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Bel lot (Joseph-René), né à Paris, 1826-4853, officier de marine, fit partie d'une expédition envoyée par lady Franklin à la recherche de son mari, 1851, et "périt par accident dans un second voyage. On a publié son Journal.

Beiiou.en.Houime, bourg du canton de Messei, arr. de Domfront (Orne) ; 2,208 hab.

Beiiovaci, peuple gaulois de la Belgique IIe ; capit. Beiiovaci ou Cœsaromagus, auj. Beauvais.

ïieiiovèse, chef gaulois, neveu d'Ambigat, roi des Bituriges, conduisit une armée en Italie, vers 587 av. J.-C. et fonda Mediolanum.

Beiioy (Pierre de), né à Montauban, vers 1540, jurisconsulte et magistrat, se dédara dans ses écrits, surtout dans VApologie catholique, contre les Guises et pour Henri IV.

Beiioj (Jean-Baptiste de), né près de Senlis 1709-1808, évoque de Glandèves, puis de Marseille, 1756, fut charitable et tolérant. Il facilita les négociations du Concordat, fut nommé archevêque de Paris, 1802, et cardinal, 1803.

Beiioy (Pierre-Laurent Buyrette de), né à Saint-Flour, 1727-1775, fut comédien, puis composa des tragédies, qui ont du mouvement, de la noblesse, sur des sujets nationaux : Gaston et Bayard, Gabrielle de Vergy, le Siège de Calais, 1765, qui eut un grand succès.

Beiiozaune, village près de Gournay (Seine- Inférieure), a possédé une célèbre abbaye de Prémontrés.

Beii-Rock, banc de rochers, surmonté d'un beau phare, près de l'emboiic. du Tay (Ecosse). Beilune, ch.-l. de la prov. de ce nom, a 70 kil. N. de Venise. (Italie). Evèché. Filât, de soie; 13,000 hab.— La province de Beilune a 3,291 kil. carrés et 175,000 hab.

Beilune (DUC de). V. VlCTOR PERRIN.

Beimont, ch.-l. de canton de l'air, de Saint- Affrique (Aveyron), 1,522 hab.

BeimontvCh.-l. de canton de l'arr. de Roanne (Loire) ; 3,722 hab.

Beimonte, bourg de la Calabre citérieure (Italie); 4,500 hab.

Beimonte, v. de la prov. de Bahia (Brésil), à l'embouc. du Beimonte, riv. de 120 kil.

Belo OU Bielo-Ozero, lac du gOUV. de Nov-

gorod (Russie), a 120 kil. de tour.

Beion (Pierre), né à la Soulletière (Maine), 1517-1564 , naturaliste , parcourut l'Europe et l'Orient, et fut véritablement l'un des fondateurs de l'histoire naturelle en France. Il a écrit : Observations de plusieurs singularitez... trouvées en Grèce, Asie, etc.; Hist. naturelle des estranges poissons marins ; Hist. de la nature des oyseaux; etc.

Béioutchistan (anc. Gédrosie), pays de l'Asie, situé au S.-E. du plateau de l'Iran, entre l'Afghanistan et la mer d'Oman. Il y a dans les montagnes quelques vallées fertiles et assez bien cultivées. Il tire son nom des Balouches, qui habitent les hautes terres ; les chefs des différentes tribus, appelés Serdars , sont presque indépendants; le plus puissant paraît être celui de Kélat. La superficie est de 350,000 kil. carrés ; la population, de 2 millions, la plupart musulmans sunnites. [naudary (Aude); 2.199 hab.]

Beipech, ch.-l. de canton de l'arr. de Castel-J

Beiper, v. du comté et à 15 kil. N. de Derbv (Angleterre), sur le Derwent; 12,000 hab.

Beiphégor, dieu des Ammonites, des Madianites, des Moabites.

Belsunce de Castel-Moron (HeNRI-FrAN-

çois-Xavier de), né au château de la Force en Périgord, 1671-1755, évêque de Marseille, 1709, se signala par son zèle pendant la peste de 1720- 1721 ; mais se prononça avec force contre les jansénistes. On a de lui l'Antiquité de l'Eglise de Marseille et la succession de ses évëques, 3 vol. in-4o.

Belsunce (Comte), major d'infanterie, en gar-

nison à Caen, fut massacré dans une émeute populaire, en 1790.

Beit, c'est-à-dire ceinture, nom de deux détroits, qui unissent la mer Baltique au Kattégat. Le Grand-Belt, entre Seeland et Fionie. a de 16 à 30 kil. de largeur; il est encombré de basfonds. — Le Petit-Belt, entre Fionie et le Jutland, large de 650 m., a des courants rapides, qui rendent la navigation dangereuse.

Bélus, roi d'Assvrie, aurait, dit-on, vécu 2,000 ans av. J.-C.

Belvédère, bourg de la Calabre citérieure (Italie). Comm. de raisins secs; 5,000 hab.

Belver, bourg de la prov. de Lerida (Espagne), sur la Sègre.

Belv-ès, ch.-l. de canton de l'arr. et à 20 kil. S.-O. de Sarlat (Dordogne), sur la Dordogne; 2,277 hab. ' [bihan); 2.650 hab.]

Beiz, ch.-l. de canton de l'arr. deLorient(Mor-J

Beizébuth, c'est-à-dire dieu mouche, divinité des Syriens, adorée surtout à Ascalon.

Beizoni (Jean-Baptiste), né à Padoue, 1778- 1823, après une vie très agitée, voyagea en Egypte, gagna la bienveillance de Méhémet-Ali, parvint a se faire ouvrir des pyramides, des tombeaux des rois, et a envoyé 'plusieurs antiquités en Europe. La relation" de ses voyages fut bien accueillie, 1820.

Bem (Joseph), né à Tarnow en Gallicie, 1795- 1850, servit dans l'armée française en 1812, puis dans l'armée polonaise. En 1831, il commanda en chef toute l'artillerie, puis se réfugia en France. En 1848, il offrit ses services aux Hongrois soulevés, fut nommé général, mais fut accablé par les Russes et les Autrichiens. Réfugié en Turquie, il se fit musulman et fut nommé pacha.

Bembo (BoNIFAZIO et GlOVANNI-FRANCESCO),

peintres crémonais, frères, vivaient à la fin du xve s.

Bembo (Pierre), né à Venise, 1470-1547, fils d'un sénateur, fut l'un des latinistes les plus célèbres de son temps. Secrétaire intime de Léon X, riche, honoré, il devint historiographe de Venise et garde de la bibliothèque de Saint- Marc. Il fut évêque, puis cardinal, 1539. Dans ses Œuvres (4 vol. in-fol.), on remarque une Histoire de Venise en latin, des Dialogues, des Bime, des Lettres.

Beniniei (Charles-Sébastien), paysagiste allemand, né à Bamberg, 1743-1796.

Bemmei (Guillaume Van), paysagiste hollandais, né à Utrecht, 1630-1708.

Bemmei (Jean-George), peintre d'animaux, né à Nuremberg, 1669-1723.

Bemmei (Pierre de), paysagiste, frère du précédent, né à Nuremberg, 1685-1754.

Benacus îacus, anc. nom du lac de Garde.

Ben-Adad OU Ben.Hadad, nom de 3 rois

de Damas; le 1" secourut Asa, roi de Juda contre Baasa, roi d'Israël ; — le 2e battit Achab et Joram, rois d'Israël ; — le 3e fut vaincu par Joas, roi de Juda. Ils vivaient de 950 a 836 av. J.-C.

Ben - Lomond , beau sommet des monts Grampians. au S.-O., dans le comté de Stirling (Ecosse); 1,065 m. de hauteur.

Benoiacdhu, l'un des plus hauts sommets de la Grande-Bretagne (1,454 m.), au centre des Highlands. [m .), comté d'Inverness (Ecosse).]

Ben.Xevis, sommet des Grampians (1,467J

Benaicazar (Sébastien de), aventurier espagnol, né en Estrémadure, mort vers 1550, aida Pizarre, s'empara de Quito, fonda Guayaquil et mourut disgracié.

Bénarès, v. de la prov. de ce nom, dans la vice-présidence des provinces du Nord-Ouest (Hindoustan), à 650 kil. N.-O. de Calcutta, sur la rive gauche du Gange. Ville sacrée et savante des Hindous, célèbre par ses temples, ses prê-

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très, ses écoles. Soieries, gazes, mousselines, brocarts; comm. de diamants; 207,000 hab.

Benaschi (Giova:oïi-Battista), peintre, né à, Turin, 4636-1690, eut un coloris souvent brillant.

Bencouien, v. de la côte O. de Sumatra, dans un climat malsain, aux Hollandais. Comm. de sucre, café, poivre et bois ; 10,000 hab.

Bender, v. de la Bessarabie (Russie), sur le Dniester, à 56 kil. S.-E. de Kichenev. Forges, papeteries ; comm. important; 27,000 hab.

Bender. Abassi. V. GOUMROCM.

Bender - Bouchehr OU Bender - Abou-

Chéher, port du Farsistan (Perse), sur le golfe Persique, entrepôt du commerce avec l'Inde, dans un climat malsain ; 15,000 hab.

Bene, Augusta Vagiennorum, v. de la prov. de Coni (Italie) ; 6,000 hab.

Benedetto da .îiajano, sculpteur et architecte de Florence, 1444-1498, a laissé dans cette ville beaucoup d'œuvres remarquables.

Benedetto da Rovezzano, sculpteur et

architecte, né près de Florence, 1480-1550.

Bénédictins (Ordre des). Il fut fondé, vers 529, par saint Benoît de Nursia, au mont Cassin en Italie. La règle intelligente se répandit bientôt dans tout l'Occident, et les Bénédictins rendirent de grands services, en cultivant les terres et par leurs éludes. L'ordre eut plusieurs fois besoin de réformes, et des ordres nouveaux en sortirent. Il a fourni à l'Eglise beaucoup de saints canonisés, 24 papes, 200 cardinaux, etc., etc. Les Bénédictins, surtout ceux de Saint-Maure, ont fait d'immenses travaux de saine érudition ; ils ont dirigé des écoles célèbres. Supprimés en France, 1790, ils ont été rétablis, 1837, dans l'ancien prieuré de Solesmes, et, depuis 1833, sont rentrés en possession de l'abbaye de Ligugé. — Il y avait aussi de nombreux couvents de Bénédictines. [Fontenay (Vendée); 2,606 hab.] Benêt, bourg du canton de Maillezais, arr. dej Bénévent, ch.-l. de la prov. de ce nom (Italie), à 200 kil. S.-E. de Rome, avec une mauvaise citadelle. Archevêché, belle cathédrale ; anc. capit. d'un duché lombard; 22,000 hab. — La prov. a 1,782 kil. carres et 232,000 hab.

Bénévent.l'Abbaye, Ch.-l. de Canton de

l'arr. de Bourganeuf (Creuse); 1,795 hab.

Benfeid, v. de la Basse-Alsace, à 18 kil. N.-E. de Schelestadt, sur 1T11. Filatures, tuileries, tabac; 2,700 hab.

Bengale (Présidence du), l'une des grandes divisions de l'Inde anglaise, au N.-E., comprend les prov. dites inférieures, Bengale, Behar , Orissa, Assam; puis l'Indo-Chine anglaise. La capit. est Calcutta.

Bengale (Prov. du) ; elle s'étend du Boutan au golfe du Bengale, du Brahmapoutra à l'E. jusqu'aux prov. de Behar et de Gondawana a l'O. Très marécageuse sur les côtes, principal, dans le Sunderband, elle est fertile en riz, froment, sucre, coton, indigo, opium, poivre, etc. Le ch.-l. est Calcutta. Les Anglais s'en emparèrent définivement en 1765.

Bengale '(Golfe du), Gangeticus sinus, formé par l'Océan Indien entre l'Hindoustan et l'Indo- Chine. Large de 1,900 kil., profond de 1,600, il renferme Ceylan, les îles Andaman, Nicobar, Mergui, etc. Il reçoit le Cavéry, la Kistna, le Godavéry, le Mahanady, le Gange, le Brahmapoutra, Tlraouaddy, le Salouen, etc.

Benghazy, Bérénice, ch.-l. du pays de Barkah (Tripoli), port sur le golfe de la Sidre. Comm. avec Malte; 5,000 hab.

Bengueia, contrée du Congo, appartenant aux Portugais ; la côte est basse et malsaine ; l'intérieur,' peu connu, a une végétation splendide et nourrit beaucoup d'animaux sauvages.

Bengnela (Saint-Philippe-de), capit. des

possessions portugaises, a près de la mer une baie commode et sûre; 4,000 hab.

Béni ou Paro, riv. de l'Amérique du Sud, vient de la Bolivie, et se jette par la rive gauche dans la Madeira. V. Suppl.

Benicario, v. de la prov. et à 70 kil. N.-E. de Castellon-de-la-Plana (Espagne) ; port, comm. de vins ; 7,000 hab.

Bénigne (Saint), disciple de saint Polycarpe, apôtre de la Bourgogne, martyrisé à Dijon, 179. Fête, le 1er nov.

Bénin (Roy. de), Etat de la Guinée, sur le golfe de Bénin, à l'E. du Dahomey. Le sol est fertile, mais le climat malsain. — Bénin, à 130 kil. de la mer, sur un des bras du Niger, est une ville assez considérable.

Bénin d'Azi (Saint-), ch.-l. de canton de

l'arr. de devers (Nièvre); 1,914 hab.

Benincori (Ange-Marie), né à Brescia, 1770- 1821, compositeur, élève de Rolla et de Cimarosa, a moins réussi au théâtre que dans ses quatuors.

Benionvski (MâURICE-AuGCSTE de), né à Ver-

bova (Hongrie), 1741-1786, connu par ses aventures en Pologne, en Sibérie, en France, où on le chargea de fonder un établissement à Madagascar, puis en Angleterre et aux Etats-Unis. Il fut tué en combattant les Français à Madagascar; il a écrit ses Voyages et Mémoires.

Benisoueyf, v. de la Moyenne-Egypte, à 90 kil. S. du Kaire, sur la rive gauche du Nil. Cotonnades; comm. actif; 6,000 hab.

Benjamin, le 12e des fils de Jacob, né de Rachel, près de Bethléem, fut aimé tendrement par son père.

Benjamin (Tribu de), l'une des 12 tribus d'Israël, le long du Jourdain inférieur. Elle fit partie du roy. de Juda. V. princ. : Béthel, Jéricho, Jérusalem, Maspha, Gabaon, etc.

Benjamin (Saint), diacre, prêcha l'Evangile en Perse, et fut mis à mort, 424. Fête, le 31 mars.

Benjamin de Tudèle, rabbin espagnol

du XIIe s., voyagea en Europe et dans l'Orient. On a de lui une relation curieuse de ses vovages de 1160 à 1173.

Benkendorf (ALEXANDRE), né en Eslhonie,

1784-1844, général russe, fut dévoué à Nicolas 1er. qui le combla d'honneurs ; — son frère, Constantin, général de division, en 1814, mourut dans la campagne de Perse contre les Turks. — La princesse de Lieven était leur sœur.

Bennet (HENRI), Comte dArlington, né à

Arlington (Middlesex), 1618-1685, secrétaire d'Etat sous Charles II d'Angleterre, fit partie du ministère de la Cabal, 1670, puis perdit la faveur du roi.

Benningsen (LEVIN - AUGUSTE - THÉOPHILE ,

comte), né a Brunswick, 1745-1826, général russe, combattit les Turks, les Polonais, les Persans sous Catherine II; fut l'un des meurtriers de Paul 1er; et, sous Alexandre, commanda l'armée à Eylau. En 1812, il se distingua à la Moskova; il dirigea l'armée de Pologne, contribua au succès de Leipzig, puis dirigea l'armée de Bessarabie. Il a écrit des Mémoires sur sa vie.

Benoist, trouvère anglo-normand du xn« s., a écrit en vers l'Histoire des ducs de Normandie. On l'a confondu avec Benoît de Sainte-Maure, auteur du Boman de Troie, en 3U,000 vers ; — et avec Benoist, abbé de Péterborough, qui a écrit une Vie de Thomas Becket et une Hist. de Henri II et de Richard /er.

Benoist (Pierre-Vincent), né à Angers, 1758- 1834, fut sous la Restauration député, conseiller d'Etat, directeur général des contributions indirectes, membre du conseil privé. — Sa femme Marie- Guilhelmine Leroux.Delaville, née à Paris, 1767-1826, l'Emilie de Demoustier, a laissé des tableaux estimés.

Benoiston de Châteauneuf (LOUIS-FRAN-

çois), né a Paris, 1776-1856, a écrit de nombreux ouvrages, Guerres des Sarrasins dans les Gaules, Essai sur les poètes français aux xne, xine et xiv« s.: il a été surtout économiste et statisticien.

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BEN

Benoît (Saint-), port de la côte S.-E. de la Réunion, à 40 kil S.-E. de Saint-Denis ; 11,000 hab. Benoit (Saint >, né a Xursia en Ombrie, 480- 543, se retira dans une grotte de Subiaco, et, malgré lui, attira un grand concours de fidèles, qui voulurent vivre sous sa discipline intelligente. Persécuté, il se réfugia sur le mont Cassin, et y fonda le premier couvent des Bénédictins sur les débris d'un temple d'Apollon, 520. Sa Règle a été publiée. Fête, le 21 mars.

Benoit dAniaue (Saint), né dans le Languedoc, 750-8-21, fils d'un comte de Maguelonne, échanson de Charlemagne, se fit ermite près d:Aniane, 774. Il entreprit la réforme des Bénédictins, fut chargé par Louis le Débonnaire d'inspecter tous les monastères, et fut le principal auteur des canons du concile d'Aix-la- Chapelle, 817. On a de lui : Codex Regularum; Concordantia Regularum; etc.

Benoit i, pape, romain d'origine, 574-578. Benoit il, pape, né à Rome, 684-685.

Benoit ni, pape, né à Rome, 855-858, lutta contre l'antipape Anastase que soutenaient Lothaire et Louis le Germanique.

Benoît iv, pape, né à Rome, 900-903.

Benoit v, pape, 964-965. Romain, fut pris par Otton le Grand et envoyé a Hambourg.

Benoit vi, pape, 972-974, fut étranglé par Cencius dans le château Saint-Ange.

Benoit vu, pape, 975-9S4.

Benoit vin, pape, 1012-4024, fut soutenu par l'empereur Henri II, combattit les Sarrasins et les Grecs d'Italie.

Benoit ix, pape, 1033-1054, fils d'Albéric, comte de Tusculum, nommé pape à 12 ans, soutenu par Conrad II, fut chassé par les Romains, vendit la tiare à Jean XX, la reprit par force, ; puis, touché de repentir, prit l'habit de moine. Benoit x, antipape. 1058-1059, nommé par une faction, fut forcé de se soumettre a Nicolas IL Benoit xi (Nicolas Boccasint), pape, né à Trévise, 1303-1304, successeur de Boniface VIII, ne voulut pas pardonner à Nogaret et à Sciarra Colonna. Il fut, dit-on. empoisonné.

Benoit XII (JACQUES DE NûVELLLS), T>ape,

1334-1342, fils d'un boulange, de Save'rdun (comté de Foix), évêque de Pamiers, de Mirepoix, nommé cardinal par son oncle, Jean XXII, fut forcé de rester à Avignon et de subir les exigences de Philippe VI. Il voulut vainement réformer les abus, mettre fin au schisme d'Orient, et fut en lutte avec l'empereur Louis V.

Benoit (Pierre de Lunà), antipape, né en Aragon, 1334-1424. élu pape, en 1394, par les cardinaux d'Avignon, eut pour rival Boniface IX, nommé par ceux de Rome. Il résista à toutes les menaces, aux armes des princes, a l'abandon des cardinaux, à la déposition prononcée par les conciles dePise et de Constance. AlfonseV d'Aragon lui donna asile dans le royaume de Valence.

Benoit XIII (PIERRE-FRANÇOIS Orsini), pape, né à Gravina, dans le roy. de Naples, dominicain, cardinal, archevêque de Bénévent, pape de 1724 à 1730. se déclara pour la bulle Cnigenitus et pour la légende de Grégoire VII.

Benoit XIV (PROSPER Lambertini), pape,

né à Bologne, prélat éclairé, cultivant les lettres et les arts, tolérant et juste, fut d'abord évêque d'Ancône, cardinal, 1728, archevêque de Bologne, 1731 ; puis fut pape de 1740 à 1758. Il fut estimé de tous les souverains, abolit l'inquisition en Toscane, poursuivit les superstitions et s'efforça de pacifier les esprits. Il gouverna avec sagesse et intelligence. Ses nombreux écrits forment 15 vol. in-fol.

Benoit (Eue), né à Paris, 1640-1728, théologien protestant, a écrit : Hist. de l'édit de Aantes; Hist. et apologie de la retraite des pasteurs, à cause de la persécution, etc.

Benoit (René), né à Savenières, près d'An-

gers, 1521-1608, curé de Saint-Eustache, se rendit célèbre pendant la Lmue. Il contribua a la conversion de Henri IV, fut nommé par lui à l'évêché de Troyes, mais ne put obtenir les bulles du pape.

Beuouviiie (Louis-François), né à Paris, 1821-1859, élève de Picot, grand prix de Rome' fut arrêté au milieu de ses succès par une mort prématurée.

Benozzo Gozzoli, peintre italien de la première moitié du xve s., a laissé des œuvres remarquables à Florence, à Rome, a Pise.

Benserade (ISAAC de), né à Paris. 1613-1691,

poète, se fit connaître par ses vers galants et spirituels plus que par ses tragédies, bientôt oubliées. Bel esprit, protégé par Bichelieu et par Mazarin, il composa les vers des ballets de la Cour pendant plus de 20 ans ; son fameux sonnet sur Job partagea la Cour, la ville et la province avec celui de "Voiture sur la princesse Uranie. Il mit en rondeaux les Métamoi-phoses d'Ovide. Il fut de l'Académie française en 1674. Ses Œuvres forment 2 vol. in-12.

Bentaboiie (Pierre), avocat, montagnard à la Convention, puis thermidorieu décidé, mourut en. 1798.

Bentham (Jérémie), né à Londres, 1747-1832. consacra sa vie à poursuivre la réforme des abu» ; il regarde l'intérêt comme le seul mobile de nos actions, et son école a été nommée utilitaire. Partisan éclairé de la Révolution française, il reçut de la Convention le titre de citoyen français. Parmi ses ouvrages on cite : Défense de l'usure; Panopticon ou Maison d'inspection; Code constitutionnel; Théorie des peines et des récompenses ; Traité de législation civile et pénale, etc. Ses Œuvres forment 3 grands vol.in-8<>. Bentheim, v. du Hanovre (Prusse), à 60 kil. N.-O. d'Osnabruck. Près de là eaux sulfureuses; ch.-l. de l'anc. comté de Bentheim, Etat d'Empire. Bentinck (John-William), né dans l'Over- Yssel (Provinces-Unies), 1648-1709, ami d'enfance de Guillaume III, fut créé comte de Portland, après la révolution de 1688, pair d'Angleterre, ambassadeur en France, etc.

Bentinck (William-Henri-Cavendish). duc de Portland, son arrière-petit-fils, né à Oxford, 1738-1809, fit une opposition active à la chambre des lords, depuis 1762, accepta le gouvernement de l'Irlande en 1771, fut ministre en 1783. Effrayé des violences de la Révolution française, il quitta le parti whig, et fut presque toujours dans le ministère depuis 1794. On lui a attribué les Lettres de Junius.

Bentinck ( WILLIAM - CHARLES - CAVENDISH ) ,

2e fils du précédent, 1774-1839, fut gouverneur de Madras, commanda les Anglais en Sicile , et, malgré la reine Caroline de Naples, lui donna une constitution libérale, 1812. Il fut plus tard ambassadeur à Rome , puis .gouverna l'Inde, 1827-1S33; son administration fut signalée par de sages réformes.

Bentinck | GeORGE-FrÉDÉRIC-CaVENDISH), SOn

fils cadet, 1802-1848, membre des Communes en 1827, abandonna les whigs modérés, lors des réformes de Robert Peel, et fut l'agent le plus actif du parti protectionniste ; il fut vaincu dans la lutte, mais contribua à la chute du cabinet de Robert Peel, puis lutta énergiquement contre John Russell. Il mourut d'un coup de sang.

Bentivoglio, famille bolonaise, qui prétendait descendre d'Enzio, fils naturel de Frédéric IL Maîtres de Bologne, à la fin du xive s., ils furent dépossédés par Jules II, en 1512. *

BentiToglio (Gui), né à Ferrare, 1579-1644, fut cardinal, nonce en France et eut la confiance de Louis XIII. Dans ses Œuvres (5 vol. in 8») on remarque : Hist. des guerres civiles de Flandre, Lettres, Mémoires, etc.

Bentkowski (Félix), littérateur polonais,

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4781-1852, auteur d'une Histoire de la littérature polonaise.

Bentley (Richard), philologue anglais, né à Oulton (Yorkshire), 4662-1742, professeur à Cambridge, acquit une grande réputation dans le monde lettré ; il a donné de bonnes éditions, accompagnées de remarques critiques.

Beuvenuti (Pietro), peintre, né à Arezzo, 1769-48-44, a mérité une grande réputation par les œuvres dont il a embelli la Toscane.

Benvennto (Giovanni-Battista), peintre de l'Ecole de Ferrare, 4480-4525, surnommé VOrtolano.

Benvenuto Cellini. V. CELLINI.

Bénj'.iîocage (Le), cli.-l. de canton de l'arr. de Vire (Calvados) ; 864 hab.

Béotie, contrée de l'anc. Grèce centrale, était comme environnée de montagnes, Parnès, Cithéron, Hélicon, Libethrius, Ptous, etc. Elle était arrosée par l'Asopus, le Cephissus tributaire du lac Copaïs, les ruisseaux d'Hippocrène et d'Aganippe. Le pays était fertile, mais exposé à des brouillards épais et malsains ; aussi les Athéniens prétendaient-ils que les habitants étaient lourds et pesants . Les princ. villes étaient Thèbes, Thespies, Platée, Leuctres, Tanagre, Oropus, Delium, Aulis, Ascra, Oncheste, Haliarte, Coronée, Chéronée, Orchomène, Anthédon. La Béotie forme auj. avec l'Attique .une nomarchie du roy. de Grèce.

Bérain (Saint.), bourg à 22 kil. de Chàlon (Saône-et-Loire). Verrerie, houillère.

Déranger (jEAN-PlERRE de), 1780-4857, fils

d'un tailleur, imprimeur, s'essaya dans les genres les plus divers, puis protégé par Lucien Bonaparte, par Arnault, fut commis expéditionnaire dans les bureaux de l'Université, 4809. Il publia son premier recueil de chansons joyeuses, en 4815, et quelques satires légèrement politiques. Sous la Restauration, il devint le poète populaire du parti libéral ; il fut condamné à trois mois de prison en 1821 ; en 4828, il fut condamné à neuf mois de prison et 40,000 francs d'amende, malgré la plaidoierie de Dupin. En 1830, il refusa le pouvoir et la fortune ; il publia son dernier recueil en 1833. Il vécut presque toujours dans la retraite; nommé représentant du département de la Seine, en 4848, il donna sa démission dès le 8 mai. Il resta pauvre et voulut rester pauvre. Ses chansons ont été diversement jugées, mais elles ont joui longtemps d'une popularité incontestée, et il est difficile de nier les véritables mérites de beaucoup d'entre elles. Ses Œuvres posthumes se composent de 2 vol. : Ma Biographie et dernières chansons ; sa Correspondance a été publiée par M. Boiteau, 4 vol. in 8°.

Bérar, prov. de la présidence de Bengale (Hindoustan), des sources de la Nerbuddah et du Tapty aux Ghattes orientales ; le N. s'appelle Gondawana. L'Etat mahratte de Bérar a été définitiv. réuni par les Anglais en 4854.

Bérard (A*jguste-Simois"-Louis), né à Paris, 4783-4859, maître des requêtes de 4844 à 4820, s'occupa d'industrie et de banque ; fut député libéral en 4827, joua un rôle important dans la Révolution de 4830 et dans la révision de la Charte, fut nommé directeur général des ponts et chaussées et conseiller d'Etat. Il donna bientôt sa démission et fut, en 4839, receveur général des finances du Cher.

Bérard (Joseph-Frédéric) , médecin , né à Montpellier, 4789-4828, professeur d'hygiène à Montpellier, a publié une Hist. des doctrines de l'Ecole de Montpellier, etc.

Bérard (Augdste), chirurgien, né à Varrains, près Saumur, 4802-4846, professeur à la Faculté de Paris, membre de l'Académie de médecine, a laissé plusieurs ouvrages remarquables.

Bérard (Pierre-Honoré), médecin, né à Lich-

tenberg (Bas-Rhin), 4797-4858, frère aîné du précédent, professeur de physiologie à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine, etc., a surtout écrit un Cours de physiologie, 4 vol. in-8».

Bérardier (Denis), né à Quimper, 4729-4794, devint grand-maître du collège Louis-le-Grand, siégea a l'Assemblée constituante, refusa l'évêché de Quimper et fut protégé pendant la Terreur par Robespierre et Cam. Desmoulins, ses anciens élèves.

Bérat, v. de l'Albanie (Turquie), à 440 kil. N.-O. de Janina, sur l'Ergent. Forte citadelle ; 9,000 hab.

Béraud ( ANTOINE-NlCOLAS, dit Antony.), né

à Aurillac, 4792-1860, officier jusqu'en 4845, littérateur, journaliste, chansonnier, directeur do théâtres et de la prison de Belle-Isle, a écrit des drames, des comédies, des mémoires pour servir à YHist. de Napoléon et des Cent-Jours, un Dictionnaire historique de Paris, etc.

Béraud (Laurent), né à Lyon, 1703-1777, jésuite, professeur de mathématiques, directeur de l'observatoire de Lyon, a écrit plusieurs ouvrages de physique.

Béraud-Bercastel ( ANTOINE-HENRI ), né à

Briey (Moselle), 1721-1794, jésuite, a surtout écrit une Histoire de l'Eglise, en 24 vol. in-12.

Beraun, ch.-l. de cercle en Bohême, sur la Beraun, à 25 kil. S.-O. de Prague ; 3,000 hab.

Berbérah, excellent port sur le golfe d'Aden, dans le pays des Danakils ou Adels. Commerce actif.

Berbères, anc. race indigène de l'Afrique septent. Repoussés par les Arabes conquérants dans les parties les plus sauvages ou dans les oasis du Sahara, ils sont toujours restés distincts par leur physionomie, leur langue, leurs mœurs, leur organisation politique, qui est presque partout de forme démocratique ; ils ont seulement adopté l'Islamisme. Ils se partagent en plusieurs rameaux : les Amazirgues ou Sohelloks dans les montagnes du Maroc; les Kabyles ou Kabaïls (les tribus) dans la Grande, la Petite Kabylie de l'Algérie et aussi dans la Tunisie ; les Tibbous, dans le Sahara oriental ; les Touaregs, dans le Sahara central.

Berbice, fl. de la Guyane anglaise. Cours de 200 kil. — La prov. de ce nom a pour ch.-l. New-Amsterdam.

Berchoux (Joseph), né à Saint-Symphorien, près de Lyon, 1765-4839, juge de paix, royaliste, soldat, littérateur, se fit connaître parune'satire: Qui nous délivrera des Grecs et des Romains ? et surtout par le poème de la Gastronomie. Ses autres poèmes et satires eurent moins de succès.

Berck, bourg du canton et de l'arr. de Montreuil (Pas-de-Calais) ; 4,588 hab.

Bercy, anc. bourg au S.-E. de Paris, sur la rive droite de la Seine, annexé depuis 4860, Vaste entrepôt de vins, eaux-de-vie, huile et vinaigre,- grand comm. de bois et de toiles.

Berdiansk, v. du gouv. de Tauride (Russie), bon port sur la mer d'Azov. Export, de céréales et de laines; 21,000 hab.

Berditcbef OU Berdyczev, V. du gOUV. de

Kiev (Russie). Foires et pèlerinage célèbres; comm. actif ; 54,000 hab.

Bérenger 1er, roi d'Italie, en 889, petit-fils de Louis le Débonnaire par sa mère Gisèle, eut à combattre Gui de Spolète, Arnulf de Germanie. Louis, fils de Boson, roi de Bourgogne cisjurane, Rodolphe II, roi de la Bourgogne transjurane. Il défit les Sarrasins, en 945 et fut assassiné en 924.

Bérenger il, son petit-fils, soutenu par Otton Ier, se fit nommer roi d'Italie, en 950 ; mais peu après la princesse Adélaïde appela contre lui Otton, qui le déposa, et il mourut prisonnier à Bamberg en 966.

Bérenger de Tours, né à Tours, 998-4088, dis-

BER

BER

ciple de Fulbert de Chartres, théologien, fut condamné par plusieurs conciles à cause de ses opinions sur l'Eucharistie. Ses écrits, perdus pour la plupart, et les controverses qu'ils ont suscités, ont donné naissance à la scolastique.

Bérenger de la Tour, né à Aubenas, mort

en 1560, poète, a composé lourdement des vers sur des sujets légers.

Bérenger (Jacques), né à Carpi , près de Modène, au xvie s., professeur d'anatomie, fut l'un des premiers à disséquer des cadavres humains.

Bérenger (Jean-Pierre), né à Genève, 1740- 1807, polygraphe, a surtout écrit une Hist. de Genève, 6 vol. in-12.

Bérenger ( LAURENT-PIERRE) , né à Riez

(Basses-Alpes), 1749-1822, a publié la Morale en action, 1783.

Bérenger (Jean, comte), né près de Grenoble, 1767-1815, médecin, député aux Etats-généraux , aux Cinq-Cents, contribua au 18 brumaire et devint conseiller d'Etat, directeur général de la caisse d'amortissement.

Bérenger de la Drôme (Alphonse-Marie- Marcellin-Thomas), né à Valence, 1785-1866, avocat général en 1811, membre de la Chambre des Cent Jours, rentra à la Chambre des députés, 1827, fut conseiller à la cour de Cassation, 1831, et membre de l'Académie des Sciences morales, 1832. Pair de France, 1839, il présida, après 1848, la Haute Cour de justice à Bourges et à Versailles. On lui doit : De la justice criminelle en France, 1818; Système pénitentiaire,- De la Répression pénale; Œuvres de Barnave, etc.

Bérengère, fille de Raymond IV, comte de Barcelone, épouse d'Alfonse VIII de Castille,' 1128-1149, célèbre par sa beauté et son courage.

Bérengère, fille d'Alfonse IX de Castille, répudiée en 1209 par Alfonse IX de Léon, gouverna la Castille au nom de son frère, Henri I", lui succéda, 1217, remit la couronne à son fils Ferdinand, et mourut en 1224.

Bérénice, v. de l'anc. Arabie, sur le golfe Elanitique ; — V. de l'anc. Egypte, port florissant sur le golfe Arabique ; — V.'de l'anc. pays des Nobates, surnommée Pan-Chrysos, à cause de ses mines d'or ; — V. sur le dét. de Bab-el-Mandeb, surnommée Epi-Dires; — V. de l'anc. Cvrénaïque, auj. Benghazy; etc. [Soter.]

Bérénice, fille de Lagus, épouse de PtoléméeJ

Bérénice, épouse de son frère, Ptolémée Evergète, fut mise à mort par son fils, Ptolémée Philopator, 216 av. J.-C. Callimaque et Catulle ont chanté sa chevelure qu'elle avait consacrée à Vénus.

Bérénice, sa sœur, épouse d'Antiochus Théos. roi de Syrie, périt en 217 av. J.-C.

Bérénice, fille de Ptolémée IX, mise à mort par son cousin Alexandre, qu'elle avait épousée, 84 av. J.-C.

Bérénice, fille d'Agrippa 1er, roi de Judée, née vers 28, gagna la bienveillance de Vespasien et l'amour de Titus. Elle le suivit à Rome, mais ne put le décider à l'épouser.

Bereny (jrasz-), v. de Hongrie, à 45 kil. E. de Bude, dans le pays des Iazyges ; 10,000 hab.

Béresford (William Carr, vicomte), né en 4770, organisa l'armée portugaise dans les guerres de la péninsule seconda Wellington dans ses campagnes de 1813, 1814; gouverna le Portugal, comme généralissime, mais fut forcé de retourner en Angleterre, où il fut nommé vicomte par George IV, 1823.

Bérésina, affl. de dr. du Dnieper, traverse un pays de marécages et de forêts, est navigable à Borisof et a 525 kil. de cours. Elle est célèbre par le passage de Charles XII en 1708, et par le désastre des Français, 26 novembre 1812.

Beresov, v. du gouv. de Perm (Russie). Riche mine d'or. — V. du gouv. de Tobolsk (Sibérie), sur le petit Obi. Cruel lieu d'exil.

Berg, anc. duché de l'emp. d'Allemagne, sur le Rhin, érigé par Wenceslas en 1389, appartint aux ducs de Clèves. En 1806, il fut cédé à Napoléon 1er, qUi en fit un grand-duché en faveur de Murât. Les traités de Vienne l'ont donné à la Prusse. Il forme les trois régences d'Arnsberg, de Dûsseldorf et de Cologne (en partie).

Berga, v. de la prov. et à 80 kil. N.-O. de Barcelone (Espagne) ; 8,000 hab.

Bergame, ch.-l. de Ta prov. de ce nom (Italie), à 40 kil. N.-E. de Milan, entre le Serio et le Bembro. Evêché, anc. cathédrale. Soieries, quincaillerie; comm. de grains, vins, huile, fers, draps. Ch.-l. du dép. du Serio sous Napoléon 1er; 40,000 hab. — La prov. de Bergame (anc. Lombardie) a 2,816 kil. carr. et 368,000 hab.

Bergara, v. du Guipuzcoa (Espagne), sur la Deva. Usine pour l'acier. Convention de 1839, qui mit alors fin a la guerre civile ; 7,000 hab.

Bergasse (Nicolas), né à Lyon, 1750-1832, avocat, fut surtout célèbre, 1787-1789, par les Mémoires qu'il publia en faveur de son client Kornmann et par sa plaidoierie. Député aux Etats-généraux, il donna bientôt sa démission, fut arrêté à cause de ses écrits et de ses protestations royalistes, fut rendu à la liberté sous le Directoire 'et devint conseiller d'Etat, en 1830. On lui doit plusieurs brochures politiques.

Bergedorf, territoire à l'E. de Hambourg, appartenant en commun à Hambourg et à Lûbeck. Il comprend Bergedorf et 4 villages; 13.000 hab.

Bergen, v. sur la côte N. de l'île de Rtigen (Prusse) ; 4,000 hab. ; — v. de la prov. de Hesse- Nassau (Prusse), à 4 kil. N.-E. de Francfort; victoire des Français, 1759; — village de la Hollande sept. (Pays-Bas), près d'Alkmaar; victoire des Français en 1799.

Bergen (Diocèse de), l'une des divisions de la Norvège, pays montagneux, aux côtes profondément échancrées, bordées d'îlots et d'écueils. Il comprend 2 bailliages : Nordre-Bergenhuus, ch.-l. Leganger,- et Sœndre-Bergenhuus, ch.-l. Bergen.

Bergen, sur le Waagefiord, port fortifié, place de commerce, exporte planches, goudron, poissons secs, et construit des navires; 38,000 hab.

Bergerac, ch.-l. d'arr. de la Dordogne, à 50 kil. S.-O. de Périgueux, sur la Dordogne. Commerce de grains, eaux-de-vie. vins blancs, truffes ; 15,039 hab.

Bergerac, (SAVINIEN Cyrano de), né au

château de Bergerac (Périgord), 1620-1655, brave soldat, duelliste effréné, a écrit une tragédie d'Agrippine et une comédie, le Pédant joué; puis, VHist. comique des Etats et empires de la lune; — du soleil.

Bergeron (Pierre), né à Paris, 1580-1637, voyageur et géographe, a publié un Traité de la 'navigation et différents ouvrages réunis sous le titre de Voyages faits principalement en Asie, dans les xne, xme, xive et xvc s., 2 vol. in-4°.

Bergheim, v. de l'Alsace, à 17 kil. N. de Colmar. Grosse quincaillerie, cotonnades ; 3,000 hab.

Berghem (Nicolas), né à Harlem, 1624-1683, eut une grande réputation bien méritée par ses paysages , ses batailles , ses tableaux d'histoire, etc.

Bergier (Nicolas), né à Reims, 1567-1623, archéologue savant, est surtout connu par son Histoire des grands chemins de l'empire romain, m-4<>.

Bergier (Nicolas-Sylvestre), né à Darnay (Lorraine), 1718-1790, théologien, chanoine de Notre-Dame de Paris, auteur des Eléments primitifs des langues, de VOrigine des dieux du paganisme, est surtout célèbre par ses ouvrages pour la défense du christianisme contre les philosophes : le Déisme réfuté par lui-même, Certitude des preuves du christianisme, Apologie

BER

BER

de la religion chrétienne, Examen du matérialisme, Traité de la vraie religion, Dictionnaire théologique, etc.

Bergler (Joseph), sculpteur et peintre, né dans le Tyrol, 1718-1788, statuaire de la eour d'Autriche.

Bergier (Joseph1), son fils, né à Saltzbourg, 1753-1829, peintre, directeur de l'Académie de Prague.

Bergmann (Tordehn-Olof), chimiste et naturaliste suédois, né dans la Westrogothie, 1735- 1784, professeur à Upsal , se distingua dans presque toutes les branches des sciences mathématiques, physiques et naturelles. Il a fait de nombreuses découvertes surtout en chimie, géologie, minéralogie ; on cite parmi ses nombreux mémoires et ouvrages : Description physique du globe terrestre; Discours sur la recherche de la vérité; Théorie des attractions électives ; Classification chimique des minéraux ; etc. etc.

Bergmùiier (Jean-George), né à Dirckheim (Bavière), 1687-1762, peintre et graveur, ainsi que son fils, Jean-Baptiste, 1724-1785.

Bergoeing (François), né à Saint-Macaire, 1755-4820, chirurgien, fut a la Convention du parti de la Gironde, parvint à se cacher, attaqua les Montagnards, après le 9 thermidor, puis, au Conseil des Cinq-Cents, les émigrés et les royalistes.

Berg.op.zooin, v. du Brabant (Pays-Bas), à 36 kil. S.-O. de Bréda, sur le Zoom," bras de l'Escaut. Ville très forte, prise par les Français que commandait Lowendal, en 1747 ; 9,000 hab.

Bergues-§aint.AVinoc,en flamand Berghen, en -1. de canton del'arr. et a 10 kil. S.-E. de Dunkerque (Nord), à la jonction de plusieurs canaux. Huiles, bonneterie ; conini. de grains et de bestiaux ; 5,384 hab.

icéringiieu (Jacques-Lodis, marquis de), né à Paris, 1651-1723, premier éeuyer de Louis XIV, protégea les arts et forma une belle collection de gravures.

iserington (Joseph), historien anglais, né dans le Shropshlre, 1760-1820 ou 1827, prêtre catholique, a écrit : Vie d'Abailard; Hist. de Henri II et de ses fils ; Hist. littéraire du moyen âge.

Berja, v. de la prov. et à 56 kil. O. d'Almeria (Espagne). Aux environs mines de plomb ; 9,ÛU0 hab.

Berkeley, v. du comté et à 24 kil. S.-O. de Gloucester (Angleterre), près delà Severn. Charbon et fromages ; 5,000 hab.

Berkeley (George), philosophe anglais, né à Kilkrin (Irlande), 1683-1753, précepteur, chapelain, doyen de Derry, évèque de Cloyne, a publié des ouvrages politiques, poétiques, philosophiques. Dans les Principes de la connaissance humaine et dans les Dialogues entre Hylas et Philonoiis, il a soutenu que l'existence du monde matériel n'est qu'une pure hypothèse, dont il est impossible de vérifier la légitimité.

Berkeny OU Bercheny ( LADISLAS-lGNACE

de Bercsény, comte de), magnat de Hongrie, né à Eperies, 1689-1778, servit la France et devint maréchal en 1758.

Berkkeyden (Job), peintre de portraits et de paysages, né à Harlem, 1628-1698 ; — son frère, Gérard, 1643-1693, a souvent peint les rues et les monuments de son pays.

Berkiey (Jean), royaliste anglais, serviteur de Charles Ier, élevé à la pairie par Charles II, a écrit des Mémoires sur les négociations de Charles l" avec Cromwell et l'armée parlementaire.

Berks, comté du centre de l'Angleterre, borné au N. et à l'E. par la Tamise. Le sol est fertile en céréales; au S.-E. est la forêt de Windsor. Le ch.-l. est Reading.

Bcriaimoutcli -1 de canton de l'arr. et à |2 kil.

N--0. d'Avesnes (Nord), sur la Sambre. Poteries; 2,685 hab.

Berlichingen (GOETZ OU GODEFROY DE), Sur-

nommé Main-de-Fer, né à Jaxthausen (Souabe), 1480-1562, l'un des plus curieux représentants de l'esprit féodal en Allemagne, a guerroyé une

Êartie de sa vie, puis a écrit son Histoire. œthe l'a immortalisé dans l'un de ses drames.

Berii*r (Théophile, comte), né à Dijon, 1761- 1844, membre et président de la Convention, membre du Comité de salut public, du Conseil des Cinq-Cents conseiller d'Etat après le 18 brumaire, contribua beaucoup à la rédaction des codes sous Napoléon. Banni en 1815, il rentra en France, 1830. On lui doit : Précis historique sur l'ancienne Gaule avant César et Guerre des Gaules.

Berlin, capitale de la Prusse, dans la prov de Brandebourg, sur la Sprée, au milieu d'une plaine sablonneuse, l'une des grandes et belles villes de l'Europe par sa population et ses monuments (Palais du roi, théâtres, églises, etc.;- Elle a une Université célèbre, de riches bibliothèques, de nombreux établissements scientifiques , littéraires et militaires, comme les Académies des sciences, des beaux-arts, l'observatoire. C'est une ville d'industrie : machines, outils, orfèvrerie, fontes artistiques en fer, draps, tapis, cotonnades, porcelaines, produits chimiques, etc. Il s'y tient de grands marchés de laines et son commerce est considérable; 1,122,000 hab.

Berlingas, petites îles, au N.-O. du cap Carvoeiro (Estrémadure portugaise).

Berlinghieri (ANDRÉ Vacca), chirurgien,

né à Pise, 1772-1826, a inventé beaucoup d'instruments de chirurgie et publié de nombreux mémoires.

Berlioz (Louis-Hector), né à la Côte-Saint- André (Isère), 1803-1869, compositeur, élève de Reicha et de Lesueur, se fit connaître par des messes et des symphonies, voulut tout peindre, tout exprimer par la musique et eut de grands succès, suivis d'échecs considérables. On lui doit symphonies, ouvertures, des opéras, Benvenuto Cellini, les Troyens ; la Damnation de Faust; l'Enfance du Christ, trilogie sacrée, etc. Critique musical, il a publié : Voyage musical en Allemagne et en Italie ; Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber ; Soirées de V orchestre ; les Grotesques de la Musique. Ses Mémoires ont paru en 1870.

Bermeo, v. de la Biscaye (Espagne), à 40 kil. N.-E. de Bilbao, près du golfe; 5,000 hab.

Bermude Ier, le Diacre, roi des Asturies, 788-791. — Bermude il, roi des Asturies et de Léon, 982-999, contribua beaucoup à la grande victoire de Calatanazor, 998. — Bermude III, roi des Asturies et de Léon, 1027-1037, tué dans une bataille contre les rois de Navarre et de Castille, fut le dernier descendant de Pelage.

Bermudes (Iles) OU Summer's Island, archipel de l'Atlantique, à 950 kil. E. de la côte de la Caroline du S. Ces îles ou îlots sont entourés de récifs , séparés par des canaux étroits, qui forment des ports magnifiques. L'eau manque, mais le climat est sain et la terre est fertile. Les princ. sont : Bermude, longue de 30 kil., avec la ea'pit., Hamilton ; Saint-George, Saint-David, Ireland, etc. C'est une station militaire importante des Anglais ; le commerce est actif, 15,000 hab.

Bermudez (Jean), médecin, voyageur portugais, vécut longtemps en Abyssinie au xvie s., et a écrit une Relation de ses voyages et de ses aventures.

Berna OU Bernard de Sienne , peintre

du xvie s., de l'Ecole siennoise, a laissé des fresques remarquables pour l'époque, à San- Gemiunano, a Arezzo, à Rome.

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Bernabei (Joseph-Hercule), compositeur de l'Ecole romaine, ne à Caprarola. mort en 1690 ; — son fils, Joseph-Hercule, 1659-1732, fut, comme lui, maître de chapelle de l'électeur de Bavière.

Bernadotte. V. CHARLES XIV.

Bernard (Grand-saint-), PentlinUS mOUS OU

Jovis nions, montagne des Alpes Pennines entre le Valais et le Piémont, haute de 3,371 m., traversée par la route de Martigny a Aoste. A 2,248 m., on trouve près d'un petit lac V hospice du Saint- Bernard, fondé en 982, pour secourir les vovageurs. Le passage le plus célèbre est celui de Bonaparte du 15 au 21 mai 1800.

Bernard (Petit-Saint-), montagne des Alpes

Grées, entre la Savoie et le val d'Aoste. Il y a également un hospice à 2,192 mètres.

Bernard, fils de Pépin, petit-fils de Charlemagne, roi d'Italie en 812, se révolta contre Louis le Débonnaire et fut forcé de se livrer. 11 eut les yeux crevés et mourut trois jours après, 818.

Bernard, duc de Septimanie et de Toulouse, tout-puissant auprès de Louis le Débonnaire et de l'impératrice Judith, fut mêlé à tous les troubles de cette époque, et plus tard fut mis à mort par l'ordre de Charles le Chauve, 844.

Bernard del Carpio, héros espagnol du

vine siècle, célèbre surtout dans les légendes nationales, qui le représentent allié aux niusulmans et aux Basques, pour dresser l'embuscade de Roncevaux.

Bernard de Menthon (SAIKT), lié près

d'Annecy, 923-1008, prêcha 40 ans l'Evangile aux pauvres et fonda deux hospices pour les voyageurs sur les sommets du Grand et du Petit- Saint-Bernard. Fête, le 15 juin.

Bernard (Saint), né au château de Fontaine, près de Dijon, 1091-1153, d'une noble famille', moine de Cîteaux, fonda bientôt l'abbaye de Clairvaux, dont la règle austère se répandit dans toute l'Europe. Ses vertus, sa science, son éloquence lui donnèrent une immense réputation. Il dirigea les conciles, combattit les novateurs, les hérétiques, les schismatiques, Abailard, Pierre de Bruys, Arnaud de Brescia, Gilbert de la Porée, etc. ; refusa tous les honneurs, toutes les dignités, mais gouverna véritablement l'Eglise. Il prêcha la deuxième croisade en France et en Allemagne. Ses nombreux ouvrages, lettres, sermons, traités, etc., forment 2 vol. in-fol. Il a été canonisé en 1174 et on l'honore le 20 août.

Bernard de Chartres, philosophe et théologien renommé du xne siècle.

Bernard de Ventadour, troubadour du

xne siècle, vécut à la cour d'Eléonore de Guyenne.

Bernard le Trésorier a raconté les Croisades, après Guillaume de Tyr, jusque vers 1275.

Bernard Ptolomei (Sa*INT) , né à Sienne,

1272-1348, fondateur de 1 ordre de Olivétains.

Bernard (Adrien-Antoine) , né à Saintes, 1750-1819, magistrat, membre de la Législative, de la Convention, fut juge sous l'Empire. Exilé, comme régicide, il se retira en Amérique.

Bernard (Catherine), femme de lettres, née à Rouen, 1662-1712, a composé des romans, des pièces légères, et deux tragédies, Léodamie, Brutus, 1691.

Bernard du Orail de la Vilette (CHARLES

de), né à Besançon, 1805-1850, est surtout connu par de nombreux romans d'une allure vive et dégagée, une Aventure de magistrat, la Femme de quarante ans, le ftœud gordien, Gerfaut, les Ailes d'Icare, la Peau du Lion, etc.

Bernard (Etienne), né à Dijon, 1553-1609, magistrat, député aux Etats de Blois, 1588, maire de Dijon, ligueur rallié à Henri IV, a écrit plusieurs opuscules, Discours et Avis.

Bernard (Claude), son fils, né à Dijon, 1588- 1640, appelé le Pauvre Prêtre, a consacré sa for-

tune et sa vie au soulagement des malheureux.

Bernard (Jacques), ne à Nyons, 1658-4718 protestant, étudia à Genève, se retira en Hollande et y composa beaucoup d'ouvrages : Recueil de traités de paix; Actes de la paix de Ryswyk; Lettres historiques, de 1692 à 1728, etc. etc.

Bernard (Jean-Frédéric), libraire d'Amsterdam, mort en 1752, a publié : Recueil de voyages au Aord; Cérémonies et coutumes religieuses' de tous les peuples; Superstitions anciennes et modernes; etc.

Bernard (Pierre-Joseph), né à Grenoble, 1710-1775, poète, connu sous le nom de Gentil Bernard, eut dé la réputation pour ses pièces légères et spirituelles, son opéra de Castor et Pollux et son Art d'aimer, trop vanté avant d'avoir paru.

Bernard, duc de Saxe-Weimar, né à Weimar, 1604-1639, l'un des plus illustres lieutenants de Gustave-Adolphe, acheva la victoire de Lutzen, 1632, mais fut vaincu à Nordiingen, 1634. A la tête d'une armée d'aventuriers, soutenu par les subsides de Richelieu, il battit plusieurs fois les Impériaux, conquit l'Alsace. Fribourg, Brisach, et mourut au typhus au milieu de ses succès.

Bernard (Thomas), philanthrope anglais, né à. Lincoln, 1750-1818, avocat, se voua au soulagement des classes souffrantes. Il a écrit -.Méditations de l'habitant des chaumières ; Spurinna ou Consolations pour la vieillesse ; etc.

Bernard (Simon), né à Dôle, 1779-1839, officier du génie, aide de camp de Napoléon Ier, exécuta de grands travaux pour les Etats-Unis, de 1815 à 1830; fut nommé par Louis-Philippe lieutenant général du génie, et ministre de la guerre, 1836.

Bernard (Salomon), né à Lyon, peintre et graveur sur bois du xvie s., élève de Jean Cousin.

Bernard (Samdel) , né à Paris, 1615-1687, peintre et graveur à l'eau-forte, élève de Vouet.

Bernard (Samdel), son fils, 1651-1739, financier, acquit une grande fortune, dont il fit un usage honorable.

Bernard (Pons-Joseph), né a Trans, près de Draguignan, 1748-1816, professeur chez les Oratoriens, fut un mathématicien et un astronome distingué. Il a laissé des mémoires intéressants sur les étangs, l'hydraulique, etc.

Bernardès (Diego), poète portugais, 1540-1596, auteur d'églogues élégantes.

Bernardin (Saint), né à Massa-Carrara. 1380- 1444, franciscain, réforma son ordre par la règle de l'Etroite observance. Ses Œuvres forment 5 vol. in-fol. Fête, le 20 mai.

Bernardino (Le), passage des Alpes Lépoil-

tiennes, dans les Grisons, a 2.191 m. ; route carrossable entre Coire et Bellinzona.

Bernardins, ordre suivant la règle de Saint- Benoît, fondé par Robert, abbé de Cîteaux, 1098, d'où leur nom de Cisterciens. Ils donnèrent naissance aux Feuillants.

Bernardines OU Clairettes, Congrégation

de femmes, fondée au xne s. par sainte Bourbelle, pour l'éducation des jeunes filles.

Bernauer (Agnès), fille d'un pauvre bourgeois d'Augsbourg, fut aimée par Albert de Bavière, qui l'épousa malgré son père Ernest. Celui-ci la fit jeter dans le Danube comme sorcière, 4435. [lens (Somme); 1,962 hab.l

Berna-ville, ch.-l. de canton de l'arr. ce Doul-J

Bernay, Bernacum, Ch.-l. d'arr. de l'Eure, à 40 kil. N.-O. d'Evreux, sur la Charentonne. Draps, serges, percales ; comm. de grains, cidre, cuirs, draps, fers, bestiaux; 989 hab.

Bernbourg, ch.-l. du duché d'Anhalt-Bernbourg, sur la Saale, à 32 kil. O. de Dessau ; 11,000 hab.

Berncastel, Tabernarum castellum, v. de la Prusse Rhénane, sur la Moselle, à 35 kil. S.-E. de Trêves. Bons vins; 2,500 hab.

Berne (Canton de), dans la Confédération

BER

BER

helvétique, allant de l'Alsace et de la France aux Alpes Bernoises, arrosé par l'Aar et ses affluents, renfermant les lacs de Thun, Brienz, Bienne, touchant au lac de Neuchâtel. Il comprend 3 parties : au S., l'Oberland, pays de hautes et belles vallées, de pâturages; —au centre, le Haut-Plateau; — au N., le Leberberg ou Jura, pa\ s de longues collines et de vallées peu profondes. Le climat est sain, mais variable. Les montagnes ont de belles forêts ; les vallées sont fertiles. On fabrique des cotonnades, des lainages, on prépare des cuirs; horlogerie, verreries, £rande industrie des fromages. Le ch.-l. est Berne. a superf. est de 6,889 kil. carrés ; la population de 532,000 hab., dont 463,000 protestants. Berne est entré dans la Confédération en 4353.

Berne, ch.-l. du canton, capit. de la Confédération, sur l'Aar, à 420 kil. S.-E. de Paris, est une ville bien bâtie, avec une cathédrale du xve s., une Université, de nombreux établissements d'instruction. Toiles de lin et de chanvre, bas de soie, chapeaux de paille; 44,000 hab.

Bernetti (Thomas), né à Fermo, 1779-1852, servit le pape Pie VII, prisonnier en France, fut plus tard son légat en Russie, à Paris, cardinal en 1827, secrétaire d'Etat sous Léon XII et Grégoire XVI. C'était l'un des politiques les plus éclairés de son temps.

Demi (Francesco), né près de Florence, 1490- 1536, chanoine, a excellé dans le genre burlesque, appelé depuis lors bernesque en Italie.

Dernier (Jean), médecin, né a Blois, 1622-1698, a écrit : Hîst. de Blois; Hist. chronologique de la médecine et des médecins, etc.

Bernier (Françoisi, né à Angers, 1625-1688, docteur à Montpellier^ visita l'Asie, fut médecin d'Aureng-Zèbe, et revint mourir en France. Il a publié un Abrégé de la philosophie de Gassendi, 1678, et surtout Mémoires sur l'empire du Grand-Mogol, 4 vol. ; Voyages de Bernier; etc.

Bernier (Etienne-Alexandre) , né à Daon (Mayenne), 1762-1806, curé à Angers, fut l'un des membres actifs du gouvernement insurrectionnel des Vendéens. Quand il vit la cause royaliste perdue, il offrit sa médiation pour pacifier la Vendée, et fut nommé par Bonaparte évêque d'Orléans.

Bernières, commune du canton de Douvres, arr. et a 20 kil. N.-O. de Caen (Calvados). Eglise curieuse; 1,500 hab.

Bernieri (Antonio), peintre italien, 1516-1565, habile miniaturiste, surnommé da Coreggio, du nom de son maître.

Bernina, montagne des Alpes Rhétiques, au S.-E. de Coire, haute de 4,052 m. Le passage du Bernina fait communiquer la Haute-Engadine avec la Valteline.

Bernini (Giovanni-Lorenzo), dit le cavalier Bernin, néâNaples, 1598-1680, peintre, statuaire et architecte, eut une réputation universelle, fut comblé d'honneurs par les papes et par Louis XIV. Ses œuvres prouvent son habileté, sa recherche du brillant, du théâtral, mais elles annoncent la décadence de l'art. C'est comme architecte qu'il fut surtout "remarquable et les monuments qu'il a élevés sont nombreux à Borne.

Bernis (FRANÇOIS-JOACHIM DE Pierres de), né

à Saint-Marcel (Ardèche), 1715-1794, se fit connaître par la finesse de son esprit et ses jolis vers. Protégé par madame de Pompadour, membre de l'Académie française en 1744, ambassadeur â Venise, il devint ministre des affaires étrangères en 1756, fut nommé cardinal, mais se retira honorablement en 1758. Archevêque d'Alby, 1764, ambassadeur à Borne, il représenta dignement la France.

Bernouilli, famille suisse, originaire d'Anvers, qui a donné plusieurs savants : Jacques, né a Bâle, 1654-170&. devina et développa les théories du calcul différentiel et intégral, puis

posa les bases du calcul des probabilités ; — Jean, son frère, né à Bâle, 16b7-1748, ami de Leibniz, maître d'Euler, fit de nombreuses découvertes mathématiques et s'occupa aussi de médecine ; — Daniel, fils de Jean, né â Groningue, 1700-1782, professeur d'anatomie, de botanique, de physique, a surtout publié l'Hydrodynamique ; — Jean, son frère, né à Bâle, 1710-1799, 'jurisconsulte et mathématicien, a écrit des mémoires sur Vaimant, le cabestan, la propagation de la lumière; — Jean, fils du précédent, né à Bâle, 1744-1807, fut astronome de l'Académie de Berlin; etc., etc.

Bernstorff (Jean-Hartwig-Ernest, comte), né à Hanovre, 1712-1772, fut le ministre habile du roi de Danemark, Frédéric V ; protégea le commerce, l'agriculture, les arts, les sciences, et émancipa les paysans de ses domaines.

Bernstorff (André-Pierre , comte) , né à Hanovre, 1735-1797, neveu du précédent,, fut aussi ministre de Frédéric V, 1769, et fut l'un des hommes d'Etat sagement réformateurs du xvin* siècle.

Bernstorff (Christian, comte), fils du précédent, né à Copenhague, 1769-1835, ambassadeur, ministre de Danemark en 1797, ne put empêcher le bombardement de Copenhague par les Anglais, représenta le Danemark au congrès de Vienne ; puis fut ministre de Prusse de 1818 à 1831.

Béroalde (Mathieu), né à Saint-Denis, mort vers 1576, évêque d'Agen, embrassa le calvinisme et a écrit Chronicon scripturce sacrœ.

Béroalde de "Verville (FRANÇOIS), Son fils,

né à Paris. 1558-1612, abjura le protestantisme, et a publié beaucoup d'ouvrages plus ou moins bizarres ; le plus connu est le Moyen de parvenir, satire piquante et licencieuse.

Béroaido (Philippe), né à Bologne, 1453- 1505, professa la littérature ancienne en Italie et à Paris ; il a commenté beaucoup d'auteurs grecs et latins et a écrit le curieux Procès des trois frères (ebriosi, scortatoris, aleatoris.)

Bérose, historien chaldéen du ive siècle avant J.-C, est l'auteur d'une Histoire de la Babylonie et de la Chaldée, dont il reste quelques fragments.

Berquin (Louis de), gentilhomme de l'Artois, 1489-1529, conseiller du Roi, très savant, connu par la liberté de ses opinions religieuses, fut condamné par le parlement, en 1523, deux fois sauvé par l'intervention de François Ier ; de nouveau dénoncé par Noël Beda, étranglé et brûlé en place de Grève.

Berquin (Arnaud), né à Langoiran, près de Bordeaux, 1749-1791, a surtout écrit des ouvrages pour instruire l'enfance en l'amusant : Y Ami des Enfants, 6 vol. in-12 ; Sandfort et Merton, le Petit Grandisson ; le Livre des familles, etc.

Berre, ch.-l. de canton de l'arr. et à 27 kil. S.-O. d'Aix (Bouches-du-Bhône), port à l'E. de l'étang de Berre. Commerce de sel, soude, fruits ; 1,922 hab.

Berre (Etang de) ; il communique avec la Méditerranée par les canaux de Martigues et de la Tour-de-Bouc; c'est un magnifique bassin de 16,000 hectares ; malheureusement l'étang de Caronte, qui y conduit, s'est engravé, et l'étang de Berre reçoit aussi le limon qu'apportent la Touloubre et l'Arc. On recueille sur ses bords beaucoup de sel.

Berrîat.Saint.Prix (Jacques), né à Grenoble, 1769-1845, professeur de droit à Grenoble, à Paris, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1840, a écrit : Cours de législation; Cours de procédure civile et criminelle; Histoire du droit romain, etc., etc.

Berrien, bourg du canton de Huelpat, arr. de Chàteaulin (Finistère); 2.196 hab.

Bcrroyer (CLAUDE, UÔ à Moulins, 1655-1735,

BER

BER

avocat consultant, a publié avec E. de Laurière fa Bibliothèque des Coutumes ; puis un Recueil d'arrêts du parlement, etc.

Benuer (Pierre-François), sculpteur, né à Paris, 1733-1797, fut de l'Académie en 1770.

Berruguete (Alonzo) , peintre, architecte, sculpteur espagnol, né près de Valladolid, 1480- 1561, élève de Michel-Ange, eut de grandes qualités, édifia le palais du Pardo, restaura l'Alhambra, etc.

Iierruyer (JOSEPH-ISAAC), né à Rouen, 1681-

1758, jésuite, professeur, a écrit une Histoire du peuple de Dieu, 14 vol. in-4<>, qui eut beaucoup de succès, mais fut plusieurs fois condamnée par l'autorité religieuse.

Beny ou Berri, anc. prov. du centre de la France, était divisé en Haut-Berry, capit. Bourges, et Bas-Berry, capit. Issoudun, séparés par le Cher et correspondant a peu près aux dép. du Cher et de l'Indre. Pays plat, peu fertile, il a de beaux pâturages, des forêts et des parties marécageuses comme la Sologne et. la Brenne.

Berry (canal du) ; il comprend 3 sections, dont le point de départ est Rhimbé : 1° vers le canal latéral à la Loire; 2<> le long du Cher inférieur; 3<> le long du Cher supérieur de Saint-Amand à Montluçon.

Berry (JEAN DE FRANCE, duc DE), 3e fils du roi

Jean, 1340-1416, gouverneur du Languedoc, le souleva par ses exactions ; commanda en Guyenne, sous Charles V, en 1369; fut l'un des régents de son neveu Charles VI, et continua à se montrer avide et cruel, surtout dans le midi dont il eut le gouvernement. Un instant disgracié, il partagea le pouvoir avec son frère, le duc de Bourgogne, après la folie du roi, 1392. Il se déclara plus tard pour les Armagnacs contre les Bourguignons. Il avait protégé les lettres et les arts ; il fit construire des châteaux, des chapelles et réunit une magnifique collection de manuscrits.

Berry (CHARLES, duc DE), 3e petit-fils de

Louis XIV, 1686-1714, eut des qualités aimables et mourut des suites d'une chute de cheval.

Berry (MarIE-L0UISE-EliSABETH D'Orléans,

duchesse de), fille de Philippe d'Orléans, 1695- 1719, épousa le duc de Berry, en 1710, se signala par les scandales de sa conduite, surtout pendant la Régence, et mourut regrettée seulement de son père, toujours trop faible à son égard.

Berry (CHARLES-FERDINAND D'Artois, duc DE),

2e fils de Charles X, né à Versailles. 1778-1820, servit dans l'armée de Condé, rentra en France avec les Bourbons, épousa en 1816 Caroline de Naples et fut assassiné par Louvel, en sortant de l'Opéra, 13 février 1820. Il laissa deux enfants : Louise-Marie-Thérèse, née en 1819, duchesse de Parme, morte en 1864 ; et le duc de Bordeaux ou comte de Chambord, né le 29 sept. 1820.

Berry (MARIE - CAROLINE - FeRDINANDE - LOUISE

de Bourbon, duchesse de), femme du précédent, née à Naples, 1798-1870, fille de François 1er, roi des Deux-Siciles. Elle plut généralement en France; suivit Charles X dans l'exil, en 1830-, contracta un mariage secret à Rome avec le comte Lucchesi-Palli, 1831. Elle tenta vainement de soulever la Vendée en faveur de son fils, mais échoua, fut trahie par un juif converti, Simon Deutz, arrêtée à Nantes, 1832, et conduite au château de Blaye. Lorsqu'elle eut mis au monde une fille, elle fut rendue à la libertée. Depuis elle a vécu en Italie, cessant de jouer un rôle quelconque.

Berryer (Nicolas-René) , né à Paris, 1703- 1762, protégé par Mme de Pompadour, fut lieutenant de police, en 1747. Forcé de se démettre. 1755, il fut ministre de la marine, 1758, puis garde des sceaux, 1761.

Berryer (Pierre-Nicolas), né à Sainte-Mer ehould, 1757-1841, avocat distingué, bon juris-

consulte, a plaidé plusieurs causes célèbres el laissé des Souvenirs curieux.

Berryer (Antoine-Pierre), fils du précédent, né à Paris, 1790-1868, avocat illustre, débuta dès 1811, fut l'un des premiers a arborer la cocarde blanche, suivit Louis XVIII à Gand, et dès lors se montra royaliste intelligent et libéral. Lui aussi plaida plusieurs grandes causes et se distingua comme journaliste. Député en 1830, il se fit, après la révolution de Juillet, le défenseur chevaleresque et éloquent d'une cause perdue, tout en demandant une large extension des libertés publiques. Pendant 18 ans, il fut l'un des premiers orateurs de la Chambre. Membre des Assemblées constituante et législative, il combattit la politique et la personne du Président, protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre, fut nommé de l'Académie française en 1852, et rentra dans la vie politique en 1863, comme député au Corps législatif.

Bersaba OU Bersabée, V. de l'anC. Judée,

au S.-O. de la tribu de Siméon.

Bertani OU Bertano (GiovANNI-BatTISTA) ,

peintre et architecte, florissait à Mantoue dans la seconde moitié du xvie s. Il était élève de Jules Romain et dirigea les grands travaux d'art du duc Vincent de Gonzague.

Eeitàt, pays montueux et boisé du Soudan Egyptien, au S. du Sennaar, près du Nil Bleu ; il est à demi soumis et on en retire de l'or. V. princ. Famaka et Mehemetapolis ou FazoqL

Bertaut (Jean), né à Caen, 1552-1611, conseiller au parlement de Grenoble, abbé de Bourgueil, évêque de Séez en 1606, fut plus retenu que Ronsard, son maître en poésie. Il a écrit des élégies, des pastorales, des sonnets, des poésies amoureuses et des sermons.

Bertaut, né à Valenciennes, célèbre violoncelliste, mort en 1756.

Bertaux (Ddplessis), habile graveur au burin français, mort en 1815.

Berthault (Lolis-Martin), architecte, né à Paris, 1771-1823, a surtout dessiné avec talent des jardins anglais.

Berthanme, baie et rade du Finistère, au N. de la rade de Brest. Dans un îlot est le château fort de Berthaume.

Berthe, dite au grand pied, femme de Pépin le Bref, mère de Charlemagne, morte en 783. — Berthe, première femme du roi Robert, 995, dont le mariage fut cassé par Grégoire V, pouf cause de parenté, 998. — Berthe de Hollande, fenwne de Philippe 1er, 1071, répudiée par le roi, mère de Louis VI. [1811, peintre d'histoire.]

Barthélémy (Jean-Simon), né à Laon, 1743-J

Berthelier (Philibert), né à Genève, 1470- 1519, bourgeois patriote, mis à mort par l'évêque de la ville.

Berthereau (GEORGE-FRANÇOIS), né à Bel-

lesme, 1732-1794, savant bénédictin, orientaliste.

Berthezène (Pierre, baron), né à Vendargues (Hérault), 1775-1847, s'enrôla en 1793, et était général de division en 1813. D'abord exilé sous Louis XVIII, il contribua sous Charles X à la prise d'Alger, fut gouverneur d'Algérie, 1831, pair, 1832, et a laissé des Souvenirs militaires de la République et de l'Empire.

Berthier (ALEXANDRE), prince de Wagram et de Aeuchàtel, duc de Vatengin, né à

Versailles, 1753-1815, fils d'un ingénieur distingué, fit la guerre d'Amérique ; plus tard chef d'état-major de Bonaparte en Italie, 1796, il resta constamment attaché à sa fortune, fut maréchal, vice-connétable, épousa une nièce du roi de Bavière. Cependant, en 1814, il signa la déchéance: en 1815, il se retira à Bamberg, où il fut assassiné. On a de lui : Relation de la campagne de Marengo; — de la campagne d'Egypte, et Mémoires.

Berthoiiet (Claude-Lodis, comte), né à Tap

BER

BER

loire près d'Annecy, 1748-1822, docteur en médecine, vint à Pans, se livra avec succès à l'étude de la chimie, et fut de l'Académie des Sciences en 1780. Il remplit dès lors de nombreuses fonctions, fut professeur de chimie aux écoles Normale et Polytechnique, 1794; se distingua, comme savant, dans l'expédition d'Egypte, fut sénateur en 1805, pair de France en 1814, et continua toujours ses travaux et ses utiles découvertes. Avec Lavoisier et Guyton de Morveau, il avait déterminé la nouvelle nomenclature chimique ; il a laissé un grand nombre de mémoires, un Cours de chimie des substances animales, une Statique chimique, les Eléments de l'art de la teinture, etc., etc.

Berthon (René-Théodore), né à Tours, en 1778, peintre d'histoire et de portraits, a eu un dessin correct, avec de la grâce et de la vigueur.

Berthoud OU Burgdorf, V. du Canton et à

18 kil. N.-E, de Berne (Suisse), sur la Grande- Emmen. Draps, rubans, fromages. Eaux minérales ; 3,700 hab.

Berthoud (Ferdinand), né près de Neuchàtel (Suisse), 1725-1807, horloger célèbre, rival de P. Leroy, membre de l'Institut, 1795, a écrit plusieurs bons ouvrages sur l'horlogerie.

Bertier de §auvigny (LotJIS-BÉNIGNE-Fran-

çois), 1742-1789, gendre de Foulon, intendant de la généralité de Paris, fut massacré par le peuple, à Paris, le 22 juillet.

Bertin (Saint), né à Constance (Suisse), mort en 709, fut abbé du monastère de Sithieu ou de Saint-Bertin. Fête, le 5 septembre.

Bertin (Antoine, dit le chevalier), né à l'île Bourbon, 1752-1790, capitaine de cavalerie, fut un poète assez estimé surtout pour son livre des Amours.

Bertin (HENRI-LÉONARD-JEAN-BAPTISTE), né

dans le Périgord, 1719-1792, exerça de grandes fonctions administratives, fut contrôleur des finances en 1759, protégea les lettres et les arts, fut membre honoraire de 1 Académie des Sciences et de l'Académie des Inscriptions.

Bertin (Nicolas), né à Paris, 1667-1736, fut un peintre d'histoire, d'un dessin ferme et correct, [fut un bon paysagiste.] Bertin (Jean-Victor), né à Paris, 1775-1841 J Bertin (Louis-François), dit Bertin l'aîné, né à Paris, 1766-1851, combattit dans plusieurs journaux les excès de la Révolution-, et, après le 18 brumaire, fonda le Journal des Débats, qui acquit une grande influence, en matière de littérature et d'art. Souvent tourmenté sous l'Empire, Bertin rétablit en 1814 le Journal des Débats, supprimé en 1811 ; il rédigea le Moniteur de Gand, soutint la Restauration jusqu'en 1823, l'abandonna avec Chateaubriand, et, après 1830, défendit avec autorité la politique du nouveau gouvernement.

Bertin de Vaux (LOUIS-FRANÇOIS), né à

Paris, 1771-1842, seconda son frère dans la

direction du Journal des Débats, fut député,

1815, conseiller d'Etat, 1827, pair de France,

Bertinazzi. V. CARLIN.

Bertincourt, ch.-l. de canton de l'an*. d'Arras (Pas-de-Calais); 1,535 hab.

Bertinoro, ville d'Italie, à 10 kil. S.-E. de Forli, sur le Ronco. Evêché ; 5,000 hab.

Bertius (Pierre), né à Beveren (Flandre), 1565-1629, géographe de Louis XIII, a publié Theatrum geographice veteris, 2 vol. in-fol.

Berton (Pièrre-Montan), né à Paris, 1717- 1780, compositeur distingué, a écrit l'opéra de Deucalion et Pyrrha, etc.

Berton (Henri-Montan), son fils, né à Paris, 1766-1844, a été un compositeur fécond, d'un talent souple et gracieux ; il fut de l'Institut en 1815. Il a écrit des cantates, des romances, beaucoup d'opéras et surtout Aline, reine de

Golconde, 1803. On lui doit encore un Traité d'harmonie, un Dictionnaire des Accords, etc.

Berton (François), son fils, né à Paris, 1784- 1832, a aussi composé des romances et des opéras, Ainette à la cour, etc.

Berton (Jean-Baptiste), né près de Sedan, 1769-1822, devint général de brigade en 1813, combattit à Waterloo ; entra dans des complots contre la Restauration, prit les armes à Thouars, 1822, échoua à l'attaque de Saumur, fut pris et exécuté.

Bertrade de Montfort, femme de Foulques,

comte d'Anjou, fut enlevée par le roi, Philippe Ier, qui l'épousa, 1092, mais fut excommunié. Bertrade ne put empêcher Louis VI de monter sur le trône et mourut en 1118.

Bertrand de Comiuinges (Saint-), Lug-

dunum Convenarum, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S. de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Belle cathédrale gothique. Marbrerie ; 716 hab.

Bertrand (Pierre), théologien et cardinal, né à Annonay, mort en 1349, défendit les droits de la juridiction ecclésiastique contre Pierre de Cugnières, *329.

Bertrand (L'abbé), né à Autun, 1755-1792, professeur de physique au collège de Dijon, accompagna d'Entrecasteaux, comme astronome.

Bertrand de jJIolleville (ANTOINE-FRAN-

çois, marquis de), né à Toulouse, 1744-1818, intendant de Bretagne, ministre de la marine, en 1791, réfugié en Angleterre, écrivit : Hist. de la Révolution Française, 14 vol. in-8°; Hist. d'Angleterre ; Coutumes des Etats héréditaires de la maison d'Autriche ; Mém. pour servir à l'hist.. de la fin du règne de Louis XVI.

Bertrand (Henri-Gratien, comte), né à Chàteauroux, 1773-1844, entra dans le génie, fut aide de camp de Bonaparte en Egypte, général de division et grand maréchal du palais après Duroc. Fidèle compagnon de Napoléon à Sainte- Hélène, il fut élu député en 1830, et ramena, en 1840, avec le prince de Joinville, les cendres de l'Empereur. Ses fils ont publié les Campagnes d'Egypte et de Syrie, écrites à Sainte-Hélène sous la dicté de Napoléon.

Bertrand (Alexandre), né à Rennes, 1795- 1831, médecin, s'occupa surtout du magnétisme et du somnambulisme, fut l'un des fondateurs du Globe et a laissé : Lettres sur la révolution du globe et Lettres sur la physique.

Bertry. bourg de l'arr. de Cambrai (Nord) ;

Bertuch (Frédéric-Justin) , né à Weimar, 1748-1822, a fondé ou rédigé plusieurs journaux, a donné de nombreuses traductions (don Quichotte), publié la Bibliothèque bleue, recueil populaire de contes de fées, et le Bilderbuch, vaste collection d'estampes, avec texte, à l'usage des enfants ; etc.

Bertusio (Gioyanni-Battista) , peintre de l'Ecole de Bologne, mort vers 1650.

Bertuzzi (Nicolo), né à Ancône, peintre de l'Ecole de Bologne.

Béruiie (Pierre de) né au château de Sérilly, près de Troyes, 1575-1629, fonda, malgré les obstacles, la congrégation de l'Oratoire. 1611, refusa plusieurs évêchés et fut nommé cardinal, 1627. Il s'occupa des affaires de l'Etat, mais fut éloigné par Richelieu. Ses Œuvres, où l'on remarque des sermons éloquents, forment 2 tom. in fol.

Bervic (CHARLES-CLÉMENT Balvay, dit), lié

à Paris, 1756-1822, graveur en taille-douce, d'un dessin sévère, fut membre de l'Institut.

Berviile (Saint-Ai.bin), né à Amiens, 1788- 1868. avocat distingué à Paris, devint avocat général à la Cour royale, 1830, puis président, 1843. Il fut député de 1838 à 1849. Il a donné une édition des Œuvres de IJothier, 26 vol. in 8°, a publié des Eloges, des Notices, etc.

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