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Khamti, au N.-O., les Kakyens, au N., les Karen, les Shan, voisins du Siam.

Diane (Auguste- A lrxandre-Phit.ippe -Charles), né à Castres. 1813-I8S-2, critique d'art, direcleurdes Beaux-Arts de 1848 a 185-2 ei de 1870 à 1878, professeur d'esthétique au Collège de France, 1878, membre de l'Académie française, a laissé d'intéressants ouvrages sur l'art : les Peintres des fêtes galantes; l'Œuvre de lieinbrandt; le Trésor de la curiosité, -2 vol. ; Grammaire des art» du dessin, 1867 ; Voyage de la Haute-Egypte, 1876, etc. Il a été l'un des principaux collaborateurs de l'Histoire des peintres de toutes les écoles, 14 vol.. 1849-1875.

Blanc (Jean- Joseph-Louis), né à Madrid, 181 1- 188-2, vint a Paris en 183U, donna des leçons de mathématiques, fut clerc d'avoué, maître d'études, précepteur à Arras ; composa trois ouvrages, couronné? par l'Académie de cette ville; puis, de retour a Paris, écrivit dans les journaux de l'opposition, fut rédacteur en chef du Bon Setis, 1836-1838, fonda la Revue du Progrès, où il donna sa fameuse théorie de l'Organisation du travail Son Histoire de dix ans, long pamphlet en 4 vol., lui donna une grande répulation. Il avait commencé l'Histoire de la Révolution française, lorsque la Révolution de 1848 éclata ; il était alors rédacteur de la Réforme et avait pris une part active à la campagne réformiste de

Membre du gouvernement provisoire, il y représenta le socialisme ; il fut président de la Commission de gouvernement pour les travailleurs. qui siégea au Luxembourg. Cependant, lors de la manifestation formidable du 17 mars, il contribua a maintenir l'ordre ; la protestation du 16 avril fut surtout dirigée contre lui et contre ses doctrines. Il fut élu député à la Constituante, mais l'Assemblée l'écarta du gouvernement ; il demanda vainement un ministère du progrès et du travail. Impliqué dan» la malheureuse journée du 15 mai, il fut une première fois protégé par un vote de l'Assemblée ; mais, a la suite des événements de juin, il fut poursuivi, se réfugia en Angleterre et fut condamné à la déportation par la haute cour de Bourges.

Il y écrivit une Histoire de la Révolution de 1848, surtout pour se justifier; puis acheva son Histoire de la Révolution, en 12 volumes. Il envoya au journal le Temps une série de lettres remarquables sur l'Angleterre, etc. Il ne rentra en France qu'après le 4 septembre 1870, observa une attitude digne et réservée pendant le siège et fut élu député de Paris à l'Assemblée nationale. Il protesta contre la paix : lors de l'insurrection du 18 mars, il combattit les prétentions de la Commune au gouvernement central, puis lutta contre les tentatives de restauration monarchique. 11 échoua aux élections sénatoriales de la Seine, mais fut élu plusieurs fois député, siégeant toujours à l'extrême gauche et publiant des lettres, souvent éloquentes Son dernier ouvrage a été une Histoire de l'Angleterre dans ces dernières années. La mort de sou frère, Ch. Blanc, l'accabla et il alla finir à Cannes une vie agitée, qui sera diversement jugée; mais on reconnaîtra toujours qu'il fut un écrivain remarquable, qu'il fut honnête, qu'il fut bon pour tous ceux qui l'ont connu.

Bïanquî (Louis-Auguste), rié à Puget-Théniers, 1805-lSsl, conspirateur dès sa jeunesse, a passé une grande partie de sa vie. soit à préparer et à faire des émeutes, soit en prison. Après l'émeute du 1-2 mai 1839, il fut condamné à mort; sa peine fut commuée en celle de la détention perpétuelle. Aussitôt après la Révolution de février, il se rendit a Paris, se mit a la tète de tous les mouvements anarchistes, au 17 mars, au 16 avril, au 15 mai. Condamné a dix ans de prison, rendu à la liberté en 1859, il conspira et fut

de nouveau condamné. Il se mil à la tète de l'insurrection du 31 octobre 1870, fut membre de la Commune, puis encore condamné à la déportation. Quoique légalement inéligible, il fut élu député à Bordeaux en 1879 ; son élection fut annulée et le gouvernement le gracia quelques jour* après.

Boonechoie (HENRI-MARIE-GASTON Boii-

normand de), né a Paris, 18U0- 1883, était avocat général a Besançon, lorsqu'il abandonna la magistrature; fut élève de l'abbe Bantainà Strasbourg, puis ordonné prêtre en 1835. Professeur d'éloquence sacrée, prédicateur estimé, il fut nommé évêque de Carcassonne (1847), d'Evreux (1854), archevêque de Rouen en 1833, puis cardinal. Au Sénat, il fut l'un des champions du pouvoir temporel du pape. En 1870, il vint à Versailles intercéder auprès du roi de Prusse, en faveur de la ville de Rouen. Il avait jadis publié la correspondance religieuse de l'abbé Bautain, sous le titre <le Philosophie du christianisme. Bonaechose (FRANÇOIS-PAUL-EMILE lîois-

normand de), frère du précédent, né à Leyerdorp (Hollande), 1801-1875, est resté protestant, comme l'était son père. Il fut bibliothécaire du palais de Saint-Cloud. Après avoir donné une tragédie, Rosamonde; après avoir été couronné par l'Académie française pour son éloge eu vers de la mort de Bailly (1883). il écrivit surtout de nombreux livres d'histoire. On a principalement remarqué son Histoire de France, en -2 volumes : son Histoire d'Angleterre, en 4 volumes; les Réformateurs avant la ré foi me du XVIe siècle: Bertrand Duguesclin ; Lazare Hoche* etc.

Bouley (Henri-Mariei, né à Paris. 1814-1885, professeur de clinique et de chirurgie à l'Ecole vétérinaire d'Alfort. membre de l'Académie de médecine, puis de l'Académie des sciences, on 1868, successeur de Claude Bernard dans la chaire de pathologie comparée au Muséum, a été l'un des savants les plus estimés de son temps. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l'art vétérinaire: il a laissé un Dictionnaire pratique de médecine, de chirurg^ et d'hygiène vétérinaire; il a rédigé, depuis 1844, le Bulletin de la Société de médecine vétérinaire, etc.

Bi'isham.Young. né dans le Yermont (Etats- Unis), 1801-1877, disciple de Jos. Smith, se fit, à sa mo t, reconnaître comme prophète des Mormons etdonna le signal de leur émigration, en 1846. Ils s'établirent dans la vallée du grand lac Salé, et, sous son intelligente direction, la colonie devint un Territoire, sous le nom d'Utah, septembre 1850. Nommé gouverneur, son autorité fut sans limites. En 1856, le président Pierce refusa d'admettre l'Ulah au nombre des Etats, à cause des doctrines professées par les Mormons. A p usieurs reprise-, le gouvernement fut forcé d'intervenir et mit fin a l'Etat mormon, eu 1871. Biïgham fut plusieurs fois menacé, arrêté ; dans la décadence inévitable de la secte, il avait, diton, formé le projet d'émigrer aux îles Sandwich, lorsqu'il mourut, plusieurs fo:s millionnaire.

Broca (Paul), né a Sainte-Foy-la Grande (Gironde). 18-24-1880. professeur à la Faculté de médecine, membre de l'Académie de médecine, s'est surtout occupé d'anthropologie. Il fut élu sénateur inamovible en 1880.

Bron^niart(ALPHONSE-THÉODORE). né à Pans,

1801-1876. fils d'Alexandre, fut un excellent botaniste, membre de l'Académie des sciences, en 183i, inspecteur général de l'instruction publique, en 185-2. Il a été l'un des fondateurs des Annales des sciences naturelles, et a écrit de nombreux Mémoires.

Bulgarie (Principauté de). Comprenant le pays entre le Danube et le Balkan. elle a été reconnue par le traité de Berlin, en 1878, principauté héréditaire et constitutionnelle. Les lois sont votées par l'Assemblée nationale; la reli-

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