VIER
* PSIDOPODIUM. BOT. CRYPT.
( Fougères. ) Necker appelait ainsi un genre de la famille des Fougères qui est en grande partie le même que l'Aspidium de Swartz. (a.r.)
*PSIGURIA. bot. phan. (Necker.) Syn. ù'Anguria, L. (g..n.)
* PSILANTHDS. bot. phan. Sous ce nom , De Candolle a formé une section du genre Tacso/iia , caractérisée par l'absence de l'involucre sous la fleur. V. Tacsonie. (g..n.)
* PSILE. Psi/us. ins. Jurine donne ce nom à un genre d'Hyménoptères qui répond en partie à celui de Diaprie établi précédemment par Latreille. V. Diaprje. (g.)
* PSILOBIUM. bot. phan. Genre de la Pentandrie Monogynie , L. , établi par Jack (Malayan miscell.), qui lui a imposé les caractères essentiels suivans : calice très-grand, à cinq divisions profondes; corolle dont le tube est court, le limbe quiuquéfide ; étamines insérées à la base de la corolle; stigmate en massue , à dix prolongemcns ailés, saillant hors de la corolle; fruit en forme de siliquc biloculaire et polysperme. Ce genre a pour type une Plante de Sumatra , à laquelle l'auteur donne le nom de Psilobium nu/ans. C'est un Arbrisseau dressé, à tige tétragone, à feuilles lancéolées, aiguës, glabres , accompagnées de stipules ovales, acumi-
PSI
nées; à fleurs portées sur des pédoncules axillaires et penchées. (g..n.)
* PSILONIA. bot. crypt. ( Mu- i céclinécs. ) Ce genre , créé par Fries, appartient, selon lui, à la famille des Mucédinées , et se place dans la tribu des Sporomyci auprès du genre Conop/ea. Il ne com- | prend qu'une seule espèce décrite par De Candolle sons le nom de Tubercularia Buxi. Fries le caractérise ainsi : fdamens droits simples , transparens, cloisonnés, réunis inférieurement par une base commune, entremêlés de sporidies simples , globuleuses , transparentes , agglomérées et très-abondantes. (ad. b.)
* PSILOPODERMA. moll. (Poli.) V. Came.
*PSILOPSIS. bot. phan. (Necker.) Synonyme de Galcobdolon , genre établi autrefois par Dillen , puisréuni au Ga/eopsis par Linné, et enfin reconstitué par De Candolle et les auteurs modernes. V. Galeojîdolon.
PSILOPUS. conch. (Poli.) V.
Came.
* PSILOSOMES. Psilosomata.
moll. Tel est le nom que Blainville a donné à la troisième famille de l'ordre des Aporobranches {V. ce mot au Supplément ) qui correspond en partie aux Ptéropodes des auteurs. Cette famille, composée du seul genre Phylliroé , est précédée de celle des Gymnosomes qui renferme les geures Clio et Pneumoderme. Cet arrangement, ces rapports sont différens de ceux établis précédemment par d autres zoologistes , comme nous auions le soin de Je faire observer à l'article Aporobranches. (d..h.)
*PSILOTE. Psilola. ins. Genre de l'ordre des Diptères , famille des Athéricères , tribu des Syrpliies , établi par Meigen (Dipt. d'Europe, etc.), cl ne différant du genre Pipizc, qui en est très-voisin, que parce que le dernier arliclc des antennes ou la palette, est ovalc-oblong , et l'hypos-
PSI
orne renfoncé à sa base et tronque à lia partie antérieure. Meigen décrit ,;.ine seule espèce de ce genre sous le nom fie Psilota anthracina. On la trouve en Allemagne. (g.)
* PSILOTRICHUM. bot. phan.
.i&enre de la famille des Amaranthaticées et de la Pentandrie Monogynie , : établi par Blume [Bijdr. Fl. neci. Ind. , p-pag. 544 ) qui l'a ainsi caractérisé:
: calice ou périanthe muni de trois ?oractées non spinescentes , divisé pprolbndément en cinq folioles lancéolées égales ; cinq étamines soudées ppar la base en un urcéolc édenté, à ranthères biloculaircs ; style indivis, '.surmonté d'un stigmate capité; cap- •uule utriculaire, monosperme , renfermée dans les folioles conniventes ïBtnues du périantbe. Ce genre, trèsivoisin du Trichinium de EL. Brown , iiqc se compose que d'une seuleespèce, \ \ laquelle l'auteur donne le nom de PPsilotric/ium Irichutomum. C'est une l'Planieheibacée , couchée ,à rameaux ;géniculés trichotomes; à feuilles oppposées , les radicales spatulées, les lâutres lancéolées; à llcurs disposées een é|)is axillaires et terminaux. Cette IPlanle croît dans les lieux ombragés pprès de Buitenzorg. ( c.N. ;
PSILOTUM. dot. ckyi't. ( Lycopoodiacées.) Genre créé par Swartz, »et que Willdenow a successivement iinommé Hqff/nannia et Bcrnhardia.
III est caractérisé par ses cipsules à i-.trois coques, s'ouvrant chacune par iiuue fente en deux valves. R. Brown ■ réunit à ce genre le T/nesipteris de BBernhardi , dont les capsules ne sont qqu'à deux coques , et dont le port est fen outre très-diifércnt. On connaît ildcux espèces de Psitutum , le Psilotum tnquetrum , qui croît entre les ■tropiques dans l'Ancien et dans le >Nouveau-Monde , et le Psilotum comi planatum , qu'on ne connaît jusqu'à ^présent que dans l'Amérique équatoi rialc. Ces Plantes présentent une lige dicholomc comprimée ou triangulaire , dépourvue de feuilles , et n'offrant que de petiles dentelures trèsespacéesqu'on peut considérer comme
PSI 3j5 de très- petites feuilles décui rentes avortées. Les orgaues reproducteurs sont d'une seule espèce, et ressemblent beaucoup à ceux des vrais Lycopodes. V. ce mot. (ad. b.)
* PSILURUS. bot. FfiAN. Genre de ta famille des Graminées et de la Monandrie Digynie , établi par Trinius et adopté par Sprengel {Syst. f'egel. , j , p. 5). II offre pour caractères essentiels : des épillets enfoncés dans les fossettes d'un rachis articulé; une écaille (lépicène) presque biûore; une corolle (glume ) bivalve enroulée, la valve inférieure sétigère. Ce genre a pour type le Nardtts arixtata , L., qui est le Ruttboella monahdra de Cavanilles et Schrader, et le Munerma munandra de Palisot Bcauvois ; c'est une Plante de l'F.uropc australe. (u..N.)
* PSISTUS. bot. phan. (Nccker.) Syu. d'Héliantlième. V. ce mot.
* PSITTACARA. ois. No uveau genre ou plutôt nouveau nom créé par Vigors ( Zool. journ. , n. 7, pag. 5 87) pour y placer des espèces de Perroquets voisines des Aras et des Perruches - Aras des auteurs.
Ce genre avait été, avant le I l'a va il de Vigors, très-étendu , et nommé yfrara et jiratinga par le voyageur naturaliste Spix , et d'après le nom bi ésilien. Les Psitlacus guianensis , L. , squamosi/s , Lath. , versicolor , Lalh. , uittatus , Shaw, auricapi/Ius et leucotis , Lichst. , paraissent entrer dans cette section des Perroquets américains. Vigors y a ajouté le Psillacara fronlata, qui se trouve décrit par Spix sous le nom A'slrara macrognat/ios , et une espèce nouvelle, le Psillacara Lichtenstenii.
(l»ess \
* PSITTAC1DÉS. ois. r. Psit-
TAOINS.
PSITTACINS. ois. Ce nom , ainsi que celui de Psittacidés, est appliqué à la famille des Perroquets que l'on a divisée aujourd'hui en sept ou huit genres différons. V. l'i:nnoqut.t , (XESS.)
ai*
*PS1TTAC0GL0SSUM. bot.
phan. Genre nouveau de la famille des Orchidées , établi par Lallave et Lexarza (Not'. veg. Descripl., fasc. 2, p. 29 , Mexico , 1825;, et ainsi caractérisé : périgone un peu charnu, à segmens dont le limbe est scarieux; labelle épais, en forme de langue, luberculé à la base ; gyhoslèine en massue, aptère et courbé; anthère caduque, operculée; quatre masses polliniques inégales; capsule oblongue à six angles et à trois valves. Ce genre est indiqué comme voisin du Maxillaria , dont il se distingue facilement par un port particulier. Les auteurs n'en décrivent qu'une seule espèce sous lenom de Psittacoglossum airatum; c'est unePlante parasite sur les Arbres où elle croît entre les Lichens; ses bulbes sont ramassés, arrondis ou oblongs , comprimés , émetlant une seule feuille oblonguelancéolée , lisse , très-entière ; sa hampe radicale est courte, revêtue d'écaillés membraneuses en forme de spathes, engainante et imbriquée; la fleur est grande, d'un rouge noirâtre, terminale et dressée. Cet'e Plante fleurit dès le printemps , près de Jésus-del-Monte , au Mexique. (g..n.)
* PSITTACULE. ois. Sous-genre de Perroquet. V. ce mot. , (n.)
PS1TTACUS. ois. V. Perroquet.
* PSITTIROSTRE. Psktiroslra.
ois. Genre de l'ordre des Granivores.
Caractères : be^ court, très-crochu, un peu bombé a la base; mandibule courbée à la pointe sur l'inférieure qui est très-évasée , arrondie et obtuse ; narines placées de chaque côté du bec, à sa base , recouvertes en partie par une membrane emplumée; tarse plus long que le doigt intermédiaire ; quatre doigts : trois en avant, divisés, les latéraux égaux; un pouce, deuxième rémige un peu plus courte que la troisième. Ce genre a été établi par Temminclc, pour une seule espèce qui se trouve aux îles Sandwich, et que Vieillot a séparée des Gros- Becs avec lesquels on l'avait primitivement confondue, pour l'associer
PSO
au Dur-Bec, dont il a fait un genre 1 particulier.
PsiTTIROSTItE VERDATRE , Loxia
Psittacea, Lath., syn., pl. 52. Parties supérieures d'un brun verdâlre; tête I et dessus du cou jaunes; parties in- I l'érieures olivâtres ; rectrices bordées I de jaunâtre; bec et pieds bruns; taille ,sept pouces; la femellea la tête [ et le dessus du cou nuancés de gris.
Temminck annonce une seconde espèce dont il possède la figure; mais il ne l'a point encore donnée dans les planches coloriées faisant suite aux planches enluminées de Buffon.
(DR..Z.) I
PSOA. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Tétramères, famille des Xylophages , tribu des Boslrichins , établi par Herbert, et adopté par Latreille et tous les entomologistes , avec ces caractères :
corps linéaire, déprimé; tête plus courte que le corselet; antennes de dix articles , plus longues que la tête; leurs trois derniers articles plus gros et formant une massue perfoliée ; labre saillant, très-petit , transversal , très - velu au bord antérieur; mandibules courtes, épaisses, sans dentelures , point bifides à l'exlrémiié; mâchoires à un seul lobe; palpes courts , mais apparens, presque filiformes ; leurs articles à peu près égaux; le dernier tronqué ou obtus à son sommet; les maxillaires un peu plus longs , de quatre articles ; les labiaux très-rapprochés à leur insertion , de troisarticles ; lèvre allongée, membraneuse, dilatée, presque en cœur à sou extrémité; menton transverso-linéaire; corselet presque cu ré; écusson petit; élytres de la longueur de l'abdomen , au moins trois fois plus longs que le corselet ; tarses à articles entiers. Ce genre a les plus grands rapports avec les Bostrichins; mais il s'en distingue par la forme déprimée de son corps. Les Némosomes en diffèrent parce que leurs antennes sont plus courtes que la tête ; les Cis ont le corps court et ovale; enfin les Cérylons ont la massue des antennes presque globuleuse et so-
PSO
lidV. On ne connaît pas les mœurs de
.ce genre, qui ne se compose que de •■deux espèces ; la plus commune est : Le Psoa de Vienne, Psoa oien-
nensia, Fabr., Panz. (Fa un. Gerin., . fase. 96 , f. 5). Long de trois lignes; ncÔJ'ps d'un noir verdâtre ; ély 1res d'un . rouge-brun. On le trouve en Autriche et en Dalmatie. Le Psoa italiq que , Psoa italien , Derme&tes dubius
( Rossi , Faun. etrusca, T. 1, p. 17, 1 n. 54, tab. 1 , f. F ), est rare dans le 1 midi de la France et en Italie. (g.)
PSOLANUM. bot. phan. Le genre 1 foi nié sous ce nom par Necker aux 1 dépens des Sulanum , n'a pas été ; adopté. V. Morelee. (g..n.)
* PSOLE. Psolus. poeyp. Oken 1 donne ce nom à une subdivision qu'il 1 établit parmi les Holothuries pour les . Holothuria plantopus,Pentacles maxi-
ma et squamosa. y. Holothurie.
PSOPHIA. ois. V. Agami.
* PSOPHOCARPUS. BOT. PHAN.
Necker a formé sous ce nom un genre de Légumineuses adopté par DeCandolle {Prodrom. Syst. Veget. natiir., •2 , p. 4o3) , qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéolé à deux lèvres iuégales ; corolle papilionacée ayant l'étendard
Eresque arrondi , réfléchi , muni à sa ase de deux callosités cylindriques; les ailes portées sur des pédicellcs insérées sur les bords de l'étendard ; la carène oblongue bicipitéc; étamiues diadelphcs; légume oblong, muni de quatre ailes longitudinales, à sept ou huit grawies arrondies. Ce genre avait été désigné par Adauson sous le nom de Botor. Linné a placé parmi les Dolics l'unique espèce dont il se compose, en la nommant Dolichos tetragonolobus. C'est une Plante herbacée , a racines tubéreuses , à feuilles pinnées trifoiiolées , à fleurs bleuâtres , disposées en grappes géminées axillaires. On la cultive dans les îles de France et de Mascareigne, ou on lui donne le nom vulgaire de Pois carré.
Une autre espèce ou variété plus petite dans ses diverses parties , a été
PSO 5*5
trouvée à Madagascar par Du Petil- Thouars. (g..n.)
* PSOPHODE. Psophodes. ois. Genre nouveau établi par Horsfield et Vigors dans le tome xv des Transactions de la Société Linnéenne de Londres , p. 5*8. Son nom est tiré du grec psophos (crepi/us) , parce que la seule espèce connue est remarquable par le singulier claquement qu'elle fait entendre dans les forêts de la Nouvelle-Galles du Sud. Ce genre est voisin des Moucherolles , mais plus particulièrement des Soui- Mangas. C'est à côté de ce dernier genre , parmi les Passereaux ténuirostics , qu'il doit être rangé; il a pour caractères : un bec robuste , court, assez droit , comprimé , à arête à peine carénée, un peu recourbée ; les mandibules entières, les narines basales , ovalaires , recouvertes de plumes et par les soies du front ; les ailes sont arrondies , très-courtes; la première rémige est courte, les deuxième , troisième et quatrième progressivement plus longues , la cinquième jusqu'à la neuvième presque égales, très-longues ; la queue longue elélagée, les pieds robustes, longs, à acrotarses scutellés, à paratarses entiers.
Ce genre ne renferme qu'une seule espèce très-intéressante de la Nouvelle-Zélande , que divers auteurs ont regardée comme incertaine , et dont Latham a fait le Miiscicapa vrepitans , Ind. Suppl., n. 10, et qui est le Coach-lf'hip Honey-lf 'ater de son Index, sp. 45. Cet Oiseau est décrit sous le nom de Djou , dans le Dict.
des Sciences naturelles, T. xxxni , p. 107, et on le trouve aussi mentionné sous ce nom , t. xi , p. 226 du présent Dictionnaire, avec l'épithète d'espèce douteuse. Nous croyons donc devoir en donuer une courte phrase spécifique.
PSOPHODE CRÉPITANT, Psop/todeS
crepitans,îlors(. et Vigors. D'un brun olivâtre ou verdâtre; une huppe surmontant la tête , la gorge et la poitrine d'un noir profond ; une b.mdc-
5^6 PSO
letle blanche assez large au-dessus de chaque œil , et le bout des rectrices delà même couleur: le ventre varié de blanc, et les cuisses de couleur rousse. Cet Oiseau porte à Sydney le nom de Fouet de postillon. Dans une course que nous fîmes sur la Werragambia , petite rivière qui coule dans les montagnes Bleues , le général Brisbane, qui avait daigné nous accompagner, nous fit prèler attention au son remarquable qui parlait de temps à autre des petits buissons d'Ejmeris et à' Eucalyptus rabougris des deux rives. Ce son imitait à s'y méprendre celui du claquement d'un fouet, et le général Brisbane nous dit même à ce sujet que plusieurs fois , sur les bords des roules , les chevaux témoignèrent de la frayeur à ce bruit qui semblait leur faire illusion.
(less.)
PSOQUE. Psocus. ins. Genre de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes, tribu des Psoquilles , établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes. Ce genre avait été confondu par Linné avec les Termes et les Hémérobes; Geoffroy l'avait rangé avec les genres Pou, Phrygane et Psylle; enfin Olivier le comprenait dans son genre Hémérobe.
Les caractères de ce genre sont :
corps court , ramassé , mou ; tête grosse , très-convexe en devant et eu dessus; antennes sétacées, longues, avancées , insérées devant les yeux , de dix articles environ , peu distincts, la plupart cylindriques , les deux premiers plus courts, plus épais , les autres grêles, allongés ; labre avancé, membraneux, transversal, arrondi en devant et sur les côtés, presque entier; mandibules fortes, cornées, fortement échancrées dans leur partie moyenne , les deux extrémités de cette échar.crure formant des dents; mâchoires composées de deux parties, l'une intérieure , cornée, allongée , linéaire , crénelée à l'extrémité, souvent avancée, l'autre extérieure , membraneuse , formant une gaîne cylindrique un peu comprimée , obtuse, ouverte à son extrémité, enve-
PSO
loppant les partie cornées ; palpes maxillaires allongés , saillans , de quatre articles, le premier peu apparent , les second et troisième obeoniques , le dernier ovale renflé , les labiaux point distincts; lèvre presque carrée , membraneuse , large , accompagnée de chaque côté d'une es- !
pèce d'écaillé; premier segment du i corselet très-petit , ne s'apercevant pas en dessus , le second grand , sillonné ; ailes de grandeur inégale , l les inférieures plus petites , eu toit, | transparentes , ayant souvent un reflet irisé brillant , avec les nervures 1 fortes ; abdomen court , sessile , presque conique , pourvu dans les femelles d'une sorte de tarière logée entre deux coulisses ; pâtes assez longues, grêles; jambes allongées,!
cylindriques , sans épines ; tarses | courts , de deux ou trois articles. Ces t Insectes sont petits, vifs, marchent!
vile , et exécutent des sauts assez I prompts pour éviter le danger. Ils se tiennent sur les fleurs dans les bois , contre le tronc des arbres , sous les pierres, etc. On en rencontre aussi des espèces dans les livres et dans les herbiers , dans les collections d'Insectes , etc., où ils ne causent pas de 1 grands dommages vu leur petitesse.
Leur larve ressemble à l'Insecle parfait, mais elle est privée d'ailes; la nymphe n'en a que les rudimens. Le nom de Psoque vient d'un mot grec qui veut dire réduire en parcelles. Ce genre est composé d'une douzaine d'espèces , toutes propres à l'Europe ; nous citerons parmi celles des environs de Paris : le Psoqtte six points , Psocus sexpunctatus. Lat. , Cocqueb. , Illustr. Icon., p. i3 , t. 2, fig. 10n. Fabr. ; la Frigane à ailes ponctuées , Geoff. , Ins. Paris. T. m , p. 25o , n. 10. (g.)
PSOQUILLES. Psoquillœ. ins.
Tribu de l'ordre des Névroptères , famille des Planipennes, établie par Latreille et renfermant le genre l'soquc. F. ce mol. (g.)
PSORA. mot. pu AN. Les anciens donnaient ce nom à la Scabicuse dans
PSO
l'idée où ils élaient que celle Fiante guérit les dartres. (J'O
PSORA. bot. crypt. {Lichens.) iNous avous conservé ce genre d'Holïîmann tel qu'il a été modifié par De ;Caudolle. Voici comment nous l'avons caractérisé (Méth. lich., p. 39) :
Ithalle épais , irrégulier , formé de itubercules ou de squainmes distinctes, planes ou convexes; apotliécies ■mai ginés , plans , puis convexes , conicolores , placés constamment sur le .côté des squammes. Les espèces du ; genre Psora croissent sur les rochers, i;la terre et les Mousses en détritus ; lileur thalle a une consistance épaissise; les apotliécies sont avides d'eau jqui les gonfle , état dans lequel ou mie distingue plus la marge. La plus ^ grande partie des espèces de ce genre Mse trouve comprise dans la section ddes Léculèes, nommée par Acharius ILepidoma. Les principales sont le IPsora candida, Hoffm , Fl. Germ., p.
i i6i , qui incruste les Mousses , et qui test remarquable par son thalle piesqqu'imbriqué , d'un blanc pruiueux ; Ide Psora paradoxa , N . ; Psora uesi- . cu/aris, Hoffm., Fl. Germ., loc. cit. , iqui se trouve sur la terre, et se présente d'abord sous l'aspect d'une Léi cidée; le Psora lurida, D. C. , Fl. rFr., imbriqué , à lobes orbîc'uïaires , icrénelés, d'un brun verdàtre , etc. , ■]qui se trouve sur les roches revêtues iide terre végétale. Psora est un mot Sgrec qui signifie dartre. (a. f.)
PSORALËE ou PSORALTER.
IPsoralea. bot. phan. Genre de la ffamille des Légumineuses et de la IDiadelphie Décaudiie , établi par 1 Linné, et présentant les caractères ssuivans: calice persistant, divisé jus- (jqu'à son milieu eu cinq segmeus i acuminés , l'inférieur un peu plus long, le tube ordinairement gland u- : leux ; corolle papilionacée , ayant I l'étendard relevé , un peu arrondi et ■ échancré ; les ailes petites , obtuses , I en forme de croissant ; la carène . composée de deux pétales égaux , obtus et échancrés à la base ; dix élaniiues, le plus souvent diadelphes,
PSO 2->7
la dixième quelquefois soudée par la base avec les autres; légume de la longueur du calice, monosperme , souvent terminé par une sorte de bec. Ce genre a été placé par De Candolle (Prodrom. Sjrst. Vegct., i, p. ai6) à côté de Y Indigofera , dans la tribu des Lotées , section des Clitoriées. Il a aussi des rapports avec le genre 'Trifolium qui appartient à la même tribu, mais à une autre section. Mcench a établi deux genres sous les noms de Dorycnium et Ruteria , qui sont identiques avec le Psora/ea. Le genre Da/ca, constitué primitivement par Linné , fut réuni par cet illustre naturaliste lui-même au Psoralea, mais il a été rétabli postérieurement. Il en a été de même du genre Petalostemum de Michaux, dont plusieurs espèces ont été décrites sous le nom générique de Psoralea. Les Psoralées sont des Plantes frutescentes ou herbacées dont les écorces sont le plus souvent verruqueuses, c'est-à-dire chargées de tubercules glanduleux. Leurs feuilles varient beaucoup de formes et sont munies de stipules adnées à la base du pétiole. Les fleurs, qui affectent diverses dispositions, sont bleues, blanchâtres ou légèrement purpurines.
Le nombre des espèces de ce genre est assez considérable. De Candolle [loc. cit. ) en décrit soixanteune qui , pour la plupart, croissent tm cap de Bonne-Espérance. Quelques-unes se trouvent dans le bassin de la Méditerranée et en Sibérie; d'autres en Amérique, surtout dans la Caroline et dans la Floride.
Le Psoralea biluminosa , L., que l'on peut regarder comme l'espèce fondamentale, croît dans le midi de la France et de l'Europe. C'est un sous- Arbrisseau qui se distingue facilement à l'odeur forte et bitumineuse que ses diverses parties exhalent. Ses tiges sont droites, cylindriques , rameuses , munies de feuilles à trois folioles , et portées sur de longs pétioles. Les fleurs sont d'un bleu violet, disposées en tête sur des pédon-
5i8 PSY
cules axillaires trois ou quatre fois plus longs que les feuilles. (g..n.)
PSORICHE. bot. i'han. L'un des noms vulgaires de la Scabieuse que les anciens nommaient Psora. V. ce mot. (B.)
PSORÔSMA. bot. CB.YPT. {Lichens.) Genre établi par Acharius dans sa Méthode lichénographique , puis conservé seulement comme sousgenre du Lecanora {Lichen, uniu. , p. 4o6j. Il renferme dix-huit espèces remarquables par leur thalle crustacé et figuré, composé en entier de squammes imbriquées. C'est le genre Psora d'Hoffmann et de De Candolle.
F". Psora. (a. s.)
* PSYCHANÏHDS. bot. phan. De Candolle a donné ce nom à une des subdivisions du genre Polygala. V.
PoLYGALE. (G..N.)
PSYCHÉ. Psyché, ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Bombycites, mentionné par Lepelletier de Saint- Fargeau et Serville dans l'Encyclopédie méthodique. D'après ces entomologistes , ce genre répond à la seconde division du genre Bombyx (Latr. , Gen. Crust. et Ins. ï. iv, p. 219). Les espèces qu'il contient ont les antennes pectmées dans les deux sexes; leurs ailes sont en toit, presque transparentes, peu couvertes d'écaillés.
Les femelles les ont fort, courtes, aussi volent-elles peu ou point du tout. Les chenilles ont le corps allongé , seize pâtes distinctes; elles se renferment dans des fourreaux de soie qu'elles traînent avec elles et qu'elles recouvrent de petits morceaux de feuilles, de paille ou de bois sec. On doit rapporter à ce genre les Bombyx Hieracii, idciella , muscella , veslita , boinbella , pectinella , de Fabricius , et plusieurs autres d'Hubner et des divers auteurs qui ont traité des Lépidoptères, (g.)
PSYCHINE. bot. phan. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., établi par Desfonl-aincs {Flor. Jtlant., 2, p. 69,
PSY
tab. 1 48), et adopté par De Candolle {Sysf. regel, nat., 2, p. 645) qui l'a ainsi caractérisé : calice dressé , égal à sa base ; pétales onguiculés , à limbe obovale; étamiues à filets dépourvus de dents, à anthères aiguës; ovaire ovale, surmonté d'un long style ; silicule déprimée , terminée eu pointe par le style, biloculaire, à valves comprimées en carène, ailées sur le dos, et principalement au sommet (ce qui donne uu aspect trigone à la silicule), à cloison très-étroite ; plusieurs graines dans chaque loge, ovées , un peu comprimées , petites et lisses ; cotylédons condupliqués. Ce genre, qui est devenu le type d'une tribu établie par De Candolle, se distingue du Thlaspi auquel Willdenow l'a réuni , par son style allongé, €t surtout par ses cotylédons condupliqués.
Le P sy chine slylosa, Desf., loc. cit., est une Herbe annuelle , hispide , rameuse, à feuilles oblongues, dentées , les caulinaires alternes , amplexicaules et auriculées, les radicales atténuées en pétiole. Les fleurs forment des grappes allongées, opposées aux femelles , et sont accompagnées de bractées; leurs pétales sont blancs avec des veines noirâtres comme dans quelques Eruca et Raphanus. Celte Plante croît sur le bord des champs en Mauritanie. (g..n.)
* PSYCHINÉES. Psychinece. bot.
phan. Nom de la quatorzième tribu établie par De Candolle dans la famille des Crucifères. Elle ne se compose que des deux genres Psy chine , Desf. , et Schouwia , D. C. V. ces mots. (g..n.)
PSYCHODA. jns. Genre de l'ordre des Diptères , famille des Némocères, tribu des Tipulaires , division des Gallicoles de Latreille, établi par ce savant entomologiste, et adopté par tous les auteurs. Ce genre faisait partie du grand genre Tipulade Linné ; Geoffroy et Olivier le plaçaient avec leurs Bibions; enfin Meigen en avait formé son genre Trichoptera , nom qu'il a abandonné ensuite pour adop-
PSY
[ ter celui que Lalreille lui a assigné. 1 Les caractères de ce genre sont ex-
■ primés de la manière suivante par >Macquarl ( Dipt. du nord de la f France) : corps assez épais; tête pe- <:tite, et ordinairement couverte par !< les poils du thorax. Trompe courte; t charnue; palpes cylindriques, de .: quatre articles égaux et velus. Ani ternies île la longueur de la tête cl du t thorax réunis , de quatorze à seize i articles; le premier épais, velu , tant lût cylindrique, tantôt en massue et i plus allongé; le deuxième cyathi- 1 forme, velu; les autres globuleux, ]pédicellés et garnis de verlicilles de I poils. Yeux échancrés au bord inl terne ; point d'yeux lisses. Thorax i ovale, très- velu ainsi que l'abdomen ; I pieds courts et assez épais. Balanciers
■ cachés sous les poils du corps. Ailes inclinées eu toit, larges, très-velues,
! frangées; une cellule marginale, deux : sous-marginales , première péliolée ; point de discoïdales; quatre postérieures , troisième pétiolée ; anales axillaire et fausse distinctes. Ce genre est composé de cinq à six espèces , toutes propres à l'Europe; elles vivent dans les lieux humides et près des immondices , dans les bois épais , ou sur les Plantes marécageuses. Ces Diptères pullulent beaucoup, et on en voit quelquefois des murs entièrement couverts. Leurs métamorphoses sont encore inconnues; on résume qu'elles ont lieu dans la oue et dans les immondices. L'espèce qui peut être considérée comme le type de ce genre, est le Psychodes phalenoides , Latr. , Fabr. , Meig. ; Trichoplera phalenoides , Meig., Classif. ; Tipula phalenoides, L., Schr. , Fabr. ; Bibio phalenoides , Geoflf. , Oliv. On la trouve aux environs de Paris. (g.)
* PSYCHODIAIRE. Dans le tableau d'une distribution des corps naturels en cinq règnes, qui accompagne l'article Histoihe naturelle de ce Dictionnaire , et que nous avons reproduit en plusieurs autres écrits, notamment dans l'Encyclopédie par
PSY 3a?
ordre de matières, nous avons proposé sous ce nom la formation d'une grande division déplus , intermédiaire aux Animaux et aux Plantes, caractérisée de la sorte : où chaque individu apathique se développe et croît à la manière des Miuéraux et des Végétaux, jusqu'à l'instant où des propagules animés ou des fragmens reproducteurs vivans répandent l'espèce pour la perpétuer dans des sites d'élection. Nous avons en outre , dans un grand nombre d'articles, insisté sur la nécessité d'assigner à des êtres ambigus qu'on promenait du règne animal au règne végétal , un règne qui lui fût propre. L'unanimité des naturalistes, en appelant Lilhophytes, Zoophytes, Animaux-Plantes, des créatures dont la nature est de végéter non moins que de vivre , semblait se réunir pour indiquer une telle innovation ; à peine cependant l'eûmesnous tentée , que des contradicteurs s'obstinèrent non-seulement à la repousser , mais même à feindre d'ignorer qu'elle existai , aimant mieux employer encore l'expression déjà vieillie a'Animaux-Plantes , tout en niant qu'il y eût des créatures qui fussent Animaux et Végétaux à la fois. Il y eut de ces antagonistes d'un nouveau règne qui , pour en prouver l'inutilité , imaginèrent des Némazoaires auxquels cependant nous serions bien embarrassé de donner le nom de Planles ou d'Animaux , puisque , selon la définition qu'on en donne , ces Némazoaires sont autant d'Animaux quand la molécule s'en désagrège, et deviennent des Plantes quand la république d'Animaux formés de leurs molécules disjointes se réunit pour végéter sous la figure d'un Conferva comoides ou autre forme végétale. Qu'un botaniste, absorbé dans l'élude des Phanérogames , et que la position géographique de ses herbiers et de sa bibliothèque éloigne des régions maritimes où l'on peut observer des Psychodiaires, diflère à les adopter, en disant : « Les êtres qui nous semblent intermédiaires entre les Animaux et les
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Plantes doivent plutôt être considérés comme des témoignages de notre ignorance que comme des preuves d'une classe particulière ; » nous le concevons; mais qu'un micrographe des rivages de la Manche , par exemple , qui voit ou imagine des Animaux tour à tour se réunissant pour former une Plante ou des Plantes se dissolvant en petits Animaux , reproduise un pareil doute pour s'en faire un argument contre des raisonnemens oii l'on ne s'élaie pourtant d'aucune impossibilité, c'est ce que nous ne pouvons comprendre. Des transubstantiations agrégatives ou disloquaules sont, aux yeux de la saiue raison , de véritables non-sens dont il a été fait justice au mot Métamorphose ; nous y renverrons le lecteur.
Toutes les divisions de règnes et d'ordres , de classes, de genres même , introduites dans les sciences naturelles pour en faciliter l'étude , sont plus ou moins arbitraires. Si l'on en considère les objets pris comme types, leurs différences frappent , il est vrai , dès le premier regard, mais comme par des nuances qui se fondent vers leurs bords. Les plus distinctes , avons-nous dit ailleurs , finissent par rentrer les unes dans les autres ; on a imaginé , pour aider la mémoire , de tracer entre elles des limites que la nature n'y a pas plus posées qu'elle n'a établi de division tranchée entre les diverses bandes de couleurs dont se forme i'arc-en-ciel.
Avec l'augmentation de nos connaissances , il a fallu augmenter le nombre des cases oii , s'il est permis d'employer une telle comparaison, ou place, des assortimens plus ou moins bien combinés. Les trois règnes étaient les seules de ces grandes cases mnémoniques auxquelles on semblait craindre de toucher; on aimait mieux discourir aigrement et sans fin sur l'animalité de certaines Conferves , d'un Corail ou d'une Éponge, et porter comme d'un tiroir à uu autre de telles productions, que de convenir qu'aucune d'elles ne pouvait demeurer
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parmi les Animaux , puisque toutes végétaient à la manière des Plantes, mais qu'en même temps on ne pouvait les regarder comme des Plantes, puisqu'on y remarquait des indices d'animalité. C'est à ces genres , pour ainsi dire errans entre la zoologie et la botanique, que nous allons tenter de donner un asile définitif dans le règne auquel le présent article est consacré. L'étymologie en indique le principal caractère ; on n'y trouvera que des créatures mixtes en quelque sorte , végétant comme de simples Plantes , soit qu'en même temps elles aient la faculté d'agir et de se déplacer comme les Polypes d'eau douce, soit que l'on ne distingue de mouvemens spontanés que dans telle ou telle de leurs parties qui sont une floraison animée dans les Sertulaires, une écorce sensible dans les Gorgoniées , enfin une graine agissante dans nos Arthrodiées , etc. De même que dans l'Animal véritable , une force végétative est le principe du Psychodié , mais la vie n'y prend pas autant de prépondérance , parce qu'elle n'y est point le résultat du jeu de nombreux organes ajoutés les uns aux autres par l'action des développemens successifs ; cependant l'introduction d'une faculté inclinatrice, c'est-à-dire d'un sens dans le Psychodié , l'élève aussitôt bien au-dessus du Végétal en le laissant cependant bien au-dessous de la Bête. Ce sens est celui du tact, prodigieusement développé à la surface entière , comme dans l'épaisseur des parties animées du Psychodié; et comme ce tact s'exercede toutes parts et qu'il pénètre la niasse sans qu'aucune autre combinaison vitale y intervienne , l'être ou cette facullé est répartie de la sorte se peut lacérer impunément; il est essentiellement tomipare; chaque fragment animé, détaché du tout, pourra devenir un être complet, attendu qu'il emporte avec lui La totalité des conditions requises d'existence, lesquelles se bornent à la force végétative présente dans les moindres molécules , aug-