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DUC
sa vie, son œuvre; Recherches sur l Orfèvrerie en Espagne; les Arts décoratifs en Espagne; etc.
Deak (François), né dans le comitat de Zala (Hongrie), 1803-1876, député de Pesth, dès 1832, se plaça bientôt par son éloquence à la tête de l'opposition, ferme et modérée. Ministre de la justice, en 1848, dans le ministère Bathyani, il donna sa démission à l'arrivée de Rossulh au pouvoir. En 1860, il rentra dans la vie politique, et, dans la diète hongroise, fut le chef, de plus en plus influent, du parti modéré. Après Sadowa, 1866, l'empereur d'Autriche céda enfin aux réclamations des Hongrois, et une constitution nouvelle érigea la Hongrie en royaume véritablement sépaié de l'Autriche. La popularité de Deak fut alors immense; toujours ennemi des mesures violentes, il lutta jusqu'à sa mort contre un parti plus avancé, qui demandait une séparation absolue.
Decaisne (Joseph), né à Bruxelles, 4807-82, fut, dès 1834, l'un des directeurs des Annales des sciences naturelles. Savant botaniste, il publia de curieuses recherches sur la betterave à sucre, la maladie des ponmes de terre, la garance: puis la Flore élémentaire des jardins, 2 vol.; le Manuel de V amateur des jardins, etc. Il fut de l'Académie des sciences en 1847.
Déjaxet (Pauline - Virginie), née à Paris, 4797-1875, actrice a cinq ans, eut de bonne heure une grande popularité, fut le charme du Palais- Royal, 1831-1814, parcourut la province avec succès; obtint, en 1859, le privilège du théâtre qui prit son nom, y créa de nouveaux rôles. Jusqu'à la fin de sa carrière, elle conserva plusieurs des qualités de son jeu éminemment français. *
Deiord (Taxile), né à Avignon, 1815-1877, journaliste, rédacteur en chef du Charivari, en 1842, fut député à l'Assemblée nationale de 1871. Il a collaboré aux Français peints par eux-mêmes, à V Histoire des villes de France; il a fait représenter à l'Odéon la Fin de la Comédie, 1854 ; el a surlout écrit une Hist. du second Empire, en 6 vol.
Denfert'Rochereau (PlERRE-PHILlPPE-MA-
rie-Aristide), né a Sainl-Maixenl (Deux-Sevres), 4823-1878, officier du génie, défendit Belfort avec gloire, 1870-71. Nommé colonel, député à l'Assemblée nationale, il fut président de l'Union républicaine. Protestant zélé, il a défendu la liberté des confessions de foi. Il a publié, en 1859, un mémoire sur les Voûtes en berceaux.
Diaz de la Pena (NARClSSE-VlRGlLE), né à Bordeaux, 1809-1876. débuta par des esquisses de paysages. En 1840, il commença sa nouvelle manière de peindre, qui lui valut tant de succès, étudiant surtout les divers aspects du soleil de midi, avec nn certain parti pris de vague dans la peinture.
Dickens (Charles), né à Portsmouth, 4812- 4870, après quelques articles de journaux et quelques esquisses littéraires, devint célèbre par son roman du Club Pickwick, 1837 -38. Olivier Twist, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, — de Martin Chuzzlewit. David Copperfield, etc., lut donnèrent gloire et fortune. Il fit de fructueuses lectures, surtout aux Etats-Unis. Il a fondé et dirigé plusieurs journaux ; il a écrit pour les enfants une petite Histoire d'Angleterre.
Oidot (AmbuoisE-Firmin), né à Paris, 1790-1876, a dirigé l'impression de magnifiques publications el a montré son érudition dans beaucoup d'ouvrages : Traduction de Thucydide; les Estienne ; Dissertations sur la vie et les œuvres du sire de Joinville; Odes d'Anacréon, texte et traduction; Observations sur l'orthographe française, etc.
Disraeli (Benjamin), né à Londres, 1805-1881, descendant d'une des familles juives expulsées
d'Espagne au xv« siècle, débuta, à 21 ans, par un roman-pamphlet qui fit sensation, Vivian Grey. Plusieurs autres romans assurèrent sa réputation. Après plusieurs voyages, il chercha à entrer dans la vie politique; le patronage des whigs ne lui ayant pas réussi, il se tourna contre eux dans ses Lettres de Dunymède, et fut enfin nommé député de Maidstone, 1837. Son début à la tribune fut un échec; mais il constitua dans le silence le parti de la jeune Angleterre, et, en 1844, reparut en maître a la tribune. De nouveaux romans, Coningsby, Sybil, Tancrède, avaient affermi sa réputation de romancier. La mort de lord Bentinck le mit, en 1848, à la tête du parti protectienniste. En 1852, il entra dans le ministère de lord Dèrby, comme chancelier de l'Echiquier ; mais son plan financier échoua el il rentra dans l'opposition. En 1857, il s'allia aux radicaux, et, lorsque lord Derby revint au pouvoir, il fut encore chancelier de l'Echiquier, mais pour peu de temps. En 1866, il reprit pour la troisième fois le pouvoir, fit voler le bill de réforme électorale et devint président du conseil en 1868, mais il succomba sur la question de la réforme de l'Eglise anu'icane d'Irlande el dut céder la place à M. Gladstone. Il fut dès lors son adversaire constant, le renversa en 1873 et forma un nouveau ministère (fév. 1874). Il inaugura une politique de résistance à l'intérieur, d'intervention et d'agrandissement au dehors. Lorsque la reine fut proclamée impératrice des Indes (juillet 1876), il fut nommé vicomte de Hughenden, comte de Beaconsfield et entra à la Chambre des lords. En 1878, il protesta contre le traité de San-Stefano, et $-e fit céder l'île de Chypre par la Turquie. Il entreprit la guerre de l'Afghanistan, 1879, la guerre contre les Zoulous, etc. Cette politique d'aventures et de conquêtes irrita l'opinion, et, en 1880, M. Gladstone revint au pouvoir. Disraeli a depuis fait paraître son dernier roman, Endymion.
DonHidson (Thomas- Leveston), né à Londres, 1795-1885, architecte renommé, a puMié deux ouvrages remarquables : Pompéi, texte et dessins (2 vol. gr in-folio), et Collection de portes et portails, d'après les anciens monuments de la Grèce et de l'Italie.
Doré (Paul-Gustave), né à Strasbourg, 1832- 1883, travailla, dès 1848, au Journal pour rire, produisit des Albums, et envoya au Salon des paysages, des batailles. Ses travaux en tous genres se multiplièrent; sa facilité était incroyable. Ses dessins, souvent pleins de verve et de fantaisie, sont innombrables. Il a fondé avec Pnilipon, le Musée anglo- français; il a illustré les Œuvres de Rabcais, les Contes drolatiques de Balzac, les Contes de Perrault, le Vogage aux Pyrénées, de Taine; Y Enfer du Dante, Don Quichotte, la Bible^ les Fables de La Fon~ taine, le Purgatoire et le Paradis, du Dante, etc. Sculpteur de talent, il a exposé en 1878, un vase gigmtesque; en 1879, un groupe en plâtre, V Effroi ; en 1881, un Groupe de lutteurs, un Moine et Chevalier, etc. L'une de ses œuvres les plus grandioses est la Chute du Paganisme.
Orouyn de Lhuys (EDOUARD), né à Paris,
1805 1X81, débuta comme diplomate, en 1830, et en I8H), reçut de M. Thiers la direction des consulats et des affaires commerciales. Député en 1842, son opposition au ministère Guizot le força à quitter la diplomatie. Il fit partie de l'Assemblée constituante, 1848, fut ministre des affaires étrangères (déc. 1848 — juin 1849), puis ambassadeur à Londres et de nouveau ministre des affaires étrangères en 1851, 1852-55, 1862-66. Partisan d'une intervention militaire, lors de la guerre austro-prussienne de 1866, il donna sa démission et fut nommé membre du Conseil . privé.
Ducrot (Auguste- Alex andre), né à Nevers
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1817-1882, général de division en 1865, prit part à la bataille de Rcichshoffcn et combattit éncrgiquement à Sedan, 1M70. Mac-Mahon blessé lui remit le commandement; mai* il fut presque aussitôt remplacé par Wimpffen. qui signa la capitulation. Duerot, prisonnier, s'échappa de Pont-à-Mûûs6ou, arriva à Paris, reçut le commun.lement des 13e ei lie corps, dirigea plusieurs combats et surtout la bataille de Ghampigny (2-4 déc). Lors de la grande sortie du 19 janvier IS71, son arrivée tardive contribua à l'insuccès de la journée. Membre de l'Assemblée nationale, commandant du 8e corps à Bourges, sou hostilité constante contre la République et les républicains força le gouvernement à lui enlever ses fonctions, 1878. Il a publié : la Journée de Sedan; la Vérité sur V Algérie; Guerre des frontières; la Défense de Paris, 1875-1878, 4 vol., etc.
Du fa ure (JULES- ARMAND-STANISLAS), né à
Saujon (Charente-Inférieure), 1798-1880, avocat distingue à Bordeaux, fut élu député par l'arrondissement de Saintes, 183i-1848. Membre du tiers parti, un moment conseiller d'Eiat en 1836, il fil une vive opposition au ministère Mole. Ministre des travaux publics dans le cabinet du
12 mai 1839, il soutint les grandes discussions soulevées par la question des chemins de 1er. Plus tard, il fut vice-président de la Chambre, en 1842 et en 1845. Rallié franchement à la République de 1848, ministre de l'intérieur, le
13 octobre, il soutint vivement la candidature de Cavaignae. Cependant il accepta le 2 juin 1849 le portefeuille de l'intérieur; mais, renvoyé par le message du 30 octobre, il fut l'un des adversaires les plus ardents de la politique de l'Elysée. Bâtonnier de l'ordre de* avocat* à Paris et membre de l'Académie française, 1863, il resta dans la vie privée sous l'Empire.
Nommé par quatre départements à l'Assemblée nationale de 1871, ministre de la justice, viceprésident du conseil, il exerça une grande influence sur les actes du gouvernement et les délibérations de l'Assemblée. Après le 24 mai, il s'inscrivit au centre gauche, vota les lois constitutionnelles, fut ministre de la justice dans le cabinet Buffet, le remplaça comme président du conseil, et fut nommé sénateur inamovible, 1876. Il donna sa démission le 12 décembre Après le 16 mai 1877, il vola contre la dissolution delà Chambre; et, à la suite des élections du 14 octobre, il constitua un cabinet parlementaire, fit voter les lois dites de garantie, s'opposa à toute tentative de gouvernement personnel et amena le maréchal de Mac-Mahon à se démettre. Lorsque M. J. Grévy fut nommé président de la République, Dufaure crut devoir quitter le pouvoir et reprendre sa place au Sénat.
Dufour (Guillaume-Henri), né à Constance, 4787-1875, élève de notre Ecole polytechnique, fut instructeur en chef du corps du génie à l'Ecole militaire de la Confédération helvétique. En 1847, il commanda l'armée libérale dirigée contre le Sonderbund. On lui doit: Mémoires sur l'artillerie des anciens et sur celle du moyen âge ; Manuel de tactique pour les officiers de toutes armes, etc
Dumas (Jean-Baptiste), né à Alais (Gard), 180J 1884, d'abord apprenti pharmacien, se fit remarquer à Genève par Prévost et de Candolle. Alexandre de Humboldt l'engagea à se rendre à Paris. Recommandé a Thénard, il fut nommé répétiteur à l'Ecole polytechnique Puis il enseigna, de 1830 à 1849, avec un grand succès, la chimie à la Faculté des sciences, a la Faculté ae médecine, au Collège de France. En même temps il publiait de nombreux mémoires qui lui ouvrirent, dès 1832, les portes de l'Académie des sciences, et, en 1843, celles de l'Académie de médecine. Il créa avec Perdonnet l'Ecole cen-
trale. En 1849, il fut élu député par le département du Nord; en 1850, il fut ministre de l'agriculture et du commerce ; puis sénateur, vicepresident du conseil supérieur de l'instruction publique. Il succéda à Flourens, en 1868, comme secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences; en 1875, il remplaça Guizot a l'Académie française.
Il a fait faire les plus grands progrès à la chimie minérale et organique (études sur les alcools, découverte de l'oxamide, analyse de l'air, de l'eau, etc, etc.). H a découvert la loi des substitutions. On lui doit surtout : Traité de chimie appliquée aux arts 11828-1846, 6 vol.); Précis de chimie physiologique et médicale; Pi écis de l'art de la teinturerie; Leçons de philosophie chimique, etc. Il a dirigé avec Boussingault les Annales de chimie.
Du mont (CHARLES- ALBERT- AUGUSTE-EUGÈNE),
né à Scey-sur-Saône (Haute-Saône), 1842-1884, élève de l'Ecole normale, agrégé d'histoire, passa trois ans à l'Ecole d'Athènes. Ses travaux o'archéologiele firent dès lors remarquer. Il fut direcleur de l'Ecole de Borne, de celle d'Athènes, recteur à Grenoble, a Montpellier, puis directeur de l'enseignement supérieur au ministère de l'instruction publique et membre de l'Académie des inscriptions. On lui doit de nombreux et savants mémoires: VEphébie athénienne; Inscriptions céramiques de la Grèce; Peintures céramiques delà Grèce; Vases peints de la Grèce; Miroirs grecs ornés de figures au trait ; la Population de l'Attique , etc., etc. 11 a aussi écrit une étude intéressante, Le Balkan et l'Adriatique.
Ou moût (Augustin- Alexandre), né à Paris, 1801-1884, sculpteur célèbre, élèvede son père et de Cartel lier, eut le premier prix de Rome en 1823 ; entra à l'Institut en 1838 et fut professeur a l'Ecole des beaux-arts, en 1865. Parmi ses oeuvres nombreuses, on doit citer : Y Amour et le Papillon; le Génie de la Liberté sur la colonne de Juillet ; la statue de i\apoléonItir, en costume romain, sur la colonne Vendôme; le groupe de Leucothoé et Bacchus; la Prudence et la Vérité, au palais de Justice ; la Sculpture et Y Architecture, la Gloire et Y Immortalité, au Louvre; etc.
Dapanlonp (FÉLIX-AnTOINE-PhILIPPE), né à
Saint -Félix en Savoie, 1802-1878, prêtre en 1825, confesseur du duc de Bordeaux, catéchiste des princes d'Orléans, assista Tallevrand à ses derniers moments et fut professeur d'éloquence à la Sorbonne, 1841 ; son cours dut être suspendu. Il fut nommé évêque d'Orléans en 1849, défendit la cause de la liberté d'enseignement et celle des études classiques contre l'~bbé Gaume et Y Univers Polémiste ardent, il ne cessa d'attaquer et de se défendre dans ses mandements, dans ses brochures, autant politiques que religieuses. Il fut élu membre de l'Académie française, en 1854, et donna avec éclat sa démission, lorsque Littré, qu'il avait constamment repoussé, fut enfin admis. Au concile du Vatican, il se mit à la tête de la minorité qui luttait contre la majorité u'.tramonlaine, se soumithumblement, m;iis avait compromis sa position auprès du Saint-Siège. Pendant la guerre de 1870-71, il déploya le plus grand zèle à Orléans et fut nommé à l'Assemblée nationale. L'un des chefs de la droite monarchiste, il s'employa vainement pour concilier orléanistes et légitimistes; il s'occupa surtout avec ardeur des questions religieuses et des questions d'enseignement. Il tut élu sénateur en 1875; mais, maljzié son mérite, ses services et son désir, il ne put être nommé cardinal. Il a beaucoup écrit ; De l'Education, 3 vol. ; Méthode générale du catéchisme, 2 vol.: Exposition des principales vérités de la foi catholique; le Chrittianisme présenté aux hommes du monde, 6 vol ; Delà Pacification religieuse, etc., etc.; puis des discours, les Oraisons funèbres de Rtvignan, de
ELW
Lamoricière : une Histoire de Jésus-Christ, etc.
Dupuy de Loiuc (StANISLAS-ChARLES-HeN-
ri-I.aubknt), ne a Plœmeur, près Lorient, 1816- 4883, élevé de l'Ecole polytechnique, ingénieur maritime, devint conseiller d'Etat, inspecteur général des constructions navales, membre de l'Académie des sciences e» 1866. Députe du Morbihan en 1869, il fil partie, pendant le siège de Pans, du comité de défense. Enfin, il fut élu sénateur inamovible en 1877.
11 a atiaché son nom à la révolution que le blindage en fer a amenée dans l'art des constructions navales. C'est lui qui a exécuté le premier vaisseau à hélice à grande vitesse, le Napoléon (1848-1852): il a arrêté les plans de la première frégate cuirassée, la Gloire* etc. 11 s'est aussi occupé, avec assez de succès, des moyens de diriger les ballons, et il construisit à cefeffet V aéronef, ballon à hélice. 11 est mort avec la reput ai ion d'un des premiers ingénieurs de son temps.
Duvergier de H^uranne (PROSPER), né à