‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 103 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

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sont tétradactyles comme chez cellesci ; mais les antérieurs sont pentadactylcs comme chez les Renards et.

les Civettes , et ils portent un pouce semblable, par son volume et sa position , à celui des Chiens. Mais si le Protèle s'éloigne des Hyènes par le nombre de ses doigts , il se rapproche de celles-ci par toutes les autres parties du membre antérieur, et particulièrement par son carpe , disposé comme chez les Hyènes , cl même par son métacarpe. Les Carnassiers ont oi dinairement le pied de devant plus court que celui de derrière , et particulièrement (cir c'est sur eux que porte la différence) les os métacarpiens plus courts que les métatarsiens. Les Hyènes font exception à ce rappoi t : chez elle le métacarpe ne le cède en rien pour la longueur au métatarse. Or , nous avons constaté qu'il en est absolument de même chez le Protèle , qui se rapproche ainsi des Hyènes jusque dans leurs anomalies.

On ne connaît encore dans le genre Proteles que l'espèce rapportée du Cap par Dclalande, et à laquelle nous Hvons donné le nom de Protèle Delalandc , Proteles Lalandii ( Mém.

du Mus. T. xi, pl. 20). Nous ferons connaître succinctement ses caractères extérieurs. Nous avons déjà dit que son aspect général est celui des Hyènes. Ses jambes de derrière paraissent très-courtes, ce qui vient de la flexion continuelle où il en tient les diverses parties, et non de leur brièveté réelle; car malgré l'allongement du métacarpe dont nous avons fait mention , les membres postérieurs sont aussi longs que les antérieurs. Les oreilles sont allongées et couvertes d'un poil très-court et peu abondant : elles ressemblent à celles de l'Hyène rayée. Les narines font saillie au-delà du museau qui est noir et peu fourni de poils. Les moustaches sont longues. Les poils de la crinière et ceux de toute la queue sont de longues soies rudes au toucher, et aniielées de noir et de blanchâtre; ce qui fait que la crinière et

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la queue sont aussi dans leur ensemble annelées des mêmes couleurs. La crinière s'étend de la nuque à l'origine de la queue. Le reste du corps est presque en entier couvert d'un poil laineux, entremêlé de quelques poils plus longs et plus rudes. Le fond, du pelage est d'un blanc lavé de gris.-roussâtre , mais il est varié sur les côtés et la poitrine de lignes noires transversales , inégalement prononcées et espacées. Les tarses sont noirs ; le reste de la jambe, de même couleur que le corps , est varié aussi de bandes noires transversales , dont les supérieures se continuent avec celles du tronc. Ce bel Animal, répandu dans la Cafrerie et le pays des Hottentots , est, à l'état de l'adulte, de la taille du Cbien de berger, suivant des renseignemens qu'a bien voulu nous transmettre le docteur Knox qui a vu trois fois des Protèles sur les bords de la rivière des Poissons, eu Cafrerie. Elle paraît être rare; car très-peu connue des naturels du pays f nous ne l'avons trouvée clairement indiquée dans les relations d'aucun voyageur. Au reste, si le Protèle a échappé pendant longtemps aux recherches des naturalistes , cette circonstance doit être attribuée , non-seulement à la rareté de l'espèce , mais aussi à ses habitudes.

Elle est nocturne, et se tient pendant toute la durée du jour dans des terriers à plusieurs issues. Lorsqu'on l'irrite , sa crinière se dresse , et ses longs poils se hérissent depuis la nuque jusque sur la queue. Delalande a tué et rapporté en Europe trois individus qui habitaient le même terrier :

il les a vu fuir avec vitesse , les crinières hérissées , le corps très-oblique sur le sol , les oreilles et la queue baissées. (is. g. st. -h.)

PRO TEO IDES. Proteœ. bot.

r-rtAN. ( Jussieu.)Syn. de Protéacées.

^. ce mot, (b.)

* PROTËSILAS. ins. Papillons de la division des Chevaliers grecs de Linné. (b.)

* PROTHORAX, ins.. ^.thorax.

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PROTIUM. bot. pu an. Genre de I la famille des Térébiuthaçées et de laj Décandrie Monogynie, L., établi par] Burmanndans sa Flora indica , réuni I par Linné aux Amyris , puis rétabli'!

par Kunth avecles caractères suivans: I fleurs diclines ; calice quinquéfide,!

persistant; corolle à cinq pétales ses-l siles , étalés , insérés sous le disque , I et à estivalion valvairc ; dix étamines 1 plus courtes que les pétales; ovaire probablement à trois loges biovulées; un seul style; disque tronqué à dix côtes ; drupe indéhiscente à trois noyaux, dout deux souvent avortent.

Ce genre , qui diffère à peine du Bursera , ne renferme qu'une seule espèce ( Prolium jewanicum, Burm.), figurée par Rumph., IJerb. slmboin., 7, lab. 23, f. i . C'est un Ai biïe indigène de Java et des autres îles de l'archipel Indien ; ses feuilles sont impai ipinuées , et ses fleurs disposées en panicules axillaires. (g..n.)

* PROTO. MOLL. Déjà sous le nom de Misai, Adanson , dans le Voyage au Sénégal , avait indiqué dans son genre Cérite une Coquille du genre Turritelle de Lamarck , mais qui, par le renversement de sa base subéehancrée, pouvait servir de passage entre les Turri telles et le nouveau genre institué par Défi ance sous le nom de Proto. Une Coquille probablement vivante qui fut donnée à ce savant par Maraschini, ainsi qu'une autre fossile des environs de Bordeaux , ont servi, surtout la première, à l'établissement de ce genre , auquel Del'rance assigne les caractères suivans : coquille univalve , turriculée, pointue au sommet , sans columelle apparente , à ouverture arrondie , presque inférieure, et formée par la réunion du bord gauche , qui , passant circulairement au bord droit, va se terminer plus haut vers le milieu du dernier tour. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a adopté ce genre , qu'il a justement placé près des Turritelles et des Scalaires. Il en a rejeté l'espèce fossile; et, depuis, Défiance , après l'avoir admise , n'en a

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plus fait mention. Cependant les caractères de cette Coquille sont tels, qu'il serait impossible de la faire entrer ailleurs , ce qui nous fait présumer que l'individu de la Collection de Defrance , comme le témoigne d'ailleurs la figure qu'il en a donnée, n'était point eutier. Basterot, daus son intéressant Mémoire sur les Fossiles de Bordeaux , a rapporté cette Coquille au genre Turritelie. On voit, paria figure, qu'il n'a vu que de trop jeuues individus pour pouvoir en connaître ies vrais caractères.

Ainsi nous persistons , d'après les beaux échantillons que nous possédons, à ranger cette espèce dans le genre qui nous occupe. Il en contiendra donc deux : Proto de Marascimni, Def. , Dict. des Scieuc.

nat. T. xliii, fig. 1 : Proto alêne, Proto terebralis , Biainv., Traité de Malac. , pl. 3i bis, fig. i. — Photo Titrritei.le , Proto Turritella , Del'., •Dict., Atlas, fig. 1, a; Turritella Proto, Bast. , Mém. Géol. sur Bord.,

pl. 1, fig. 7. (D..H.)

* PROTO. crust. V. TnoTON.

* PllOTOCOCCUS. 110T. bRTPt.

( Hydrophytes. ) Ce genre a été récemment établi par le professeur suédois Agardli dans son Systema /llgarurn. Aux caractères qu'il lui assigne, on reconnaît bien évidemment son identité avec ces globules végétaux élémentaires, premiers résultats d'une organisation sans vie proprement dite, oii concourt déjà la présence de deux ou trois de ces états de la Matière dont il a été traité à ce mot ; et dont Turpin s'est occupé soigneusement en créant pour les désigner le nom heureux de Globuline.

Agardh n'admettait que deux espèces dans son genre nouveau , celle qui colore parfois la neige en rouge , et celle qui teint certaines murailles en vert. Il aurait pu en ajouter un grarni nombre d'autres. Pour les micrographes qui puisent leurs observations dans la nature même , il est de toute évidence que la Globuline ou les petites sphères dont se forment les nuan-

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