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çais, fit ses études médicales à Paris, puis se consacra entièrement aux sciences naturelles. Il fut professeur au collège Henri IV, membre de l'Académie des sciences en 1838, professeur de zoologie au Muséum, 1841, puis d'anatomie et de physiologie à la Faculté des sciences, dont il devint le doyen.

On lui doit «les traités de zoologie devenus classiques ; un Manuel de science médicale; Histoire naturelle des crustacés, ou suites à Bnffon ; — des corailliaires ou polybes proprement dits; Recherches pour servir à l'histoire naturelle des mammifères, etc. Il a surtout travaillé pendant vingt quatre ans, de 1858 à 1882, à son grand ouvrage en 14 volumes, où il a résume toutes ses découvertes : Leçons d'anatomie et de physiologie comparée de l'homme et des animaux.

Mohl (Jules de), né à Stuttgart, 1800-1876, naturalisé français, savant orientaliste, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, a publié : le Livre des rois, de Ferdousi, 8 vol. ; le Chi-King, le Y-King, etc. Il a été président de la Société asiatique.

Moigno (François -Napoléon -Marie), né à Guémené (Morbihan), 1804-IS84, d'abord jésuite, professeur de mathématiques à l'établissement de la rue des Postes, puis d'histoire et d'hébreu au séminaire de Laval. Il sortit de l'ordre pour se livrer à ses études scientifiques, et devint chanoine du chapitre de Saint-Denis en 1873.

Il a collaboré à plusieurs journaux, comme rédacteur scientifique; dirigea le Cosmos, de 1852 à 1863, puis les Mondes. Parmi ses nombreux écrits, on cite : Traité de télégraphie électrique; le stéréoscope et le saccharimètre; Leçons de mécanique analytique; Mélanges de physique et de chimie ; Manuel de mnémotechnie, etc.; les Splendeurs de la foi. On a surtout apprécié ses Leçons de calcul différentiel et intégra/ (2 vol. in-8° >.

Moncel (ThÉODORE-AchILLE-LOUIS, vicomte

du), né à Parts, 1821-1884, se consacra à l'étude des sciences exactes et surtout à ceile des applications «le l'électricité . On lui doit : Etude du magnétisme et de V électro-magnétisme ; Traité de télégraphie électrique; le Téléphone, le Microphone, le Radiophone et le Phonographe ; V Electricité comme force motrice, etc. Il a publié, en 1846, le récit d'un voyage artistique et archéologique : De Venise à Constantinopte à travers la Grèce.

Monuîer (Henri -Bonaventure). né à Paris, 1799-1877, fit d'excellentes caricatures, des illustrations. En 1830, son livre intitulé : Scènes populaires dessinées à la plume, fit sa réputation d'écrivain humoristique. Citons les Bourgeois de Paris, les Mémoires de Jos. Prudhomme. Il arrangea plusieurs de ces types pour la scène et Jes

joua iUi-mème. Il a publié un Voyage en Angleterre, — en Hollande, les Diseurs de rieus, la Religion des imbéciles, etc.

Monnier (Marc), né à Florence, de parents français, 1829-1885, professeur de littérature étrangère à Genève, a écrit des ouvrages estimés d'histoire et de littérature : Conquête de la Sicile par les Sarraz/ns ; l'ompéi et les Pompéiens ; le Protestantisme en France; les Aïeux de Figaro. etc. On lui doit aussi un volume de poésies, Lucioles , des Nouvelle», des comédies, la Ligne droite, la Mouche du coche, etc.

Montait vet (MARTHE- CAMILLE Kachasson,

comte de), né a Valence. 1801- ISSU, siégea dès 1826 à la Chambre des pairs après la mort de son père, fut ministre «le l'intérieur dès le 3 novembre 1830. lutta avec honneur contre les passions populaires, et fut presque toujours ministre dévoué a Louis-Philippe, jusqu'en 1840. Il fui alors nommé intendmt de la liste civile, et son dévouement aux d'Orléans ne nuisit pas a son libéralisme. Il défendit Louis-Philippe dans deux brochures : le Roi Louis-Philippe et la liste civile, 1851: Rien! Dix années de gouvernement parlementaire, 1862. Il se rallia franchement à la République et fut nommé sénateur inamovible.

Moreau de Tours (JACQUES-JOSEPH), né à

Monirésor (Indre-et-Loire), 1804-1884, a été un cé'èbre médecin aliéniste. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : De l'influence du physique relativement au désordre des facultés intellectue/lts Etudes physiologiques sur la folie ; Du haschisch et de l'aliénation mentale; Traité pratique de la folie névropathique, etc.

Mortier (ARNOLD), de son vrai nom Mort je, né a Amsterdam, 1843-1885. écrivit à Paris dans plusieurs journaux (iXain Jaune, Gaulois, Figaro et fit repiésenter des comédies (le Manoir du Pic tordu, Rataplan, le Docteur Ox. Madame le Diable, le Train déplaisir, etc.). On lui doit la composition de deux balh-ts et le livret de Lackmé

xiiotley (John-Lothrop), né dans le Massachusetts, 1814-1877, historien américain, a surtou écrit : Histoire de la fondation de la république de Hollande, 3 vol., 1856; puis Histoire de VUnio néerlandaise depuis la mort de Guillaume le Ta turne, 2 vol.

Musset (Paul-Edme de), frère aîné d'Alfred né à Paris, 1804-1880, a écrit des romans, des nouvelles historiques (Femmes de la régence ) une traduction des Mémoires de Gozzi ; la Course en voitures ; les Originaux du xvue siècle; les Nuits italiennes; des nouvelles dans la Revue des Deux Mondes ; Lui et Elle, réplique au roman de G. Sand, Elle et lui, 1859: la biographie de son frère, 1876, etc.

%achti»al (Gustave), né à Eichstedt (Allemagne), 1834-1885, d abord médecin militaire, alla visiter Alger, s'établit à Tunis, et, depuis 1868, acquit de la célébrité comme voyageur intrépide. Il explora leFezzan, le Sahara oriental, les contrées voisines du lac Tchad, le Otiâdaï, et revint au Caire par le Darfour. En 1875. la Société de géographie de Paris lui décerna sa grande médaille d'or. Il a publié un livre intéressant : Sahara et Soudan. Consul d'Allemagne à Tunis, il fut chargé d'erganiser les nouvelles colonies allemandes de l'Afrique occidentale.

rvaudet (Joseph), né à Paris. 1786-187S, maître de conférences à l'Ecole normale, 1816, membre de l'Académie des Inscriptions. I817, professeur au Collège de France, inspecteur général de '.'instruction publique, directeur de la bibliothèque royale, membre de l'Académie des sciences morales, a publié de nombreux ouvrages, jusque dans sa verte vieillesse : traductions d'Horace, de Plante : Histoire delà guerre des esclaves en Sicile; Histoire de rétablissement, des progrès et de la décadence de la monarchie des Goths en Italie; Conjuration d'Etienne Marcel; Des changements opérés dans l'empire romain, depuis

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bioclétien jusqu'à Julien; Etat des personnes en France sous les rois de la première race, etc.

Neuville (ALPHONSE-MARIE- ADOLPHE de), né

à Saint-Omer, 18361885, é*ève de Picot et de Delacroix, s'est consacré, avec un succès toujours croissant, aux scènes militaires. Ses tableaux ont été popularisés par la gravure : Le 5e Bataillon de chasseurs à pied à la batterie Gervais (1859), Episode de Magenta, Sentinelle perdue, Eclaireurs d'avant- garde, Bivouac devant le Bour get, lus Dernières cartouches, le Combat sur la voie ferrée, etc.; le panorama de la Bataille de Champigny, avec Deiaille, etc.

Nittis (Joseph de), né à Barletta (roy. de Napies), 1846-1883, vint s'établir à Paris, en 1868, reçut les conseils de Gérôme et de Meissonnier, et se fit rapidement remarquer par l'originalité de son talent; il obtint un grand succès à l'Exposition universelle de 1878. On lui doit des pastels de course, des scènes parisiennes {Paris vu du Pont-Boyal, la Place des Pyramides, la Place de la Concorde, Bougival, Fait-il froid! etc.); des toiles parmi lesquelles on cite : la Boute de Naples à Brindisi, la Descente du Vésuve, Sur la route de Castetlamare, etc.

zvoaiiies (Le duc Paul de), d'une illustre famille du Limousin, 1802-Ï885, pair de France de 4823 à 1848, fût admis à l'Académie française en 4849, après avoir écrit un Essai sur Saint-Cyr et une Histoire de M™ de Maintenon.

Noriac (CLAUDE- AïSTOlNE-JuLBS Cairon, dit),

né à Limoges, 1827-1882, a collaboré à plusieurs journaux, dirigé plusieurs théâtres, écrit des œuvres légères, "toujours spirituelles, donné plusieurs pièces de théâtre; mais il est surtout connu par deux livres de fantaisie littéraire : le

101e régiment, physiologie militaire, et la Bêtise humaine, roman philosophique, 1860. Il a aussi publié une Histoire du siège de Paris, 1871.

Norvège. D'après le dernier recensement, la population de la Norvège élait ainsi répartie dans les 20 préfectures (Amter) de ses 6 diocèses (Stifter) :

Smaalenene 114,000 hab.

Akershus 100,000

Christiania 119,000

Hedemark<jn 123.000

Christianssand .... 113.000

Buskerud 104,000

Jarlsberg et Laurvig. . 92.000

Bratsberg, 87,000

Nedcnaes 79.000

Lister et Mandai . . . 77,(»00

Stavanger 118.000

Sôndre-Bergenhus . . 121.000

Bergen 43,000

Nordre-Bergenhus. . . 88,000

Bomsdal 125.000

Sôndre Trondhjem . . 123,000 NordreTrondhjem . . 84.0U0

Nordland 116,000

Tromsô 60,000

Finmarken 27,000

En tout 1,913,000 ZVothomb (Jean-Baptiste, baron), né dans le grand-duché de Luxembourg, 1805 1881, contribua, comme journaliste, à la révolution de Belgique de 1830, et, comme député, à l'avènement de Léopold II fut plusieurs fois ministre, et, comme diplomate à Berlin, depuis 1845, mérita une véritable réputation de sagacité.

OfTenbach (Jacqdes), né à Cologne, 1819-1880, se fit d'abord connaître par quelques parodies des fables de La Fontaine; puis, chef d'orchestre au Théâtre-Français, composa la Chanson de Fortunio. Eu 1855, il ouvrit le théâtre des Bouffes- Parisiens et débuta dans sa brillante carrière de compositeur d'opérettes. Citons : Une nuit blanche, les Deux Aveugles, Orphée aux Enfers, la

Belle Hélène, Barbe-Bleue, la Grande- Duchesse de Gérolstein, etc. Ses derniers succès ont été Madame Favart et la Fille du Tambour- Major.

Omaha-City, ville de l'Etat de NéDraska (Etats-Unis), sur la rive gauche du Missouri, point central du grand chemin de fer du Pacifique; 30,000 habitants.

Palacky (Franz), né en Moravie, 1798-1876, s'attacha surtout à l'histoire et aux origines de la Bohême. Il a publié : Hist. de la jeunesse de Waldstein ; Y Hist. de Bohème jusqu'à, la fin du règne de Sigismond, 6 vol. Il fut ministre de l'instruction publique, membre de la Chambre des seigneurs d'Autriche, et est resté, avec son gendre, M. Bieger, l'un des chefs du parti bohème modéré.

Paimieri (Louis), né près de Bénévent, 1807- 1882, professeur de mathématiques, de physique, fut surtout connu comme directeur de l'Observatoire météorologique du Vésuve.

Parc national. — On a reconnu en 1870, sur les limites des territoires de Wyoming, de Montana et d'Idaho (Etats-Unis), au pied des

monts Bocheux,une région volcanique, hérissée de montagnes à pic, avec des cascades gigantesques et une multitude de puissants geysers. Le congrès a déclaré celle contrée extraordinaire Parc national. (Loi du |or mars 1872.)

Paris (Alexis-Pauline, né à Avenav (Marne), 1800-1881, membre de l'Académie des Inscriptions, 1837, professeur de littérature du moyen àg« au Collège de France, 1853-1872, a publié : Berte aux grands pies, Garin le Lohérain, le Romancero franc ds. Jl a édité : le* Grandes Chroniques de Saint-Denis, la Chanson d'Antioche, les Aventures de maître Benart et d'Ysengr/n ; les Bomans de la Table ronde, les Historiettes d? Tallemand des Beaux etc.

Passy (Hippolyte-Philibert), né à Garches

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Villeneuve (Seine-et-Oise), 1793-1880, fut rédacteur du National, député en 1830, membre du tiers parti, plusieurs fois minière, 1834-1839, membre de ia Chambre des pairs, 18i3 ; encore ministre des finances, 20 décembre 1848 — 31 octobre 18 49. On lui doit de nombreux articles dans le Journal des Economistes : Des causes de Vinégalité des richesses ; Des formes de gouvernement et des lors qui les régi sent, etc.

Patin (Henri-Joseph-Guillaume), né à Paris, 1793-1876. maître de conférences à l'Ecole normale, 1815, professeur de rhétorique à Henri IV, 1818, suppléant de Villemain à la Sorbonne, 1830, puis professeur de poésie latine, 1833. de l'Académie française, 1849, dont il devint le secrétaire perpétuel, enfin doyen de la Faculté des lettres, 1865. Il obtint des prix nombreux à l'Académie pour ses Eloges ; a réuni beaucoup d'articles sous le titre de Mélanges de littérature ancienne et moderne ; a traduit Horace, et surtout écril des Etudes sur les tragiques grecs, 3 vol.

Pépier (AUGUSTE-VlCTOR-L-ADRENT Périer,

plus tard Casimir), né à Paris, 1811-1876, fils du célèbre ministre; diplomate, député, 1846- 1848. puis 1849-1851, protesta contre le coup d'Etat, et rentra dans la vie privée. Elu député par trois dépaitements, en 1871, ministre de l'intérieur, H octobre 1871 — 6 juillet 1872, puis en 1873, il contribua beaucoup au triomphe du parti républicain. 11 fut nommé sénateur inamovible en 1875. Il a écrit plusieurs ouvrages : Traité avec l'Angleterre, 1860; le" Finances de l'Empire, 1S61 ; les Sociétés de coopération, 1864 ; Y Article 75 de la Constitution de l'an VIII sous le régime de la Constitution de 1852. etc.

Pérou. — La République est aujourd'hui divisée en 19 départements et 2 provinces littorales :

Piura, Lima, Ayachucho,

Cajarmarca, Callao, Cuzco,

Amazonas, Junin, Puno,

Loreto, Huancavelica, Arequipa.

Liberlad, Huanuco, Moquegua,

Ancachs. Ica, Tarapaca.

Apuriinac, Lambayèque. Tacna.

On i.e connaît pas au juste la population : les statistiques de Limn, qui donnent 3,200,000 habitants, paraissent exagérées ; la population ne doit pas dépasser 2,700,000 habitants.

On comptait, en septembre 1878, 2,510 kil. de chemins de fer exploités, et plus de 174 en construction ; on travaillait alors au remarquable chemin de fer qui doit traverser les Andes.

Mais le Pérou, allié de la Bolivie, a été ravagé, presque ruiné, dans la guerre qu'il vient de soutenir contre le Chili. La population a été diminuée ; les ressources ont été amoindries; et le traité conclu avec le Chili, le 20 octobre 1883, a donné aux vainqueurs le département de Tarapaca; de plus, il a été stipulé qu'un plébiscite déciderait au bout de dix ans si le département de Tacna restera entre les mains des Chiliens ou fera retour au Pérou.

Perraud (Jea>"-Joseph), né dans le Jura, 1821- 1876, grand prix de Rome, 1847, a été un sculpteur distingué, dont les œuvres ont une grande simplicité et se font remarquer par un goût classique.

Putermann (AUGUSTE-HENRI), né près du Hartz (Allemagne), 1822-1878, collabora au grand Atlas physique de Berghaus, son maître, travailla à l'édition anglaise de cet ouvrage, a la réimpression de YEncyclopœdiana brilannica, etc. Professeur de géographie a l'Université de Gotha, 1854, ii dirigea le grand établissement géographique de Jusfus Perthes, et fit paraître, sous le nom de Mittheilungen (Communications), une revue mensuelle qui eut bientôt une grande renommée scientifique. Des chagrins domestiques Je poussèrent au suicide.

Picard (Locis-Joseph-Erhest), né à Paris, 1821-1877, de bonne heure avocat distingué, protesta contre le coup d'Etat et fut élu députe de la Seine en 1858. L'un des Cinq, il fit au gouvernement une guerre acharnée, spiriiuclle. Membre du gouvernement du 4 septembre 1870, ministre des finances, il rendit de grands services, surtout au 31 octobre. Il fut ministre de l'intérieur (19 fév.- 31 mai 1871), puis ministre de Franco a Bruxelles jusqu'à la tiémUsion de M. Thiers Il fut nommé sénateur inann»viblc en 1875.

Pichot (Amédée), né à Arles, 1796-1877, directeur de la Revue britannique, 1843, a écrit : Vues pittoresques de l'Ecosse, Voyages en Angleterre et en Ecosse; Hist. de Charles- Edouard, 2 vol.; les Mormons, les Poètes amoureux, etc. Il a traduit YHist. de Guillaume III de Macaulay.

Pîe IX (Jean-Marie, conue de Mastaï Ferretti, pape sous le nom de), né a Sinigaglia 1792-1878, prêtre, 1819, en mission au Chili, 1823, archevêque de Spolète, 1828, évêque d'Imola, 1832, caidinal, 1840, succéda à Grégoire XVI, en 1846. Ses premiers actes libéraux lui valurent une popularité immense. En 1848, il accorda une Constitution réclamée par les chefs du parti avancé ; mais, dans la guerre de l'indépendance, il h.sita, comme Souverain Pontife, prit pour ministre le philosophe libéral Mamiani (mai), puis Rossi (sept.). Lorsque celui-ci fut assassiné (13 nov.), Pie IX s'enfuit de Borne (24 nov.), et se retira à Gaete. L'Assemblée constituante prononça la déchéance du pape, comme prince temporel; il demanda les secours des trois grandes puissances catholiques. Après l'expédition française de 1849, il devint l'ennemi irréconciliable du libéralisme et ne cessa plus de lutter pour le patrimoine de l'Eglise.

A la suite de la guerre de 1859, malgré les déclarations de Napoléon III, il perdit les Légations et fit vainement appel au dévouemeut des catholiques ; son armée fut battue à Castelfidardo ; et, protégé par les troupes françaises, il ne garda que Rome, Civita-Vecchia et les territoires voisins. Vainement il prolesta contre ces usurpations ;la convention du 15 septembre 1864. entre l'Empereur et le roi d'Italie, sembia l'abandonner. Il répondit par l'Encyclique du 8 décembre et par le Syllabus du 5 janvier 1865, qui déclarait la guerre aux institutions modernes. Au mois d'octobre 1867, Garibaldi essaya de surprendre Rome, mais il lut battu à Mentana par les Français (4 nov.). Pie IX ne cessa pas cependant de se plaindre du gouvernement français, repoussa toutes les avances de Victor-Emmanuel et perdit l'appui de l'Espagne, après la chute d'Isabelle II. Il était surtout préoccupé de défendre son autorité religieuse ; il soutint ouvertement les jésuites, défenseurs des doctrines ultramontaines, puis convoqua un concile œcuménique à Rome. Le concile se déclara en faveur de l'infaillibilité du pape (1870) ; mais les troupes françaises quittaient Rome, et les Italiens entraient facilement dans la ville, 21 septembre. Le pape protesta et se considéra comme prisonnier dans le Vatican ; il excommunia les auteurs et promoteurs de l'annexion des Etats de l'Eglise au royaume d'Italie ; mais Rome n'en devint pas moins la capitale de ce royaume. Le 31 mai 1871, le gouvernement italien promulgua la loi des garanties, qui devait régler la situation nouvelle du Souverain Pontife; Pie IX refusa de la reconnaître, et continua de vivre avec les sommes considérables de l'œuvre du denier de Saint-Pierre.

Bien que se disant prisonnier, il n'a pas cessé de régner sur le monde catholique par ses encycliques, ses brefs, ses allocutions : dénonçant lés souverains, les gouvernements, les peuples, avec une éloquence passionnée, avec une indignation sans réticence s'efforçant de rétablir

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