V. ce mot. (n
* PLANORBIS. moll. Px.A-
NORBE.
* PLANORBU LIN E. Planorbulina.
MOLL. D'Orbigny, dans son travail sur les Céphalopodes , propose ce genre dans l'ordre des Foraminifères, famille des ïlélicostègues , pour de petites Coquilles microscopiques multiloculaires , qui ont cette particularité remarqubled'être adhérentes aux corps sous-marins. Ce n'est pas le seul exemple qu'on en connaisse. D'Orbigny a donné à ce genre les caractères qui suivent : côtés inégaux; coquille fixée, déprimée; spire irrégulière , plus apparente d'un côté que de l'autre ; ouverture semi-lunaire contre l 'avant-dernier tour de spire.
Ne connaissant ce genre que par la figure qu'en a donnée D'Orbigny , il nous serait difficile de donner sur son organisation des détails plus étendus. Nous savons qu'il s'attache aux Corallines surtout, où nous l'avions cherché inutilement. Nous en possédons cependant de la Méditerranée , où il y en a une espèce à laquelle l'auteur que nous citons a donné le nom de cette mer. (d..ii.)
PLA.NOSPIRITE. Planospiktes. Mol/l. ? conch.? Genre proposé par Defrance, mais qui n'est pas suffisamment connu. Il y en a une espèce figurée dans la sixième planche du Traité de Malacologie de Blainville, quoiqu'il ne fasse nulle part mention de ce corps. Quelques personnes pensent que le Planospirite n'est autre chose que l'empreinte ou les restes du crochet d'une Coquille bivalve , du genre Gryphée ; mais cette opinion a besoin d'être confirmée. La figure d'un corps qui approche de ceux-ci , donnée par Faujas, Hist. nat. de Maastricht, pl. 29, fig. 2, ne peut cependant pas convenir à ce genre; elle n'en présente pas le caractère princioal. L'incertitude où l'on est à son égard doit engager les observa-
leurs à faire de nouvelles recherches, pour jeter quelque jour sur ces corps curieux. (d..ii.)
PLANOT. ois. L'un des noms vulgaires de la Sittèle. ff. ce mol. (b.)
PLANTAGIN ASTRUM. bot.
pu an. (Heister.) SVn. d'Alisma ou Plantain d'eau. V. ces mots. (b.)
PLANTAG1NÉES. Plantagineœ.
bot. fhan. Petite famille de Plantes, uniquement composée des genres Plantain et Littorel|e , et que l'on reconnaît aux caractères suivans : les fleurs sont hermaphrodites , unisexuées dans le seul, genre Littorella , formant des épis simples, cylindriques , allongés ou globuleux; rarement les fleurs sont solitaires. Le calise est à quatre divisions profondes et persistantes ou à quatre sépales inégaux , en forme d'écaillés, et dont deux plus extérieures. La corolle est mouopétale, tubuleuse, à quatre divisions régulières, rarement entière à son sommet. Cette corolle , dans le genre Plantain , donue attache à quatre étamines saillantes qui, dans le Littorella , naissent du réceptacle.
L'ovaire est libre, à une, deux ou très-rarement à quatre loges, contenant un ou plusieurs ovules. Le style est capillaire, terminé par un stigmate simple, subulé , rarement bifide à son sommet. Le fruit est une petite pyxide recouverte par la corolle qui persiste. Les graines se composent d'un tégument propre qui recouvre un endosperme charnu, au centre duquel est un embryon cylindrique axile et homolrope.
Les Plantaginées sont des Plantes herbacées, rarement sous- frutescentes, sou vent privéesde tiges, et n'ayant que des pédoncules radicaux qui portent des épis de fleurs très-denses.
Leurs feuilles sont radicales, entières , dentées ou diversement incisées.
Elles croissent, en quelque sorte, sous toutes les latitudes. Jussieu, et la plupart des autres botanistes , considèrent les Plantaginées comme véritablement apétales. Pour cet illustre botaniste, l'organe que nous avons
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décrit comme la corolle est le calice , et notre calice n'est qu'une réunion de bractées ; mais il nous semble que la constance et la régularité de ces deux organes doivent plutôt les faire considérer comme un périanthe double , ainsi que l'a plus récemment admis le célèbre R. Brown.
Les Planta Binées sont très-voisines des Plumbaginées , dont elles diffèrent surtout par leur style constamment simple, par leur ovaire à deux loges souvent pohspermcs, tandis qu'il est constamment uniloculairé et contenant un ovule pendant du sommet d'un podosperme basilaire et dressé dans les Plumbagiuées. (a.r.)
PLAINTAGINELLA. dot. than.
Mœncli appelle ainsi le Limosella lacustris, L. V. Limosellf.. (a. h.)
PLANTAGO. îior. i'iian. V. Plantain.
PLANTAIN. Plantago. bot. pu an.
Type de la famille des Plantaginées , ce genre se compose d'un très-grand nombre d'espèces herbacées , annuelles ou vivaces , on même quelquefois sous-frutescentes. Dans les premières, les feuilles sont en général toutes radicales , étalées en rosaces , entières, dentées ou plus ou moins profondément pinnatifides ; d'aulies fois les feuilles sont caulinaircs et opposées. Les fleurs sont toujours très-petites, sèssiles, hermaphrodites , disposées en épis très-denses , cylindriques, allongés ou ovoïdes et presque globuleux. Ces épis sont portés sur des pédoncules plus ou moins longs qui naissent du collet de la racine ou de l'aisselle des feuilles caulinaires , suivant (pie les espèces sont acaules ou munies d'une tige.
Chaque fleur 'est pl.icJe à l'aisselle d'une petite écaille; elle se compose d'un calice formé de quatre sépales, quelquefois inég.iux et dont deux sont plus extérieurs que les deux autres qui sont plus intérieurs; d'une corolle monopétale, longuement lubuleuse, terminée par un limbe plan et à quatre divisions éloilces , de
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quatre étamiues saillantes , à filamens capillaires , insérées à la base du tube de la corolle, alternes avec ses divisions , à anthères biloculaires presque cordiformss et. attachées au filet par leur base. L'ovaire est globuleux ou ovoïde , terminé à son sommet par un long stigmate subulé, simple ou bifide à son sommet. Le fruit est une petite pyxido ou capsule operculée, à deux ou quatre loges, contenant chacune une ou plusieurs graines.
A. L. De Jussieu {Gettera Plantai um) a proposé de rétablir le genre Psy/lium de Toui nefort , caractérisé par sa capsule dont les loges sont monosperiucs et par des tiges portant des feuilles opposées, tandis que dans les vrais Plantains il ne laissait que les espèces à loges polvspermcs et à feuilies toutes radicales; mais quoiqu'il existe eu effet quelques différences daus le port de ces deux groupes, néanmoins leurs caractères distinctifs sont très-peu fixes, et l'on voit des Plantains à feuilles radicales qui , par avortement, ne contiennent qu'une seule graine dans chaque loge, et des Plantains à loges polyspermes qui , par suite de la culture ou quelquefois naturellement , ont une tige plus ou moins développée.
Les espèces de Plantain sont fort nombreuses, ainsi que nous l'avons dit : on en compte environ vingtdeux dans la Flore de France. Quelques espèces sont communes en tous lieux. Ainsi les Plantago major , média et minima, qui , peut-être, ne sont qu'une seule cl même espèce; le Plantago lanceolata , sont excessivement communs dans tous les lieux inculte-; ; les Plantago Psyllu/m, arenaria, Coivaopus }\'ynops , couvrent les lieux arides cl .ablonneux; on trouve sur les bords de la mer les Plantago maritima , subulata , etc. ; sur les montagnes , le Plantago alpina. L'eau distillée des feuilles du Plantago major est employée comme résolutive daus les diverses opnthalmies chioniques. Les graines d'un grand nombre d'espèces de ce genre ,
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et en particulier celles des Planlago Psyllium et arenaria , contiennent , dans leur tégument propre, une très-grande quantité de mucilage; aussi leur décoction est-elle employée avec avantage dans les inflammations du bord des paupières. (a. r.)
On a appelé Plantain d'eau \'Alisma Planlago, L. On trouve dans quelques vieilles relations, et souvent dans l'Histoire des voyages , le bananier désigné sous les noms de Plantain , Plantanier et Pantano. (b.)
* PLANTAIRES, mam. V. Pal-
MAIKES.
PLANTE, bot. fhan. V. Végétal.
PLANTIGRADES, mam. Nom sous lequel on désigne les Carnassiers qui , dans la marche , posent sur toute la plante du pied , tels que les Ours , les Coatis , le Kinkajou , etc. V. Mammalogie. (is. g. st. -h.)
PLANTISDGES ou PHYTADEL- GES. ins. Famille d'Hémiptères proposée parDuméril (Zool. anal.), et qu'il caractérise ainsi qu'il suit : ailes semblables, non croisées, souvent étendues , transparentes ; bec naissant du cou ; tarses à deux 'articles. Celte famille comprend les genres Alcyrode , Cochenille , Puceron , Chermès et Psylle. (g.)
PLANTULE. bot. phan. On appelle ainsi le jeune embryon germé et formant un nouveau Végétal. On a également donné ce nom à la Gemmule ou Plumulc. V. Embryon.
* PLANULACES. Planulacea.
moll. Deuxième famille du second ordre des Céphalopodes cellulacés de Blainville. Elle ne contient que deux genres, dont l'analogie ne nous semble pas entière. Ce sont les Rénulines et les Pénéroples , à titre de sous-divisions. Ils renferment des Coquilles qui ne paraissent avoir qu'une analogie éloignée avec, le type du genre.