V. RÉNULINE Ct PÉNÉROPLE. (D..H
* PLANULAIRE. Planularia.
moll. Geme établi par Défiance pour une Coquille multiloculairc microscopique, qu'il trouva dans les sables à fossiles d'Italie. Blainville l'adopta dans son Traité de Malacologie , à titre de sous-genre des Péuéroples , dans la famille des Planulacés. D'Orbigny l'adopta aussi dans son travail général sur les Céphalopodes ; il l'a compris dans la famille des Sticosthègues ( F. ce mot), où il est en rapport avec les Marginulines et les Pavoniues ( V. ces mots ). Plusieurs espèces de. ce genre étaient connues avant Défiance et D'Orbigny. Fichtel ct Moll , Soldani, en avaient figuré quelques-unes. Blainville confondit l'une d'elles avec les Pénéroples, et l'autre avec les Polyslomelles.
D'Orbigny , après Défiance , est le premier qui ait bien groupé ces diverses Coquilles , en général peu connues et difficiles , par cela même , à bien mettre en rapport. Voici les caractères qui les réunissent : ouverture arrondie, située au sommet de l'angle extérieur; test très -aplati , triangulaire ou elliptique , ayant à son origine l'empreinte volulatoire; loges obliques , superposées.
D'Orbigny ne compte encore dans ce genre que sept espèces, trois nouvelles , des calcaires de Caen , Planularia elongata, depressa et slriala.
Les quatre autres ont été figurées. Il les désigne ainsi : Planularia cymba , D'Orb., Modèles de Céphalopodes, 2= liv. , n. 7. , Mém. sur les Céphal. , Ann. des Scienc. nat. , 1S26. T. r> pl. 10, fig. 9.
Planularia au ris , Defr. , Dict. Se.
nalur. , fig. 5,5a; Orthoceras amis , Sold. , Test. T. 11 , tab. io4, fig. A; Peneroplis auris , Blainv. , Traité de Malac., p. 57i , pl. G, fig. 5,5 a; D'Orb., loc. cit., n. 5. De la mer Adriatique. Fossile à Castel-Arqualo.
Planularia crepidu la , D'Orb., loc.
cil. , n. 6 ; Nautilus crepidulus , Fich. , tab. 19 , fig. g, h , i; Nautilus limitants, Sold. , T. 1 , tab. 58 , fig. 66 ; Polystomella margaritacea , lilainv. , Malac. , p. 089. De la mer des Autilles ct du golfe de Toscane.
Tlanularia rostrata, D'Orb. , loc.
cit., n. 7 ; Sold. , T. i, tab. 48, Kg. M: Fossile dans la Coronime.
Si nous avions connu quelques espèces de ce genre en nature, nous les aurions décrites ,ce que uous aurions préfère à une nomenclature empruntée à D'Orbigny ; car nous ne nous permettrons jamais de faire une description d'après une figure,, quelque parfaite que nous puissions la supposer. (d..ii.)
PLANULITE. Planulitcs. moll.
Lamarck est le premier qui ait constitué ce genre, il le démembra des Ammonites, et il y rangea toutes les espèces aplaties dont les tours sont nombreux , mais peu épais. Par les nuances insensibles qui confondent ce genre avec les Ammonites , Lamarck a été lui-même conduit à le supprimer. Montfort le reproduisit quelque temps après, et De Haan l'a conservé , en lui donnant le nom de Planite. t~. ce mot.
Nous pensons avec Uel'rancc que ce genre, quel que soit le nom qu'on lui donne, n'a pas des caractères sufHsans pour être conservé. Il doit rentrer dans les Ammonites, d'oii il est sorti. P'. Ammonite et Planite.
* PLAQUE DOUEE, INS. Geoffroy donne ce nom vulgaire au Botys palus/rata de Latieille. P". Botys. (g.)
PLAQUEMINIER. Diospyms. uot.
phan. Genre de la famille des Ebénacées et de la Polygamie Diœcic, L., qui se compose d'Arbres tous exotiques , portant des feuilles simples , entières, alternes, sans stipules ; des fleurs polygames et axillaires; ces fleurs ont un calice persistant , à quatre ou six divisions profondes ; une corolle mohopélale urcéolée, ayant son limbe à quatre ou six divisions réfléchies; dans les fleurs mâles on trouve huit élamincs incluses, attachées à la base de la corolle et disposées sur deux rangs ; leurs filets sont courts, leurs anthères linéaires allongées, terminées en pointes, s'ouvrant à leur sommet par deux
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petites fentes longitudinales ; un tubercule central tient lieu du pistil avorté : dans les fleurs femelles , la corolle est généralement plus courte et le calice beaucoup plus grand ; sur la paroi interne de la corolle on trouve les huit étamines rudimentaires; l'ovaire est globuleux à huit ou douze loges, contenant chacune un seul ovule , qui naît latéralement de leur sommet. Le style est simple, terminé à son sommet par quatre ou six stigmates bifides. Le fruit est globuleux, charnu, environné par le calice qui est persistant et contient un notnbre variable de graines comprimées et pendantes; leur tégument propre est asfez épais, recouvrant un très-gros endosperme dur , dans la base duquel est renfermé un petit embryon cylindracé ayant la même direction que la graine , une radicule très-longue relativement aux cotylédons qui sont très-courts.
Le genre Diospyros est très-voisin du Roycna qui n'en diffère que par ses fleurs hermaphrodites ordinairement à cinq divisions, par ses étamines disposées sur un seul rang et ses stigmates entiers. Quant à YEmbryopteris de Gaertner, il ne s'en dislingue que par ses élamincs dont le nombre est quatre fois plus grand que celui des divisions de la corolle, landis qu'il n'est que double dans les Plaqueminiers. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses; ou les trouve à la fois dans l'ancien et le nouveau continent. Nous allons faire connaître ici quelques-unes des plus remarquables.
PLAQUEMiNiEn Faux-Lotos, Diospyros Lotus, L. Pendant long-temps ou a cru que cet Arbre était celui dont les fruils étaient connus sous le nom de Lolos parles anciens et qui croissait dans le pays des Lotophages ; mais on sait aujourd'hui , d'après les observations du professeur Deslbntaiues , que le véritable Lotos des Lotophages est le Hhamnus ou Ziziphus Lotus. Le Plaqueminicr dont il est ici question est un Arbre de moyenne grandeur qui croît dans
l'Afrique septentrionale ; ses feuilles sont alternes , courtement pétiolécs , elliptiques, terminées eu pointe à leurs deux extrémités , blanchâtres , pubescentes et légèrement glanduleuses à leur face inférieure, vertes à leur face supérieure. Les fleurs sont assez petites , solitaires à l'aisselle des feuilles ; il leur succède des fruits charnus de la grosseur d'une cerise accompagnés à leur base par le calice et contenant généralement huit graines comprimées. Celte espèce se cultive facilement en pleine terre sous le climat de Paris.
. Plaqueminieu Euènjg, Diuspyros Ebcnum . L. , Suppl. Arbre d'une trentaine de pieds d'élévation , qui croît dans l'Inde et qu'on trouve aussi à l'Ile-de-France oii il présente plusieurs variétés. Son bois a l'aubier fort épais et de couleur blanchâtre, et le cœur d'un beau noir et d'une grande dureté. Ses feuilles pétïolées et coriaces sont ovales, obtuses, glabres; les fleurs sont axillaires , sessiles , réunies au nombre de trois à quinze: les fruits sont ovoïdes, allongés. 11 est très-probable que sous le même nom on confond plusieurs espèces de ce genre qui ont, pour caractère commun , un bois noir et très-dur employé et connu sous le nom d'Ebène , mais qui diffèrent entre elles par plusieurs autres caractères. (a. r.)
* PLAQUEMINIERS. bot. phan.
Famille de Plantes qui est plus généralement désignée sous le nom d'Ebénacées. V. ce mot. (a. h.)
PLARON. mam. Espèce du genre Musaraigne. V. ce mot. (b.)
PLASMA, min. C'est le nom donné par Werncr à une' variété d'Agate ou de Silex translucide, d'un vert d'herbe entremêlé de blanc et de jaune brunâtre. La plupart des échantillons de Plasma , qu'on voit dans les collections sous la forme d'objets travaillés, ont. été trouvés dans les ruines de Rome et principalement aux environs du tombeau de Cecilia-Metella. Ou rapporte à la même variété des concrétions ma-
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melonnées d'un vert olivâtre qui viennent du Brisgaw, delà Moravie , de la Hongrie, etc.; elles paraissent appartenir au terrain de Serpentine.
(g. del.)
PLASO. bot. ru an. La Plan te que Rheede (Hort. Malab., 6 , lab. i6et 17) a décrite et figurée sous ce nom adopté comme générique par Adansou , est Y Erythriua rnonosperma de Lamarck , qui est devenue le Eutea frondosa, de Roxburgh. V. Butea.
PLASTRON, rept. chél. Le sternum dans les Chéloniens. F. Tortue. (B.)
PLASTRON BLANC. o:s. Syn.
vulgaire du Turdus torquatus , L. V.
Merle. On a aussi appelé Plastron blanc et noir, des Colibris, Gonolec , etc. (b.)
PLATAGONI. mam. (Belon.)Syn.
de Daim. V . Cerf. (b.)
PLATALEA. ois. r. Spatule.
PLATANARIA. bot. phan. (Dodœns.) Syn. de Sparganium. V~. ce mot et Ruban ier. (b.)
PLATANE, pois. Ou trouve , daus le Dict. de Déterville , que c'est une Brème , mais nous ne pouvons deviner laquelle, (b.)
PLATANE. Plalanus. bot. phan.
Genre placé par Jussieu à la fin de la famille des Amentacées, et qui fait partie de la Mouœcie Monandrie, L. Il se compose de deux espèces principales , l'une originaire d'Orient ( Plalanus orieritalis , L. ) , l'autre de l'Amérique septentrionale ( Plalanus occidenlalis , L. ). Ce sont deux grands et beaux Arbres dont quelques variétés ont été élevées au rang d'espèces; leurs feuilles sont alternes , pétiolées , grandes , divisées en trois ou cinq lobes palmés et dentés; leurs fleurs sont trèspetiles , unisexuées , monoïques , disposées en petits chatons globuleux et pédonculés; les pédoncules,
3ui sont longs et pendans, portent eux ou trois chatons écartés, l'un terminal et les autres latéraux ; cha-
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que cliatou se compose d'un réceptacle globuleux charge de fleurs extrêmement serrées les unes contre les autres; daus les chatons- mâles , ces fleurs sont autant d'étamines, à [Dament court, à anthère biloculaire, allongée, tronquée à sou sommet qui se termine par une sorte de tubercule velu, qui semble être une prolongation du filet qui réunit les deux loges ; à la base des étamiues fertiles on trouve sur le réceptacle quelques petites écailles ciliées et quelques appendices de forme variée qui paraissent être autant d'étamines avortées : les fleurs femelles se composent chacune d'un ovaire ovoïde , qui se prolonge supérieurement en un long style épais et glanduleux sur tout un côté. L'ovaire, qui est à peine distinct de la base du style, est uuiloculaire ei contient un seul ovule suspendu , Irès-rarement il eu contient deux qui sont superposés. Le fruit se compose de petits akènes subclaviformes , surmontés d'une poiutc recourbée ; chacun d'eux contient une, très-rarement deux graines pendantes, cylindriques et trèsallongées. Chaque graine se compose d un tégumeut assez épais , recouvrant un eudosperme blanc et charnu auquel il est légèrement adhérent et dans lequel est placé un long embryon cylindrique , ayant une direction opposée à celle de la graine.
Le Platane d'Orient, Platanus orientalis , L. , est un grand et bel Arbre originaire d'Orient , mais introduit et naturalisé en Europe depuis un temps immémorial; il a d'abord été transporté de l'Asie-Miueurc en Sicile; de-là eu Italie, puis dans toute l'Europe méridio"nale. Le tronc du Platane est droit et cylindrique , recouvert d'une écorce lisse qui s'enlève et tombe tous les ans par grandes plaques minces; ses feuilles sont alternes, longuement pétiolées , divisées en cinq ou sept lobes aigus, profondément et inégalement dentées; à la bifurcation des nervures principales on trouve une glande; chaque feuille est accompa-
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gnée de deux stipules soudées ensemble pur leur coté interne et formant ainsi une sorte de gaîue ; les chatons sont globuleux , pédoncules , se développant avant les feuilles et terminant les jeunes rameaux. Le Platane est uu Arbre qui peut acquérir de très-grandes dimensions. Les auteurs de l'antiquité nous ont transmis des exemples de Platanes d'une grosseur énorme; tel était celui qui , au rapport de Pline, existait île son temps en Lycie , et dont Je tronc, creusé par le temps , formait une espèce de grotte de quatre-vingt-un pieds de circonférence; il était garni intérieurement de mousse , et Licinius Mucianus , gouverneur de la province , y dîna avec dix-huit personnes de sa suite. L'introduction du Platane en Angleterre, en Allemagne et eu France est assez moderuc : ce lut, dit-on , INicolas Bacon, père du fameux chancelier de ce nom, qui, en i56i , fit venir les premiers pieds de Platane en Angleterre ; vers 1576, l'Ecluse le reçut de Constantinople pour le Jardin de Vienne en même temps que l'Hippocastane ; enfin il parait que ce ne fut que long-temps après qu'il fut cultivé en France, puisque ce l'ut Uuflbu qui en reçut le premier pied pour le Jardin des Plantes de Pans. Cependant aujourd'hui cet Arbre est extrêmement commun en France , et ou y eu voit de très-belles plantations. Le Platane peut se multiplier de graines, de boutures et de marcottes,; c'est ce dernier moyen que l'on emploie le plus fréquemment daus les pépinières, parce qu'il est le plus prompt et le plus sûr. Cet Arbre est du petit nombre de ceux qui sont rebelles à la greffe, même sur leur propre espèce; il aime les terrains substantiels, profonds et humides , et lorsqu'il rencontre ces diverses circonstances , il croît avec une vigueur et une rapidité surprenantes. C'est un Arbre très-utile pour faire des alignemens , des avenues.
Sou bois est blanchâtre, assez dur , ayant quelque ressemblance avec
celui du Hêtre; mais,il a l'inconvénient de se fendre à l'air et d'être facilement attaqué par les Insectes ; aussi est-il peu recherché.
Le Platane d'Amérique, Ptatanus occidenta/is , L. , a le même port et peut acquérir les mêmes dimensions que celui d'Orient ; il en diffère surtout par ses feuilles plus grandes, divisées seulement en trois lobes peu profonds. On le cultive aussi en Frauce où il s'est très-bien acclimaté. Son bois devient rougeàtrc en se séchant , et comme il est agréablement veiné , on l'emploie quelquefois pour faire des meubles ; mais son usage le plus général est pour la charpente intérieure et pour la construction des pirogues. (a. r.)
PLAT A ISO G EPH AL US. bot.
PBA.V. (Vaillaut.) Syn. de Céphalauthe. f. ce mot. (b.)
* PLATANOIDES. bot. phan.
(Petiver.) Syn. de Liquidambar Siyraciflum. (b.)
PL AT ANTHÈRE. Platanthera.
bot. phan. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monaudrie, établi parle professeur Richard dans sou travail sur les Orchidées d'Europe, et ayant pour type YOrchis bi/olia , L. , que Rob. Brown avait réuni au genre Habenada. II en diffère surtout par son anthère, dont les loges, très-écartées l une del 'autre, sont séparées inférieurement par l'aréole stigmatique qui se trouve interposée entre elles, et parce qu'elle ne se prolonge pas inférieurement en deux cornes saillantes; les rétinacles sont latéraux et non terminaux. Du reste , ces deux genres ont entre eux la plus grande analogie ; mais aucune des véritables espèces à'Habenaria ne croît en Europe. Ou les trouve dispersées en Afrique , en Amérique et en Asie. (a.r.)
* PLATAX. pois. (Cuvier.) Sousgenre de Chœtodons. F~. ce mot. (b.)
PLATEA. ois. (Klein et Rarrère.) Même chose que Platalea. F. ce mot et Spatule. (b.)
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* PLATEA. bot. phan. Blâme {Bijdragenflor. van nedcrl. Ind. , p.
646 ) a établi sous ce nom un genre qu'il place à la suite des Santahtcées, mais qui , à raison de la position des étamines et de la supérité du fruit, doit peut-être faire partie des Olacinées. Voici les caractères qu'il lui attribue : fleurs dioïques; les maies ont un calice infère, petit, à cinq pétales imbriqués; une corolle à cinq pétales cohérens par la base; cinq étamines dont les filets sont courts, insérés à la base des pétales et alternes avec ceux-ci. Les fleurs femelles ont le calice comme dans les mâles; point de pétales; un ovaire supère , uniloculairc ; un stigmate grand , sessile, discoïde, obtus. Le fruit est une baie drupacée , à noix obiongue, anguleuse, et ne contenant qu'une seule graine dont l'albumen est charnu, et l'embryon inverse. Ce genre est très-voisin du Nyssa dont il se distingue principalement par son calice infère. L'auteur en a décrit seulement deux espèces , Piatea excetsa P. latifolia , qui croissent dans les forêts de la montagne de Salak à Java. Ce sont des Arbres à feuilles alternes , entières , coriaces , les plus jeunes couvertes d'écaillés ainsi que les rameaux et les pédoncules; les fleurs mâles sont disposées en épis rameux, et les femelles en grappes simples. (©..>'.)
PLATEAU, bot. phan. L'un des noms vulgaires du Nymphéa alba. V, Nénuphar. (b.)
PLATEAU, bot. crypt. Paulet donne ce nom à divers Agarics , avec les épithètes de Queue torse, de Farinier , de Porcien , et autres dans le même goût. Son Plateau de Sainte- Lucie est aussi appelé Petit-Evêque, etc. , etc. (b.)
^ PLATESSE et PLATESSA. pois.
Syn. de Plies, sous-genre de Pleuronecte. V. ce mot. (b.)
* PLATICARPIUM. bot. phan.
Pour Platycarpium. F. ce mot.
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» PLATICARPOS. bot. piian. (De Cnndolle.) y. Fumeterbe.
PLATIGÈRE. Platigera. bot.
cbyft. {Lichens.) Même chose que Pclligère. V. ce mot. (a. f.)
PLATINE, min. Substance métallique , d'un gris d'acier approchant du blanc d'argent , malléable , trèspesante, infusible, inattaquable par l'Acide nitrique , mais soluble dans l'Acide nitio-muriatique , d'où elle est précipitée à l'état d'Oxide jaune par les sels de Potasse et d'Ammoniaque. Le Platine l'emporte en pesanteur spécifique sur tous les autres Métaux connus. Suivant Borda, le Platine purifié et écroui pèse 20,58.
Il se laisse facilement laminer et tirer à la filière; il reçoit un beau poli, et comme il est inaltérable à l'air, il conserve sou éclat pendant très-longtemps.
Le Platine ne se rencontre «lans la nature que sous la forme de grains aplatis, plus ou moins volumineux , mais généralement fort petits , et jusqu'à ces derniers temps , on ne l'avait trouvé que dans les terrains de transport anciens, tlans les dépôts arénacés qui renferment en même temps l'Or en paillettes et le Diamant. Les grains de Plaline varient depuis: la grosseur de la 'poudre de chasse jus-
Su'à celle de la graine de chanvre, 'n cite quelques pépites de Platine d'un volume remarquable : telles sont entre autres celles du musée de Madrid , provenant de la mine d'Or de Condoto, dans la Nouvelle-Grenade, et dont le poids est d'uue livre neuf onces , et celle du cabinet de Berlin , rapportée d'Amérique parllumboldt, et qui pèse environ deux onces. Le Platine, lel qu'on l'extrait par le lavage des sables qui le contiennent , n'est jamais pur; il est presque tou-
iours allié au Fer, au Cuivre, au Uiodium et au Palladium , et , de plus , associé à d'autres grains , assez semblables à ceux de Platine , et qui sont un alliage d'Osmium et d'Iridium ; quelquefois à des grains de Palladium natif, et le plus ordinaire-
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ment à des paillettes d'Or et à des grains noirs, composés d'Oxide de Fer, de Titane et de Chrome. On reconnaît aussi , dans le sable platinifère, des Zircons, des Spinellcs et des grains vitreux de diverses couleurs.
Le Platine natif a été découvert en 1735 par don Antonio de Dlloa , dans l'Amérique équinoxiale , au Choco, sur les côtes de la mer du Sud. Il est disséminé dans un sable aurifère, qui occupe une surface de six cents lieues carrées. Dans quelques parties du sol, on trouve à une assez grande profondeur des troncs d'arbre très-bien conservés. Cette observation importante, qui paraît s'étendre à tous les terrains meubles dans lesquels le Platine a été observé jusqu'ici , confirme l'opinion généralement admise sur la nature de ces terrains , que l'on considère comme formés par voie de transport , et non par les détritus de roches décomposées sur place. Les sables platinilèi es du Choco sont mêlés de paillettes d'Or , de Zircons et de grains deFertitauéjils ne renferment point de Diamans.
On a retrouvé le Platine au Brésil , dans un terrain d'alluviou aurifère , qui paraît devoir son origine à la décomposition de roches d'une autre formation que celles qui ont donné naissance aux sables du Choco. Ce terrain ne renferme point de Zircons ; nuis il offre la réunion remarquable du Platine et du Diamant.
C'est dans les lavages de Matto-Grosso et de Minas-Geraes , que l'on trouve ce métal , en grains plus gros et moins compactes que ceux du Choco.
Le Platine existe encore dans une autre partie de l'Amérique , à Saint- Domingue , dans le sable de la rivière d'Iaky,.qui coule au pied du mont Sibao , à environ quarante lieues de Santo-Domingo.
On n'a eu aucun exemple bien authentique de l'existence du Platine dans l'ancien continent, jusqu'à la découverte encore récente de ce métal dans les sables aurifères des
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monts Ourals. C'est âKnschwa , dans le gouvernement de Penne, à deux cent cinquante werstes d'Ekalerinebourg, qu'on l'a trouvé d'abord associé à l'osmiure d'Iridium. Ces Métaux se rencontrent presqu'à la surface du sol , dans un terrain argileux , au milieu de fragmens de Diorite, de grains de Fer oxidulé et de Corindon. Ainsi les sables qui les renferment, présentent la plupart des circonstances qu'on a observées dans les terrains aurifères et platinifères du Choco. Le Platine de Kuschwa est en grains beaucoup moins plats, mais plus épais et plus réguliers que celui du Choco. Il est aussi un peu moins riche ; car d'après les essais faits parLaugier, il ne contient que 65 pour ioo de Platine , au lieu de 70 à j5. Les grains de Platine proprement dits sont accompagnés de grain's blancs et gris, altirablcs à l'aimant, qui sont composés , d'après le même chimiste, de Platine, 20 ; Fer, 5o ; Iridium, i5; Osmium, 8; Cuivre, 5. On cite encore comme principales localités du Platine de Russie , Nijni-Taghuilskoï , à yîhgtquatre milles d'Ekalerinebourg , et Nischni-Toura. Dans cette dernière localité, le sable platiuifère montre quelque analogie avec celui du Brésil , flans lequel se trouvent les Diamans. [1 est composé de fragmens roulés d'hydrate de Fer et de Jaspe, et contient plus de Platine que d'Oi .
Jusqu'à ces derniers temps, l'origine du Platine, qui se rencontre dans les terrains d'alluvion , a été fort problématique, et l'on n'avait pas encore de notions bien arrêtées sur le gisement primitif de ce métal.
Mais une découverte toute récente , due à Boussingault , est venue répandre du jour sur cette importante question. Ce naturaliste, qui explore en ce moment les régions équinoxiales du . Nouveau-Monde , ayant visité les mines d'Or de Santa-Kosa , dans la province d'Antioqua , a reconnu que le Platine existe dans les filons aurifères de la vallée des Ours , à dix lieues de Médellin. Ces filons renfer-
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ment du Fer hydraté; il suffit de broyer les matières qui les composent , pour en obtenir ensuite par Le lavage l'Or et le Platine qu'elles contiennent. Les grains que Boussingault a reconnus dans la poudre, provenant d'un de ces filons , étaient semblables, par leur forme et par leur aspect, à ceux qui viennent du Choco. La forme de larmes arrondies que présentent les pépites de Platine des terrains de transport , a fait présumer que ce métal avait été longtemps roulé. Il est remarquable que le Platine de Santa-Rosa , dégagé de sa gangue sous les yeux de Boussingault, lui ait offert cette apparence de matière roulée, qui, au reste, n'est pas particulière au Platine; car on l'observe très-souvent sur l'Or provenant des mêmes filons.
Les filons aurifères et platinifères de Santa-Rosa appartiennent à la formation de Syénite et de Griinslein , et se trouvent dans une Syénite décomposée, liée à la même roche non décomposée , qui forme la vallée de Médellin. La vallée des Ours étant très-voisine de la province du Choco , dont elle n'est séparée que par une branche de la Cordilière des Andes , celte circonstance explique la présence du même métal dans les terrains d'alluvion decette vallée.
Le Platine de l'Amérique orientale ne paraît pas a ppa rteuir à la même formation de roches que le Platine de l'Amérique occidentale, et celui de l'Oural ,qui lui est analogue. D'après les observations d'Eschwège , il n'y a dans la province de Minas-Gcracs , ni Syénites zirconienues , ni Dioriles , mais des roches quartzeuses , mélangées de Chlorite et de Fer oligisle métalloïde , qui , par leur décomposition , ont donné naissance aux alluvious aurifères et platinifères du Brésil.
La propriété dont jouit le Platine de résister au feu le plus violent , d'être inattaquable par la plupart des Acides et par l'action de l'air atmosphérique, le rend extrêmement précieux dans les arts. On l'emploie
pour faire des creusets , des capsules, des cornues , des pinces et cuillers à l'usage des chimistes et des minéralogistes. On s'en est servi dans la construction des miroirs de télescope; on exécute en Platine la pointe ries paratonnerres , le bassinet et la lumière des armes à feu , les étalons des mesures, etc. Enfin ce métal, à l'état d'O.vide , s'applique sur la Porcelaine, et produit sur celte matière un enduit inaltérable , d'un éclat métallique et d'une teinte intermédiaire entic le blanc d'Argent et le gris d'Acier.
Le Platine serait au nombre des Métaux usuels s'il était moius rare et moins difficile à purifier. Jusqu'à présent, il n'en est entré dans le commerce qu'une petite quantité , qui nous est venue tout entière de l'Amérique. Ce métal vaut encore de 4 à 5 francs l'once, lorsqu'il est brut, et de 16 à 24 francs , lorsqu'il est travaillé. Mais vu la découverte récente du Plaline en Russie, il y a lieu d'espérer que ce métal précieux cessera bientôt d'être d'un pi ix aussi élevé.
Les nouvelles mines des monts (Durais sont si riches , qu'on assure qu'elles ont déjà fait baisser ce prix de près d'un tiers à Saint-Pétersbourg, (g, DEL.)
PLATISMA. bot. crypt. {Lichens.) P. Browne est le fondateur de ce genre, adopté par Adanson qui y renfermait des lîorrères et des Evernies; il n'a point été adopté par les lichénographes modernes, non plus que le Platisma d'Hoffmann , aujourd'hui réparti dans les genres Burrcra , Cetraria , Ramalina , Endocarport , Parmelia et Slicta. (a. f.)
* PLATISPERMDM. bot. phan.
Pour Platyspermum. P . ce mot.
* PLATOCYMfNUM. ijot. phan.
(Césalpin.) Syn. de Laserpitium Siter- (b.)
* PLATOGNI. mam. V. Daim au mot Cebf.
* PLATON. Nomvulg aire et géné-
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rique des Poissons du sous-genre Able dans quelques provinces méridionales de la France. V. Able. (b.)
* PLATOSTOME. Platosioma.
bot. phan. Palisot de Beau vois (Flore d'Oware et de Bénin , vol. 2 , p. 64 , lab. g5 , f. 2) a décrit et figuré sous le nom de P latostoma africanum , une Plante qu'il considère comme formant un nouveau genre de la famille des Labiées et de la Didynamiê Gyimiospermie , B. Voici les caractères génériques qu'il lui attribue ; calice d'une seule prèce, tubuleux , à deux lèvres entières , bouché et fermé après la floraison par la lèvre supérieure ; corolle très-ouverte , à deux lèvres; la supérieure presque entière ; l'inférieure à trois divisions , dont les deux latérales sont longues , obtuses ; l'intermédiaire liguliforme , échancrée; quatre étamines didynames, dont les filets sont larges et aplatis; un seul style, surmonté d'un stigmate bifide. Selon Palisot de Beauvois , ce genre se rapproche par le calice des genres Seule/ laria , Crymda et Proslant/iera ; mais il en diffère par la corolle et les filets des étamines. Son port est absolument le même que celui de YOcymum heptodon et de VO. monustac/iyum , également figurés dans la Flore d'Oware.
Ces trois Plantes nous semblent se, rapprocher beaucoup du genre Plectranthus de L'Héritier.
Le Platosioma africanum , Beauv. , loc. cil., a une tige rameuse, garnie de feuilles ovales et crénelées. Les fleurs sont roses et forment des épis verticillés au sommet des rameaux.
Celle Plante croît dans le royaume de Bénin , en Afrique. (g..n.)
PLATRE, géol. V. Gypse.
*PLATUK. cts. Ce nom générique est appliqué par les Javanais à tous les Pics de leur île. Ils les distinguent par des noms spécifiques. Ainsi le Platuk-Ayam est le Picus javanensis du Catalogue systématique d'Horsfield ; le Platuk-Bawang en est le Picus bengalensis; le P/alui-Lal/ar,
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le Picus minor; le Platul-Watu , le Ficus t/istis. (ijess.)
PLATURE. Platurus. bept. oph.
Sous-genre de Vipère. V. ce mot.
PLATUSE. pois. L'un des noms vulgaires de la Plie. V". Pleuronec-