arnheim. L'Over-Yssel passe à Zutphen, sert de limite aux provinces de Gueldre et d'Over- Yssel, arrose Deventer, et se jette dans le Zuiderzée, au-dessous de Kampen, après un cours de 90 kil. C'est Pane, canal de Drusus.

Yssel supérieur, ancien départ, de l'Em-

{)ire de Napoléon 1er, formé après la réunion de a Hollande à la France; ch.-l., Arnheim.

Yssel inférieur OU IVieder- Yssel, branche du Leck, qui s'en sépare à l'O. de Vianen (Utrecht), passe à Oudewater et Gouda, et se jette dans la Meuse, en face de l'île d'Ysselmonde. Cours de 50 kil.

Ysselmonde , île de la Hollande mérid.

(Pays-Bas), formée par deux bras de la Meuse, qui reçoit là le Leck et l'Yssel inférieur.

Ysseistein, v. de la prov. d'Utrecht (Pays- Bas), sur l'Yssel inférieur; 3,000 hab.

Yssingeaux. V, ISSINGEAUX.

Ystad, port du lan de Malmœ (Suède), sur la Baltique, à 60 kil. S.-E. de Malmœ; 5,000 hab.

Ytapua, v. du Paraguay, sur la rive droite du Parana; à 390 kil. S.-E. de l'Assomption. Récolte de Yerva-Maté, ou thé du Paraguay; 3,000 hab.

Yueatan, l'un des Etats du Mexique, dans une presqu'île, dirigée vers le N., entre le golfe du Mexique, à l'O. et la mer des Antilles, à l'E. Le golfe du Mexique forme à l'ouest la baie de Campêche et la lagune de Terminos; la mer des Antilles forme la baie de Yueatan; le cap Catoche termine la presqu'île au N.-E. Le climat est chaud; la côte orientale est presque déserte. On trouve des forêts de bois de Campêche et d'acajou. Depuis 1861, le Yueatan s'est légalement partagé en deux Etats séparés : le Yueatan ou Etat du Nord (285,000 hab.), avec Mérida pour

capitale, et le Campêche ou Etat du Sud (86,000 hab.), dont la capitale est Campêche.

Yueatan (Baie du) , située entre les caps Brava et Roja, sur une largeur de 440 kil., elle est embarrassée par des bancs de sable, des îlots et des îles.

VukoD, fl. de l'Amérique septentrionale, qui arrose le Territoire d'Alaska et se jette dans la mer de Behring. Dans son cours inférieur, il s'appelle le Kwichpak.

Yun-iing (Monts), chaîne qui sert de talus oriental au vaste plateau du Koukhounoor, et sépare les fleuves Hoang-ho et Kiang-ho.

Yun-nan (le midi orageux), proV. au S.-O de la Chine, touchant au S. aux empires d'Annam et Birman; au N.-O. au Thibet. Elle a 317,162 kil. carrés et 5,600,000. Elle est très fertile et produit du thé, de la gomme, des plantes médicinales; commerce actif. Le ch.-l. est Yun-nan,k 1,000 kil. N.-O. de Canton; elle fabrique les plus beaux tapis de la Chine et de riches étoffes de soie.

Yuste,près de Plasencia, jadis couvent d'Hiéronymites de l'Estrémadure (Espagne), dans une belle vallée. Charles-Quint s'y retira après son abdication et y mourut, en 1558.

Yverdun ou Vverdon, Ebrodunum, en allemand, Yferten ou Ifferten, v. du canton de Vaud (Suisse), sur l'Orbe et le lac de Neuchàtel, à 26 kil. N.-O. de Lausanne. Commerce actif; aux environs, bains d'eaux sulfureuses; 3,600 hab.

Yves (Saint), en latin Ivo, né en Beauvoisis, vers 1040, dirigea avec talent l'abbaye de Saint- Quentin de Beauvais, fut évêque de Chartres en 1091, etc protecteur des lettres, accrut la célébrité des écoles de Chartres. Fête, le 28 mai. — Il a composé une collection de canons, divisée en 2 parties; et laissé 289 Lettres curieuses, 24 Sermons, etc.

Yves (Yves de Ker-Martin, connu sous le nom de Saint), né au manoir de Ker-Martin (Bretagne),1253-1303,étudia le droit, mais est surtout resté célèbre par sa charité qui le fit surnommer l 'avocat des pauvres. Il est honoré le 19 mai. Il est le patron des avocats et des gens de loi.

Yves (Saint-), v. du comté de Cornouaille (Angleterre), à 100 kil. O. de Launceston, sur la baie de Saint-Yves; 6,000 hab. — V. du comté et à 8 kil. E. d'Huntingdon (Angleterre), sur l'Ouse; 4,000 hab.

Yvetot, ch.-l. d'arrond. de la Seine-Inférieure, à 35 kil. N.-O. de Rouen. Toiles, basins, coutils, siamoises, velours de colon, calicots; commerce considérable de grains et de moutons. Patrie de Chappe ; 8,397 hab. — On sait seulement que les seigneurs d'Yvetot ont porté le titre de roi, du xrv« au xvie s., que ce titre leur fut reconnu de Louis XI à Henri II, et qu'il disparut alors.

Yvette, riv. de France, naît près de Rambouillet (Seme-et-Oise), arrose Chevreuse, Orsay, Palaiseau, Longjumeau, et se jette dans l'Orge, après 50 kil. de cours.

Yvignac, comm. du cant. de Broons, arr. de Dinan (Côtes-du-Nord); 2,120 hab.

Yvon (Claude), né a Mamers, 1714-1791, reçut les ordres; écrivit des articles dans l'Encyclopédie, fut forcé de fuir en Hollande, et, à son retour, obtint le titre d'historiographe du comte d'Artois. On a de lui : Liberté de conscience resserrée dans des bornes légitimes ; Lettres à Rousseau, pour servir de réponse à sa lettre contre le mandement de l'archevêque de Paris; Discours généraux et raisonnes sur l'histoire de l'Eglise; Histoire philosophique de la religion; etc.

Yvoy. V. CajUGNAN.

Yvoy-le.Pré. V. IvOY-LE-PïlÉ.

Yvré-l'Evêque, comm. du cant., de l'arrond. et à 8 kil. du Mans (Sarthe). Toiles; 2,269 hab.

Yzeure, comm. du cant., de l'arrond. et à 3 kil. E. de Moulins (Allier); 4,164 hab-

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