‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 127 sur 274 · TI · texte numérisé non relu

TI

p-liuiieux. L'aigrette di s fleurs extérieures est quelquefois à peine plume use. Le type de ce genre est le Stehœlina Chamœpeuce de Linné , que ce botaniste Iransporla ensuite pai mi les Serratula , et qui a été réuni aux Cnicusou Cirsiurn par Des fontaines et De Candolle. C'est un Arbrisseau dont la tige est droite , haute d'un à deux mètres, peu rameuse , cotonneuse, garnie de feuilles persistantes, très-longues , très-étroites, vertes eu dessus et cotonneuses en dessous. Les calathides sont composées de fleurs purpurines et solitaires au sommet des rameaux. Celte Plante est originaire de l'île de Crète. Cassini ajoute comme seconde espèce le Cniciis fruticosus, Desf. , qui n'est peut-être qu'une simple variété de la précédente. (g..n.)

•PTILOSTEPIIIUM. bot. phan.

Géni e de la familJedes Synanlhérées , tribu des llélianthées , et de là Syngénésie égale, L. , établi par Kuuth {Nov. Gêner, et Spec. Fiant, œquin.

T. iv, p. 199) qui l'a ainsi caractérisé :involuere hémisphérique , composé de huit à douze folioles lâchement imbriquées ,ohlougues ou obovées , striées , membraneuses , et scarieuses sur les bords. Réceptacle convexe , garni de paillettes scarieuses, dianhanes. Calalhide composée de fleuions tous hermaphrodites 5 ceux du disque nombreux et tubuleiiv , à tube t lés-court , et à limbe cylindracé , divisé eu cinq dents; ceux de la circonférence en petit nombre (six à huit) à corolle infundibuliforme , formant deux lèvres, l'extérieure composée de trois segmens étalés , l'intérieure de deux segmens plus courts.

Anthères nues à la base, et surmontées d'appendices deltoïdes. Ov*iie cunéiforme, portant un style filiforme, à deux branches sligmatiques recourbées en dehors. Akène cunéiforme, presque télragone ou comprimé , couronné par une aigrette composée de poils plumeux ou d'écaillés nombreuses et ciliées. Kunth a placé ce genre à la suite du Galinsoga , et

PTI

avant le Wiborgici; il se dislingue essentiellement de ces deux genres,; soit par les corolles bilabiées desesi fleurs marginales , soit parl'hennaphi oditisme de toutes ses fleurs. Deux espèces ont été décrites et figurées loc. cit., tab. 587 et 588, par l'auteur d.e ce genre , sous les noms de Ftilostephium curonopijolium et Pl.

trijidum. Ce sont des Plantes herbacées , dont les branches et les feuilles sont opposées; celles-ci sont tripartites ou laciniées , pinnalifides. Les fleurs sont jaunes , terminales et axillaires, solitaires au sommet de longs pédoncules. La première espèce croît) au Mexique ou on la cultive quelquefois dans les jardins. La seconde est aussi indigène du Mexique , entre Guauaxualo et Valladolid. Lai structure remarquable de sou aigrette, qui n'est point composée del longs poils plumeux comme dans la î première espèce , mais d'écaillés cour-l tes et ciliées, l'a fait distinguer pari Cassini en un genre particulier, sous le nom de Carphoatephium. (g..n.) t

PTI LOT A. bot. crypt. {HydioA pliytes.) Agardh, créateur de ce genre, I l'a démembré des Plocamies de La-| moui oux, et Lyngbye l'ayant adopté, I le sentiment de ce dernier nous por-[ terait à croire à sa validité; en effet, I nous y trouvons un iuvolucre assez caractéristique autour de la fructification. Le genre Ptilota serait donc parmi les Floridées ce que les Uorynes sont parmi les1 Céramiaires ; quatre ou cinq espèces toutes fort élégantes forment ce genre, sur les dernières ramules duquel commencent à se distinguer des articulations

filusou moins obscures , qui forment e passage à une autre série d'Hydrophy les , celui que Bonnemaison appelle des Loçulés. Nos rivages offrent le Ptilota plumosa , qui était le Ceramium plumosum de Roth ; ils offrent aussi le Ceramioic/es, N., qui est la variété tenuissima d'Agardh , Plante trop distincte par ses caractères , sa stature et son faciès de la précédente , pour qu'on la puisse confon-

PTI

dre avec elle. Le Plilota asplciùoiiles nous vient des cotes du Kamtschaïka.

] Le Jlaccicla croît dans les parages du cap de Bonne- Espérance , parasite sur les frondes du Laminaria bitcci-

. nalis. ;«•)

PTILOTUS. bot. F H AN. Genre i de la famille des A.mai anlhncces , voisin du Trichinium et du Gom- ; nfirena, qui a été propose* par Robert firown dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande, 1 , p. 4 1 5. Le calice est à cinq divisions profondes et lancéolées ; les cinq e'tamincs sont réunies seulement par leur hase même , et sont dépourvues de dents; les anthères sont biloculaires ; l'ovaire est surmonte d'un style simple que termine un stigmate capitulé. Le fruit est un akène enveloppé par les trois divisions internes du calice qui sont adhérentes entre elles à leur hase par une sorte de bourre laineuse , et qui , . supérieurement, sont étalées e! nues.

: Cé genre se compose de deux espèces • originaires de la Nouvelle-Hollande.

Ce sont des Plantes herbacées , annuelles et très-glabres , à feuilles alternes et étroites, et dont les fleurs terminales forment vies capitules environnés de trois bractées scarieuses I blanchâtres et persistantes, (a. n.)

PTINE. Peitius. ins. Genre de Pori dre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Serricorucs , tribu des Ptiuiores , établi par Linné , et adopté par tous les entomologistes , avec ces caractères : corps cylindrique , court ; lète petite ; yeux saillans; antennes filiformes , longues, surtout dans les mâles,, inséiées entre les yeux, et composées de onze articles presque cylindriques, dont le dernier est oblong ; labre arrondi , cilié; mandibules arquées , unidentées ; mâchoires presque bifides ; palpes inégaux , presque filiformes: les maxillaires plus longs , de quatre articles, le premier plus petit , les deux suivans coniques , le dernier plus long, un peu plus épais; les labiaux composes de trois articles , le premier petit, le second conique, le tioisième

PTI 5$9

ovale. Partie antérieure du corselet s'avançant eu forme de capuchon , comme pour abriter la lète; écusson petit ; élytros convexes , un peu cylindriques, et ne paraissant pas rétrécies à leur base dans les mâles, convexes, ovales dans les femelles ; celles-ci privées d'ailes , au moins dans la plupart des espèces; pales assez longues; picmicr article des tarses aussi long que les deux siuvaus réunis. Ces Insectes sont tous de petite taille. On en connaît une dizaine d'espèces toutes d'Europe. Leurs larves ont six paies terminées par un seul crochet ; leur corps est mou , ridé , un peu velu ; les segmens en sont peu distincts. Elles se nourrissent deboiset attaquent aussi les Animaux desséchés , les pelleteries, etc.

Lorsqu'on veut saisir l'Insecte parfait , il contrefait le mort en retirant ses pâtes sous le corps, et reste immohiîe.

Le Ptine impérial, Ptim/s imper/alis , L. , Fabr.; Gyllen. , Ins.

suce; Panz. (Faun. Germ.,fasc.

5 , fig. 4 , a , b , c , d.) La Bruche à croix de Saint-André , Fourcroy , Entomol. Paris. C'est l'espèce la plus grande de ce genre. Elle est longue de deux à trois lignes, brune, avec une tache grise sur chaque élytre , imitant un aigle dont les ailes sont étendues. On le trouve aux environs de Paris.

Le Ptine vor,EUR , Ptinus Jur, L., Fabr. ; Ptinus latro , striatus, Fabr. , Oliv. , Col. , ii , i , 5 ; 1 1 , 9 , est long d'une ligne et demie, d'un brun clair; les antennes sont de la longueur du corps ; le corselet a de chaque côté une éminence pointue et deux autres arrondies et couvertes d'un duvet jaunâtre dans l'intervale ; les élytres ont deux bandes transverses, formées par des poils grisâtres.

-La larve de ce Ptine fait un grand dégât dans les herbiers et les collections d'histoire naturelle. (g.)

PTINIORES. ins. Tribu de l'ordre des Coléoptères , section des Pcntamères , famille des Serricornes , éta-

36o PTY

lilie par La treille , et comprenant des Insectes dont le corps est ovoïde ou cylindrique , et ai rondiaux deux liouls, convexe en dessus, de consistance généralement solide, avec la tête comte, suborbiculaire ou presque globuleuse, reçue en grande partie dans un corselci très-cintré en forme de capucbon. Les mandibules sont courtes , épaisses et dentées. Les antennes sont tantôt filiformes ou sétacées , soit llabelléos, peclinées ou en scie, soit simples, soit terminées brusquement par trois articles plus grands ou beaucoup plus longs. Les palpes sont toujours très-courts et plus gros à leur extrémité. Les tarses sont courts. Leurs couleurs sont généralement obscures et peu variées. Celte tribu est divisée ainsi qu'il suit par La treille.

f Antennes terminées brusquement par trois articles plus grands.

Genres : Dorcatome, 'Vrileette.

ff Anlennes filiformes , soit flabellées ou peclinées, du moins dans les mâles , soit en scie.

Genres : Xyeétine , Ptilin.

fff Antennes filiformes ou sétacées , el simples.

Genres: Ptine, Gibbje. V. tous ces mois. (g.)

PTINX. ois. Pour Ptynx. V. ce mot. (B-)

* PïOCHUS. ins. Genre de Charansonite établi par Schœnnberr. V Rhynchophore. (g.)

PTOMAPHAGE. Ptojnaphagus.

ins. Illiger (Catal. des Ins. de Prusse) donne ce nom à un genre de Coléoptères établi précédemment par Latreille sous le nom de Cholève. V.

ce mot. (g-)

* PTYCHOCARPA. bot. piian.

Page 1