BOI
Ïiresque tous sont catholiques. Elle se divise en 3 cercles, dont les villes princ. sont : Prague, la capitale, Budweis, Krummau, Neuhaus, Tabor, Pilgram, Kuttenberg, Pardûbitz. Kœniggraetz, Josephstadt, Jung-Bunzlau, Reichenberg, Leitmentz, Theresieristadt, Kulm, Tœplitz, Bilin, Eger, Karlsbad, Pilsen, Pisek, etc. La Bohême appartient à la maison d'Autriche depuis 1526.
Bohémond (Marc), fils de Robert Guiscard, mort en 1111, combattit avec son père l'empereur Alexis ; devint prince de Tarente, 4085 ; fit partie de la 4" croisade, avec 30,000 Normands et Italiens ; fonda la principauté d'Antioche, 4098, lutta contre les Crics et mourut dans la Pouille. [Comm. actif; 6,000 hab,]
iiohmisch.Leipa, v.de Bohême (Autriche)J
Kohusiav, v. du gouv. du Kiev (Russie); 7,000 hab.
Boïard, titre qui désigne en Russie un possesseur de fief, un seigneur, un fonctionnaire élevé.
Boichot (Guillaume), né à Chalon-sur-Saône, 4738-4844, sculpteur distingué.
Boieidieu (François-Adrten), compositeur, né à Rouen, 4775-4834, accordeur de pianos a Paris, auteur de romances, se fit connaître par la musique de la Dot de Suzelte, 4795 ; devint professeur au Conservatoire, et acquit de la popularité par le Calife de Bagdad et Ma tante Aurore, 4802. Il vécut en Russie de 4803 à 4841 ; donna Jean de Pa?-is en 1812, et le Nouveau Seigneur du village en 1813, fut de l'Institut en 4847, et termina sa carrière dramatique par ses deux chefs-d'œuvre, le Chaperon rouge, 4818, et la Dame Blanche, 4825.
Boïens, Boii. peuple gaulois disséminé en plusieurs pays : 1° en Gaule, dans la Lyonnaise 4«e, entre la Loire et l'Allier (Bourbonnais) ; dans la Novempopulanie (pays de Buch) ; — 2<> en Italie, dans la Cisalpine, entre le Pô et l'Apennin; la capit. était Bononia (Bologne);— 3° en Germanie, les Boïens habitèrent la Bohême, puis une partie de la Bavière (Boiaria) et le N. du Norique (Boiodurum).
Soigne (BENOÎT le Borgne, comte de), né à
Chambéry, 4744-1830, passa dans l'Inde en 4782, et devint *le général et le ministre d'un prince Mahratte. De retour en Europe, il employa sa grande fortune à la fondation d'établissements utiles.
Boileau (Gilles), né à Paris, 4634-4669, poète satirique assez mordant, mais médiocre, fut de l'Académie française en 4659.
Boileau (Jacques), son frère, né à Paris, 4635-4716, chanoine, homme d'esprit, savant, hardi et bizarre, a écrit des ouvrages curieux : Hist. de la confession auriculaire ; Hist. des Flagellants ; Traité des empêchements dirimants au mariage, etc.
Boileau (NICOLAS), Surnommé Despréaux,
frère des précédents, né à Paris, 4636-1711, débuta vers 1660 par des satires, qui eurent du succès. Il publia successivement les Satires 4666-1668, les Epîtres, 4669-1695; l'Art poétique, 1673 ; le Lutrin, 4672-1683. Ses autres poésies sont médiocres ; ses écrits en prose ont des qualités sérieuses, traduction du Traité du sublime, Béflexions critiques, Dialogue des héros de roman, etc. Poète de la raison, législateur du Parnasse, il a défendu le bon goût et le bon sens contre les mauvais écrivains et il a donné l'exemple des beaux vers. Louis XIV l'apprécia, le nomma son historiographe avec Racine, le fit entrer à l'Académie française, 1684, à l'Académie des Inscriptions, et supporta plus d'une fois ses franches saillies.
Boindin (Nicolas), né à Paris, 4676-4754, de l'Académie des Inscriptions, a composé des comédies, qui eurent du succès ; des Lettres sur les spectacles de Paris;— des Discours sur les tribus
romaines; — sur la forme du théâtre des anciens • — sur les masques, etc.
Boin villiers- Des j ardins (JeAN-EtïENNE-Ju-
dith Forestier, dit), grammairien, né à Versailles, 4764-1830, a composé des comédies, des ouvrages de circonstance, mais surtout beaucoup d'ouvrages classiques.
Boiodurum, v. anc. duNorique, auj. Innstadt.
Bois-d'Oingt (Le), ch.-l. de canton, arr. de Villefranche (Rhône); 1,404 hab.
Bois-Guillaume, bourg du canton de Darnetal, arr. de Rouen (Seine-Inférieure); 4,026 hab.
Bois-le-Buc, en holl. Hertogen.Bosch,
ch.-l. du Brabant (Pays-Bas), au confl. du Dommel et de l'Aa, à 80 kil. S.-E. d'Amsterdam, ville forte. Commerce important. Sous Napoléon I", elle fut le ch.-l. du dép. des Bouches-du-Rhin ; 25,000 hab.
Boisard, né à Caen, 1743-1831, a publié beaucoup de fables, d'un style simple et naïf.
Boisfremont(CHARLES de), page de Louis XVI,
émigra, se fit peintre par nécessité, imita Prudhon et a composé des œuvres estimées. Mort en 1838.
Boisgelin de Cucé (JEAN-DE-DlEU-RAYMOND
de), né à Rennes, 1722-1804, évêque de Lavaur, archevêque d'Aix, membre important de l'Assemblée constituante, combattit la constitution civile du clergé. Après le Concordat, il fut archevêque de Tours et cardinal. On lui doit des Oraisons funèbres, des Discours, des traductions en vers. 11 fut de l'Académie française en 1776.
Bois-Quillebert OU Guilbert (PlERRE Le
Pesant, sieur de), cousin de Vauban, mort en 1714, lieutenant général au bailliage de Rouen, est surtout célèbre comme économiste. Il a écrit le Détail de la France sous Louis XIV, 1695; le Factum de la France, 4707, ouvrage qui le fit exiler en Auvergne.
Boismont (Nicolas Thyrel de), né en Normandie, 4715-1786, fut un prédicateur éloquent. Il entra à l'Académie française en 1755.
Boismorand (CLAUDE-JOSEPH Chéron de),
né à Quimper, 1680-1740, abbé excentrique, écrivain vénal, a écrit : Hist. amoureuse et tragique des princesses de Bourgogne, une vie de Crillon, et peut-être les Anecdotes de la cour de Philippe Auguste.
Boîsrobert (FRANÇOIS H,e Metel de), né à
Caen, 1592-1662, entra dans les ordres, gagna la faveur de Richelieu par ses saillies, reçut de nombreux bénéfices et contribua à l'établissement de l'Académie française. Il a publié comédies, tragédies, tragi-comédies, romans, épîtres.
Boisserée (Melchior), né à Cologne, 1786- 1851, artiste et archéologue, céda au roi de Bavière une belle collection de tableaux des anciens maîtres allemands ; son frère, Sulpice, a publié : Monuments de l'architecture dans le Bas-Rhin, du 9e au 13e s ; Description de la cathédrale de Cologne.
Boissezon, bourgdu canton de Mazamet, arr. de Castres (Tarn) ; 2,837 hab.
Boissieu (Jean-Jacques de), né à Lyon, 1736- 1810, fut l'un des meilleurs graveurs de son temps et a exercé une heureuse influence sur l'école de peinture de Lyon.
Boissonade (Jean-François) , né à Paris, 1774-1857, fut de bonne heure connu par ses éludes critiques de littérature et de philologie. Professeur de littérature grecque à la Sorbonne, 1809, au Collège de France, 1828, il était de l'Académie des Inscriptions. Il a publié beaucoup d'auteurs grecs encore inédits ou donné des éditions, d'un texte pur, éclairci d'excellents commentaires. Il a écrit dans un grand nombre de journaux et de revues des articles savants et d'une élégance spirituelle.
Boissy (Louis de), né à Vie en Auvergne, 1694-1758, composa des satires, des pièces de