‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 68 sur 657 · BEI · texte numérisé non relu

BEI

BEL

Shonies admirables , etc. 11 vécut longtemps onoré à Baden, près de Vienne.

Beffroi de Reigny (LOUIS - ABEL), connu

sous le nom de Cousin Jacques, né à Laon, 1757- 484-1, écrivit des ouvrages bizarres et des pièces de tbéâtre, pleines d'allusions aux événements du temps, Nicodème dans la Lune, Nicodème aux Enfers, etc.

Béfort V. BELFORT.

Beg ou Bey, titre d'honneur, qui en turc signifie seigneur; dans l'armée il correspond au grade de colonel. Le souverain de Tunis porte encore le nom de Bey.

Bega (Corneille), peintre, né à Harlem, 1600- 4664, fut le meilleur élève d'Adrien Van Ostade.

Bégard, ch.-l. de canton de l'arr. de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 4,718 hab.

Regards OU Béghards, hérétiques du XIIe

et du xme s., nombreux sur les bords du Rhin; ils avaient adopté une sorte de panthéisme mvstigue. et furent condamnés par le concile "de Vienne, en 1311.

Bégin (Louis-Jacques), né à Liège, 1793-1859, habile chirurgien, professeur d'anatomie pathologique à Strasbourg et à Paris , membre de l'Académie de médecine, a laissé de nombreux et savants ouvrages de pathologie, de chirurgie militaire, etc.

Begier.Bey, seigneur des seigneurs, titre des gouverneurs généraux chez les Turks.

Bègles, bourg du canton et de l'arr. de Bordeaux (Gironde); 7,237 hab.

Béguines, nom de femmes pieuses, vivant en commun, mais sans prononcer de vœux. Il y eut beaucoup de béguinages en France et en Allemagne, à partir du xme s. ; Louis XI les supprima en France, mais il y en a encore en Allemagne et en Belgique.

Behaïm (Martin), né à Nuremberg, 1436- 1506, négociant, géographe, fit avec les Portugais de nombreux voyages sur la côte d'Afrique. Il est surtout connu par le globe terrestre qu'il fit à Nuremberg, 1491-92, qui représente l'état des terres alors connues.

Beham (Barthélémy), peintre et graveur, né à Nuremberg, 1496-1540, de l'Ecole d'Albert Durer. — Son neveu, Jean-Sebald, 1500-1550, a laissé des estampes recherchées sur cuivre et sur bois.

Béhobie, village des Basses-Pyrénées, près de la Bidassoa ; passage ou port de France en Espagne.

Behring: (Vitus), ne à Horsens (Jutland), 1680-1741, navigateur au service de la Russie, découvrit, 1725-1728, la mer et le détroit qui portent son nom ; il mourut de fatigue dans un 2e voyage.

Behring (Détroit de) entre le Grand-Océan et l'Océan Glacial arctique, long de 200 kil. sur 80 de largeur , fermé par les glaces pendant l'hiver. Le cap Oriental est à l'O. en Asie, le cap du Prince-de-Galles à l'E. en Amérique.

Behring (Mer de), partie sept, du Grand- Océan, entre le Kamtchatka à l'O., l'Amérique à l'E., les îles Aléoutes au S. Elle a environ 2,200 kil. de l'E à l'O. et 1,600 du N. au S.

Behring (Ile de), la plus à l'O. des îles Aléoutes, stérile, inhabitée. Behring y mourut.

Beïcos, baie de la mer Noire, sur la côte de la Turquie d'Europe, près de l'entrée du Bosphore, [drette. Vict. d'Ibrahim en 1832.]

Beïian, v. de Syrie, à 15 kil. S.-E. d'Alexan-J

Beine, ch.-l. de canton de l'arr. de Reims (Marne); 952 hab.

Beïra, prov. du Portugal, traversée par la sierra d'Estrella, arrosée par la Coa, la Tavora, la Vouga et surtout par le Mondego. Elle est divisée en 5 districts ou comarcas : Coïmbre, Aveiro, Viseu, Guarda et Castello-Branco. La superf. est de 23,976, kil. carrés ; la popul. de 4,323,000 hab.

Beïrout, Berytus, port de Syrie sur la Médi-

terranée, à 400 kil. N.-O. de Damas. Commerce considérable ; export, de soie, noix de galle, garance, huile, coton ; 70,000 hab

Beït-ei.Fakih, v. de l'Yémen (Arabie), à 150 kil. N. de Moka. Cafés ; 7,000 hab.

Béja, Pax Julia ou Augusta, ch.-l. de district de la prov. d'Alemtejo (Portugal), à 130 kil. S.-E. de Lisbonne. Evèché ; 6,000 hab.

Béjar, v. de la prov. et à 75 kil. S. de Salamanque (Espagne). Draps; eaux minérales; 5,000 hab.

Béjart (Joseph), né à Paris, 1622-1659, fit partie de la troupe de Molière à Lyon, a Béziers.

— Louis, son frère, 1630-1678, lui fut bien supérieur. — Madeleine, leur sœur, 1618-4672, fuû aimée de Molière. — Armande, la sœur cadette, épousa Molière en 1662, et mourut en 1700.

Békès, v. du comitat de ce nom (Hongrie), au confl. des deux Kœrœs. Grand marché ;

Bekker (Balthasar), théologien protestant, né en Frise, 1634-1698, défendit la cause du bon sens dans ses Recherches sur les comètes et dans le Monde enchanté.

Bekker (Elisabeth Wolf, née), femme de lettres hollandaise, née à Flessingue, 1733-4804, composa, seule ou avec Agathe Deken, des romans qui sont devenus classiques.

Bekker (Emmanuel), né a Berlin, 4785-4874, philologue distingué, a publié de savantes éditions d'auteurs grecs, a travaillé au Corpus scriptorum historiœ byzantinœ, etc.

Bel» i«, roi de Hongrie, de 1061 à 1063, protégea le christianisme. — Bel» il, Y Aveugle, régna de 1131 à 1141. — Bel» m, de 1174 a 1196, épousa une sœur de Philippe Auguste. —

— Bel» rv, de 1235 à 1270, vaincu par les Mongols, se réfugia en Dalmatie.

Bélâbre, ch.-l. de canton de l'arr. et à 12 kil. S.-E. du Blanc (Indre); 2,425 hab.

Béiaspour, v. du Pandjab (Hindoustan), à 290 kil. N.-O. de Delhi; 45,000 hab.

Béiate, col des Pyrénées occid., route de Bayonne à Pampelune. [du Kaire ; 5,000 hab.]

Beibeis, v. de la Basse-Egypte, à 45 kil. N.-E.J

Beicaire, ch.-l. de canton de l'arr. de Limoux (Aude) ; 855 hab.

Beichite, bourg fortifié, à 32 kil. S.-E. de Saragosse (Espagne), sur l'Almonacid.

Beiem, v. de l'Estrémadure (Portugal), à 8 kil. O. de Lisbonne, sur la dr. du Tage ; couvent, sépulture de plusieurs princes ; 6,000 hab.

Belenus, dieu adoré par les Celtes et confondu par les Romains avec Apollon.

Bélésis, prêtre chaldéen, gouverneur de Babylone, de concert avec Arbacès, renversa Sardànapale, et régna à Babylone, de 759 à 747 av. J.-C.

Beiesta, bourç du canton de Lavelannt, arr. et à 28 kil. S.-E. de Foix (Ariège), sur L'Hers. Forges, marbreries ; 2,384 hab.

Belfast, port du comté d'Antrim (Irlande), à l'embouch. du Lagan^tà 432 kil. N.-E. de Dublin. Centre de la fabric. des cotonnades et des toiles, chantiers de construction, corderies, fonderies, produits chimiques . Commerce considérable ; 174,000 hab. [baie de Penobscot ; 5,000 hab.]

Belfast, v. du Maine (Etats-Unis), sur laj

Belfast, v. de l'île du Prince-Edouard; 4,000 hab.

Beifort ou Béfort, v. forte, sur la Savoureuse, restée à la France après la perte de l'Alsace. Elle défend la trouée de Beifort, qui conduit du Rhin vers Langres. Tanneries, forges, horlogerie ;49,330 hab. — Les collines de Beifort relient le Ballon d'Alsace au Jura.

Beigae, peuple de la Bretagne anc. ; ils avaient pour v. princ. : Magnus Portus (Portsmouth) et Venta Êelgarum (Winchester), [lie).]

Beigiojoso, bourg à 42 kil. E. de Pavie(Ita-J

BEL

Belgiojoso (Christine Trivmiizio, princesse de), 4808-1871, italienne passionnée pour la cause de l'indépendance, écrivit à Paris, en 1846, un Essai sur la formation du dogme catholique. En 1848, elle prit une part généreuse à l'insurrection milanaise, qu'elle a racontée. On lui doit des récits sur l'Orient et une Histoire de la maison de Savoie.

Belgique (Royaume de). C'est la partie sept, de la région gauloise ou française, située entre la France, au S., la Hollande au N., la Prusse à l'E., ayant 70 kil. de côtes sur la mer du Nord. La Belgique est un pays de plaines, arrosé par l'Yser, l'Escaut, la Meuse et leurs, affluents, traversé par de nombreux canaux. Le climat est humide et assez froid. La terre est généralement fertile, surtout dans les Flandres, le Hesbaye (pays entre l'Escaut, la Sambre et la Meuse), mais plus triste, beaucoup moins riche dans le Condroz, l'Ardenne et surtout dans la Campine. L'agriculture est florissante ; les pâturages nourrissent de nombreux troupeaux, bœufs, chevaux, moutons, porcs. La Belgique possède un magnifique bassin houiller, beaucoup de fer, du zinc, du plomb, des marbres, de l'argile à poteries, des ardoises, des eaux minérales. L'industrie est très développée : machines, taillanderie, coutellerie, quincaillerie, produits chimiques, verreries, glaces -.—cotonnades, toiles, dentelles, draps, tapisseries, bonneterie, brasseries, distilleries, raffineries, etc. Le commerce de transit et d'exportation est considérable ; il est facilité par les routes nombreuses, les canaux, les lignes de chemins de fer, dont le centre est Malines. — Le royaume, dont la capitale est Bruxelles, est divise en 9 provinces -.Flandre occidentale, Bruges ; — Flandre orientale, Gand ; — Anvers; — Limbourg, Hasselt , — Liège; — Luxembourg, Arlon ; — Namur; — Hainaut, Mons ; — Brabant, Bruxelles, — Elle a 29,453 kil. carrés et 5,520,000 hab. (487 par kil. carré), presque tous catholiques, parlant le français, le flamand, le wallon. Le gouvern. est une monarchie constitutionnelle ; le roi gouverne avec le sénat et la chambre des représentants. Le rovaume de Belgique existe depuis 1830.

Beigius, chef gaulois, qui envahit la Macédoine, vers 280 av. J.-C, prit et tua le roi Ptolémée Céraunus.

Beigodère, ch.-l. de cant. de l'arr. de Calvi (Corse) ; 958 hab.

Belgrade, Singidunum, v. forte, capit. de la Serbie, au confl. du Danube et de la Save, à 650 kil. N.-O. de Constantinople. Résidence du sénat, de la Cour de cassation, des consuls. Entrepôt très actif du commerce entre l'Autriche et la Turquie ; fabr. d'armes, de soieries, de cotonnades, tanneries. Souvent disputée par les Turks aux Hongrois et aux Autrichiens, elle a soutenu des sièges célèbres ; traité de 1739 ; 26,000 hab.

Béliai. probablement le même que Baal, dieu de Sidon.

Bélidor (BERNARD Forest de), ingénieur et

général français, né en Catalogne, 1697-1761, soldat à 15 ans. fit de tels progrès dans les mathématiques qu'il f4it nommé par le Régent professeur a l'Ecole d'artillerie de La Fère. Il a publié un Cours de mathématiques, 1725. Il entra dans l'armée, fut inspecteur d'artillerie, membre de l'Académie des Sciences. Parmi ses ouvrages on cite : le Bombardier français; Traité des fortifications ; Architecture hydraulique, etc.

Belia, ch.-l. de canton delarr. et à 45 kil- S.-O. de Bordeaux (Gironde) ; 1,660 hab.

Belin de Ballu (JACQUES - NICOLAS) , né à

Paris, 1753-4815, helléniste, de l'Académie de8 Inscriptions, a donné des éditions, des traductions et l'Histoire critique de l'éloquence chez les Grecs et chez les Romains.

BEL

Béiisaire, né en Thrace, 490-565, se distingua comme soldat et comme général, combattit en Asie contre les Perses, 530-531 ; réprima à Constantinople la sédition de JS'ika, 532 ; dirigea l'expédition qui détruisit la puissance des Vandales en Afrique, 533 ; lutta glorieusement contre les Ostrogoths d'Italie ; défendit Rome, et prit le roi Vitigès, 538, fut deux fois disgracié par l'ingrat Justinien surtout à cause de sa femme Antonina, impérieuse et débauchée, et fut dépouillé de ses biens considérables. En 559, il sauva Constantinople de l'invasion des Bulgares et fut de nouveau jeté en prison, mais n'eut pas les yeux crevés, comme le rapporte la tradition.

Bell (Jean-Adam Schaii de), né à Cologne, 1591-1666, missionnaire jésuite en Chine, 1620, se rendit célèbre comme astronome et orientaliste.

Bell (André), né à Saint-Andrews (Ecosse), 1753-1832, ministre protestant à Madras, y appliqua la méthode de l'enseignement mutuel, puis la propagea en Angleterre, avec l'appui du clergé et de la cour. /

Bell (Benjamin), chirurgien anglais, mort au commencement du xixe s., chirurgien en chef de l'hôpital d'Edimbourg, a écrit plusieurs ouvrages de chirurgie très estimés.

Bell (Henri), mécanicien anglais, 1767-1830, fit- plusieurs découvertes et construisit, en 1812, un bâtiment mù par la vapeur.

Bell (John), né à Edimbourg, 1762-1820, chirurgien habile et anatomiste, a écrit : Anatomie du corps humain ; Principes de chirurgie, etc.

Bell (Charles), son frère, né à Edimbourg, 1774-1842, chirurgien et physiologiste, s'est occupé surtout de l'organisation nerveuse de l'homme ; ses belles découvertes sont consignées dans V Anatomie expressive; le Système de chirurgie fondé sur la base de l'an-atomie ; V Anatomie et la Physiologie du corps humain, etc.

Eeiia (Stefano délia), graveur célèbre, né à Florence, 1610-1664, travailla pour le grand duc de Toscane.

Beiiac, ch.-l. d'arr. de la Haute-Vienne, à 38 kil. N.-O. de Limoges. Tanneries, papeteries, fonderies ; 4,508 hab.

Beiiangé (Joseph-Louis-Hippolyte), peintre d'histoire, né à Paris, 1802-1866, élève de Gros, a surtout composé des batailles et des scènes militaires, qui ont eu du succès.

Beiianger (François-Joseph), architecte, né à Paris, 1744-1818, a construit plusieurs monuments à Paris (Halle au blé, abattoirs, etc.).

Beiiano, bourg à 28 kil. N.-O. de Côme (Italie), sur la gauche du lac de Côme. Soieries.

Beiiarmin (Robert) , né à Montepulciano (Toscane), 1542-1621, jésuite, professeur à Louvain, légat en France, cardinal, 1598, archevêque de Capoue, 1601, a laissé des ouvrages de controverse renommés : Disputationes de controversiis fidei ; de Potestate summi Pontificis in rébus temporalibus ; Catéchisme ou Doctrine chrétienne, etc.

Beiiart (Nicolas-François), né à Paris 1761- 1826, avocat, membre du conseil général de la Seine, fut l'un des premiers, en 1814, à se déclarer contre Napoléon vaincu ; devint procureur général à la Cour royale de Paris, et se distingua par ses réquisitoires violents. Ses Œuvres forment 6 vol. in 8».

Beiias, v. de l'Estrémadure (Portugal), à 15 kil. N. de Lisbonne. Sources ferrugineuses ; 5,000 hab.

Belle (Clément-Marie-Louis-Anne) , peintre d'histoire, né à Paris, 1722-1806, a laissé des ouvrages estimés.

Beiieau (Remy), poète,né à Nogent-le-Rotrou, d528-1577, fit partie de la Pléiade. Ses Bergeries furent goûtées ; il a donné des traductions en vers, la comédie de la Retenuet en vers, un poème macaronique, De Bello huguenotico, etc.

BeUecour (JEAN-CLAUDE Cille, dit Colson

BEL

de), né à Paris, 1725-1778. fut l'un des meilleurs acteurs du xvme siècle. — Sa femme, Rose- Pétronille Le Roy de la Corbinaye. née à Lamballe, 1730-1799, fut très célèbre comédienne, sous le sobriquet de charmante Gogo.

Beiiefonds (Bernardin Gigault, marquis de), 1630-16^4, maréchal en 1668, ne sut pas seconder Tourville, en 1692.

Beiief orest (François de), né à Sarzau (Gers), 1530-1583, historiographe de Henri III, historien d'une fécondité malheureuse, a écrit une foule d'ouvrages médiocres el oubliés. »

Beiiegarde, place forte des Pyrénées-Orientales, à 10 kil. S.-E. de Céret, près du col de Perthus. [d'Aubusson (Creuse) ; 708 hab.]

Beiiegarde, ch.-lieu de canton de l'arr.J

Beiiegarde, ch.-l. de canton de l'arr. de Montargis (Loiret); 1,213 hab.

Beiiegarde, bourg du canton de Beaucaire, arr. de Nîmes (Gard); 2,373 hab.

Beiiegarde (ROGER DE §aint.Lary de),

mort en 1579, protégé par le comte de Betz et Catherine de Médicis, devint maréchal de France, mais fut disgracié sous Henri III.

Beiiegarde (ROGER DE Saint-Lary et de

Termes, duc de), parent du précédent, 1563- 1646, grand écuyer sous Henri III, gouverneur de Bourgogne sôus Henri IV, duc et pair sous Louis XIII, fut surtout célèbre par sa bonne grâce, son esprit, ses galanteries.

Beiiegarde (Henri, comte de), né à Chambéry, 1755-1831, général au service de l'Autriche, signa les préliminaires de Léoben, 1797, l'armistice de Trévise, 1801 ; devint feld-maréchal, 1806, et combattit encore en 1809 et en 1814.

Belle-île, île entre le Labrador et la pointe N. de Terre-Neuve.

Beiie-isle-en-Mer, Insula pulchra, île sur la côte du Morbihan, au S. de la presqu'île de Quiberon. longue de 16 kil. sur 8, fertile en blé et en légumes ; 10,000 hab. Le ch.-l. est Le Palais.

Belle-Isle-en-Terre, ch.-l. de Canton, arr.

de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 1,993 hab.

Belle-Isle (CHARLES - LOUIS - AUGUSTE Fou-

quet, comte, puis duc de), né à Villefranche en Rouergue, 1684-1761, petit-fils de Fouquet, lieutenant général, 1732, maréchal, 1740, contribua surtout à lancer la France dans la guerre de la Succession d'Autriche ; se distingua comme diplomate et comme général, conduisit la fameuse retraite de Prague, 1742 ; défendit la Provence et le Dauphiné, 1746; fut de l'Académie française, 1749, puis ministre de la guerre, 1757.

Belle-lsle (LOUIS - CHARLES - ARMAND Fouquet, chevalier de), son frère, 1693-1746, fut associé à ses projet ambitieux, et se fit tuer en attaquant le col de l'Assiette, près d'Exilles.

Beiienaves, bourg du canton d'Ebreuil, arrond. de Gannat (Allier); 2,605 hab.

Beliencombre, ch.-l. de canton, arrond. de Dieppe (Seine-Inférieure) ; 788 hab.

Beiienger (François), philologue, né dans le diocèse de Lisieux, 1688-1749, a laissé des traductions.

Belle-Perche (PlERRE de) né à Lucenai

(Nivernais), mort en 1307, l'un des légistes de Philippe le Bel, devint chancelier.

Bellepierre de Neave-Eglise (LotJIS-

Joseph), né à Saint-Omer, 1727, a laissé plusieurs ouvrages sur l'agriculture.

Beiiérophon, l'un des héros de la mythologie grecque, fils de Glaucus, roi de Corinthe. petit-fils de Sisyphe, eut de nombreuses aventures romanesques ; monté sur le cheval Pégase, que lui donna Minerve, il tua la Chimère.

Bellesme OU Bellème, ch.-l. de canton de

l'arr. et à 18 kil. S. de Mortagne (Orne), jadis place forte. Toiles, sabots ; 3,499 hab.

Belleval (PlERRE Bicher de), né à ChàloilS-

sur-Marne, 1558-1623, passe pour le fondateur de

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l'enseignement botanique en France , il professa a Montpellier dès 1593.

Beiieviiie, ancien bourg de l'arr. de Saint- Denis, qui avait 58,000 hab., au moment de son annexion à Paris.

Beiieviiie, ch.-l. de canton de l'arr. et à 12 kil.N.-E. de Villefranche (Bhône), sur la droite de la Saône. Mousselines ; commerce de vins; 3.051 hab.

Believiiie, ville de l'Illinois (Etats-Unis). Commerce et industrie considérables.

Beiievue, village de Seine-et-Oise, entre Sèvres et Meudon, à 9 kil. S.-O. de Paris.

Beiley, ch.-l. d'arr. de l'Ain, à 70 kil. S.-E. de Bourg, à 6 kil. du Rhône. Evêché. Filatures de soie ; commerce d'huile, de bois ; 5,62 i hab.

Beiliard (Augustin-Daniel, comte), né à Fontenay-le-Comte, 1766-1832, se distingua dans toutes les guerres de la république et fut nommé général à Arcole. Il fit partie de l'expédition d'Egypte et obtint une capitulation honorable au Kaire, en 1801. Souvent chef d'état-major général, il servit dans toutes les campagnes jusqu'en 1815. Il fut réintégré dans la Chambre des pairs, en 1819. Après 1830, il fut ambassadeur en Belgique.

Beilicard (Jérôme-Charles), né à Paris, 1726- 1786, architecte et graveur, a publié pour la première fois les Antiquités d'Herculanum, avec gravures.

Bellièvre (Pomponne de), né à Lyon, 1529- 1607, ambassadeur de Charles IX en Suisse et en Pologne, surintendant des finances, 1575, puis disgracié , négocia la paix de Vervins sous Henri IV, et fut chancelier en 1599. — Nicolas de Beilièvre, l'un de ses neveux, 1583-1650, président du parlement de Paris, adressa de sévères remontrances à Louis XIII, lorsqu'il voulut prendre place parmi les juges de La Valette.

Belligué, bourg du canton de Varades, arr. d'Ancenis (Loire-Inférieure) , 2,281 hab.

Beilin (JACQUES-NicoLAs),ingéuieur géographe de la marine, né à Paris, 1/03-1772, a surtout publié le Neptune français et l'Hydrographie française, in-fol.

Beilini (Jacques), peintre de l'école vénitienne, mort'en 1470. — Beilini (Gentile) 1421-

1501, son fils aîné, eut une grande réputation et fut envoyé par Venise à Mahomet II, pour faire son portrait. — Beilini (Jean), son frère, 1426- 1516, travailla constamment avec lui, lui fut bien supérieur, et a formé des élèves, comme le Giorgion, le Titien. C'est, dit-on, l'un des plus grands peintres de l'Italie.

Beilini (Laurent), né à Florence, 1643-1704, médecin et professeur d'anatomie à Pise et à Florence, a laissé des ouvrages estimés (2 vol. in-4°), et fait des découvertes anatomiques (les tubes de Beilini).

Beilini (Vincent), né à Catane, 1802-1835, compositeur célèbre, eut d'abord peu de succès, mais réussit avec les opéras d'Ismene, Bianco e Fernando, 1826. Parmi ses œuvres applaudies on remarque // Pirata, 1827, la Straniera, 1829, la Sonnambula et la Norma. 1831, / Puritani. Il a excellé par la mélodie, il parle à l'âme.

Beilinzona, l'un des 3 ch.-l. du canton du Tessin (Suisse), sur le Tessin, à 8 kil. N. du lac Majeur. Comm. de transit assez actif ; filât, de soie; 2,000 hab.

Beiimann ( Charles - Michel ) , né à Stockholm, 1741-1795, a composé des poésies religieuses et des chansons populaires, qui lui ont valu le surnom d'Anacréon suédois.

Beiione, déesse de la guerre chez les Romains, sœur, femme ou fille de Mars.

Beiiori (Jean-Pierre), né à Rome, 1615-1696, bibliothécaire de Christine de Suède, antiquaire, a composé beaucoup d'ouvrages estimablee, mais un peu superficiels.

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