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au bord antérieur, près de l'origine du bec, sont insérées les antennes:
qui sont presque filiformes ou un peui plus grosses au bout, de. quatre articles presque cylindriques dont le; dernier est un peu plus gros, plus I allongé, comprimé et arrondi à sonl extrémité. La bouche consiste en uni rostelic ou petit bec, composé d'uni tube extérieur ou gaîne, correspon- « dant à la lèvre inférieure des autres i Insectes; cette gaîne est divisée enl deux valves articulées qui renferment un suçoir de trois soies, dont deux représentent les mâchoires , et la troisième la languette; enfin, deux écailles recouvrant la base du tube représentent les palpes; les pieds »ont forts, plus ou moins épineux, les postérieurs leur servent pour exécuter des sauts excessivement i vifs , et les quatre antérieurs sont insérés presque sous la tête , de sorte
3ue le bec se trouve dans leur eutreeux. Les hanches sont grandes , les tarses sont composés de cinq articles; ils sont presque cylindriques, longs et terminés par deux crochets contournés. Les organes sexuels du mâle consistent eu une pièce cylindrique , renflée , tronquée et charnue à son extrémité, logée entre deux pièces ou valvules, sur la surface interne et concave de chacune desquelles est un crochet écailleux; ces organes sont placés , comme à l'ordinaire, à l'extrémité de l'abdomen.
Dans les femelles, on aperçoit, à la même place, deux valvules latérales voûtées et arrondies , et dans l'entredeux une pièce faite un peu en losange, dont la moitié supérieure est coriacée , ponctuée et a une arête , et doilt l'autre ou l'inférieure est membraneuse et percée d'un trou au milieu, qui est destinée à recevoir l'organe du mâle cl à rejeter les excrémens. Dans l'accouplement, le mâle est placé sous la femelle , de manière que leur tête est en regard , et que le ventre de l'une est appuyé contre celui de l'autre parles mêmes faces.
Defrance a publié dans les Annales des Sciences naturelles , T. i , p. 44o,
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des observations fort intéressantes sur les œufs et les larves de la Puce commune.
Les l'uecs vivent en parasilcs sur plusieurs Mammifères etsur quelques Oiseaux, tels que Pigeons, Poules, ! Hirondelles, etc.; elles préfèrent la i peau délicate des femmes et des en- ;. fans à celle d'autres personnes, et ( elles nichent dans la fourrure des L Chiens , Chais , Lièvres , etc. , qui en = sont très- tourmentés en étéelen automne. La précaution que l'on prend de baigner les Animaux pour les dé- L barrasser de ces Insectes , est inutile, < et Défiance a prouvé par l'expéi rience que des Puces qui avaient été ; tenues sous l'eau pendant vingt-deux ! heures, avaient repris la vie après en r avoir été retirées • Des femelles pleines ( d'œufs ont péri à celte épreuve , mais i elles ont subi jusqu'à onze heures i d'immersion sans en soulliir. Pour i chasser ces Insectes incommodes , l quelques personnes ont recommandé i de mettre dans le» appartenons des 1 Piaules d'une odeur forte et péuc- I tranle, comme la Sarietie, le Po.uil- I lot ; d'autres ont recours à une eau I bouillante dans laquelle on a mis du I Mercure, et que l'on répand dans la > chambre, ou à un onguent mercui riel. Les hahitans de la Dalécarlie | placent dans leurs maisons des peaux i de lièvre où les Puces vont se réfu- : gier, dans lesquelles il est facile de i les faire périr par le moyen de l'eau i chaude ou par le feu. Ou a proposé i ejueore beaucoup de moyens de se dé- I faire de ces Insectes, mais ils sont i tous très-peu efficaces; le meilleur, à i notre avis , est d'entretenir une : grande propreté dans nos apparte- I mens, et d'exposer, vers la fin de 1 Ilautommc ou au commencement du | printemps , à une assez forle chaleur, i les meubles qui pourraient recéler . ces Insectes incommodes. Le genre : Puce est composé de peu d'espèces ; 1 peut être en découvnra-t-on d'autres qua^nd on examinera avec plus ! d'attention les Puces de divers Ani- ' maux. L'espèce la plus commune • est :
La Puce irritante, Pulex irritons, L. Elle se trouve dans tous les pays.
Bosc (Bull, des Se. par la Soc. pbilom.)a fait connaître une auti'e espèce qu'il appelle Puce a bandes , Pulex fascialus , et qui se trouve suite Renard, le Lérot , la Taupe et le Rat d'Amérique. La Puce pénétrante, Pulex penetrans , L. , qui est connue dans les colonies françaises sous le nom de Chique, doit former un genre particulier; son bec esl de la longueur du corps; elle s'introduit ordinairement sous les ongles des pieds et sous la peau du talon , et y acquiert bientôt le volume d'un petit pois , par le prompt accroissement des œufs qu'elle porte dans un sac membraneux sous le ventre. La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance occasione , par son séjour dans la plaie, un ulcère malin difficile à détruire et quelquefois mortel. On est peu exposé à cette incommodité fâcheuse si on a soin de se laver souvent , et surtout si on se frotte les pieds avec des feuilles de Tabac broyées , avec le Rocou ou d'autres Plantes acres et ainères. Les Nègres savent extraire avec adresse l'Animal de la partie du corps où il s'est établi.
On a désigné sous le nom de Puce, d'autres Animaux très-diflerens , et conséquemment appelé :
Puce aquatique, les Daphnies et les Gyrius. F. ces mots.
Puce des eleurs de Scabieuse (Muralto, Collect. acad. , part, élrang.
T. m, p. 476), un Insecte peu connu.
Pt CE DE NEIGE. JS. PonURF..
Puce ue terre; les Mordeiles. On désigne aussi sous ce nom un Insecte du cap de Bonne-Espérance, que Lalreille croit être une Allise , et qui fait un grand dégât dans les jardins en gâtant et broutant les germes et tendres jets, et en rongeant les semences de diverses Plantes. (g.)
PUCELAGE, modd. Syn. vulgaire de la plupart des espèces du genre Çyprœa. V~. Popcelaine. (is.)
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PUCELAGE, dot. piian. L'un des noms vulgaires des Vinca major et minor. V. Pkrvbnchk. (b.)
PUCELLE. pots. L'un des noms vulgnires de la Feinte, espècedu genre Clujie. V. ce mol. On fait peu de cas des Pucelles sur le marché de Paris.
PUCERON. Aphis. ins Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères , famille des Hyméne'lytres , tribu des Aphidiens, établi par Linné et adoplé par tous les entomologistes avec ces caractères : corps mou , ovale; tête petite ; yeux demiglobuleux , entiers ; antennes plus longues que le corps, souvent sétacécs , quelquefois plus grosses à leur extrémité, composées de sept articles, les deux premiers très-courts, grenus , le troisième fort long , cylindrique ; bec presque perpendiculaire , prenant naissance à la partie la plus inférieure de la tête, dans l'cntrcdeux des pâtes antérieures , de trois articles; corselet ayant son segment antérieur petit et transverse , le second beaucoup plus grand et élevé'; élytres et ailes membraneuses élevées en toit dans le repos ; les élytres plus grandes que les ailes , ayant ordinairement sur leur bord extérieur un point épais d'où part une nervure qui, se recourbant eu demi-cercle, va rejoindre la côte et forme une cellule assez semblable à la radiale des Hyménoptères ; au-dessous est une autre nervure qui se dirige vers le bord postérieur, et se bifurque une ou deux fois avant d'y arriver en manière d'Y ; pâtes longues et grêles ; dernier article des tarses muni de deux crochets et point vésiculeux ; abdomen ayant de chaque côté postérieurement unepetiJe corne ou un tubercule. Ce genre se distingue facilement des Alcyrodes parce que ceux-ci ont les antennes plus courtes que le corps , et de six articles seulement ; le port de leurs élytres , <:lans le repos, les distingue aussi.
Les Pucerons se nourrissent de la sève des Végétaux; c'est avec leur bec
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qu'ils pompent ces sucs. Ce bec est toujours enfoncé dans les tissus des Végétaux, soit sur les racines, les tiges ou les feuilles ; quelques espèces vivent même dans l'intérieur des feuilles , et leur présence y occasione des boursouflures , des vessies ou excroissances qui sont remplies de ces petits Animaux , et souvent d'une liqueur sucrée assez abondante. Cette espèce de miel est produite par deux cornes que l'on observe à l'extrémité de l'abdomen d'un grand nombre d'espèces ; ce sont des tuyaux creux par où passe celte liqueur. La maladie de certains Arbres , désignée sous le nom rie Miellal , est produite par ces Animaux. Les Fourmis sont trèsfriandes de ce suc sucré ; on les voit presque continuellement le lécher au moment où il sort du corps du Puceron ; quelques espèces même font provision de ces petits Animaux , qu'elles gardent dans leurs fourmilières sans leur faire de mal. ( V .
Fourmi. ) Les Pucerons vivent presque tous en société; ils ne sautent point et marchent très- lentement.
Ces Insectes ne subissent point de métamorphoses bien complètes; eu état de larves , ils changent plusieurs fois de peau ; au dernier changement, ils paraissent en état de nymphe, et ont alors deux fourreaux de chaque côté du corps , dont le supérieur renferme l'élytre. et l'autre l'aile. Par un nouveau changement de peau, ils deviennent Insectes parfaits. Chaque société offre au printemps et en été des individus toujours aptères et des demi-nymphes dont les ailes doivent se développer. Tous ces individus sont des femelles qui mettent au jour des petits vivans , sortant à recul ms du ventre de leur mère , et sans accouplement préalable. Les mâles, parmi lesquels on en trouve d'ailés et d'aptères, ne paraissent qu'à la fin de la belle saison ou en automne; ils fécondent la dernière génération produite parles individus précédens, et consistant en des femelles non ailées qui ont besoin d'accouplement. Après l'accouplement,
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elles pondent des œufs sur les branches; ces œufs y restent lotit l'hiver, ei il eu sort au printemps .suivant des petits Pucerons devant bientôt se i multiplier sans leconcours des mâles.
(.L'influence d'une première fécondalition s'étend ainsi, dit Latrci}lc, à oqui nous avons emprunté la plus ; grande partie de ces détails , sur pluusieurs générations successives. Uounnet, auquel on doit le plus de faits >sur cet objet, a obtenu , par l'isolemnent des femelles, jusqu'à neuf génriéralions clans l'espace de trois mois. iDuvau ( Aiin. des Se. nat. T. v, p.
J324) a depuis peu ajouté quelques cobseï vations à celles de Bonnet e; de IRéaumur à l'égard delà génération i de ces Insectes.
Les Pucerons multiplient considérablement, et d'après un calcul de 1 Réaumur ( Mém. sur les Ins. T. m, ; gc Mém., et T. vi , i3e Mém.), cinq ; générations provenues d'une seule i mère produiraient 5,904,900,000 , 1 nombre effrayant quand on pense ( que chaque année il y a un bien | pl 11s grand nombre de générations.
I Heureusement que beaucoup de 1 ces Pucerons sont détruits par une I foule d'autres Insectes qui en font leur nourriture à l'état de larves; ainsi les laives des Coccinelles , Cra- 1 brons, Ichueumons, Chalcis, Hémé- 1 robes et Sy rphes {fr. ces mots) en cou- : somment une quantité prodigieuse | puisqu'elles en l'ont leur unique sub- : sislance. Beaucoup d'Oiseaux en font 1 aussi leur nourriture. Ce genre ren- I ferme un grand nombre d'espèces ; ' touies sont de petite taille , et peu : sont connues et décrites. Parmi les | plus communes des environs de Pa- ! ris , nous citerons :
Le Fuceron nu Rosier, Jp/i/s lîusœ , L., Dégeer (Ins. T. m, p.'fi5 , n. 10, pl. 3, f. i-i4 ) Fabr. Latr., Réaum. (Ins. T. m, pl. 21 , f. i-4).
Il est vert , son abdomen a deux cor- 1 nés très-longues. Cetle espèce vit eu 1 société sur les Rosiers ; elle se tient < ordinairement sur les jeunes pousses, le derrière élevé , et occupée à sucer le suc de l'arbuste. (g.)