BOL
théâtre maintenant oubliées, et fut de l'Académie française en 1754.
Boissy d'Anglas (FRANÇOIS-ANTOINE, Comte),
né à Saint-Jean-la-Chambre (Ardèche), 1756-1826, avocat, littérateur, fut membre de l'Assemblée constituante, puis de la Convention. L'un des chefs de la Plaine, il montra son courage surtout dans les journées du 12 germinal et du 1er Frairial 1795. Il travailla à la constitution de an m, et dès lors sembla pencher vers le parti delà contre-révolution. Il fut proscrit au 18 fructidor; plus tard, il fut membre du Tribunat, sénateur, pair en 1814; il défendit toujours d'ailleurs les libertés publiques. On lui doit Essai sur la vie, les écrits et les opinions de Malesherbes ; Etudes littéraires et poétiques d'un Vieillard, etc.
Boiss>.§aint.Léger, ch -1. de canton, arr. de Corbeil (Seine-et-Oise); 844 hab.
Boiste (Pierre-Claude- Victoire), né à Paris, 1765-1824, lexicographe, a publié un Dictionnaire de géographie universelle, des Principes de grammaire et surtout un Dictionnaire universel de la langue française, 1800.
Boitard (Pierre), naturaliste et agronome, né à Mâcon, 1779-1859, a dirigé la publication des Manuels Roret.
Boitzenbourg, v. du Mecklenbourg-Sctrwerin, sur l'Elbe; 4,000 hab.
Boivin de Villeneuve (JEAN) , 1663-1726,
garde de la Bibliothèque du roi, professeur de grec au Collège royal, membre de l'Académie française, a publié" les œuvres de JSicéphore Gregoras, des mémoires, des traductions, etc.
Boivin (René), graveur estimé, né à Angers. 1530-1598.
Boizot (Louis-Simon), né à Paris, 1743-1809, sculpteur, a laissé des œuvres remarquables à Paris, à Brest, etc.
Bojador, cap de l'Atlantique, sur la côte du Sahara, doublé par les Portugais en 1433.
lîojana, riv. de l'Albanie, qui traverse le Monténégro, puis le lac de Scutari et finit dans l'Adriatique.
Bojano, Bovianum, v. de la prov. de Molise (Italie), sur le Tiferno. Evêché; o,000 hab.
Bojardo OU Boiardo (MATHIEU-MARIE, COmte),
né à Scandiano, près de Reggio de Modène, 1434- 1494, a composé des sonnets, la comédie de Timon et surtout le Roland amoureux, poème romanesque en 79 chants, qui brille par l'invention, mais n'est pas terminé.
Bol ou Bon (Jean), né à Malines, 1534-1503, a peint de petits tableaux.
Bol (Ferdinand), peintre de portraits, né à Dordrecht, 1610-1681.
Boian, défilé du Béloutchistan, conduisant du Sind vers Ghaznah et Kandahar dans l'Afghanistan.
Boibec, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. du Havre (Seine-Inférieure), près du ruisseau, le Boibec. Indiennes, calicots, draps; 11,575 hab.
Boibitine, v. anc. de la Basse-Egypte, à lembouch.de la branche occid.du Nil, ou branche Bolbitique ; auj. Rosette.
ïï oie ri ii m promontorium, auj. Cap Laild's-
End.
Boieslas I, le Grand et le Vaillant, roi de Pologne, né en 967, roi en 992, dépouilla ses frères, prit la Silésie, la Lusace, la Misnîe, la Moravie. Otton III le nomma roi en 1001 ; il mourut eu 1025. — Boieslas il, le Hardi, successeur de Casimir 1er, 1058-1090, souleva ses sujets par ses débauches et ses cruautés , il alla mourir caché dans un cloître; — Boieslas III, successeur de Wladislas, 1102-1139, se contenta du titre de duc. — Boieslas IV, le Frisé, roi de 1147 à 1173. — Boieslas V. le Chaste, roi de 1227 à 1279, laissa la Pologne ravagée par les Tatars.
Boieyn (Anne), petite-fille par sa mère du
duc de Norfolk, 1500-1536, fille d'honneur de la reine Catherine d'Aragon, fut aimée par Henri VIII, qui, après son divorce, l'épousa, en 1533. Il l'accusa d'adultère et la fit décapiter.
Boigrad, bourg de la Moldavie, sur le Yalpouch, à 25 kil. d'Ismaïl.
Boli, v. de l'Anatolie (Turquie d'Asie), à 130 kil. N.-O. d'Angora; étape des caravanes; eaux minérales ; 6,000 hab.
Bolingbroke (HENRI SAINT-JEAN, vicomte),
né à Battersea (Surrey), 1678-1751, après une jeunesse dissipée, fut l'un des chefs du parti tory, contribua à la chute de Marlborough, devint garde des sceaux, pair et fit signer la paix d'Utrecht, 1713. Sous George I«, 0 fut déclaré coupable de haute trahison, forcé de fuir en France et ne rentra en Angleterre qu'en 1723. Il fit pendant dix ans une guerre acharnée à R. Walpole ; puis, vivant soit en France, soit en Angleterre, il tourna toute sa verve contre le christianisme, et fut en cela le précurseur de Voltaire. Il a écrit :~ Réflexions sur l'exil ; Mémoires sur les affaires d'Angleterre, de 1710 a 1716 ; Lettres sur l'étude de l'histoire, etc., etc. Bolivar y Ponte (Simon), surnommé el Liberador, né à Caracas, 1783-1830, après avoir visité l'Europe, émancipa ses esclaves, puis, dès 1811, servit sous Miranda la cause de l'indépendance des colonies espagnoles. Il eut à lutter contre Monteverde, Morillo, fit proclamer la ré-
Êublique de Venezuela, 1818, réunit la Nouvellerenade sous le nom de Colombie, 1819, et eut un pouvoir dictatorial. Les victoires de Boyacaet de Carabobo achevèrent son triomphe. Il contribua à la délivrance du Pérou, et la Bolivie lui dut son nom et sa première organisation, 1824 1825. Il aurait voulu réunir dans une vaste confédération toutes les nouvelles républiques de l'Amérique du Sud ; il s'efforçait surtout de combattre l'anarchie; il échoua, fut accusé d'ambition démesurée, et abdiqua en 1830; il mourut peu après. On l'a appelé avec raison le Washington de l'Amérique méridionale.
Bolivar ,1'un des Etats de la Colombie, a pour capitale Carthagène. La superf. est de 55,000 kil. carrés et la popul. de 240,000 hab.
Bolivar, (ClUDAD-). V. Angostura.
Bolivie où Haut -Pérou, Etat de l'Amérique méridionale, ayant pour bornes : au N. et à l'E., le Brésil; au S."-E., le Grand-Chaco, qui le sépare du Paraguay ; au S., la république Argentine et le Chili ; à l'O., le Pérou ; il ne touche que par un point, au S.-O., au Grand Océan. La superficie est d'environ 1,297,000 kil. carrés. La Bolivie comprend 3 régions : au S.-O., le désert d'Atacama ; au centre, le haut plateau des Punas ou terres froides, région aride avec des vallées bien cultivées, qui renferme des montagnes élevées (Nevado de Sorata, d'Illimani, etc.), touche au lac Titicaca et a des mines très riches ; à l'E. et au N., les plaines basses, boisées, fertiles, encore peu cultivées, que parcourent le Purus et les différents affluents de la Madeira ; le S. de la Bolivie forme le bassin supérieur du Pilcomayo. — Il y a des mines d'or, des mines d'argent riches, mais mal exploitées, de cuivre, d'étain. La terre produit les plantes des tropiques dans les vallées, les légumes et les fruits d'Europe dans les régions élevées ; les forêts sont étendues ; les pâturages nourrissent bœufs, moutons, alpagas, lamas, vigognes, guanacos, etc. — La Bolivie, dont la capitale est Chuquisaca, se divise en 9 départements : Chuquisaca , La Paz, Oruro, Potosi, Cochabamba, Atacama (ch.-l. Cobija), Tarija, Santa-Cruz. Béni ou Veni (ch.-l. Trinidad). La population est de 2,000,000 a 2,325,000 d'habitants, blancs d'origine espagnole peu nombreux, métis, nègres et mulâtres, et surtout Indiens, Aymaras, Quitchas> Moxos et Chiquitos. Le Haut-Pérou, soulevé contre. l'Es-