‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 102 sur 274 · L-RO · texte numérisé non relu

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biaux de quatre. Corps glabre, presque cylindrique. Segment antérieur du corselet tiès-couil, ne foi niant qu'un rebord trausveisal, ses côtés se prolongeant jusqu'à la naissance des ailes en manière d'épaulettes ar^ rohdies et ciliées; mélathorax coupé presque droit postérieurement; écusson mutique ; ailes supérieures, ayant une cellule radiale se rétrécissant du milieu à l'extrémité , celle-ci presque aiguë, un peu appendiculéc , et trois cellules cubitales , la première plus grande que la seconde, recevant la première nervure récuirente près de sa jonction avec la seconde; la deuxième un peu rétrécie vers la radiale, recevant la seconde nervure récurrente près de sa jonction avec la troisième; celle-ci atteignant presque le bout de l'aile. Pâtes de longueur moyenne; jambes intermédiaires, n'ayant qu'une seule épine ; courte et aiguë à leur extrémité; crochets des tarses petits , unidentés. Point d'organes pour la récolte du Pollen. On ne connaît qu'un très-petit nombre d'espèces de ce genre; leurs couleurs ordinaires sont le jaune, le noir, et quelquefois un peu de ferrugineux.

Les Prosopes exhalent une odeur agréable qui ressemble à celle de la rose ; ils fréquentent les (leurs des jardins et des prés. Ce sont des Insectes parasites, c'est-à-dire que leurs femelles déposent leurs œufs dans le nid d'autres Hyménoptères, tels que les Andrénètes et les Apiaires récoltantes. Le type de ce genre est la Prosope variée, Prosopis variegata, Latr., Fabr., Jurine (Hym., p. aao); Prosopis colorata , Panz. (Fauu.

Germ., fas. 89 , fig. îi). Elle est longue de trois lignes, noire, variée île jaune , avec la base du premier et du second segment de l'abdomen ferrugineuse. On la trouve aux environs de Paris.

PROSOPIS. bot. pu an. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Linné, adopté par Kunth et pai De Candolle, avec les caractères essentiels suivans : (leurs polygames

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alice à cinq dents; corolle à cinq claies libres; dix étamines n peine oliérenles par leur hase ; gousse connue, remplie de pulpe, linéaire, un peu comprimée, souvent lorui^use clans les points oii sont, situées . -:s graines , cl un peu séparable :ntrc celles-ci. Ce genre fait partie c la tribu des Mimosécs , et se place près le Dcsmanthus et \' Adenantliera.

I renferme quinze espèces, qui croisent dans l'Amérique méridionale, à exception d'une seule {Piosopis spiàgera, L. cl Roxb. , Plant. Corom., , tab. 65), qui est indigène de la ■ôte de Coromandel. Ces espèces sont es Arbres ou des Arbrisseaux à euilles bipinnées, chaque pinnulc à ne ou quatre paire.-, de folioles iblongues-linéaires. Les (leurs verâtres ou jaunâtres forment des i pis axillaires , pédoncules et allongés. Leurs gousses sont comestibles, viuntli, dans ."on bel ouvrage sur les i Iimoscs et autres Légumineuses d'Amérique, en a figuré deuv espèces IProsopis ho/rida, et P. clulcis) , et 1 1 en a décrit plusieurs autres espèces l.iouvelles. Quelques-unes ont encore Ijrtjé décrites par Swartz , Desfontaines :^t Lagasca sous les noms génériques le Mimosa et A' Acacia. De Candollc l'Prodrom. Sjst. feget., 4, p. 446; a orme deux sections dans le genre '°rosopis. La première,, qu'il noEaroe i4deuopis, est remarquable par ses anthères terminées au sommet , comme :lans certains Desmanthus , par une l;lande caduque. Cette section ne renerme qu'une seule espèce ; c'est celle Lie l'Inde orientale que nous avons i.ncutionnée plus haut , et qui en ounre est munie d'aiguillons épais. La ^conde section , qui porte le nom i V /I Igarvbia , n'a pas les anthères terminées par une glande. Elle se compose de toutes les espèces américaines , lesquelles sont dépourvues d'é- >ines, ou n'en ont que d'axillaires lit en forme de stipules. (g..n.)

l'KOSTANTIIERA. ItOT. VII AN.

îenre de la famille de Labiées et de i Didyuamie Gymnospermie , établi

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j>ar Labdlardièrc , et adopté par R.

bYowu [Prodr. Flor. Nov.-JIolL, p.

5o8) , qui l'a ainsi caractérisé : calice bilabié , fermé après la fructification, ayant le tube strié, les lèvres indivises et obtuses, l'inférieure quelquefois tronquée; corolle ringente, la lèvre supérieure ou casque partagée en deux jusqu'à la moitié, la lèvre inférieure divisée en trois laciniures, dont celle du milieu est la plus grande et bilobée ; anthères munies en dessous d'éperons, naissant du point de l'insertion, et qui diffèrent dans les diverses espèces , souvent adnés inférieurement aux lobes des anthères, et en forme de crête supérieurement ; caryopses nucamentacécs , presque bacciformes. Le Protr tanthera Lasianthos, Labill. , Nov.- Holl. Specim., a , p. 18 , tab. ib"j, est le l\ pe générique. R. Brown, loc. cit., a fait connaître douze espèces nouvelles , qui croissent à la Terre de Van-Diémen et dans les environs de Port-Jackson à la Nouvelle-Hollande.

Ce sont des Arbrisseaux qui exhalent une odeur forte et qui sont couverts de glandes scssiles. Leurs feuilles sont pour la plupart dentées ou crénelées ; leurs Heurs sont, ou en grappes terminales que soutendent des bractées caduques, ou axillaires et solitaires.

* PROSTATE, zool. V. Génération et Glandes.

* PROSTÈNE. Prostenus ins.

Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères , famille des Taxicornes , tribu des Crassicornes , mentionné par Lalreille (Fam. nat.

du Règne Animal), et dont nous ne connaissons pas les caractères. Ce genre avoisine les Cnodalons. (g.)

* PROSTHEMIUM. bot. chypt.

(Hypoxylées.) Genre de la trihu des Xylomacées de. Fries , établi par Kunzc, et se rapprochant beaucoup des (Jytospora de Fries. Il est caractérisé ainsi : péridiuin inné dans la Plante qui le porte, à moitié libre , se fendant à sa maturité, et renfermant des spoiidics fusiforines, cloi-

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sonnées, réunies plusieurs par leur base, et rayonnaut comme des étoiles, d'abord adhérentes à une base filamenteuse, ensuite libres. Une partie des sporidies avortent et restent transparentes, les autres sont plus renflées et opaques. La seule espèce connue, Prostemium Betulinum (Kunze, Myc.

Hist., 1, p. i7j tab. i, fig. 10), croît sur les branches à moitié sèches du Bouleau. (ad. p..)

* PROSTHESIA. bot. phan.

Blume {Bijdr. FI. ned. Ind., p. 866) a établi sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogynie , L. , qu'il a placé à la suite des Ei'icinées, en indiquant néanmoins de plus grands rapports avec le Thomasia deGay, qui se rapporte aux Byttnériacées , famille assez éloignée des Ericinées. Il se rapproche encore du P^areca de Gaertner; mais il s'en distingue facilement par son fruit capsulaire et ses graines non arillées. Voici au surplus ses caractères : calice divisé profondément en cinq parties ; corolle à cinq pétales , conniveus en tube inférieurement ; cinq étamines alternes avec les pétales, ayant leurs filets cohérens par la base , et leurs anthères dressées, biloculaires, introrses, portant sur le dos une écaille membra neuse , et terminée en dedans par deux soies ; un seul style surmonté d'un stigmate simple et tronqué ; capsule uniloculaire , trivalve, renfermant plusieurs graines sans arille , fixées à trois réceptacles placés sur le milieu des valves.

Une seule espèce , Prostkesiajavanica, qui croît dans les forêts des montagnes de Burangrang et de Salak à Java , constitue ce genre. C'est un Arbrisseau à feuilles alternes, oblongues, finement dentées en scie, munies de petites stipules , à fleurs disposées en grappes composées , axillaires , courtes, et munies de bractées sur le milieu des pédicelles. (c.N.)

PROSTOMIS. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères , famille des Xylophagcs , tribu des Trogossilaircs, établi par

PRO

Lalreille aux dépens du genre Tro-B gossito de Fabricius, et ayant pourl caractères ■ corps étroit et allongé; H antennes plus courtes que le corselet, H plus épaisses vers leur extrémité, com- H primées, de onze articles , les cinq in-fl termédiaires moniliformes , les lioisK derniers arrondis , formant une mas- H sue. Labre avancé, coriace, petit, m plus large que long, presque carré, I velu en devant. Mandibules avancées, H fortes, très-grandes, trigones; IcurB côté interne finement multidenté.B Mâchoires bilobées , s'avançant sous les mandibules. Palpes courts, les maxillaires un peu plus longs que les labiaux, presque filiformes, de quatre articles , les labiaux de trois, le dernier plus épais, presque ovale, obtus. Lèvre coriace , presque carrée ; languette étroite , fort allongée , s'avançant sous les mandibules. Corselet en carré long , séparé de l'abdomen par un étranglement très-visible. Ce genre se distingue des Trogossites , parce que ceux-ci n'ont que deux dents au côté interne des mandibules.

Les Mérix , Lalridies et Sylvains ont les mandibules petites et peu saillantes. Enfin les autres genres de la tribu s'en distinguent par des caractères aussi tranchés. On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre; c'est le Prostomis mandjbulaire , Proslomis mandibularis , Latr.; Trogossita 7/iandibularis , Fabr., Sturm., Faun. d'Allem., lab. 2, pl. 4g ; Panz., Faun. Germ., fasc. io5,fig. 5. Il est long de quatre lignes , d'un brun marron. Ses élytres sont striées , et les stries sont ponctuées. On le trouve dans le nord de l'Allemagne. (g.)

PROSTYPE FUNICULAIRE, bot.

ni an. Le professeur Mirbel appelle ainsi le petit faisceau de vaisseaux qui , pénétrant par le bile, rampent entre les deux lames du tégument propre de la graine pour former le raphe. Graine et Rapiie. (a. r.)

PROTEA. POT. PI1AN. V. pROTliE.

PROÏÉACÉES. Pro/eaceœ. rot.

VHAN.Famillc extrêmement naturelle et très-bien caractérisée , appartenant

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à à lii classe des Dicotylédones apétales i et hypogyncs , et qu'on peut définir de la manière suivante : les fleurs - sont hermaphrodites, rarement soli- , taiies, plus souvent réunies en épis , i ou en capitules, ou accompagnées . quelquefois de bractées très-grandes i et formant des espèces de cônes. Chaque (leur se compose d'un calice à ^ quatre sépales distincts ou plus ou i moins soudés entre eux, et formant i quelquefois un périanthe tubuleux , ; à quatre découpures. Les élamincs , i en même nombre que les sépales, r sont sessiles et placées à la parlie su- | péricure de la face interne de chaque : sépale ; leur anthère est à deux loges, : s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, tantôt îSe.isile, tantôt stipilé, un peu obli-

• que , à une seule loge , contenant un : seul ovule attaché par le milieu de : sa hauteur au côté de l'ovaire où i correspond le sillon longitudinal qui

règne sur le style; celui-ci est simple, plus ou moins allongé, terminé par un stigmate discoïde et un peu obli-

• que. Le fruit est une sorte de capsule uniloculaire, s'ouvrant d'un seul côté par un sillon longitudinal. La graine, qui est quelquefois membraneuse et ailée , contient , sur un tégument propre extrêmement épais, un embr\on dressé, dont la radicule est inférieure et placée au-dessous du point d'insertion de la graine. Les Brotéacées sont tantôt des Arbres extrêmement élevés et d'un port Irèsrnajcslucux, tantôt des Arbrisseaux ou des Arbustes très-petits ; leurs feuilles sont alternes ou éparscs, sans stipules, et leurs fleurs, tantôt axillairrs , tantôt terminales , offrent une inflorescence très-variée. Aucune espèce de cette famille ne croît en Europe ; elles abondent au contraire et forment un des caractères particuliers de la végétation au cap île Bonne- Espérance et à la Nouvelle-Hollande.

: Cette famille a été l'objet de travaux ' importans de la part de Salisbury et ( de R. Brown. Voici le tableau des | genres présenté par ce dernier botaniste dans le dixième volume des

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Transactions de la Société liuuéeune de Londres :

f . Fruit indéhiscent.

ce. Anthères distinctes.

yfulax , Berg. ; Leucadengron , Herm. ; Petrophila , Brown; Isopugun , Brown ; Prolea , L. ; Leucospermum, Biown; Serruria, Salisb. ; Mimetes, Brown ; Aivenia, Brown ; Sorocephalus, Brown ; Spalella, Brown ; sldcnantlios , Labill.; Guevina , Molina ; Brabeium, L. ; Pcrsoo/ii.a, Smith ; Ccnarrheiies , Brown ; slgastachys , Bi own ; Sy mphionema , Brown ; Bel- /ende/ia, Brown ; Franklandia, Bro\.v n.

y2. Anthères soudées.

Sims/a , Brown ; Cunospermum , Smith ; Synaphea, Brown.

tf- Fruit déhiscent.

n. Uniloculaire.

Anadenia , Brown ; G/euillea , Brown ; Hakea , Schrad. ; Lambeiïia, Smith; Xylumelu/n, Smith; O ri tes , Biown; Bhopala, Aubl.; Knighlia , Biown; Enibolhriuin , Forster; Oreoca/iis, Brown ; Telopea , Brown ; Lomatia , Brown; Slenucarpus , Brown.

(î. Biloculaire.

Banksia, L. fils ;Dryandra, Brown.

PROÏEE. Pivteus. hf.pt. batr.

Génie des Batraciens de la famille des Urodèles , très-voisin des Tritons et des Salamandres dont il diffère en ce qu'il conserve des branchies durant tout le temps de son existence. 11 fait donc un passage très-naturel aux Poissons. Etabli par Liurenti, d'abord mal connu, il est aujourd'hui de ceux sur lesquels ou a des données fort exactes. Ses caractères sont : corps allongé avec une queue en nageoire ; quatre pâtes d'égale longueur sans ongles ; des branchies et des poumons existant ensemble à l'âge adulte ; corps nu sans écailles. Les Animaux du genre Prolce existèrent dès les premiers âges du monde ou du moins à l'époque oii remonle la formation de ces Schistes d'/Eningcn si

Sera fkë

;il)oni]ans ou fossiles et en empreintes rares. Les restes d'un pareil Animal dont la taille devait être fort considérable , ayant été" découverts vers le premier quart du siècle dernier, furent pris par le théologien naturaliste Scheùchzer pour les débris pétrifiés d'un homme témoin du déluge. V.

Antiihopolithe. Nous en avons fait graver l'empreinte dans les planches de ce Dictionnaire , en regard d'un squelette humain pétrifié de la Guadeloupe. Ce n'est qu'assez récemment que les espèces de Protées encore existantes ont été connues. La première appelée Anguillard , Proteus anguinus de Laurenti, n'a encore été trouvée que dans les eaux des lacs souterrains de la Carniole et de l'Autriche , qui débordant quelquefois par les cavernes qui les mettent en communication avec l'extérieur en entraînent quelques-unes au dehors.

Schreber , directeur du cabinet de Vienne , est le premier naturaliste auquel on doive une bonne analomie de ce singulier Reptile. Lors de la campagne d'Austerlitz , il nous en montra plusieurs qui, conservés dans de grandes caisses doublées de plomb toujours pleiues d'une eau courante et pure , se portaient à merveille et paraissaient s'abandonner à leurs tristes habitudes dans l'obscurité profonde où on les tenait entre des pierres, des cailloux et du sable qui leur représentait le sol de leurs cavernes.

Ces Protées avaient jusqu'à un pied de long, savaient à peine marcher , mais nageaient très-bien à la manière des Tritons ; ils paraissaient être fort incommodés par la lumière, et dès qu'il en pénétrait dans leurs réservoirs , ils cherchaient à se cacher sous les roches. Leur couleur naturelle tirait au rose pâle, mais devenait bien plus vive au jour, surtout aux houppes branchiales , <le sorte qu'il était facile de juger que si on les eût tenus trop long-temps exposés à une lumière vive, ils fussent morts. Leur museau était conique, obtus et déprime; les deux mâchoires garnies de petites dents ,

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l'inférieure plane et plus courte. La langue est peu mobile et libre en avant ; l'œil dans les adultes disparaît sous les tégumens, de sorte qu'il finit par ne plus se manifester que par une tache bleuâtre vers l'endroit où il brille chez les autres Batraciens. Dans les jeunes , les tégumens qui le recouvrent le laissent au couiraiie fort bien distinguer. Des petits à peine nés l'avaient fort grand en comparaison du reste de la tête et extérieur. L'utilité de cet organe disparaît donc avec l'âge , et l'extrême sensibilité de toute la surface du corps sur laquelle agit si puissamment la lumière le doit suppléer. Cette surface dépourvue d'écaillés rappelle au tact par sa mucosité celle de la Lamproie ; elle était marquée d'une multitude de petits points plus colorés. C'est pour n'en avoir vu encore que des individus conservés dans l'esprit devin, que l'on a dit dans le Dictionnaire de Lcviault que leur couleur était blanchâtre. La forme générale de l'Animal est celle d'une Salamandre à queue plate. L'oreille y est couverte par des chairs ; les pales trèscourtes ont trois doigts aux antérieures , et deux à celles de derrière. Outre des poumons, il y a trois houppes branchiales extérieures de chaque côté , plus colorées que le reste et de la nature de celles qui tombent chez les Tritons dont les larvés ont tellement d'analogie avec le Piotée Anguillard , qu'on prît d'abord celui-ci pour une larve de quelque Triton ou Salamandre dont l'état parfait restait à trouver. Mais cette opinion estmaintenant abandonnée. L'Animal possède un vestige de larynx et fail entendre un petit cri. Eutre ses branchies sont pratiqués des trous qui pénètrent dans 1 arrière-bouche. Le foie est divisé en cinq lobes ; la vésicule du fiel est fort ample, l'estomac est fort épais et coriace , il se termine par un intestin grêle qui lait trois plis avant que de se terminer au rectum. Le cœur, situé entre les pieds de devant, n'a qu'un ventricule et une oreillette, et les poumon- sr:n-

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hlahlcs à ceux des Salamandres , oui ! la forme do tubes minces et simples ,

• termines chacun par une dilatation i vésiculaire. Le squelette qui ressem- ! blc aussi à celui des Salamandres a I beaucoup plus de vertèbres , avec i moins de rudimens décotes; mais la i tête osseuse y est beaucoup plus ana- ! logue à celle de la Sirène ce mot). 1 On compte Ironie vertèbres en Ire la I tête et le bassin, deux auxquelles

• celui-ci est suspendu , et vingt-cinq . du bassin au bout de la queue, en ; tout cinquante-sept. Elles sont l'oit I bien ossifiées et s'articulent comme i elle/, les Poissons par des faces creu- : ses remplies de cartilages. Excepté le > col de l'omoplate, tout le reste de I l'épaule est cartilagineux. 11 n'y a I point de sternum proprement dit;

. le bassin est cartilagineux ainsi que . l'extrémité des quatre pieds qui ne : sont que de véritables ébauches. Les Prolées que l'on conserve s'obstinent ; à ne pas manger , mais n'en vivent I pas moins assez long-temps. On a t trouvé dans l'estomac de ceux qu'on i disséqua et qui avaient été pris au : sorlir de leurs ténèbres , des restes

• de petites Coquilles , ce qui indique lleur manière de se nourrir. Ou en a i dans ces derniers temps envoyé de ' vivans à Paris où l'un d'eux l'ut pié- : scnlé à l'Académie des Sciences , par

feu Pictet de Genève. On en a réi comment fait connaître une seconde i espèce américaine dont la queue est i comme une nageoire et qui se trouve : à la Nouvelle-Jersey. Enfin Lacépède

• en a fait connaître une troisième dans I les Annales du Muséum (T. x, p. 200, 1 pl. 17} , sous le nom de Tétradaclyle. 'On ignore la patiie de cet Animal I qui est long de huit pouces environ,

• cylindrique avec un sillon sur le dos. La queue est plate et spatuliforme ,

( obtuse et égale en longueur au tiers

• de l'Animal. 11 y a quatre petits

■ doigts à chaque pate. (li.)

PROTÉE. Promus, micr. Roësel

■ découvrit et figura le premier un Animal très-singulier, qui, changeant

■ sans cesse de forme sous sou micros-

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co pe , lui parut mériter le nom de ce Protée de l'antiquité qu'Aristée interrogeait sur ce qu'étaient devenues ses Abeilles. Ce nom, adopté par Miillcr et reproduit par tous les copistes de ce premier historien des 1 illusoires , ne pouvait subsister dans une science où son emploi causerait nécessairement confusion, puisque, non-seulement un grand genre de Plantes qui apparaît en tète d'une famille naturelle le porte déjà, niais qu'il appartient à un genre de Reptiles des plus singuliers , et dont il vient d'être question. Nous avons donc cru devoir substituer au Proteus de Mùller et de Roësel le nom d'Amibe. V. ce mot , oii l'on se convaincra qu'il n'y est pas question de prétendus slnimaux , comme le disent certains naturalistes qui ne croyant pas à la possibilité de ce qu'ils ne connaissent pas , et dédaignant les observations qu'on pourrait leur faire vérifier sur les lieux, adoptent pourtant les erreurs les plus manifestes et les observations les plus mal laites quand elles viennent de loin; qui, n'ayant jamais vu les Amibes réelles, copient complaisamnicnt de longs catalogues de IVotées eu grande partie chimériques, et qui voulant passer pour universels, commettent les fautes les plus palpables à force d'écrire sur ce qu'ils ne jugent guère que d'après des livres, des images ou des préventions. (11.)

PROTÉE. Proiea. bot. phan. Type de la famille des Protéacées ce genre établ 1 par Linné . a été subdivisé en plusieurs autres genres par les auteurs modernes, et en particulier par Salisbury et R. Brown. Ce dernier caractérise de la manière suivante les véritables espèces du genre Protea : le calice est tubuleux ; le limbe est partagé en deux lèvres inégales , la supérieure est plus large, à quatre lobes soudés et portant les étamines sessiles à sa face interne. Le style est allongé, subulé, terminé par un stigmate cylindrique. Le fruit est une sorte de noix toute couverte de poils,

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cl terminé à son sommet par le style qui est persistant. Les fleurs forment des capitules terminaux , rarement axillaires , dont le réceptacle commun est couvert d'écaillés courtes et persistantes, et qui sont environnés par un involucre imbriqué et persistant. Les espèces de ce genre sont des Arbustes, des Arbres, ou quelquefois même de petits sous-Arbrisseaux sans tige, portant des feuilles alternes et très-entières. On en compte environ une quarantaine, toutes originaires des parties australes de l'Afrique, et en particulier du cap de Bonne-Espérance , qui paraît être en quelque sorte le berceau de toute la famille des Protéacées. Parmi ces espèces nous citerons comme exemples de ce genre les Protea cynaroides, L. , Mant., Sims Bot. Magaz., tab.

770; P. speciosa, L., lue. cit., Sims Bot. Magaz., lab. ri83; P .mcWfera, Thuub., Diss. Car/. Magaz., 346; P. grandijlora , Thuub. , etc., et plusieurs autres espèces cultivées dans nos serres. V., pour les espèces de Protea dont ou a fait des génies nouveaux , les mots Aulax , Letjcaden-

DKTJM , LEUCOSPJÎRMUM., MlMETES ,

Serraria, etc. (a. r.)

PROTEINE. P rot du us. xns. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Brachélytres , tribu des Aplatis , établi par Latreille , et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères :

corps aplati; tête libre, entièrement découverte ; corselet court , transversal ; élvtres couvrant la plus grande partie de l'abdomen et des ailes. Antennes inséiées devant les yeux, sous un rebord de la tête, allant en grossissant , composées de onze articles presque entièrement grenus. Les derniers notablement plus gros que les précédera. Labre entier ; palpes maxillaires beaucoup plus courts que la tête, de quatre articles, le pénultième épais, le dernier distinct, grêle, acieulaire, presque aussi long que Le précédent; les labiaux de trois articles. Tarses à articles allonges,

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le dernier beaucoup plus court que les autres réunis. Ce genre se dislingue des Oxytèles et des Omalies , parce que ceux-ci ont le dernier article des tarses aussi long à lui seul que les aulres réunis. Dans les Leslèves les antennes sont presque filiformes. Les Aléochares ont l'insertion des antennes à nu , et non sous un rebord de la tête. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre , c'est le Protéine crachyptère, Proteiaus brachjplerus , Latr. Il est long d'une ligne, noir, luisant et très - finement pointillé. Les mandibules, la base des antennes cl les pales sont roussâtres. On le trouve aux euvirons de Paris; il vit à terre et sous les Plantes. (g.)

* PP,OTÊLE. Proteles. mam. Nous avous établi sous ce nom (Mém. du Mus. T. xi , p. 554, 1824) un genre fort remarquable du Carnassiers digitigrades, dont le type est une espèce rapportée il y a quelques années du cap de Bonne-Espérance par Delalande , et à laquelle Cuvier avait d'abord donné le nom provisoire de Civette ou Genetle byénoïde. Notre genre Proteles, adopté par tous les auteurs qui out publié dans ces derniers temps des systèmes ou des catalogues de Mammifères , doit , à notre avis , être placé près du genre Hyène; et c'est ce que nous croyons avoir démontré de la manière la plus concluante en comparant avec détail toutes les pièces du squelette et toutes les parties des organes des sens et de 1;l locomotion, qu'il nous a été possible d'examiner chez le Prolèle , avec celles des trois genres qui peuvent en être le plus rapprochés sous divers points de vue , c'est-à-dire les Chiens ( et plus particulièrement les Renards), les Civeltes et les Hyènes.

Au premier coup-d'œil , le Prolèle frappe par sa grande ressemblance avec ce dernier genre -, ses formes générales sont les mêmes; ses membres postérieurs paraissent , comme dans ce groupe et par la même cause , beaucoup plus courts que les an-

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, teneurs. Quelques personnes pourraient même , sur une première vue , ■ être tentées de prendre le Protèlc pour un jeune âge de l'Hyène d'Orient ( Hyœna viilgaris ) ; car il se rapproche d'elle plus encore par son t pelage que par ses formes, présent tant sur un même fond de coloration ide semblables rayures transversales.

? Nous insistons à dessein sur ce fait, là nos yeux très-remarquable, puis- 1 qu'il nous montre, entre deux espèces ide genres différons , plus de rapports ii de ressemblance extérieure qu'on m'en trouve quelquefois entre deux r espèces d'un même genre bien nat turel. Et cependant les caractères qui i isolent le Protèle et l 'écartent des 1 Hyènes sont d'une hatile importance , o comme on va le voir. Ce qui distingue particulièrement le Piotèle, c'est 1 la forme de son crâne et le nombre ede ses doigts. Sa tête, au lieu d'être r ramassée comme chez les Hyènes , eest svelte et remarquable par d'éléjgantes proportions ; son museau, au I lieu d'èlre obtus et comme tronqué, eeît allongé et assez fin , en sorte que 1 la tête du Protèle, dans son ensemble, s se rapproche un peu de celle fie la Ci- \velte,et beaucoupde celle duRenard.

(.Ce rapport donné par l'inspection imi médiate des parties extérieures, l'est [pareillement par l'étude du crâne. II test très-vraisemblable que le système odentaire du Protèle diffère à quelques égards de celui des Hyènes :

i malheureusement nous n'avons pu c constater ce l'ail. Les individus que tnous avons examinés étaient de jeutnes sujets chez lesquels il n'y avait cque de très-petites dents de lait trèsi remarquables par l'anomalie de leurs I formes. Cuvier , qui a cherché à se i rendre compte de cette particularité, f pense que les dents persistantes (avaient été retardées chez ces indiwidus; ce qui , ajoule-t il, arrive assez I souvent aux Genetlcs. Si maintenant i nous passons à l'examen des organes du mouvement, nous trouvons chez le l'rotèlc un caractère qui permet de i le distinguer au premier coup-d'œil • des Hyènes: ses membres postérieurs

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