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tie vivante étant composée de molécules globuleuses contenues dans un mucus plus ou moins épais que n'enveloppe ou ne contient aucune peau , ni rien qu'on puisse considérer comme tel. Cette partie vivante n'est, à proprement parler , composée que de trois des modifications primitives que daus notre article Matière {V. ce mot) , nous avons cru reconnaître , savoir : la muqueuse, la vésiculaire , et l'agissante. Dans la plupart des Psychodiés, elle entre pour la moitié de l'être; l'autre moitié, absolument inerte , n'y servant que de support végétal corné ou pierreux , qui ne paraît point aussi propre à se repro • duire quand on le casse , que la partie vivante quand ou la déchire : fait digne de remarque et que nous avons souvent eu occasion d'observer sur des Polypiers corticifères et sur des Arthrodiées.
La définition qui vient d'être donnée des êtres que nous proposons de comprendre dans le règne Psychodiaire , en éloigne beaucoup plusieurs des Apathiques de Lamarck , mais y appelle des créatures long-temps regardées comme des Plantes ; elle convient à tous les êtres que diverses personnes déterminées à tenir les vieux sentiers , aiment mieux porter , selon leur caprice , de la zoologie à la botanique , ou de la botanique à la zoologie. Pour les naturalistes affranchis du joug de la routine , les Spongiaires, les Corallinées, les Liagores , et beaucoup d'autres productions pareilles , ne se promèneront plus de règne en règne ainsi que nous l'avons déjà dit , elles auront le leur.
An admettant avec notre grand Lamarck que tous les êtres végétans et vivans ne furent pas introduits à la fois et tels que nous les voyous aujourd'hui dans le vaste ensemble de la nature (grande vérité que reconnaissent les observateurs de bonne foi, et que nous nous sommes efforcé d'étayer de tant de preuves dans plusieus de nos écrits ), il faut admettre que les Psychodiés durent apparaître des premiers dans l'ordre de la création.
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il J'cst pour eux que se préparèrent si- : nultanément la vie , la végétation , |J::t jusqu'à une sorte de minéralisalidon. A cette époque où les eaux cou- D /raient la surface du globe et tenaient |i3Q dissolution probablement plus de I matière organisablequ'elles n'en con- I tiennent maintenant, que tant de géiinéra lions décédées lui en ont enlevé L'pour élever les continens avec une [ partie de leurs moutagnes ; vers ces liages où notre planète n'était qu'un L océan , c'est dans la masse du liquide L;qui lui servait d'amnios, qu'agit d'a- P'bord la force assimilatrice en vertu Llde laquelle les six formes primitives ilde la matière , s'ajoulant les unes laux autres en diverses proportions , i déterminèrent premièrement l'appai rilion des Polypiaires mous , composés seulement de modification mui queusc , de modification vésiculaire < et de modification agissante. Bientôt ! les modifications que nous avons rappelées végétative , ci istallisable et I terreuse , s'ajoutèrent aux premières i combinaisons vitales des Arlhrodiées, ] des Polypiers flexibles, et des uom- I breuses tribus madréporiques. Pour : subdiviser le règne Psychodiairc , il faut donc suivre la marche de la nature même qui nous y indique trois grands enibranchemens ; ces embranchemens ou grandes classes seront les Ichnozoaiiies, les Phytozoaihes et les Litiiozoaiiies. Les premiers sans support phytoïde ni pierreux, uniquement muqueux, et jouissant davantage de facultés locomotives quand ils ne sont pas en tout temps libres , furent l'ébauche du règne animal proprement dit; les seconds avec leurs tubes filamenteux , leur axe ou leur tissu fibreux , furent l'ébauche du règne végétal ; les derniers enfin durent préparer cet aride dont il est parlé dansGcnèse ,alin que les Plantes et les Bêtes ayant vie ne fussent pas condamnées à vivre uniquement dans les flots , et qu'il s'élevât une terre que pût parer l'herbe destinée à la nourriture des cohortes animées.
Dans la classe des Ichnozoaiues
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où nulle combinaison organique n'oblige le Psychodié à se fixer contre quelque support que ce soit, le Psychodié est également animé et contractile dans toutes ses parties, et si l'on y trouve quelque rudiment de charpente , ce rudiment sera osseux ; un sac alimentaire en sera l'essence avec un seul orifice qu'environneront des prolongemens tentaculaires, ébauches des organes de préhension et de locomotion , mais qui ne constituent certainement pas plus une bouche qu'un anus. On n'y peut guère admettre encore que deux ordres peu nombreux en genres ainsi qu'en espèces. Le premier comprend les Polypes nus de Cuvier , êtres réduits aux plus simples conditions d'existence animale, qui renferment deux familles : i° celle des Hydrines pour les Polypes vivant non enracinés où rentrent les genres Polype, Corvne, Difflugic? et Cristatclle; 2° les Pun.AnELFiiEs pour les Polypes vivant réunis en masses plus ou moins confuses. Les genres Pluinatellc et ALcyonelle s'y placent naturellement , et nous avons de fortes raisons pour croire que le genre Zoantha d'Ellis s'y déviait grouper avec plus d'un prétendu Ascidien. Le second ordre, oii la liaison des individus devient plus intime, se compose des genres réunis par l'illustre auteur de l'Histoire du Règne Animal sous le nom de Polypes nageurs.
Dans la seconde classe, celle des PnYTOZOAiiiES , se rangent la plupart des êtres précédemment appelés Zoop/ij/es,en repoussantseulementdans la classe suivante ceux dont le support est calcaire et pierreux. Nous y proposerons trois ordres : le premier, ou se reconnaissent des Hydres ou Polypes, mais où ces Polypes sont asservis à une existence commune végétative, qui les tient fixés sur des corps étrangers, au point qu'on courrait risque d'en causer la destruction en les arrachant par leur base, tandis que des rameaux en peuvent être détachés impunément, et que leurs Hydres ou Polypes leur peuvent , au
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besoin, servir de propagule, après s'être émancipés pour vivre durant quelque temps isolément à la manière des Ichnozoaires , soit qu'ils s'épanouissent à l'extrémité et dans la longueur de tubes végétaus membraneux , soit qu'ils se développent dans les cellules superficielles d'expansions membraneuses , soit enfin qu'on ne les dislingue que clans l'écorce animée qui revêt un stipe corné ; ce sont nos Vorlicellaii es , les Polypes à tuyau, les Polypes à cellules et les Cératophytes de Cuvier. Le second, où ne se distingue nul Hydre ou Polype, ni rien d'analogue durant une partie de l'existence du Psychodié ; dans ce second ordre , chaque espèce paraît d'abord n'y être qu'un simple Végétal, à l'extrémité ou dans l'intérieur des tubes duquel se préparent des Animalcules qui doivent un jour nager en liberté; propagules animés qui, jusqu'à l'état de maturité d'où résultera la vie , pourraient être pris pour des graines; ce sont les Arthrodiécs et les Bacillariées que , dans la timidité de nos premiers essais sur les Psychodiés , nous ne savions à quel règne rapporter, et qui nous mirent sur la voie d'en proposer un nouveau.
Il est de ces Arthrodiées où nous n'avous pas encore saisi ces propagules dans leur état vivant , mais où nous avons reconnu l'animalité par certains mouvemens spontanés fort remarquables qui s'exercent dans la totalité de leurs filamens. Les Ephydaties {Spongillus, Lamk.) rentrent probablement dans cet ordre , ainsi que les Spongiaires que nous avions d'abord rapportés à l'ordre suivant, où personne n'a jamais vu de Polypes, •mais où des Zooçarpes développés •dans une gelée animale, paraissent avoir été récemment découverts. — (L'ordre troisième est celui où l'on ne saurait méconnaître l'animalité ■répandue dans l'ensemble de l'être , •mais où ne se voient ni Polypes ni IZoocarpes; il se compose des Alcyons, ■masse charnue, quelquefois revêtus d'une sorte d'écorec , et des Coralli-
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nées , où nous ne pouvons distinguer que des expansions de la nature d'une corne animale mollasse, recouverte d'une couche calcaire analogue à celle dont se forme l'axe des Psy— chodiés de l'ordre suivant , et jusqu'au test des Animaux supérieurs , par l'introduction dans les tissus cartilagineux de la substances calcaire.
Dans la troisième classe , celle des Lithozoaires , qui furent les Lithophytes des anciens auteurs et de Cuvier, se retrouvent parfois des Polypes ; mais il y existe bien plus souvent d'autres formes animales recouvrant des supports inorganiques entièrement pierreux , lesquels supports ne sont pas susceptibles de se reproduire par boutures. Quand des parties de l'ensemble se sont détachées , elles ne se reproduisent pas au pointde la cassure , ce sont les frêles artisans de la surface qui conliirùent à se superposer, en préparant la matière calcaire , en s'en recouvrant les uns les autres et en bâtissant des rocs souvent énormes destinés à produire l'encombrement des mers.
Aux extrémités de chacune des familles de Psychodiés qui composent les trois classes qu'on vient d'indiquer, commencent des familles de Plantes et d'Animaux qu'en séparent d'insensibles nuances , et rien ne saurait mieux que ces points de contact intimes prouver ce que nous avons dit autre part du réseau merveilleux tissu par la création , réseau dans lequel chaque maille a des côtés communs , et se trouve dans la dépendance de tout l'ensemble où l'une de ces mailles ne saurait mauquer sans une perturbation totale dans la généralité de l'ensemble. Ceci prouve encore l'impossibilité d'établir une méthode recliligne , véritable pierre philosophale de l'Histoire naturelle, à la recherche de laquelle ne se doivent pas arrêter les personnes raisonnables.
Afin de ne point perdre de place en répétitions superflues , nous renverrons, pour la distribution des genres compris dans le règne organique inter-
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■rtédiaircdontil vientd'êtrequestion , fluux articles généraux répandus dans fl e Dictionnaire, et dont plusieurs, près avoir été traités comme dépen- II. tant du règne animal , n'en sauraient [1 léanmoins désormais faire partie.
iMous ne croyons pas non plus , par le Il nême motif, devoir réfuter certaines ll-issertions au moins hasardées qu'on | trouve dans un article Psychodiaire,
li)ù nous sommes cité parmi lespersonllaesqui croient à des transmutations (jidePlanles en Animaux, ou d'Aninmaux en Plantes. Qu'importe qu'on ttiaous prête des idées extravagantes mque nous avons toujours combattues, Kt;t qu'après les avoir condamnées chez mu - , on les admire chez les inventeurs des Némazoaircs?Ce qui imporlïe, est qu'on prenne , avant de les ré- Iifuter, quelque connaissance des opilinious qu'on n'adopte point , qu'on ne lerée plus de chimères pour les coml'battrc , qu'on ne parle que de ce «qu'on connaît, et qu'on ne fasse javanais dire à qui que ce soit ce qu'il lin 'a pas dit , surtout quand il est «question de paroles imprimées , et «qu'il suffit de repioduire ces paroles ppour prouver, dans certains antagonnistes, ou la plus complète ignorance
ou la plus insigne mauvaise foi.
» PSYCHODIKS. Ce sont les êtres l'organisés que nous rangeons dans le irègne dont jnous avons proposé la IJbrmalion sous le nom de Psychoidiaire. V. ce mot. (B.)
PSYCHOTRIE. Psychotria. bot.
iphvn. Ce genre, de In famille des 1 lluliiacées et de la Pentandrie Mono- -igynie, L., est le même que \e Psyi chotrophum de P. Brovvne. Ses caractères essentiels consistent en un calice adhérent , dont le limbe est à cinq dents; une corolle monopélale , tuhuleuse, subinfundibuliforme et à cinq divisions ; les cinq étamines son t l en général incluses et non saillantes. 1 Le fruit est une petile baie ombiliquée , devenant sèche et coriace, ordinairement sillonnée, et se séparant en deux par'ies qui contiennent cha-
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oune une seule graine, plane d'un côté et convexe de l'autre. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses et mériteraient un examen approfondi , car plusieurs de celles qui y ont été rapportées n'en font pas partie. Ce sont en général des Plantes sous-frutescentes ou de petits Arbrisseaux, à feuilles opposées et à fleurs disposées en grappes axillaires ou en panicules terminales. Ces espèces croissent en Asie et en Amérique. La plus intéressante de toutes est sans contredit le Psychotria emetica, L., Suppl., qui fournil l'Ipécacuanha strié ou Ipécacuanha du Pérou (P~. Ipécacuanua).
On a proposé de réunir au genre Psychotria les genres Aniherura de Loureiro , le Simira et le Mapouria d'Aublcl , le Myrstiphylliim de lirown , le Nonalelia ojficinalis d'Aublet, l'ai— lacium de Palisot de Beauvois, etc.