‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 139 sur 274 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

PYRAMIDE. MoiiL. On a donné ce nom à une espèce du genre Cône , et l'on a appelé grande Pyramide le Trochus Niloticus. (b.)

PYRAMIDELLE. Pyramidella.

MOLL. Lamarck, dès 1 8o î , créa ce genre dans le Système des Animaux sans vertèbres où il est placé en tre les Mélaniesetles Auricules. Il esta présumer, d'après cela , que, selon l'opinion la plus généralement reçue, Lamarck considérait ces Coquilles comme fluviatiles. Avant lui , en effet , Millier

PYR

les avait confondues avec les Hélices :| et Bruguière avec les Bulimes. La-T maick ne crut pas devoir conserve»

ce genre ; il ne se trouve plus dans| la Philosophie zoologique; il a été!

confondu avec les Auricules. Rois4 sy ( Bulfon de Sonnini ) l'adopte J| Cependant il appuie son opinion* sur ce qu'il est à présumer que ce»

genre est marin, que probablement il est operculé, et qu'il devra être placé dans la Méthode non loin des Trochus et des Monodontes, opinion qui , d'ailleurs, a été aussi manifestée par Cuvier dans ses Tableaux élémentaires. Montfort n'oublia pas non plus ce genre dans sa Conchyliologie systématique , et Lamarcl< ne le réhabilita dans sa Méthode qu'en 18] î dans l'Extrait du Cours où il forme , avec les Tornatelles , une petite famille sous le nom dePlicacés.

Il eut soin de l'éloigner des Auricules , se conformant ainsi aux rapports indiqués j-ar Cuvier et par Roissy. Revenant à d'autres princi pes , le premier de ces zoologistes re porta les Pyramidelles près des Auri cules dans la famille ou l'ordre des Pulmonés aquatiques , comme cela se voit dans son Règne Animal. Lamarck , dans son dernier ouvrage persista dans sa nouvelle opinion , et il eut raison. Blainville et Férussac préférèrent celle de Cuvier , et l'obser vation a prouvé qu'ils avaient eu tort. Aussi Blainville, dans le Supplément à son Traité de Malacologie est obligé de rectifier la place qu'il avait assignée à ce genre qui est operculé, comme l'a dit Gray et commi nous en avons la preuve dans notr collection. Sowerby , dans sou Gênera , a assimilé le Bulimus lerebellatits des auteurs, Coquille fossile sans plis , à la Columelle , aux Pyra midelles. Il a été en conséquence forcé de changer notablement les caractères du genre et de les rendre plus vagues et plus difficiles à appliquer.

A l'égard de cette Coquille , nous ne partageons pas l'opinion de Sowerby , quoique nous soyons bien convaincu qu'elle n'est ni terrestre ni fluviatile

PYR

Ut qu'ellû ne convient pas plus au {cure Bulimequ'à celui qui nous oc- :upe. Il a été caractérisé de la malièrc suivante : Animal inconnu. Co- |uille lurriculée , dépourvue d'épiierme ; ouverture entière, derni-

.ivalej, à bord intérieur tranchant.

\3olumelle saillante inférieurement , mbperl'orée à sa base, et munie de

..rois plis trans verses. Opercule cor-

aé , ovalaire , fragile, obliquement

rayonné.

Ou ne connaît encore qu'un fort ■oetit nombre d'espèces de Pyrami- Llelles, soit vivantes, soit fossiles.

ICes dernières ne se sont rencontrées uusqu'à présent que dans les terrains tertiaires. Ce sont des Coquilles d'un imédiocre volume ; elles sont lisses, )ûrillantes, sans aucune trace d'épi- Jderme , régulièrement coniques, et fflormées d'un assez grand nombre de itours de spires légèrement convexes; l'ouverture est peu considérable ; la cèvre droite est mince et tranchante à sa base , elle se recourbe pour gagner aa columellc en formant avec elle une {gouttière peu profonde. La columelle ?2st droite ou légèicmcnt arquée; Mans toute sa longueur, elle est mumie de trois plis inégaux ; c'est le prenmier qui est le plus gros dans quelques espèces. Elle est perforée à la l'hase , ce qui a sans doute porté vSowcrby à faire le rapprochement ddont nous avons parlé.

Pyramidelle foret , Vyramidcl- Ma terebellum, Lamk., Anim. tans wert. T. vi , p. 222 , n. 1 ; Hélix tereibeila , Miïll. , Venu., p. i 20 , n. 519 ; LLister, Conchyl. , lab. 844, fig. 72.

NNous n'hésitons pas à réunir à celte cespèce, et à titre de variété , laPyranmidelle dentée , Pyramidella dola- Ibrata, Lamk., loc. cit , n. 2. Elle ne diffère que par des caractères de très- I peu de valeur , par la teinte et la largeur des bandes brunes qui Ma ceignent; du reste même forme ^générale, identité parfaite dans les •autres caractères. Quoique Lamarck dise que dans l'une le bord droit 11'cst 1 ni denté ni strié à l'intérieur, nous avons pu vérifier qu'il n'en était pas

Page 1