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CES

CEY

pirates et contre Mithridate ; édile, il dépensa des sommes énormes pour les jeux publics. Il fut nommé grand pontife, 63; ne vit peut-être pas avec déplaisir la conjuration de Catilina, prit indirectement dans le sénat la défense des conjurés; reçut la préture, répudia sa seconde femme Pompeia, compromise par le jeune Clodius, et obtint, par ses succès en Espagne, le titre d'Imperator.

Il réconcilia Pompée et Crassus, forma avec eux le premier Triumvirat, et fut nommé consul, 59; son collègue Bibulus lui fit une opposition impuissante, et par plusieurs lois populaires (Loi agraire, etc.) s'attacha encore plus le peuple, qui lui donna le gouvern. de la Gaule Cisalpine et de l'IUyrie; le sénat y ajouta la Gaule Transalpine. Il alla chercher dans la conquête de la Gaule la gloire militaire, une armée dévouée et une grande fortune; il a raconté dans ses immortels Commentaires les dix campagnes qui assurèrent la soumission de ce vaste pays, 58-49. Pendant son absence, la mort de Crassus, celle de sa fille Julie, femme de Pompée, mais surtout l'ambition, avaient rompu le Triumvirat ; le sénat et Pompée se rapprocheront et la guerre civile commença. César franchit le Rubicon, s'empara de l'Italie en 60 jours, soumit facilement les lieutenants et les légions de Pompée en Espagne ; puis, après avoir échoué au siège de Dyrrachium, il remporta la victoire décisive de Pharsale, en Thessalie, 9 août 48.

Dictateur, consul pour 5 ans, avec le pouvoir tribunitien pour la vie , il fut vainqueur à Alexandrie des Egyptiens soulevés, à Zéla de Pharnace, roi du Pont, à Thapsus des derniers chefs républicains, 46, à Munda des deux fils de Pompée. Maître de Rome, il se montra clément, distribua de l'argent aux soldats, des vivres et des spectacles au peuple. 11 réunit tous les pouvoirs, et, tout en conservant les formes républicaines, inaugura l'Empire. 11 fut comblé d'adulations, élevé au rang des dieux; il formait les plus grands projets de guerres lointaines et de réformes intérieures, lorsque plus de 60 sénateurs, républicains ou pompéiens, conduits par Brutus et Cassius, formèrent une conjuration contre lui et l'assassinèrent dans la Curie, le jour des ides de mars.

César, titre donné aux empereurs et aux princes de la famille impériale. Dans la Tétrarchie de Dioclétien, les Césars étaient les princes que les Augustes associaient à l'Empire.

Césarée Auguste, anc. nom de Saragosse ; — de Bithynie, près de l'Olympe; — de Cappadoce, sur l'Halys, anc. capitale de la Cappadoce; auj. ruines près de Kaisarieh; — de Ciîicie; — de Palestine, sur la côte, entre la Galilée et la Samarie, ch.-l. de la Palestine Ile; auj. ruines près de Kaisarieh; — Panéas, dans la Palestine, près de la source du Jourdain ; auj Banias ; — de Phrygie.

Césarée ou loi, Cœsarea Julia, capit. dé la Mauritanie Césarienne; auj. Cherchell.

Césarienne (Grande), pi'OV. de la Bretagne

romaine.dont la métropole était Eboracum(York) Cesarotti (Melchior), né a Padoue, 1730-1808, professeur, a beaucoup écrit : Essai sur la philosophie des langues ; Cours de littérature grecque; traductions nombreuses; il a célébré Napoléon dans un poème, la Pronea (Providence).

Césars (Les Douze), nom SOUS lequel on

désigne les empereurs jusqu'à Nerva exclusivement.

Césene, v. à 18 kil. S.-E. de Forli (Italie), sur le Savio. Evêché ; filât ures de soie ; 36.000 hab.

Ces» (Bartolommeo) , peintre de Bologne, lo57-1629 °

. JFesi (Frédéric, prince de), né à Rome, 1585- 1630, naturaliste, a écrit plusieurs traités : Apiarium, De cœlo, etc,

Cesi ou Cesio (Carlo), né près de Rieti, 1626-

1686, peintre et graveur estimé, élève de Pierre de Cortone. [a mort par Chéréas, 41.1

Cesonie (Milonia), 4« femme de Caligula, misej Cespedes (Paul de), né à Cordoue, 1538-1608, écrivain, peintre, sculpteur, imita Michel-Ange en Italie et décora un grand nombre d'églises en Andalousie. Il a écrit plusieurs traités sur la peinture.

Cessoies (Jacques de), théologien, vivait à Reims et composa vers 1290 un ouvrage latin, le Jeu des échecs moralisé, qui eut pendant deux siècle une vogue extraordinaire.

Cessenon, bourg du canton de Saint-Chinan, Saint-Pons (Hérault) ; 2,407 hab.

Cesson, bourg du canton et de l'arrondissement de Rennes (Ille-et-Vilaine), sur la Vilaine ; 2,428 hab.

Cethegus, nom d'une famille patricienne de la gens Cornelia, à Rome.

Cethegus (Caius Cornélius), perdu de dettes, conspira avec Catilina, fut arrêté avec Lentulus et mis à mort, 63 av. J.-C.

Céton, bourg du canton du Theil, arr. de Mortagne (Orne), sur l'Huisne ; 2,914 hab.

Cette, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S.-O. de Montpellier (Hérault), entre la mer et l'étang de Thau. Port de commerce surtout pour les vins, salines aux environs ; 35,526 hab.

Cettigne, bourgade, capitale du Monténégro.

Ccttina, riv. de Dalmatie, vient du Mont Prologh, a 100 kil. de cours et finit à Almissa.

Ceuta {Septa), v. de la côte du Maroc, sur une presqu'île du détroit de Gibraltar, terminée parle cap Ceuta (Abyla). Place forte, évêché; ch.-l. des Présides espagnols ; 7,000 hab.

Cévennes (Cebenna mons), chaîne faisant partie de la ligne générale de faîte de l'Europe, ea France, du N.-E. au S.-O. Quelques géographes y rattachent la Côte d'Or et le plateau de Langres, qui l'unissent aux monts Faucilles. On la divise en deux parties, Cévennes septentrionales ; comprenant les monts du Charolais, du Beaujolais, du Lyonnais, du Vivarais; — et Cévennes méridionales, comprenant les monts du Gévaudant, Garrigues, de l'Orb, de l'Espinouze, montagnes Noires, coteaux de Saint-Félix. Les plus hauts sommets n'atteignent pas 1,800 mètres ; la chaîne est peu épaisse, jette de courts rameaux àl'E.; mais a de longs contreforts à l'O., entre la Loire et l'Allier, entre les bassins de la Loire et de la Garonne. On voit dans les Cévennes beaucoup de volcans éteints ; on y trouve du cuivre, du fer, du plomb, de la houille, des sources minérales, du marbre, du porphyre ; elles renferment des forêts de chênes, de hêtres, de châtaigniers.

Ceylan, Singhala (anc. Taprobane), île au S.-E. de l'Hindoustan, dont elle est séparée par le détroit de Palk et le golfe de Manaar, entre lesquels est le Pont d'Adam. Elle a 63,000 kil. carrés. Les côtes ont beaucoup de bons ports ; l'intérieur est montagneux (le Pic d'Adam) et couvert d'épaisses forêts ; le climat est généralement tempéré. Les mines sont riches, mais mal exploitées ; Ceylan produit riz, café, cannelle, bois excellents; on pêche des perles, des cauris. La population (2,640,000 hab.) se compose de Veddahs, noirs, grêles, sauvages dans les forêts ; de Tamouls et Malabares, de Maures et de Malais , mais surtout de Singhalais, venus de l'Inde, bien faits, bouddhistes de religion, dune civilisation assez avancée. Les v. princ. sont : Colombo, Pointe -de-Galle, Trincomalé, Négombo, Jafnapatam, Kandy, etc. — Les Portugais, au xvi« s., les Hollandais, au xvne, les Anglais depuis 1796, se sont établis à Ceylan.

Ceyzeriat, ch.-l. de canton, arr. de Bourg (Ain); 1,028 hab.

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C«>e, affl. de dr. du Rhône, passe près de Bagnols.

Cezimbra, v. de l'Estrémadure portugaise, à 30 kil. S. de Lisbonne; 5,000 hab.

Chabannes (ANTOINE de), comte de Dam-

martin, d'une illustre famille du Limousin, 1411-1488, fut l'un des plus redoutables capitaines d'Ecorch-eurs, s'attacha à Charles VU, poursuivit .e dauphin Louis dans le Dauphiné; s'enrichit des dépouilles de Jacques Cœur. Louis XI le fit enfermer à la Bastille, puis se réconcillia avec lui; et, pour prix de ses grands services dans les luttes contre le duc de Bourgogne et les Armagnacs, lui donna d.e nombreux domaines. Sous Charles VIII, il eut le gouvernement de l'Ile de France et de Paris.

Chabannes. V. La Palice.

Chabanon (MlCHEL-PAUL Guy de), né à

Saint-Domingue, 1730-1792, fut de l'Acad. des Inscriptions et de l'Acad. Française. 11 a écrit des poésies médiocres, des traductions, un Traité de la Musique, 2 vol.

Chabanais, ch.-l. de canton, arr.. de Confolens (Charente) ; 1,738 hab.

Chabeuil, ch. -l.de canton,arr. et àl2 kil. S.-E. de Valence (Drôme). Filatures de soie; papeteries ; 3,l-2tï hab.

Chabiais. anc. pays de la Savoie, entre le lac Léman, la Suisse et le Faucigny. 11 forme depuis 1860 l'arrond. de Thonon (Haute-Savoie).

Chablis, ch.-l. de canton, arr. et à 19 kil. E. d'Auxerre (Yonne), sur le Serain. Vins blancs; 2,190 hab [tou.l

Cbabot, famille française, originaire du Poi-J

Cbabot (Philippe de), seigneur de Brion, comte de Charny et de Busahçois, élevé avec François 1er, se distingua comme capitaine et fut amiral de France. Son ennemi, Montmorency, le fit condamner comme coupable de malversation, mais grâce à la duchesse d'Etampes, il recouvra ses emplois, et mourut en 1543. — Son fils, Léoîior, gouverneur de Bourgogne, refusa d'exécuter les ordres de Charles IX, en 1572.

Cbabot (François), né à Saint-Geniez (Bouergue), 1759-1794, fils d'un cuisinier du collège de Rodez, capucin, révolutionnaire exalté, membre de la Convention, ne cessa d-e prêcher la violence et le mépris du luxe, jusqu'au jour où il épousa la sœur d'un banquier autrichien. Mêlé à des tripotages d'affaires compromettants, il fut arrêté, condamné et exécuté le 5 avril.

Cbabrias, général athénien, montra du talent et eut du bonheur dans presque toutes les guerres qu'il dirigea, depuis 392 av. J.-C. Dans la Guerre Sociale, il se fit tuer dans le port de Chios, plutôt que de se rendre, 358.

Cbabris, bourg du canton de Saint-Christophe, arr. d'Issoudun (Indre) ; 3,045 hab.

Chabrol, anc. famille de l'Auvergne, a produit plusieurs hommes distingués.

Chabrol de Crouzol (ANDRÉ-JEAN, comte de), né à Riom, 1771-1836, occupa de hautes fonctions administratives sous 1 Empire et la Restauration, fut conseiller d'Etat, député, pair, directeur de l'enregistrement et des domaines, ministre delà marine, puis des finances en 1829.

Chabrol de Volvie (GlLBERT-JoSEPH-GASpard, comte de), né à Riom, 1773-1843, fit partie de l'expédition d'Egypte et fut l'un des collaborateurs du grand ouvrage sur l'Egypte ; fut préfet de Montenotte, de la Seine (1812-1*830) ; Paris lui doit beaucoup d'améliorations. Il protégea les beaux-arts, inventa la peinture émaillée sur lave volcanique, fit publier les Documents statistiques sur Paris, 4 vol. in-4», etc. ; il était de l'Institut depuis 1820

Chacapoyas, v. du dép. de Libertad (Pérou), au N -E de Trujillo.

Chaeo (El Grau-)» vaste contrée entre la Bolivie, le Paraguay et La Plata, renfermant

des plaines marécageuses, des sables, des forêts, arrosée par le Paraguay, le Salado, le Pilcomayo, le Vermejo. Elle est habitée par des Indiens à peu près indépendants.

Chactas ou Têtes-Plates, peuplade indienne, jadis célèbre, le long du Mississipi et de l'Alabama.

Châféy, né en Palestine. 767-821, fondateur de l'une des 4 sectes orthodoxes de l'islamisme.

Chaffault de Resné (LOUIS-CHARLES, Comte

du), né à Montaigu, 1708, l'un de nos plus braves chefs d'escadre, mourut en 1794.

Chagay, ch.-l. de canton, arr. et à 17 kil. N.-O. de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), sur la Dheune ; 4,219 hab.

Chagos, archipel d'îlots madréporiques, au S. des Maldives, dépendant de Maurice.

Chagres, riv. de la Nouvelle-Grenade, tributaire de la mer des Antilles; cours de 130 kil.

Chagres, port à l'embouc. de la rivière, centre d'un commerce considérable. Le climat est malsain.

Chaiiiac, bourg du canton de Saint-Benoîtdu-Sault, arr. de Le Blanc (Indre); 2,651 hab.

Chaiiiand, ch.-l. de canton, arr. et au N.-O de Laval (Mayenne) ; 2,010 hab.

Chaiiié-iès-niarais, ch.-l. de canton, arr. et au S.-O. de Fontenay (Vendée) ; 2,368 hab.

Chaise-Dieu (t«a) '{Casa Dei), ch.-l. de canton, arr. et a 30 kil. E. de Brioude (Haute-Loire'i. Abbaye célèbre de Bénédictins; 1,742 hab.

Chaize-le-Vicomte (La), bourg du Canton

et de l'arr. de La Roche -sur-Yon (Vendée);

Chalabre, ch.-l. de canton, arr. et au S.-O. de Limoux (Aude) ; 1,927 hab.

Chalais, <*h. -l.de canton, arr. de Barbezieux (Charente) ; 905 hab.

Chaïamont, ch.-l. de canton, arr. de Trévoux (Ain); 1,900 hab.

Chaicédoine, v. anc. de Bithynie, sur le Bosphore, en face de Byzance, colonie de Mégare. Elle fut, sous le nom de Justiniana, la capitale de la lre Pontique.

Chaicidique, presqu'île de la Macédoine, entre les golfes Strymonique et Thermaïque, comprenant elle-même trois presqu'îles, Sithonie, Pallène et Athos.

Chaicidius, philosophe platonicien du ive ou du vie s , a laissé une trad. latine et un savant commentaire du Timée

Chaicis, auj. Négrepont ou Egripo. anc. capit. de l'Eubée, sur l'Euripe. — Capit. de la presqu'île de Chalcidique. — V. d'Etolie, de Béotie, d'Ionie, de Syrie.

Chaicondylas (Nicolas), né à Athènes, mort vers 1464, a raconté dans ses Illustrations historiques l'origine et les gestes des Turcs jusque vers 1463. Son livre est dans la Collect. Byzantine.

Chaicondylas (Démétrius), grammairien grec d'Athènes, réfugié en Italie, y enseigna le grec et mourut vers 1510 ou 1513. ïl a dirigé la publication d'Homère, d'Isocrate, de Suidas, et a écrit une grammaire grecque, sous le titre d'Erotemata.

Chaidée, nom souvent donné à toute la Babylonie, mais surtout à la partie S.-O., vers le golfe Persique et l'Arabie.

Chaleurs (Baie des ), partie du golfe du Saint-Laurent, entre le Canada et le Nouveau- Brunswick.

Chalgrrin (JEAN - FRANÇOIS - THÉRÈSE ), lié à

Paris, 1739-1811, architecte renommé, a élevé plusieurs hôtels, achevé Saint-Sulpice, restauré le Luxembourg et commencé l'Arc de l'Etoile.

Chalier (Marie-Joseph), né à Suze, 1747-1793, se dévoua à Lyon avec une exaltation mystique et impitoyable au triomphe du Jacobinisme ; mis a la tête de la commune révolution- .

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naire, il souleva les Lyonnais contre lui, fut t vaincu et périt sur l'échafaud, le 16 juillet.

Chaiiadrey, tourg du canton de Longeau, arr. de Langres (Haute-Marne).

ihuiiuns, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. N. des Sables (Vendée). Commerce actif; j 4,931 hab.

Chaimers (Alexandre), né à Aberdeen, 4759- 1834, a donné de nombreuses éditions et écrit un Dictionnaire biographique en 32 vol. in-8°.

Chaimers (George), polygraphe anglais. 1742- 1825, a laissé : Essai comparatif de la puissance de la Grande - Bretagne, Caledonia et Vie de Marie Stuart.

Chaimers (Thomas), né en Ecosse, 1780-4847, l'une des gloires de l'Eglise presbytérienne, a écrit des Sermons, Preuves de la religion chrétienne, la Révélation mise en harmonie avec l'astronomie, l'Economie politique par rapport à l'état moral de la société, etc.

Cbàlon.sur-Saône ( Cubilonum), ch.-l. d'aiT.

de Saône-et-Loire, a 60 kil. N. de Màcon, sur la dr. de la Saône. Commerce de transit. — Dans I le Chàionnais, anc. pays des Eduens, qui dépendit de la Bourgogne ; '21.617 hab.

Chàionnes. ch.-l. de canton, arr. et à 23 kil. S -0. d'Angers (Maine-et-Loire), sur la Loire. Ho- illères, 5,436 hab.

Chàlons..snr.Marne (Catalauni , DUTO-Ca-

tala.'.num), ch.-l. du dép. de la Marne, sur la dr. de la Marne, à 470 kil. S.-E. de Paris. Evêché; cathédrale; école d'arts-et-métiers. Bonneterie ; commerce de produits agricoles. Bataille de 451 ; 23,193 hab.

Chaiosse (r.a), pays de l'anc. Gascogne, . arrosé par l'Adour, âuj. arr. de Saint-Sever (Landes) et petite partie des Basses-Pyrénées.

Chàius, ch -1. de canton, arr. et* à 25 kil. >\-0. de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Ruines d'un château célèbre ; 2,531 hab.

Chaivbes, anc. peuple, habile à travailler le fer, habitant l'Arménie, le Pont, la Paphlagonie.

Cham, le second fils de Noé, maudit par son père, s'établit en Egypte; l'Afrique fut appelée terre de Cham.

Chamakhi OU Sehumaka, Capit. du gOUV.

de ce nom (Russie du Caucase), au S.-E. de Tiflis, près de la Vieille- Chamakhi, jadis très importante ; 6,000 hab.

Chamanisme, religion grossière , dont les prêtres s'appellent chamans ; elle esl répandue au N. ue l'Europe et de l'Asie parmi les tribus des Finnois, des Samoyèdes, des Ostiaks, des Bouriates, etc.

Chaînas (Saint.), v. de l'arr, et à 36 kil. O. ; d'Aix (Bouches-du-Bhône), port sur l'étang de Berre , 2,393 hab.

Chamaves, peuple de l'anc. Germanie, près du Rhin inférieur, qui fit partie de la confédération des Francs.

Chambellan, nom d'un officier préposé, chez un prince ou un grand personnage, à la chambre, au soin, à la surveillance de la maison. Il y eut, en France, un grand chambellan depuis Louis VII.

Chamberet, bourg du canton de Treignac, ■ arr de Tulle (Corrèze) ; 3,028 hab.

Chambers (Ephraïm). encyclopédiste anglais, mort en 1740, publia, en 4728, la Cxjclopœdia ou Dictionnaire des arts et des sciences, 2 vol. infol.

Chambers (William), architecte anglais, né à Stockholm, 4726-4796, fut l'architecte favori de George III. On lui doit : Dessins des édifices, meubles, habits des Chinois.

Chambeitin, vignoble célèbre de la commune de Gevrey, à 10 kil. S. de Dijon (Côte-d'Or).

Chambéry, cn.-l. du dép. de la Savoie, sur la Leysse et l'Albane, à 596 kil. S.-E. de Paris. Archevêché, Cour d'appel, Académie. Bonne-

terie, gaze de soie, chapeaux, etc. Anc. capit. du duché de Savoie ; 49,624 hab.

Chambon.Feugerolles (I^e) , ch.-l. de

canton, arr. et à 8 kil. S.-O. de Saint-Eiienne (Loire). Coutellerie; 8,172 hab.

Charabon-sur-Voueize, Ch.-l. de Canton,

arr. et a 25 kil. S.-E. de Boussac (Creuse). Tribunal de 4re instance ; commerce de bestiaux ; 2,200 hab.

Chambon (Le), bourg du canton de Tence, arr. d'Yssingeaux (Haute-Loire); 2,495 hab.

Chambord, village du canton de Bracieux.à 15 kil. E. de Blois (Loir-et-Cher), sur le Cosson. Château célèbre, au milieu d'un vaste parc, élevé par François Ier, acheté en 1824 pour le duc de Bordeaux, qui, depuis 1830, a pris le titre de comte de Chambord.

Chamboulive, bourg du canton de Seilhac, arr. de Tulle (Corrèze). Grains; 2,750 hab.

Chambray (Georges, marquis de) , né à Paris, 1783-1850, officier d'artillerie, a publié une Histoire de l'expédition de Russie, 2 vol. in-8° et Philosophie de la guerre.

Chambre étoilée, haute cour de justice en Angleterre, établie sous Henri VII, jugeant, sans jury, les délits demeurés en dehors du droit commun. Elle fut supprimée en 4641.

Chambre impériale, cour de justice souveraine pour 1 Allemagne, instituée en 4495, connaissant de tous les procès des Etats immédiats ; les juges ou assesseurs étaient nommés par les Etats.

Chambre (La), ch.-l. de canton, arr. de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) ; 620 hab.

Chambrun (JACQUES Pineton de), ministre

calviniste, né a Orange, 1637, connu par un livre émouvant : Larmes.

Chamfort (SÉBASTIEN-ROCH Nicolas, dit),

né près de Clermont, 1744-1794, enfant naturel, précepteur, eut du succès au théâtre (la jeune Indienne, le Marchand de Smyrne, Mustapha et Zeangir) et dans les concours académiques {Eloges de Molière, de La Fontaine) ; fut de l'Acad. française, 4784 ; embrassa avec ardeur les idées de la Révolution , prêta son concours a Sieyès, Mirabeau, Talieyrand, fut arrêté par l'ordre du Comité de saîut public et mourut des blessures qu'il s'était faites pour échapper à une condamnation. Ses bons mots, réunis sous le titre de Chamfortiana, lui ont donné de la célébrité ; on lui doit encore un Dictionnaire d'anecdotes dramatiques.

Charnier (D\>"iel), né dans le Dauphiné, 1570-4624, théologien calviniste, professeur à Montauban, tué au siège de cette ville, a écrit de nombreux ouvrages de controverse, Panstratia catholica, etc.

Chamiilart (Michel de), 1652-4724, conseiller au Parlement, administrateur des biens de Saint-Cvr, devint contrôleur général des finances, 1699, et "ministre de la guerre, 4701. Il fut audessous de ces fonctions difficiles, se démit. 1709-1710, et mourut dans la retraite, estimé a cause de ses vertus privées.

Chamilly (NOËL Bouton , marquis DE) ,

4636-1715, prit part a plusieurs expéditions aventureuses, en Portugal, a Candie, se distingua dans les guerres de Louis XIV et fut maréchal en 4703 Brave, mais d'un esprit borné, il paraît cependant qu'il fut le héros des Lettres portugaises.

Chamisso (LouIS-ChaRLES-AdÉLAÏDE de), né

au château de Boncourt, près de Sainte-Menehould, 1781-1838, émigra avec sa famille, servit en Prusse, fut professeur en France, et prit part a l'expédition russe de Kotzebue. 1845-1818. 11 fut enfin directeur du jardin botanique de Berlin. Il s'est occupé d'hist. naturelle, mais il fut surtout populaire par ses poésies et ses ballades.

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Chamîay (JULES-LOUIS Baulé, marquis de),

maréchal-général des logis des armées sous Louis XIV, homme de confiance de Louvois, refusa, à sa mort, le ministère de la guerre. Il mourut en 4719.

Chamond (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 42 kil. N.-E. de Saint-Etienne (Loire), sur le Gier. Soies grèges, rubans de soie, galons, lacets; houille aux environs, forges; 14,14-9 hab.

Chamouny OU Chamonix, ch.-l. de Canton,

arr. et à 38 kil. S.-E. de Bonneville (Haute-Savoie), au centre d'une belle vallée, longue de 20 kil., traversée par l'Arve, entre le mont Blanc et ses immenses glaciers au S., le Brévent et les Aiguilles-Bouges au N. ; 2,425 hab.

Chamousset (CLAUDE-HUMBERT Piarron de),

né à Paris, 1747-1773, fut intendant général des hôpitaux militaires, et, philanthrope éclairé, consacra sa vie et sa fortune à de nombreuses institutions de bienfaisance.

Chamoux, ch.-l. de canton, arr. de Chambéry (Savoie) ; 4,305 hab.

Champ d'Asile, colonie fondée au Texas, entre les rivières del Norte et de la Trinité, par des Français proscrits en 4845, sous la conduite du général Lallemand. Elle fut dispersée par les Espagnols, en 4849.

Champ de Mars, vaste plaine, à l'O. de Borne, sur la rive gauche du Tibre, promenade, lieu des comices par centuries, couverte plus tard de monuments. La plus grande partie de Borne est aujourd'hui sur son emplacement.

Champ de Mars, à Paris, entre la Seine et l'Ecole militaire, créé vers 4770, long de 922 mètres, large de 420.

Champ de Mars, assemblée annuelle des guerriers francs, mail, mallum ou placitum. A la fin des Mérovingiens, les Champs de Mars n'étaient plus que des solennités annuelles où le maire du palais montrait le roi au peuple, qui lui apportait quelques présents.

Champ de Mai. Sous les Carlovingiens, et surtout sous Charlemagne, les assemblées nationales se réunirent au mois de mai. Les grands arrivaient avec les guerriers qui devaient cette année le service militaire ; ils participaient aux délibérations ; les décrets ou capitulaires étaient approuvés par les acclamations de la foule.

Champagnac de Eclair, ch.-l. de canton,

arr. de Nontron (Dordogne) ; 4,073 hab.

Champagne, prov. de l'anc. France, au N.-E., pays de plaines (d'où son nom), avec les hauteurs confuses de l'Ardenne au N.-E. ; les collines boisées de l'Argonne, à l'E. ; le plateau de Langres, au S.-E. Elle était en grande partie dans le bassin de la Seine. Elle forma un comté puissant au moyen âge ; il fut réuni au domaine royal en 4344. Avant 4789, elle formait un grand gouvernement, dont la capitale était Troyes. Elle correspond aux départ, de l'Aube, de la Marne, des Ardennes, à une partie de l'Yonne, de l'Aisne, de Seine-et-Marne et de la Meuse.

Champagne propre, l'une des 8 parties de la province (Troyes, Châlons-sur-Marne, Sainle- Menehould, Epernay, Vertus); — pays du Berri. du Maine, de l'Angoumois (Charente-Inférieure et Charente).

Champagne-en-Valromey, Ch.-l. de Canton, arr. de Belley (Ain) ; 582 hab.

Champagne-Mouton, ch.-l. de canton, arr.

de Confolens (Charente); 4,282 hab.

Champagne OU Champaigne(Ptlilippe de),

né a Bruxelles, 4602-1674, peintre d'un talent facile, travailla à la décoration du Luxembourg, du Palais Cardinal, de Vincennes, des Tuileries, etc. Il excellait surtout dans les portraits ; ses compositions sont savantes et harmonieuses-.

Champagne (Je an- Baptiste de), son neveu,

né à Bruxelles, 4643-4688, l'aida souvent et fut employé par Louis XIV à Versailles

Champagne (Jean-François), né à Semur, 4751-4845, proviseur du collège Louis-le-Grand, de l'Institut en 4797, a traduit la Politique d'Aristote.

Champagney, ch.-l. de canton, arr. et à 44 kil. N.-E. de Lure (Haute-Saône) ; 4,412 hab.

Champagnoie, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S.-E. de Poligny (Jura), sur l'Ain ; 3,691

Champagny (JEAN-BAPTISTE Kompère de),

duc de Cadore, né à Boanne, 4756-1834, neveu de l'abbé Terray, servit dans la marine, fut député à la Constituante et sauvé de la mort par le 9 thermidor. Bonaparte l'appela au Conseil d'Etat, le nomma ministre de l'intérieur, 1804, des relations extérieures, 4807, intendant de la couronne, 4844. Il fut pair en 4844, puis en 4849.

Champanbert,village du canton de Montmort, à 24 kil. S.-O. d'Epernay (Marne). Combat du 40 février 4814.

Champcenetz (Le chevalier de), né à Paris, 4759-1794, célèbre par ses bons mots, sa hardiesse satirique, fut l'un des plus actifs collaborateurs des Actes des Apôtres contre la Bévolution ; publia le Petit Almanach des grands hommes de la Révolution et les Gobe-mouches dn Palais-Royal. Il périt sur l'echafaud, le 23 juillet.

Champdeniers , ch.-l. de canton, arr. de Niort (Deux-Sèvres); 4,362 hab.

Champeaux (GUILLAUME de), né au village

de Champeaux près de Melun, mort en 4124, philosophe scolastique, fonda l'abbaye de Saint- Victor. Il eut pour élève et pour adversaire Abailard ; il soutint les réalistes et devint évêque de Chàlons-sur -Marne. On a de lui Moralia abbreviata, de Origine animœ

Champein (Stanislas), né à Marseille, 4753- 4830, a composé plusieurs opéras-comiques d'une mélodie agréable. Il fut membre de l'Institut.

Champeix, ch.-l. de canton, arr. d'issoire (Puy-de-Dôme); 4,585 hab.

Champier (Symfhorien), né à Saint Sympborien, près de Lyon, 4472-4553, médecin et littérateur, a écrit de nombreux ouvrages . La nef des Dames vertueuses ; La nef des Princes et des batailles de noblesse.- Les graves chroniques des princes de Savoie,- la vie du preux chevalier Bayard, etc. Dans ses ouvrages de médecine, il a essayé l'un des premiers la biographie des médecins.

Champigny, bourg du canton de Charenton, arr. de Sceaux (Seine), sur la Marne. Combats du 30 novembre et du 2 décembre 4870; 3,080 hab.

Champion de Cicé (JÉRÔME-MaRIE;, né à

Bennes, 1735-4840, archevêque de Bordeaux, 1784, membre de l'Assemblée constituante, garde des sceaux, 4789-4790, refusa le serment à la Constitution civile du clergé et émigra. Bonaparte le nomma archevêque d'Aix, en 4802.

Championne! (Jean-Etienne), né à Valence, 4762-4800, servit d'abord en Es pagne, et était général de division à Fleurus, 4/94. A la tête de ' l'armée de Borne, 4798, il battit les Napolitains à Civita-Castellana, prit Naples et fit proclamer la république Parthénopéenne, 4799. Destitué, incarcéré, il reçut le commandement de l'armée des Alpes, fut battu à Genola et mourut à Anlibes.

Championnière (LUCAS), mort en 4830, l'un

des lieutenants les plus intelligents de Charette, a laissé des Mémoires curieux ; — son fils, Paul- Lucas, né à Nantes, 4798-1851. savant jurisconsulte, a écrit : Traité des droits d'enregistrement ; Manuel du Chasseur ; Du droit des riverains à la propriété des eaux courantes.

Champiain (Samuel de), né à Brouage, 4570- 4635, fit un premier voyage au Canada, en 4603, et en publia un récit curieux. Dans un 2« voyage,

CHA

1604-1607, il visita l'Acadie; enfin dans un 3e voyage, 1608, il fonda Québec, reconnut le lac Champlain, le pays au nord du Saint-Laurent, et se dévoua sans relâche à la prospérité de la Nouvelle-France. Attaqué par les Anglais, il fut forcé de capitulera Québec, 4629;mais Richelieu obtint la restitution du Canada II a laissé les Voyages et Découvertes en la Nouvelle- France es années 1615 à 4618, et les Voyages de la Nouvelle- France, de 1603 a 1629.

Champlain, lac, entre le Vermont, le New- York (Etats-Unis) et le Canada, long de 170 kil., large de 20, uni au Saint-Laurent par la rivière Richelieu, à l'Hudson et au lac Erié par des canaux.

Champlâtreux, village à 4 kil. S. de Luzarches, arr. de Pontoise (Seine-et-Oise). Château de la famille Mole.

Champiitte, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N.-O. de Grav (Haute-Saône). Vignobles estimés ; 2,540 hab.*

Champmeslé (MARIE Desmares, dite Lai.

née à Rouen, 4641-1698, petite-fille d'un président au Parlement, fut une actrice aimable, qui se laissa former par les leçons de Racine. — Son mari, Charles Cheviiiet , sieur de Champmeslé, eut assez de succès, comme acteur comique, et composa, soit seul, soit avec La Fontaine, plusieurs pièces intéressantes et enjouées.

Champniers, bourg de l'arr. et du canton d'Angoulème (Charente) ; 3,258 hab.

Champollion-le- Jeune (JEAN-FRANÇOIS), né

à Figeac (Lot), 4790-4832, étudia le copte dès le collège, puis au Collège de France, et acquit bientôt une vaste érudition. A force de sagacité et de travail, il commença à déchiffrer l'écriture hiéroglyphique, en se servant surtout des monuments de la langue copte. Protégé par M. de Blacas, il fut conservateur du musée égyptien de Paris et put visiter l'Egypte, 1828-1829. 11 fut de l'Institut en 4S30. Il mourut victime de son ardeur pour la science. Ses princ. ouvrages sont : l'Egypte sous les Pharaons, 2 vol.in-8<> ; Mémoires sur l'écriture hiératique ; — sur l'écriture démotique ^Précis du système hiéroglyphique des anciens Egyptiens; Panthéon égyptien; Grammaire égyptienne ; Dictionnaire hiéroglyphique ; Lettres écrites d'Egypte et de Nubie /etc.

Champollion-Figeac (JEAN-JACQUES), né à

Figeac (Lot), 4778-4867, frère aîné du précédent, bibliothécaire, professeur à la Faculté de Grenoble, conservateur des manuscrits a la Bibliothèque nationale, professeur a l'Ecole des Charles, a écrit de nombreux et savants ouvrages : Antiquités de Grenoble ; Nouvelles recherches sur les patois de la France ; Annales des Lagides, 2 vol.; Notice sur le cabinet des chartes et diplômes de l'Histoire de France ; les Tournois du roi René ; l'Egypte ancienne et moderne ; Paléographie universelle, 4 vol. in-fol. ; Traité élémentaire d'archéologie ; Traité élémentaire de chronologie ; Ecriture démotique égyptienne ; etc., etc.

Champs. de- Bort, ch.-l. de canton, arr. de Mauriac (Cantal) ; 4,"/76 hab.

Champsaur (Le), pays du Haut-Dauphiné, ch.-l. Saint-Bonnet ; auj. dans les Hautes-Alpes et la Drôme.

Champsecret, bour? du canton et de l'arr. de Domti ont (Orne) ; 2,737 hab.

Champtocé, bourg du canton de Saint- Georges sur Loire, arr. d'Angers (Maine-et- Loire), sur la Loire.

Champtoceaux, ch.-l. de canton, arr. et au N.-O. de Cholet (Maine-et-Loire), sur la gauche de la Loire; 4,605 hab.

Chaaaan, l'un des fils de Cham, maudit par Noé en même temps que son père, a donné son nom aux tribus issues de ses onze fils, qui s'établirent dans le pays de Chanaan (Phénicie, Palestine).

Chanaan (Terre de), anc .nom de la Palestine, de Chanaan, fils de Cham. Les Hébreux s'en emparèrent sous la conduite de Josué.

Chanac, ch.-l. de canton, arr. de Marvejols (Lozère); 1,734 hab. [Lima.]

Chancay, bon port du Pérou, au N.-O. dej

Chancelier. On nommait ainsi, à Rome, les secrétaires de l'empereur Les rois barbares eurent des chanceliers ou référendaires, chargés du sceau royal, de la transcription des chartes, etc. Depuis Philippe Auguste, le chancelier fut le chef de tous les conseils, président de toutes les cours de justice. — En Angleterre, le lord grand chancelier préside la Chambre des lords et est le chef de la justice.

Chanceior (Richard), navigateur anglais, mort en 4556, compagnon de Willoughby, pénétra dans la mer Blanche, se rendit à Moscou et fonda la société de commerce de Moscovie, 4553, Il périt au retour d'un 2e voyage.

Chandemagor, v. de l'Hindoustan, dans le Bengale, sur la rive dr. de l'Hougly, à 28 kil. N.-O. de Calcutta. Cotonnades; commerce d'opium; 30,000 hab

Chandieu (ANTOINE de t,a Roche de), né

près de Maçon, 4534-1591, élève de Calvin et de Théodore de Bèze, ministre calviniste à Paris, rédigea la confession de foi présentée à Henri II, puis se retira à Genève. Il a écrit VHist. des persécutions de l'Eglise de Paris jusqu'à Charles IX ; Métamorphose de Ronsard en prêtre, etc.

Chandier (Bichard), archéologue anglais, 4738-4840, a publié une magnifique édition des Marmora Oxoniensia ; lonian antiquities, 2 vol. in-fol. ; Inscriptiones antiquœ ; Voyuges en Asie Mineure et en Grèce, etc.

Chandos (Jean), capitaine anglais du xvi« s., contribua à la victoire de Poitiers, prit deux fois Du Guesclin, à Auray, 4364, à Navarette, 4367 ; fut connétable du prince de Galles et périt au pont de Lussac, près de Poitiers, 4369.

Changé, bourg du canton et de l'arr. du Mans (Sarthe) ; 2,374 hab.

Channing (William-Ellery), né à Newport (Rhode-lsland). 4780-4842, l'un des principaux chefs de l'unitarisme protestant aux Etats-Unis. Moraliste et philosophe avant tout, animé de l'esprit de charité et de tolérance, il s'est déclaré l';idversaire de l'esclavage. Ses Œuvres ont été publiées a New-York, 4836, 2 vol

Chanoines, membres d'un chapitre placé près de l'évêque pour l'assister et soumis à une règle. Chrodegand, évéque de Metz, en 763, donna aux chanoines une règle, plusieurs fois modifiée, au concile d'Aix-la-Chapelle, par Alexandre II, Benoît XII et au concile de Trente. Les chanoines élisaient l'évêque en France, avant le concordat de 4546. Le concordat de 4804 en a fait le conseii de l'évêque, ils sont nommés par lui, avec approbation du souverain.

Chanoines réguliers, institués en 4059 et

4063, soumis à la règle de saint Augustin ; ils desservaient les églises appelées Collégiales. Les chapitres de Saint-Denis et de Sainte-Geneviève rappellent cette institution.

Chansi (occident des montagnes), prov de la Chine, à l'E. du Hoang-ho, a l'O de la prov. de Pé-tche-li, touche à la Mongolie. Le pays est fertile, a du fer, des lacs salés, des eaux minérales. Le ch.-l. est Thaï-Youen.

Chantai JEANNE-FRANÇOISE Frémiot de),

née à Dijon, 4572-1647, veuve de bonne heure, se lia intimement avec saint François de Sales et fonda a Annecy, en 4640, le premier monastère de l'ordre de la Visitation. Elle fut canonisée en 4767. Ses Lettres ont été publiées. Son fils, le baron de Chantai, tué dans l'île de Bé, 1627, fut le père de madame de Sévigné.

Chantelauze (jEAN-CLAUnE-BALTHASAR-VlC-

tor de), né à Montbrison, 4787-4859, magistrat,

CHA — 1

procureur général à Douai, 4826, à Riom, président de la Cour royale de Grenoble, 1829, député, était ministre de la justice en 1830. Il fut condamné par la Cour des pairs à la prison perpétuelle, et fut gracié en 1838.

Chanteile, ch -1. de canton, arr. et à 20 kil. N. de Cannât (Allier) Ruines d'un vieux château ; 2,014 hab

Chantenai, bourg sur la rive dr. de la Loire, touchant à Nantes (Loire-Inférieure). Chantiers de construction ; 11,810 hab,

Chantenay-Samt-Imbert, bourg du canton

de Saint-Pierre-le-Moutier, arr. de Nevers (Nièvre) ; 2,033 hab

Chantereau-Lefebvre (LOUIS), né à Paris,

1588-1638, remplit d'importantes fonctions sous Louis XIII, et fut un jurisconsulte savant. Il a laissé : Droits de la couronne de France sur le duché de Lorraine ; Traite' des fiefs et de leur origine, in-fol. [Siam, a 240 kil. S. deRangkok.]

Chantibon, port commerçant du roy. dej

Chantilly, v. du canton de Greil, arr. et a 8 kil. O. de Senlis (Oise), sur la Nonette. Rlondes, denielles noires, porcelaine. Ancien château de la famille de Condé, près d'une belle forêt; 3,938 hab.

Chantounay, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. E. de La Roche - sur- Yon (Vendée); 3,702 hab.

Chan.toung (orient des montagnes), prov de la Chine, au N., sur la mer Jaune, l'une des plus fertiles et des plus peuplées, produisant beaucoup de soie et de coton. Le ch.-l. est Tsinan.

Chantrey (Francis), sculpteur anglais, 1782- 1841, a composé des groupes et surtout les bustes de presque tous les Anglais célèbres de son temps. [de Domfront (Orne) ; 2,522 hab.]

Chanu, bourg du canton de Tinchebrai, arr.J

ciianut (Hector-Pierre), né a Riom, 160i- 1667, ambassadeur en Suède et. en Hollande, a laissé Mémoires et négociations de M. Chanut, de 1645 à 1655.

Chaonie, partie de l'anc. Epire, entre les monts Acrocerauniens et la mer Ionienne.

Chaource, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S— O. de Rar-sur-Seine (Aube), sur l'Armance ; 1.486 hab. [arr. de Grenoble (Isère); 2,327 hab.]

Chapareiiian, bourg du canton du TouvetJ

Chapdes-Beaufort, bourg du canton de Pontgibaud, arr. de Riom (Puy-de-Dôme). Eaux minérales ; plomb.

Chapelain (Jean), né à Paris, 1595-1674, eut une certaine réputation quoiqu'il eût fort peu écrit. 11 fut un des premiers membres de l'Académie, dressa le plan d'une grammaire et d'un dictionnaire, fut chargé de la critique du Cid, et fut estimé par Richelieu et par Colbert. Son poème de La Pucelle, attendu 20 ans, parut en 1656 (les 12 premiers chants seulement), mais ne répondit pas a l'espérance générale ; aussi les 12 derniers chants restèrent manuscrits.

Chapelle (CLAUDE-E.MMANUEL Lhuillier, dit),

né à La Chapelle-Saint-Denis, en 1626, tils naturel d'un maître des requêtes, jouissant d'une grande fortune, fut l'ami des grands seigneurs, de Molière, de Roileau, de Racine. Il n'écrivit que des poésies légères, et, avec son ami Rachaumont, Voyage en Provence et en Languedoc.

Chapelle-Saint-Denis (La), anc. village, annexé à Paris et formant le 18e arrond.

Chapeiie..\«non (La), bourg du canton de Cunlhat, arr. d'Ambert (Puy-de-Dôme); 2,5l)4 hab.

Chapelle- aux- Bois (La), bourg du canton de Xertigny, arr. d'Epinal (Vosges) ; 2,194 hab.

Chapelle-Basse-Mer (La), bourg du canton du Loroux-Rotlereau, arr. et à 18 kil. N.-E. de Nantes (Loire-Infcrieure) ; 3,276 hab.

Chapelle- d'Angillon (La); ch -1. de canton, arr. de Sancerre (Cher) ; 917 hab. I

Chapelle d'Armentières (La), bourg du canton d'Armentières, arr. de Lille (Nord); 3.954 hab.

Chapelle, de- Guinchay (La), ch.-l. de

canton, arr et a lu kil. S. de Màcon (Saône-et- Loire); 1,956 hab.

Chapelle. des- tarais (La), bourg du Canton d'Herbiguae, arr. de Saint-Nazaire (Loire- Inférieure); 2,(J42 hab.

Chapelle-en.Vercors (La), ch.-l. de canton, arr. et a 24 kil N. de Die (Drôme); 1,269 hab. Chapelle. la. Reine (La), ch.-l. de Canton,

arr. de Fontainebleau (Seine-et-Marne); 857 hab.

Chapelle. Moche (La), bourg du CaïUoil de

Juvigni, arr. de Domfront (Orne).

Chapelle-Saint. Itlesinin (La"), village du

canton, de l'arr. et à 4 kil. S.-O d'Orléans (Loiret); séminaire

Chapelle. sur-Erdre (La), ch.-l. de Canton,

arr. et a 9 kil. N. de Nantes (Loire-Inférieure); 2,600 hab.

Chapelle. sur-Loire (La), bûurg du Canton

de Rourgueil, arr. de Chinon (Indre-et-Loire); 2,313 hab.

Chapman (George), poète anglais, 1557-1634, écrivit des comédies, des tragédies, traduisit Homère, puis les Amours de Hero et de Léandre.

Cha-pou, v. de la prov. de Tché-Kiang (Chine), au N. de Ning-po, port de commerce.

Chappe d'Anteroche (Jean), né à Mauriac, 1722-1769, abbé, astronome, de l'Acad. des sciences, observa a Tobolsk le passage de Vénus sur le Soleil, et publia la relation de son Voyage en Sibérie. Dans un 2e vi yage en Californie, il mourut d'une maladie contagieuse.

Chappe (Claude), né à biulon (Sarthe), 1763- 1803. physicien et ingénieur, inventa le télégraphe aérien, qu'il fit adopter par la Convention, et dont on fit l'essai en 1793, lors de la reprise de Condé.

Chappe (Ignace-Urbain-Jeàn), son frère, né à Rouen, 1760-1828, membre de l'Assemblée législative, aida son frère, fut administrateur des lignes télégraphiques, et a publié VHist. de la Télégraphie.

Chapsai (Charles-Pierre), grammairien, né à Paris, 1788-1858, maître d'études au collège Louis-le-Grand, composa une Grammaire française, qui, grâce au nom de Noël, inspecteur général de l'Université, eut Je plus grand succès, et fit la fortune de l'auteur II a encore publié un cours de langue française en 16 vol,

Chaptal (JEAN-ANTOINE), comte de Chanteloup, ne a Nogaret (Lozère), 1756-1832, chimiste célèbre, professeur à l'école de Montpellier, dès *781, développa avec clarté les théories de Lavoisier et multiplia les établissements de produits chimiques. Partisan des Girondins, un instant incarcéré après le 31 mai, il rendit de grands services et fut de l'Institut en 1797. Il fut directeur général de l'instruction publique, ministre de l'intérieur et se signala par une foule d'utiles améliorations. Sénateur en 1804, directeur du commerce et des manufactures pendant les Cent-Jours, il devint pair de France en 1819 II a écrit un grand nombre d'articles, d'ouvrages sur l'industrie et l'agriculture, de traités pratiques : Y Art du Teinturier et du Dégraisseur, etc.; les Eléments de chimie, la Chimie appliquée aux arts; — à l'agriculture, etc.

Chaptes (Saint.), ch.-l. de canton , arr. d'Uzes (Gard); 755 hab.

Chapus (Le), petit port à 16 kil. N.-O. de Marennes (Charente-Inférieure). Fort

Charas (Moïse), né a TJzès, 1618-1698, médecin à Paris, a publié une Pharmacopée royale, galénique et chimique, 2 vol. in-8°. 11 fut de l'Acad. des Sciences et reconnut que l'ammoniaque est l'un des meilleurs antidotes du venin des vipères.

CHA

CHA

Charax, t. de l'anc. Susiane, entre le Tigre et l'Eulœus.

Charbonnières . les • Vieilles, bourg dll

canton de Manzat, arr. de Riom (Puy-de-Dôme); 2.31? hab.

Chardin (Jean), né à Paris, 1643-4713, fils d'un riche joaillier protestant, lit un voyage aux Indes en 4665, et recueillit beaucoup de documents curieux sur la Perse Après avoir publié, en 4674. le Récit du couronnement de Soliman III, il repartit pour la Perse, où il séjourna 4 ans, revit l'Inde, et, ayant réalisé une grande fortune, ;evint en Europe par la route du Cap. 11 se retira en Angleterre, et publia, en 4744, le ïournal du chevalier Chardin en Perse et aux Indes orientales, 3 vol. in-4<>, avec beaucoup de figures.

Chardin (Jean-Baptiste-Siméon), né à Paris, 4699-4779, peintre d'animaux et de scènes familières.

Chardon (Ordre du), fondé par Jacques V d'Ecosse, en 4540, et destiné à la noblesse écossaise.

Chardon de la Rochette (SlMON), né dans le Gévaudan, 4753-1844, habile helléniste, a préparé une édition de l'Anthologie et laissé 2 vol de Mélanges de critique et de philologie.

Charente (Carentonus), fleuve de France, vient des monts du Limousin, dans la Haute- /ienne, coule au N.-O dans le dép de la Charente jusqu'à Civray (Vienne), tourne au S., arrose Ruffec, Montlgnac, Angoulême, puis se dirige vers l'O. par Jarnac, Cognac (Charente); Saintes, Tsillebourg, Condé, Tonnay-Charente, Rochefort (Charente-Inférieure^, et finit en face de l'île d'Aix, après 350 kil. de cours. Elle est

Frofonde, peu encaissée. Ses affl. sont : à droite, Antenne, la Boutonne; à gauche, la Tardoire, la Touvre, le Né, la Seugne, l'Arnoult.

Charente (Dép. de la), à l'O. de la France, faiblement accidenlé par les collines du Limousin, de la Saintonge et du Périgord, arrosé par la Vienne, la Dronne et surtout la Charente. Le sol est bien cultivé ; il produit céréales, légumes, fruits, vins dont on fait l'eau-de-vie de Cognac, truffes. Il nourrit de bons chevaux. La superficie est de 594, 2c8 hectares; la population de 370,820 hab. Il renferme 5 arrond. : Angoulême, Barbezieux, Cognac, Confolens, Ruffec ; 29 cantons et 426 communes. Il forme le diocèse d'Angoulème, est du ressort de la Cour d'appel de Bordeaux, de l'Académie de Poitiers. Il a été formé de l'Angoumois, d'une partie de la Saintonge, du Poitou et de la Marche.

Charente-Inférieure (Dép. de la), à l'O. de la France, touchant au golfe de Gascogne. Le pays est bas et plat, surtout dans le Marais. Les îles d'Oleron, de Ré, d'Aix, Madame, en dépendent. Il est arrosé par la Charente, la Sèvre, la Seudre, la Gironde. Le sol est bien cultivé et fertile en céréales, vignes, pâturages. 11 nourrit de bons chevaux. La superficie est de 682,569 hectares ; la population de 466,416 hab. Il renferme 6 arrond. : La Rochelle, Rochefort, Marennes, Saintes, Jonzac, Saint-Jean-d*Angély ; 40 cantons et 480 communes. Il forme le diocèse de La Rochelle, est du ressort de la Cour d'appel et de l'A.cadémie de Bordeaux, de la 4e préfecture maritime (Rochefort). 11 a été formé de la Saintonge, de l'Aunis et d'une partie du Poitou.

Charenton, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. de Sceaux (Seine), sur la rive dr de la Marne ; il renferme deux communes, Charenton-ie-Pont, 14,821 hab.iet Charenton-Saint-31aurice{o,o'Û hab.). Etablissement d'aliénés.

Charenton-sur-Cher, ch.-l. de canton, arr. de Saint-Amand-Mont-Rond (Cher) ; 4.990 hab.

Charès, général athénien, 400-330 av. J.-C, brave, flatteur du peuple, prodigue et pillard. Il fut battu dans la Guerre Sociale, se mit à la solde du satrape Artabaze ; partisan de la

guerre contre Philippe, il se montra incapable, et fut l'un des généraux vaincus à Chéronée.

Charès, statuaire, né à Lindos (Rhodes), florissait vers 300 av. J.-C; son chef-d'œuvre fut le fameux colosse de Rhodes, haut de plus de 100 pieds, 292-280.

Charette de la Contrie (FraNÇOIS-AtiIÀ-

nase), né à Couffé [Loire-Inférieure), 4763-4796, lieutenant de vaisseau, émigra, revint défendre le roi, au 40 août, et se retira près de Machecoul. Les paysans Vendéens le forcèrent à se mettre à leur tète. Il montra son énergie dans la Basse-Vendée, attaqua vainement Nantes, s'isola dans le Marais et se défendit souvent avec succès contre les colonnes infernales de 4794. Il consentit à traiter à la Jaunaie, 47 février 4795 ; mais dès le 26 juin, il proclama Louis xvin ; il fut abandonné par les Anglais, par le comte d'Artois, fut pris par le général Travot et fusillé à Nantes, le 29 mars 4796.

Charette de la Contrie (ATHANASE, baron

de), son neveu, 4796-1848, né à Nantes, prit part au soulèvement royaliste de 4845, fut pair de France, 4823, épousa Mlle d'issoudun, fille du duc de Berry, combattit dans la Vendée, 4832, et se retira à Lausanne 11 a publié : Quelques mots sur les événements de la Vendée en 4832 ; Journal militaire d'un chef de l'Ouest, contenant lu vie de madame la duchesse de Berry en Vendée, etc.

Charidème, général grec, né à Orée (Eubée), vers 400 av. J.-C, fut surtout un chef d'aventuriers, qui combattit en Thrace. Il obtint le droit de cité, malgré Démosthène, et commanda les troupes envoyées contre Olynthe, en 349.

Charidème, orateur athénien, 390-333 av.

J.-C, appartenait au même parti que Démosthène ; il se relira auprès de Darius, qui le fit mettre à mort, parce qu'il vantait la supériorité des soldats grecs.

Chariiaùs, roi de Sparte, de la famille des Eurypontides, vivait vers le ixe s. av. J.-C ; il était neveu de Lycurgue, qu'il seconda peutêtre dans ses réformes. Il fit la guerre aux Argiens et fut pris par les Tégéates.

Charité (Frères de la) ou Frères hospitalier* de Saint-Jean-de-Dieu, ordre institué a Grenade, en 4540, pour soigner les malades.

Charité (Filles ou Sœurs de la), congrégation de religieuses, instituée en 4647 par saint Vincent de Paul, pour soigner les malades.

Charité (La), ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S.-E. de Cosne (Nièvre), sur la dr, de la Loire. Jadis place forte; quincaillerie, commerce de fer, charbons, grains ; 4,831 hab.

Chariton d'Aphrodisie, né en Carie, vivait vers le ive ou le ve s II a écrit les Amours de Chœreas et de Callirrhoé, en 8 livres, d'un style assez élégant.

Charlemagne (JEAN-ARMAND), né au Bour-

get, 4759-4838, d'abord acteur, écrivit des comédies, en prose et en vers, faciles et souvent heureuses.

Chariemont, forteresse près de Givet (Ardennes), sur une colline qui domine la rive gauche de la Meuse.

Charieroi, v forte du Hainaut (Belgique), sur la Sambre, à 70 kil. S.-E. de Bruxelles. Draps, lainages, chaudronnerie, clouterie; houille aux environs; 14,000 hab.

Charles, nom de beaucoup de princes.

Charles Martel, fils de Pépin d'Héristal et d'Alpaïde, 689-741, délivré par les Austrasiens de la prison où son père le retenait à Cologne, 715, battit les Neustriens àAmblef, à Vincy. près de Soissons, 716-719, et resta maître de l'empire des Francs, au nom des faibles rois, Chilpéric II

CHA

et Thierry IV. Il vainquit les Germains et le duc d'Aquitaine, Eudes; il récompensa ses soldats en leur livrant des biens d'Eglise. Mais il fut le sauveur de la chrétienté par sa grande victoire sur les Arabes entre Tours et Poitiers , 732. Il rétablit la domination des Francs dans la vallée du Rhône, et poursuivit les Arabes en Septimanie. Il favorisa saint Boniface et les missionnaires de Germanie ; il fut l'appui des papes Grégoire II et Grégoire III contre les Lombards.

Charles Ier OU Charlemagne (Carolus Ma-

gnus), fils aîné de Pépin et de Bertrade, né en Austrasie, 742-814, partagea les Etats de son père avec Carloman, son frère, acheva la conquête de l'Aquitaine, et resta seul maître de

I empire, à la mort de Carloman, 771. C'est le

Elus grand prince du moyen âge. Par ses nomreuses expéditions (on en compte 55), il s'est efforcé de réunir dans un vaste empire tous les peuples de l'Europe occidentale, Germains et Romains, pour repousser l'invasion des peuples danois, slaves, awares, à l'E., et l'invasion des Arabes, au S. Il a vaincu le roi des Lombards. Didier et constitué le roy. d'Italie, 772-776; il a vaincu les Saxons dans une guerre de 33 ans, 772-804, et, en les rendant chrétiens, il les a fait entrer dans l'Europe civilisée ; — il a soumis les Thuringiens et les Bavarois, 787; puis les Bretons, 788-796. Il a combattu sans relâche les Arabes d'Espagne depuis 778, et a délivré le

Eays jusqu'à l'Ebre. Il a rejeté au delà de î'Eyder îs pirates danois, soumis au tribut les Slaves au delà de l'Elbe, et détruit la puissance des Awares, 788-796. Il a forcé les Grecs à lui abandonner les côtes de la Dalmatie et le pays au nord jusqu'au Danube. Ses Etats comprenaient

Eresque toute la chrétienté, lorsque le pape éon III rétablit en sa faveur le titre d'empereur d'occident, 8Ï)0. Les princes de Constantinople, les khalifes de Bagdad, les Edrissites d'Afrique, les rois saxons et des Asturies recherchaient son alliance. — En même temps, par ses institutions, il cherchait à fixer l'invasion et à renouer la chaîne de la civilisation; c'est l'œuvre de ses nombreux Capitulaires, promulgués dans les grandes assemblées du Champ de Mai, et exécutés sous la surveillance de ses Missi dominici. Il protégeait le clergé, en le réformant, et l'associait à ses travaux, à son gouvernement.

II élevait partout des écoles et attirait près de lui les hommes distingués de tous les pays II a véritablement fondé la société chrétienne du moyen âge , aussi a-t-il laissé des souvenirs impérissables dans la mémoire des peuoles, et il est resté le héros d'une foule de poèmes chevaleresques. Il a été canonisé en 4465, et on le fête le 28 janvier.

Charles il, le Chauve, fils de Louis le Débonnaire et de Judith de Bavière, né à Francfort-sur-le-Main, 823-877, fut l'occasion des troubles qui désolèrent la vie de son père. A sa mort, 840, il se réunit à son frère Louis, contre les prétentions de leur aîné Lothaire ; vainqueurs à Fontanet, près d'Auxerre, 841, ils lui imposèrent le traité de Verdun, 843, qui donna à Charles la France, c'est-à-dire les pays à l'O. de l'Escaut, de la Meuse, de la Saône et du Rhône. Intelligent, mais d'une ambition mal réglée, il ne sut pas défendre le royaume contre les Northmans, la royauté contre la féodalité, qui lui imposa le capitulaire de Kiersi-sur-Oise. Le royaume se démembra, au moment où il cherchait vainement à s'emparer des roy. de Lorraine, de Provence, d'Italie, et il mourut, peut-être empoisonné, au pied des Alpes, lorsqu'il venait de se faire nommer empereur

Charles le Gros. V. Charles III, empereur.

Charles m. le Simple, fils posthume de

Louis II, 879-929, d'abord exclu du trône à cause de sa jeunesse, trouva des partisans contre Eudes, en 893, reçut de lui une partie de la France sept. ; et lui succéda, en 898. Il acquit un instant la Lorraine, 911-921; il fut forcé de céder à Rollon la Normandie par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, 912. Les seigneurs se soulevèrent contre le roi et son favori, Haganoin , Charles, vaincu à Soissons, 923, fut retenu prisonnier par Herbert de Vermandois, et mourut au château de Péronne.

Charles iv, le Bel, 3e fils de Philippe IV et de Jeanne de Navarre, 1294-1328, d'abord comte de la Marche, succéda à son frère, Philippe V, 1322. Il combattit Edouard II en Aquitaine, soutint sa sœur Isabelle, qui détrôna le roi d'Angleterre et força Jean XXII à excommunier l'empereur Louis de Bavière. C'est le dernier roi des Capétiens directs.

Charles V, le Sage (le Savant), fils du roi Jean et de Bonne de Luxembourg, né à Vincennes, 4337-1380, d'abord duc de Normandie, lieutenant général du royaume, après Poitiers, 1356, eut à lutter contre les Etats Généraux de Paris, dirigés par Etienne Marcel, contre la Jac-

?[uerie, contre les Anglais et contre son beaurère, le roi de Navarre. Il parvint à triompher de ces ennemis et fit rejeter le honteux traité de Londres que le roi prisonnier avait signé. — Roi en 4364, il commença un règne réparateur; d'un esprit prudent et éclairé, entouré de sages conseillers, il fut secondé par de braves capitaines , Du Guesclin , Clisson, etc. La victoire de Cocherel sur les troupes de Charles le Mauvais inaugura son règne, 4364 , le traité de Guérande ramena la Bretagne à l'alliance française, 4365; Du Guesclin conduisit les Grandes Compagnies en Espagne. En 1369, le traité de Brétigny fut rompu, les Anglais furent partout battus , expulsés , et Edouard III fut forcé de signer la trêve de Bruges, 4377. De sages ordonnances organisèrent les finances, l'armée, la justice; un édit de 4374 fixa la majorité des rois à quatorze ans; la marine marchande, l'Université furent proiégées ; la bibliothèque royale fut créée; les lettres furent favorisées.

Charles VI, fils de Charles V et de Jeanne de Bourgogne, né à Paris, 4368-1422, vit sa minorité troublée par l'ambition avide de ses oncles, qui provoquèrent la révolte des Maillotins à Paris, des Tuchins dans le Languedoc. En 1382, le roi, conduit par Philippe de Bourgogne, écrase les Flamands révoltés à Roosebeke, puis revient punir les Parisiens. 11 épouse Isabeau de Bavière, 1385, les fêtes extravagantes se multiplient; des expéditions, vainement préparées contre l'Angleterre et le duc de Gueldre. épuisent le royaume . Le gouvernement des anciens ministres de Charles V, ou Marmousets, dure peu ; l'assassinat de Clisson et la folie du roi rendent le pouvoir aux oncles de Charles VI. 1392. La France est de plus en plus livrée à l'anarchie, le frère du roi, Louis d'Orléans, dispute le gouvernement à Philippe de Bourgogne, puis après lui à Jean sans peur. L'assassinat du duc d'Orléans, 4407, est le signal de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons; les Anglais en profitent pour recommencer la lutte , Henri V est vainqueur à Azincourt, 4445; et, après l'assassinat de Jean sans peur, le traité de Troyes lui livre la France, 4420. Le malheureux Charles, dont la folie, depuis longtemps sans remède, est devenue un véritable idiotisme, lâchement abandonné, trahi par l'indigne Isabeau, meurt deux mois après son gendre, Henri V, regretté par le pauvre peuple qui avait tant souffert.

Charles Vil, le Victorieux ou le Bien-Servi, 5e fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, né à Paris, 4403-1461, d'abord comte de Ponthieu,

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dauphin en 1416, déshérité parle traité de Troyes, s'était alors retiré avec les Armagnacs, au S. de la Loire. En 1422, il fut reconnu roi par quelques fidèles partisans; mais on l'appelait par dérision le roi de Bourges; ses soldats étaient hattus à Cravant, 1423, à Verneuil, 1424; et, malgré l'énergie du connétable Arthur de Richemont, il semblait perdu, lorsque le sentiment national se réveilla pour le sauver, à la voix de son plus noble représentant . Jeanne d'Arc. Délivrance d'Orléans, victoire de Patay, sacre de Reims, telles sont les merveilles de l'héroïne, indignement abandonnée par son roi. Cependant Charles VII, soutenu par Richemont, par les conseils de sa belle-mère , Yolande d'Anjou , de sa maîtresse Agnès Sorel , a repris courage; le traité d'Arras le réconcilie avec Philippe de Bourgogne, 1435 ; il reprend Paris , 1436 ; les Anglais sont forcés d'accepter la trêve de Tours, 1444; puis, avec l'argent de Jacques Cœur et l'artillerie de Jean Bureau, il reprend la Normandie, après la bataille de Formigny, 1450; la Guyenne, après la bataille de Castillon, 1453. L'unité nationale est désormais consolidée. Charles \'II avait organisé la première armée

f>ermanente, avec la taille perpétuelle votée par es Etats d'Orléans de 1439; il avait réorganisé le parlement de Paris, créé les parlements de Toulouse et de Grenoble, décrété la rédaction des coutumes, etc. La Pragmatique-sanction de Bourges , 1438 . avait rétabli l'ordre dans l'Eglise. Les dernières années du règne furent troublées par les intrigues du dauphin Louis, forcé de se réfugier auprès du duc de Bourgogne. Charles vin, l'Affable, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, né à Amboise, 1470-1498, mal élevé par son père, devint roi, en 1483. Sa sœur, Anne de Beaujeu, dirigea sagement les affaires, déjoua les prétentions des Etats généraux de Tours, 1484, vainquit les seigneurs rebelles à Saint Aubin-du-Cormier, 1488, et, par le mariage de son frère avec la duchesse Anne, 1491, unit pour la première fois la Bretagne à la France. C'est alors que Charles VIII signa sans réflexion les traités d'Etaples, de Senhs et de Narbonne, avec Henri VII, Maximilien et Ferdinand d'Aragon, abandonnant l'Artois, la Franche-Comté, le Roussillon, pour tenter des aventures lointaines, 1492-1,493.11 voulait faire valoir les prétentions qu'il tenait de la maison d'Anjou sur le roy.de Naples ; l'expédition d'Italie fut une marche triomphale, mais suscita contre la France la ligue de Venise; Charles VIII fut victorieux des coalisés à Fornoue, 1495; mais il avait perdu le roy. de Naples, si facilement conquis. Chartes ix, 2* fils de Henri II et de Catherine de Médicis, né à Saint Germain, 1550-1574, succéda à son frère, François H, déc. 1560. Sa mère s'empara de la régence, et s'efforça vainement, par égoïsme, de réconcilier les deux partis, catholique et protestant, que le chancelier l'Hospital voulait réunir par esprit de tolérance etpar patriotisme. Le massacre de Vassy.l" mars 1562, fut le signal des guerres civiles'. Vaincus dans les trois premières guerres, les calvinistes obtinrent cependant les conditions favorables de la paix de Saint Germain, 1570. Charles IX allait probablement se lancer dans la politique anti-espagnole, lorsque Catherine de Médicis, dont le pouvoir était menacé, tenta de faire assassiner Coligny, puis arracha à son fils l'ordre du massacre de la Saint Barlhélemv, 24 août 1578. Charles IX en assuma la responsabilité, et sa mémoire en est restée souillée. Les calvinistes, soutenus par le nouveau parti des politiques, purent faire une 4e guerre civile, et ils en commençaient une 5e lorsque Charles IX, l'imagination égarée par les remords, mourut d'une terrible maladie. Il a laissé quelques vers remarquables et la Chasse royale en 29 livres.

Charles X OU Charles de Bourbon -Vendôme, o« tils de Charles do liourbon et de Françoise d'Alençon, 1517-1590, archevêque de Rouen, cardinal, fut opposé par les Ligueurs à son neveu, Henri IV, 1589. Il mourut son prisonnier à Tours.

Charles x, 4« fils du Dauphin , fils de Louis XV, et de Marie-Josèphe de Saxe, né a Versailles, 1757-1836. d'abord comte d'Artois, d'un esprit vif et facile, ardent aux plaisirs, se déclara franchement contre la Révolution, fut l'un des premiers à émigrer, juillet 1789, et lui chercha partout des ennemis. Nommé par son frère, Louis XVIII, lieutenant général du royaume, il alla en Russie, s'embarqua en 1795 à Jersey avec une grande expédition d'émigrés et d'Anglais, mais s'arrêta à l'île d'Yeu; il revint habiter l'Angleterre jusqu'en 1814. 11 fut le premier des princes à rentrer en France, à la suite des alliés, fut reçu à Paris, comme lieutenant général, et signa, trop rapidement peut-être, le traité du 23 avril. En 1815, il fut vainement^envoyé à Lyon, pour arrêter la marche de Napoléon ; il rejoignit son frère à Gand. Après Waterloo, Monsieur fut le chef avoué de la faction ultraroyaliste, et, après l'assassinat du duc de Berry, lui et son parti gouvernèrent véritablement la France. — En 1824, il monta sur le trône, fut sacré à Beims, 1825, vit une opposition de plus en plus forte se prononcer contre le ministère Villèle; ne soutint pas le ministère de conciliation de Martignac, 1828-29, elle remplaça par un ministère de combat. La Chambre, par l'adresse des 221, refusa son concours aux nouveaux ministres ; elle fut prorogée. Charles X crut pouvoir modifier la Charte; mais les ordonnances du 25 juillet 1830 provoquèrent à Paris un combat de 3 jours, qui amena la chute de la branche aînée des Bourbons. Charles X, retiré à Bambouillet, abdiqua vainement, le 2 août, en faveur de son petit-fils. Il dut quitter la France. Au dehors ce règne n'avait pas été sans gloire : bataille de Navarin, 1827; expédition de Morée ; prise d'Alger. 183U. — En Angleterre, Charles X prit le titre de comte de Ponthieu; il vécut à Holy-Rood; plus tard il s'établit à Prague et alla mourir à Gœritz. Il avait eu deux fils, le duc d'Angoulême et le duc de Berry.

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