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gion est la confession grecque orientale ; la superficie est de 63,972 kilomètres carrés; la population dépasse 2 millions (31 habitants par kilomètre carré). Les villes principales sont: Sofia, Schoumla, Tirnova, Vidin, Routschouk, Varna.

En 1885, la Roumélie orientale s'est annexée à la Bulgarie, malgré le Sultan. La Serbie lui a déclaré la guerre et a été vaincue. L'intervention européenne s'efforce de terminer pacifiquement cette nouvelle complication qui intéresse la péninsule des Balkans. On peut croire que

la Roumélie restera plus ou moins rattachée à la Bulgarie.

Bulwer -LyUon (Sir EDOUARD-GeORGE- Earle), né dans le comté de Norfolk (Angleterre), 1805-1S72. a été un romancier célèbre. On rite : Pelham, le Désavoué, Eugène Aram, les Derniers jours de Pompéi, Rienzi, Ernest Maltravers, les Coxtons, etc. 11 a composé des drames, des poésies, a dirigé le New Monthly Magazine. Membre des Communes en 1831. il se plaça a la fraction extrême du parti wigh ; mais en 1841, il se rallia aux tories. Il fut secrétaire d'Eiat pour les colonies dans le cabinet de lord Derby, en 4858

Cabrera (Ramon), né à ïortose, 1810-1877, à la tète d'une bande de guérilleros, soutint la cause de don Ca'los, dès 1833 ; il se rendit fameux par sa cruauté, conduisit jusqu'aux portes de Madrid le prétendant qui le nomma comte de Morella, 1838 Mais Espartero le battit et le força à se réfugier en France. En 1848, il échoua dans une tentative d'insurrection en faveur du comte de Montemollin , et, depuis son mariage avec une riche anglaise, se sépara du parti carliste.

Cantu (César), né àBrério (Italie), 1807-1881, a composé un roman historique, des chants religieux, un poème patriotique, des Lectures à l'usage de la jeunesse ; mais il est surtout connu comme historien, favorable à la papauté, ennemi de notre mouvement philosophique du xvm<> s. On lui doit : Histoire universelle, 19 vol.; Hist. de la littérature italienne ; Hist des cent dernières années ; Hist. des Italiens ; Les Hérétiques d'Italie ; Les Trente dernières années, etc.

Cap (Colonie du). Les Anglais viennent d'ajouter à leurs possessions le territoire appelé Betchuanaland, borné : à TE. par la République Sud-Africaine ; au S. par la colonie du Cap; à l'O.par la rivière Maiopo.

Capponi (Gino, marquis), né à Florence, 1792-1876, fut président du conseil des ministres de Toscane en 1848, sans pouvoir empêcher la révolution, et fut sénateur du royaume d'Italie en 1860. Il a publié en 1875 une Histoire de la république de Florence. 2 vol. in-4°.

Caraguel (Glémext). né à Mazamet (Tarn), 4819-1882, a été un des plus féconds journalistes de son temps, et a surtout écrit dans le Charivari depuis 184S, et dans les Débats, depuis 1865; il remplaça J. Janin comme critique dramatique. Il a aussi composé plusieurs nouvelles et une joyeuse comédie, le Bourgeois, 1852.

Carlyie (Thomas), né en Ecosse, 4795-1881, est surtout connu comme historien, souvent satirique et paradoxal. On lui doit : Histoire de la Révolution française, 1837; Des Héros, du culte des héros, etc. 1840; le Chartisme ; Lettres et Discours d'Olivier Cromwell ; Hist. de Frédévic II de Prusse,2 vol.; 5 vol. à' Essais, etc.

Carné (Louis-Marcelin , comte de), né à Quimper, 1804-1876, joua un certain rôle politique comme député, jusqu'en 1848 et entra à l'Académie française, en 1865. Il a écrit dans beaucoup de revues et de recueils. On lui doit surtout : Du gouvernement représentatif en France et en Angleterre^ 1841; Etudes sur l'histoire du gouvernement représentatif en France de 1789 à 1848 ; Etudes sur les fondateurs de l'unité française, 1856, 2 vol.; l'Europe et le second Etnpire* 4865; etc. *

Carpeauz (Jean-Baptiste), né à Valencîennes, 1827-1875, a été lia sculpteur original. Son groupe de la Danse, pour la façade du nouve Opéra, fil beaucoup de bruit.

Carpenter (William- Benjamin), né à Bristol, 1813-1885, célèbre naturaliste anglais, se fi surtout connaître par ses explorations des faunes sous-marines et par ses études sur la vie des êtres organisés au fond des mers.

Catenacci (Hercdle), né à Ferrare, 1816-1884, s'est surtout fait es-timer en France, comme miniaturiste, et par les nombreux ouvrages qu'il a illustrés avec talent.

Chabaud-Latour (FrANÇOIS-Ep.NEST-HeNRIbarou de), né a Nîmes 4804-1885. élève de l'Ecole polytechnique, officier du génie, fut député de 1837 à 1848. Il devint général de brigade en 1857 et général de division en 1869. Pendant la guerre de 1870, il reprit du service comme commandant en chef du génie. Membre de l'Assemblée nationale, en 1871, il fut, en juillet 4874, ministre de l'intérieur et se signala par de nombreuses poursuites contre la presse républicaine. Il fut élu sénateur inamovible en 1877.

Oiaix d'Est Ange (Gustave-Louis- Adolphe- Victor-Charles), né a Reims, 1800-1876, fut un avocat célèbre, dont les plaidoirie-* ont été publiées par M. Rousse. Il fut nommé procureur général près la Cour de Paris, sénateur, viceprésident du conseil d'Etat Comme orateur politique, il n'a jamais eu. même à la Chambre des députés, depuis 1831, le succès qu'il obtint comme avocat.

Cham (Amédée de l¥oé, dit), né à Paris, 1819-1879, fus du comte de Noé, a été un caricaturiste fécond, spirituel, populaire.

Champagny ( FRANCOIS-MARIE- JOSEPH-THÉ - RÈSE Nompère. comte Franz de), né à Vienne

(Autriche), 1804-1882, collabora à l'Ami de la Religion, au Correspondant, à la Revue contemporaine; a écrit l'Histoire des Césars, 4 vol. ; les Antonins. 3 vol., et est entré à l'Académie française en 1869.

Cnambord (Henri Charles-Ferdinand-Marie-

DlEUDONNÉ d'Artois, duc de Bordeaux. Comte

de), né à Paris, le 29 septembre 1820, mort à Frohsdorff, le 24 août 1883. fils du duc de Berry et de Caroline, princesse des Deux-Siciles. Une souscription nationale lui donna, en 1821, le château de Cliambord.Eu 1830, malgré l'abdication de Charles X et du duc d'Angoulême, malgré un simulacre de proclamation sous le nom de Henri V, il dut prendre pour toujours le chemin de l'exil. En 183S. il parcourut une partie de l'Europe : à son retour, à la suite d'une chute de cheval, il eut la cuisse gauche fracturée et resta boiteux 4841. Jl reprit le cours de ses excursions

CHA

CHI

en 1843, et c'est à Londres, dans un liôlel de Belgravé square, qu'il se posa en prétendant avoué à la couronne de France. En 1846, il épousa, à Graetz, Marie-Thérèse-Béatrix-Gaëtane, fille du duc de Modène, qui lui apporta en dot plusieurs millions. Il alla se fixer au château de Frohsdorff, près de Vienne. A la révolution de 1848, il se contenta du rôle de spectateur; mais les partisans de la monarchie tentèrent dès lors, à plusieurs reprises, la fusiou des deux branches de la maison de Bouibon. Sous l'Empire, le comte de Chambord se conienta de quelques lettres rendues publiques, adressées à des chefs de son parti, pour rappeler et affirmer ses droits; et, après un voyage en Orient, 1863, de quelques manifestations légitimistes, qui eurent lieu surtout a Lucerne. En"aoùtl870, il mit Chambord à la disposition de la société de secours aux blessés; le 4 septembre, il adressa aux Français une proclamation qui passa inaperçue, puis, le 9 janvier 1871, une prolestation contre le bombardement de Paris.

Dans l'Assemblée nationale, comme les membres de la droite provoquaient à une restauration légitimiste, il fit paraître une leltre-manifesie, 8 mai, dans laquelle il disait : « La parole est à la France et l'heure est à Dieu. » Cette lettre ne lui recruta pas de partisans; on crut y voir un retour aux idées théocraliques. 11 visita Paris, séjourna quelque temps à Chambord, d'où il data une proclamation, 5 juillet, dans laquelle il prenait lelilre de roi, mais dans laquelle il niait la légitimité des conquêles de la Révolution et refusait de renoncer au drapeau de Henri IV. L'année suivante, comme les bruits de fusion prenaient une nouvelle force, il déclara qu'il n'abdiquerait jamais et qu'il ne consentirait janftris à devenir le roi légitime de la Révolution, 25 janvier 1872. La droite monarchique voulut lui forcer la main et on lui présenta à Anvers le programme d'une monarchie constitutionnelle, signé de 280 députés. Ce fut l'occasion de manifestations bruyantes qui amenèrenl l'éioignement du comte de Chambord. Après de nouvelles tentatives de fusion, faites surtout par M. Dupanloup, et rejetées, on apprit qu'une entrevue avait eu lieu a Frohsdorff, le 5 août 1873, entre le comte de Paris et le comte de Chambord. Alors les meneurs de' la droite redoublèrent d'efforts; ils envoyèrent deux de leurs chefs à Salzbourg, pour demander au comte de Chambord la reconnaissance des libertés, qui constituent le droit public de la France. On croyait être sur du succès. Mais une lettre adressée à M. Chesnelong, 27 octobre 1873, détruisit toutes ces espérances, par son ton hautain et quelque peu mystique. Vainement le prince vint en France dans le plus strict incognito, séjourna même à Versailles, pendant que l'Assemblée discutait et adoptait le Septennat. Depuis lors d'autres manifestes ont été publiés; mais le comte de Chambord est toujours resté ferme dans ses résolutions de ne rien céder de ses principes et de ses prétentions. Le paru légitimiste a continué, malgré raffermissement de la République, de multiplier ses démonstrations impuissantes. Le comte de Chambord, ennemi des imrigues politiques, a toujours attendu de la volonté de Dieu la restauration de la royauté légitime Etait-ce par une sorie de mysticisme religieux, par saine philosophie, par une juste appréciation des événements? Toujours est-il qu'il a eu tous ïes avantages que la couronne peut donner à la vanité de l'homme, sans avoir les soucis, les charges, les périls de la royauté. Il est mort à Frohsdorff, ap;ès une longue et douloureuse maladie et ses adversaires n'ont pas hésite à proclamer la loyauté et l'honnètelé de son existence. Ne laissant pas d'enfant, le comte de Paris devient le chef delà maison de

Bourbon. — Sa veuve est morte en mars 1886 .

Changarnier (NiC0LA9-ANNtE-ThÉ0DUI.E), né à Autun, 1793-1877, capitaine dans la garde royale en 1830, conquit tous ses grad.es supérieurs en, Afrique, où il se couvrit de gloire dans la retraite de Constanline, en 1835. Lieutenant général en 1843, il eut le commandement de la division d'Alger en 1847, et fut un instant gouverneur de l'Algérie en 1848. Il fut commandant de la garde'nationale de Paris sous Cavaignac et Louis -Napoléon et eut même le commandement des troupes de Paris. Il combattit vigoureusement toutes les tentatives d'insurrection ; mais il se déclara conire le Président et perdit son double commandement, le 9 janvier 1851. Arrêté le 2 décembre, éloigné de France, il ne revint qu'après l'amnistie générale. En 1870, appelé par l'Empereur à Metz, dès le 8 août, il assista Bazaine, prit pari à plusieurs négociations infructueuses, fut prisonnier de guerre avec l'armée. Membre de l'Assemblée nationale, il fut l'un des chefs actifs du centre droit, contribua au renversement de M. Thiers et fut élu sénateur inamovible en 1875.

Chanzy (ANTOINE - EUGÈNE - ALFRED) , né à

No u art (Ardennes), 1823-1883. conquit ses grades en Afrique, en Syrie, à Rome, et devint général de brigade en 1868. Après le 4 septembre 1870, il fut nommé général de division, commanda le 16e corps dans l'armée de la Loire, prit une part brillante à la bataille de Coulmiers, 9 novembre, et gagna la victoire de Patay, l,r décembre. Commandant de la 2e armée de la Loire, il lutta avec énergie et habileté contre des forces bien supérieures, recula lentement, toujours en combattant, mais dut céder au nombre à la bataille du Mans, 12 janvier 1871. Il aurait voulu continuer la guerre. Membre de l'Assemblée nationale, président du centre gauche, commandant du 7» corps d'armée, gouverneur de l'Algérie, 1873. il fut élu sénateur inamovible, 1875. Ambassadeur en Russie, il donna sa démission, à l'avènement du ministère Gambitta. Mis à la tête du 6e corps d'armée, il est mort subitement à Chàlons-sur-Marne. Il a écrit : la Deuxième armée de la Loire.

Chevalier (Michel), né à Limoges, 1806-1879, ingénieur des mines, saint-simonien, dirigea le Globe et fut condamné à un an de prison, 4832. Chargé d'une mission aux Etats-Unis, il publia ses Lettres sur V Amérique du Kord. 1836, 2 vol. après une mission en Angleterre, il écrivit son livre des Intérêts matériels en France, 1838 Conseiller d'Etat, professeur d'économie politique au Collège de France, il soutint surtout dans les Débats la loctrine du libre-é. hange. Après 1848, il combattit vigoureusement le socialisme (Lettres sur l'organisation du travail, Question des travailleurs, eic), applaudit au coup d'Etat, fut conseiller d'Etat,' fut lun des promoteurs du traité de commerce en 1860 et fut nommé sénateur. En 1867, chargé de diriger la publication des Rapports officiels sur l'Exposition, il écrivit une remarquable Introduction. 1868. Membre de l'Académie des sciences morales, il a publié de nombreuses études dans divers recueils, et écrit d'importants ouvrages : Histoire et description des voies de communication aux Etats-Unis, 1840, 2 vol.; Cours d'économie polit/que. 1842-50, 3 vol.; Examen du système protecteur, 1851; ia Question de for, 1853 ; V Expédition du Mexique, 1832 ; le Mexique ancien et moderne, 1863, etc.

Chili. Le territoire du Chili s'est récemment agrandi. Il y a maintenant 22 provin es : trois formées dans les limites anciennes : O'Higgins, Antofagasla, Au^ol ; deux conquises dans la longue guerre conne le Pérou et la Bolivie, Tarapaca et Tacna. En 1893. un plébiscite doit décider si la province de Tacna restera au Chili ou retournera au Pérou. De plus, le territoire de

CON

COU

Magallancs s'est considérablement agrandi, en I vertu du traité conclu avec la République Ar- | gentine pour le partage de la Patagonie. — La population est d'environ 2,415,000 habitants sur une superficie de 375,993 kilomètres carrés.— Il y avait, en liiSo, 2,275 kilomètres de chemins de fer exploités.

Chine. D'après des documents récents, la Chine prorrement dite aurait une superficie de 4.024.690 kilomètres carrés et une population de 3S2 millions ou 95 habitants par kilomètre carré. La Mandchou rie aurait 12 millions d'habitants; la Mongolie, 2 millions; le Tibet, 6 millions; la Dzoungarie, 600,000; le Turkestan, 580,000. La superficie de tout l'empire chinois serait de 7,5-49,666 kilomètres carrés, et la population de 403.259.000 habitants. Mais ces chiffres paraissent exagérés à plusieurs.

Clairville (LOUIS-FRANÇOIS TVicoIaie, dit),

né à Lyon.. 1811-1879, fils de comédien, acteur lui-même, s'est fait connaître par ses Revues de fin d'année et a composé plus de 250 vaudevilles et comédies, qui ont obtenu surtout des succès d'actualité.

Clément (Félix), né à Paris, 1822-1885, s'est distingué comme compositeur de musique (Par tition d'Athalie^ et comme littérateur. Il a laissé d'importants travaux surtout sur l'histoire de la musique : Histoire générale de !a musique religieuse; Dictionnaire lyrique ou Histoire des opéras représentés en France; Musiciens célèbres; Histoire de la musique depuis les temps le* plus anciens jusqu'à nos jours, etc.

ciésinger (Jean-Baptiste-Augdste), né à Besançon, 1814-1883, a été un sculpteur, diversement jugé, mais fécond, souvent original ; ses œuvres sont remarquables par la vivacité de l'expression et du mouvement, mais pèchent par l'exécution.

Cloquet (Germa in- Jules, baron), né à Paris, 4790-1882, médecin célèbre, membre de l'Académie de médecine, 1821, de l'Académie des sciences, 1855, a publié de nombreux et savants ouvrages sur les organes du corps humain (Anatomie de V homme, 3 vol. in-fol.; Pathologie chirurgicale, etc.), et inventé plusieurs instruments utiles.

Cogniet (Léon), né à Paris, 1794 1880, peintre distingué, grand prix de Rome, 1817, a composé de grands tableaux, qui furent remarqués, et surtout le Tintoret peignant sa fille morte, qui eut un grand succès en 1845. Ses meilleures œuvres sont cependant ses portraits.

Con»o (Etat indépendant du). Après les découvertes de Gameron, Stanley, de Brazza, etc.; après les généreux efforts de l'Association internationale du Congo, le nouvel Etat a été créé par les dispositions de l'Acte général, qui a été signé par les plénipotentiaires de quatorze Etats à la conférence de Berlin, 25 février 1885. Il est placé socs la souveraineté de Léopold II, roi des Belges, sur la base de l'union personnelle. Il a été déclaré perpétuellement neutre. Le commerce est libre pour tous dans les limites de l'Etat, qui ont été déterminées par des traités conclus avec l'Allemagne (8 novembre 1884), avec la France (5 février 1885), avec le Portugal (14 février). Dans ces limites, qui comprennent presque tout le bassin du Congo et de ses affluents, Stanley évalue la superficie à 2,735,400 kilomètres carrés et la population à 27 millions d'habitants.

Conscience (Henri), né à Anvers, 1812-1883, fils diiu père Français d'origine, instituteur dès 1829, s'engagea, après la révolution belge de 1830, et se fit conn .lire par ses chansons françaises. Libéré en 1836, après plusieurs années d'une vie pauvre et pénible, il fut nommé, en 1845, professeur agrégé à l'Université de Gand, puis chargé d'enseigner aux enfants du roi Léopold la langue et la littérature flamandes.

De bonne heure, Conscience s'efforça de reconstituer en Belgique une littérature flamande. Son livre, X Année des miracles, série de brillants tableaux dramatiques, fut bien accueilli, en 1837 ; puis, il publia t'hantasia, recueil de légendes et de poésies flamandes. Mais, c'est comme romancier national qu'il a acquis une grande réputation. Citons parmi ses œuvres nombreuses: le Lion de Flandres, 1838; Heures du soir, 1839; V Enfant du bourreau, la Nouvelle Niobé, le Conseil, le Gentilhomme pauvre, Quentin Metzys, Jacques d'Arteveld, Ro*a l'aveugle, Scènes de la vie flamande, ÏOrpheline, Aurélien, Batavia, la Guerre des paysans, les Drames flamands, le Marchand d'Anvers, la Voleuse d'enfants, Je Gant perdu, le Remplaçant, etc. En 1845, il écrivit une Histoire de Belgique; il a publié ses Mémoires dans la Revue contemporaine, 1858. Tous ces ouvrages, écrits en flamand, ont été traduits drns la plupart des langues de l'Europe.

Coquerel ( Athanase-Jsoué), né à Amsterdam, 1820-1875, fils d'Athauase-Laurent-Charles, ministre protestant, fut toujours le défenseur de la liberté religieuse et de la tolérance philosophique. Suspendu de ses fonctions par le Consistoire de Paris, 1864, il obtint de grands succès par ses livres et surtout, par ses conférences.

Corée. Ce royaume paraît être de plus en plus indépendant de la Chine. Cette indépendance a été reconnue par le Japon, et les Coréens ont conclu des traités d'amitié et de commerce avec les Etais-Unis (1882), avec la Grande- Bretagne et l'Allemagne (1883), avec l'Italie et la Russie (1884). Des ports sont ouverts aux sujets de ces Etats : Fousan, Gensan, Chimoulpo. etc On a calculé que.la superficie était M 218.192 kilomètres carrés, et la population de 10,518,000 habitants.

Corot (Jean-Baptiste-Camille), né à Paris, 1796-1875, composa des paysages qui furent d'abord peu appréciés, et qui\ depuis, gagnèrent la faveur des amateurs et du public; d'une touche fine et vaporeuse, ils sont remarquables par une sorte de sentiment poétique.

Couder (Locis-Charles-Acgdste), né àParis, 17S0 1883, acquit de la réputation, seulement après 1830s par ses portraits et ses tableaux d'histoire. En 18 48. il exposa le Serment du Jeu de Paume; i\ a exécuté les fresques de Saint-Germainl'Auxerrois. Il fut de l'Institut en 1839.

Courbet (Gustave), né à Ornans (Doubs), 1819-1878, se fit connaître à l'exposition de 1848 ; Y Enterrement d' Ornans et le Casseur de pierres, révélèrent un véritable talent, 1850; mais il se laissa aller à des exagérations systématiques, et, malgré leur mérite réel, ses œuvres furent souvent contestées. Démagogue exalté, peut-être par vanité plus que par conviction, il fit partie de la Commune, en 1871, dirigea le déboulonnement de la colonne Vendôme^ fut condamné à six moi s de prison et au remboursement des frais de la réédification de la colonne. Il est mort en Suisse. Ses œuvres ont acquis depuis une certaine vogue.

Courbet ( Améoée-Anatole-Prosper). né à Abbeville, 1827-1885, élevé de l'Ecole polytechnique, entra dans la marine. Aspirant (1849), enseigne (1852), lieutenant de vaisseau (1856», capitaine de frégate (1865), cap taine de vaisseau (lb73), il fut gouverneur de la Nouvelle-Calédonie et promu contre-amiral, en 1880.

En 1883, il reçut le commandement de la division navale envoyée sur la côte du Tonkin pour veng-r la mort du commandant Bivière. Il se révéla alors comme marin éminent et grand, homme de guerre dans une glorieuse campagne, d'août 1883 a avril 1885. Il commença par imposer un traité à la cour perfide de Hué ; puis, nommé (novembre 1883) au commandement en

DAU

DAV

chef des forces de terre et de mer au Tonkin, il attaqua et prit Son-Tav (16 ei 17 décembre). Nommé vice-amiral lier mar6 18S1>, il bombarda Kë-hing, <lans Formose, puis l'arsenal de Fou- Tchéou et détruisit la flotte chinoise de la rivière Min. 11 bloqua l'île de Formose, s'empara des îles Pescadore> (29 mars 1885), mais mourut, peu après (il juin), dans la rade de Makung, a bord du Bavard.

Cournot ( Antoine- Augustin). néàGrav, 18JI- 1877, professeur de mathématiques à la Faculté des sciences a Lyon, plusieurs fois recteur, a écrit de nombreux mémoires de mathématiques, mais est surtout connu par des ouvrages de philosophie scientifique : Essais sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique, 5 vol.; Traité de Venchainement des idées fondamentales dans les sciences et dans V histoire. 2 vol. : des Institutions d'instruction publique; Matérialisme, Vitalisme, Rationalisme; Revue sommaire des doctrines économiques, etc. Il a publie les Mémoires de Gourion Saint-Cyr, 4 vol.; traduit le Traité d'astronomie de John Herschell; donné une édition des Lettres d'Euler.

Cousin - Montauban (ChÂR LES -GUILLAUME -

Marie-Apollinaire-Antoine), 1796-1878, garde du corps en 1814, n'était que capitainede chasseurs en 1832 II gagna tons ses grades en Afrique et devint général de division en 1855 II dirigea l'expédition contre la Chine en 1860, fut vainqueur a Palikao (21 sept.), entra dans Péking (!2oct.), futnnmmésénateiireL comte de Palikao. En 1870, après nos premières défaites, il fut chargé par l'impératrice de présider leminisière du 9 août, déplova une grande activité et fut rendu responsable de la marche malheureuse de Mac-Mahon ver- Bazaine. Réfugié en Belgique, il répondu aux attaque* dirigées contre lui par une brochure : Un ministère de la guerre de vingtquatre jours.

Couture (Thomas), né à Sentis, 1815-1879, élève de Delaroche, se fit remarquer comme coloriste: son tableau, les Romains de la dé-

cadence, fut le grand succès de l'Exposition de 18'J.

Coûta (Alexandre-Jean), né à Oalatz, 1820- 187i, colonel dans la milice moldave, député en 1858, ministre de la guerre, fut élu prince de Moldavie, puis de Valachie, en 1859. Il régna sous le nom d'Alexandre-Jean I«\ Son gouvernement fut une suiie de crises minUteriel'es de modifications dans les institutions. Une révolulion parlementaire et militaire le renversa dans la nuit du 22 au 23 février 1866. Il vint dès lors habiter Paris ; il mourut à Heidelberg.

Crémicux | Isaac- Adolphe), né à Nîmes, 1796-1880. avocat distingué a Nîmes, vint défendre devant la Cour des pairs, en 1830, M. de Gue.rnon-Ranville. Député en 1842, il lutta vivement conire le ministère Gnizot, prit une part active à la campagne réformiste et fut ministre de la justice dans le gouvernement provisoire de 1848. A Iversaire de Cavaignae, il soutint la candidature de Louis-Napoléon; puis, après le 10 décembre, fit une opposition ardente a la politique «le l'Elysée. Député de Paris, en novembre 1869, membre de la Défense nationale, ministre de la justice, il fit partie de la délégation de Tours. Il fut député d'Alger a l'Assemblée nationale, 20 o tobre 1871, sénateur inamovible, 1875. 11 a laissé un recueil de plaidoyers {Liberté); 2 voi. sur le Gouvernement de la Défense nationale : Actes de la Délégation de Tours et de Bordeaux, etc.

Cévaui (Jules), né à Locqnin (Meurthe), 1846-82, aide-médecin de la marine, 1868, docteur en médecine, s'est fait connaître par ses voyages dans l'Amérique du sud, et surtout par ses explorations courageuses de la Guyane, qui lui valurent une médaille d'or de la Société de géographie de Paris, 1880. Après avoir exploré la Ma^dalena, le Guaviare, le delta de l'Orénoque, il avait entrepris de traverser l'Amérique du sud, par le Gran-Chaco, lorsqu'il fut assassiné, avec ses compagnons, sur les bords du Pilcomayo, par les Indiens Tobas.

Dacota. Le sénat des Etats-Unis a adopté (6 février 1886) le bill qui élevé le Dacota au rang des Etats de l'Union. Le territoire actuel est divisé en deux parties séparées par le 46e parallèle ; la partie méridionale doit former VEtat de Dacota; la partie septentrionale prendra le nom de Territoire de Lincoln.

Darwin (Charles-Robert), né à Schrewsbury, 1809-1882, après un voyage de 5 ans autour du inonde, publia une Zoologie du voyage du vaisseau de Sa Majesté le Beagle, 1840-43. il développa plus tard les principes de la théorie qui devait l'illustrer dans un livre célèbre, Origine des espèces par voie de sélection naturelle, 1859; il a consacre sa vie a l'élude des faits qui établissent la vérité de ses doctrines de sélection nati relie, de lutte pour l'existence, de formation d'espèces distinctes.

Daubigny (charles-François), hé à Paris, 18171877, s adonna presque exclusivement, vers 1840, a la peinture du paysage et se fit bientôt remarquer par des études d'une exécution supérieure et surtout par la sincérité deses œuvres nombreuses, qui l'ont placé au premier rang de nos bons paysagistes. Il a fait aussi des eauxfortes estimées, des décorations au palais du

Louvre et des dessins pour Y Illustration et V Artiste.

Daumier (Honoré), né à Marseille, 1809-78, s'est fait une célébrité dans le genre de la caricature, surtout au Charivari.

David (Félicien-César), né à Cadenel (Vaucluse), 1810-1876, enfant de chœur, chef d'orchestre, élève du Conservatoire, devint saint» simonien, suivit le père Enfantin en Orient et revint en France, 1835. Ce fut seulement en 1844 que sa grande symphonie du Désert le rendit célèbre. On rechercha ses composilions : les Hirondelles, Moïse sur le Sinaï. Christophe Colomb. Il écrivit : La Perle du Brésil, opéra-comique, 1851 ; Herculanum, grand opéra, 1859; Laltu-Roiikh. opéra-comique", 1S62. Il tut de l'Institut en 'i869.

Daviiiier (Jean-Chari.es. baron), né àRouen, 1823-1883, riche et intelligent amateur, réunit de curieuses collections, fit, avec G. Doré, un voyage en Espagneet publia avec lui un ouvrage fort remarqué, Y Espagne, 1874, in-4°, avec ol)9 dessins. Parmi ses œuvres nombr» uses on cite : Hist. des faïences hispano-mauresques à reflets métalliques; une vente d'actrices nous Louis X VI ; les porcelaines de Sèvres de Mme Du Barry ; Fortuny,

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