‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 140 sur 274 · PYR Ô · texte numérisé non relu

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ainsi , que l'une et l'autre espèce , suivant l'âge ou l'état de conservation, étaient striées et dentées à l'intérieur. Sowerby {Gênera ofSchels , n.

24) a donné le nom de terebellum au dolabrata de Lamarck. Est-ce dans l'intention de réunir les deux espèces? c'est ce que nous ignorons. Pyramidelle plissée , Pyramidella plicata , Lamk. , /oc. cit. , n. 5 ; Pyramidella maculosa , Sow. , loc. cit. , fig 5 ; Encyclop. , pl. 452 , fig. 5 , a , b. Si Sowerby avait consulté les planches de l'Enc\ clopédie , il aurait évité l'erreur dans laquelle il est lombé à l'égard de cette espèce qu'il a prise pour la Pyramidelle tachetée de Lamarck, et qui en diffère bien essentiellement. Pyramidelle tachetée , Pyramide/la maculosa , Lamk., toc. cit. , n. 5 ; Encyclop. 452 , fig. 1 ' a , b. Dans sa phrase caractéristique , Lamarck dit qu'elle est striée dans sa longueur; la figure citée ne montre aucune strie , et nous n'avons pu en découvrir dans les individus que nous rapportons à cette espèce. (d..h.)

* PYRAMIÛETTE. bot. crypt.

Nom français proposé parBridel pour désigner son genre Pyramidium. V. ce mot. (b.)

* PYRAMIDIUM. rot. crypt.

'Mousses.) Bridel avait formé, sous le nom de Pyramidula. qu'il a ensuite changé en Pyramidium , un genre particulier du Gymnostornurn letragonuin de Schwxgrichen. Ce genre, qui ne diffère des Gymnostomes que par sa coiffe en forme de pyramide à quatre faces, n'a pas été généralement adopté, et ne nous paraît pas mériter de l'être. C'est une espèce voisine du Gymnostornurn pyriforme qui croît dans le nord de l'Allemagne , et que la mode qui règne maintenant en Allemagne de créer des espèces et des genres parmi les Cryptogames, d'après les différences les plus légères , a fait élever au rang de genre. V. Gymnostome.

(ad. b.)

PYRAMIDULA. bot. crypt. V.

Pyramidium.

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PYRANGA. ois. Nom que quelques auteurs ont adopté pour une division des Tangaras qu'ils oui. érigés en genre. P", Tangara. (nn..z.)

* P Y R A PHRO LIT HE . min. Hausmann a réuni sous ce nom toutes les Pierres à cassure vilro - résineuse qu'on nomme Rétinite , Résinile, Obsidienne. V. ces mots. (g. del.)

*PYRARDE. Py tarda, bot. ru an.

H. Cassini (Dict. des Se. uat. T. xli, p. 120) a proposé sous ce nom , resté sans emploi depuis que le genre Pyrarda d'Adanson a été reconnu comme identique avec VElhulia, un genre de la famille des Synanthérées et de la tribu des Inulées , qu'il a placé entre les genres Egletesei Grangea. Voici les caractères qu'il lui a imposés : involucre composé de folioles sur deux ou trois rangs , un peu inégales, appliquées , ovales , arrondies au sommet et foliacées. Réceptacle hémisphérique et nu. Calathidt globuleuse , composée au centre de fleurons nombreux , réguliers , hermaphrodite, et à la circonférence de deux rangées de demi-fleurons femelles. Corolles des fleurs centrales à cinq divisions; celles de la cii conférence tubuleuses , grêles , à limbe court, étroit, divisé inégalement eu trois ou quatre lobes linéaires ; ovaires sessiles , ou presque sessiles , courts, cunéiformes, comprimés des deux côtés, surmontés d'une aigrette composée de paillettes membraneuses, glabres et libres à la base. Ce genre a pour type une Plante du Sénégal, que l'auteur nomme Pj'rarda ceranuoides, et qu'il avait décrite précédemment sous le nom générique •de Grangea. Sa tige est herbacée , haute d'environ un pied, dressée ou ascendante , cylindrique , un peu .-Striée , rameuse , très-garnie de feuilles alternes, sessiles , demi-amplexi- •caules , oblongues et pinnatifides.

lies fleurs sont jaunes et disposées en ■corymbes. (o..N.)

PYRASTER. rot. phan. Syn. de Poirier sauvage. ("•)

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* PYRAUSTE. Ins. La crédule antiquité et le grand Aristole donnaient) ce nom à une sorte de Mouche ailée!

qui naissait dans le feu et qui mou-j rai» dès qu'elle sortait des flammes:!

de là on appelait proverbialement!

Pyrauslœ intérims la fin tragique de.

quiconque s'engageait dans des affaires dangereuses dont on ne pouvait!

se tirer sans périr. (b.) I

PYRAZE. Pyrazus. moi.l. Montfort , dans sa Conchyliologie syslé-| malique, a fait un genre particulier!

pour une grande espèce de Cérilel dont le canal n'est pas aussi profond que dans la plupart des autres. Le Cerilhium ebeniatim est le type de ce genre qui n'a pas été adopté. V. CÉiute. (d..h.)

* PYREIDM. bot. crypt. {Champignons. ) Paulet proposait ce nom moins mal sonnant que le reste de ceux qu'il a si bizarrement inventés pour ce qu'il avait d'abord appelé Amadou blanc, qui est le Xylostroma gigantea de Persoon. (b.)

* PYREN. min. ? On ne peut tropl deviner ce qu'était la Pierre ainsi!

nommée par les anciens à cause de sa m ressemblance avec le noyau d'une I Olive. Ou a cru que c'était quelque b'élemnite , Pointe d'Oursin , ou autre débris de corps organisé fossile, (b.1

* PYRENASTRUM. bot. crypt.

{Lichens.) Ce genre a été formé par Eschweiler, Syst. Lich. , p. 17, et caractérisé de la manière suivante :

thalle crustacé, attaché, uniforme; apothécie turbiné, à demi-enfoncé dans le thallus , à péridium entier, longuement ostiolé ; ostioles coniques, au nombre de plusieurs, s'ouvrant dans un même orifice; thèques fusiformes elliptiques renfermées dans des cellules globuleuses ou elliptiques. Il est facile de reconnaître, dans le genre Pyrenastrum d'Esebweiler , le genre "Parmentdria (F', ce mot) dont nous avions annoncé la création dans notre manuscrit soumis à l'Académie des Sciences en 1820. L'ouvrage d'Esch-

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veiler ayant été publié eu i8a4, îl ::n résulte que nos travaux ont élé entrepris vers lu même époque, et pic l'antériorité ne peut être constate: les lichénographes auront cloue - se prononcer relativement à l'adoption de ces deux noms. Tous ces Li- , liens sont exotiques. Eschweiler a lonné les détails des Pyrenaslrum tenticolare et plicalum, T. i , f. 1 5. On rouveces Plantes sur les écorces. Le •enre Pyrenaslrum a été adopté par dey er qui l'a modifié ; Fries l'a conlervé aussi. Peut-être sera-t-il con- ■ enable de réunir à ce genre l'Astroaelium d'Eschweiler , fondé sur uelques Trypethelium d'Achar. Son ihalle est coloré, et ses conceptaclcs out-à-l'ait renfermés dans un périihèze turbiné, prolongé supérieurement, et muni d'une ouverture qui ieut aboutir à un orifice commun iar lequel s'échappent les ihèques iu spores seminuhfères. L'Astroihejum conservé par Fries est réuni au enre Trypethelium par Meyer.

PYRENACËES. bot. ni an. Ventilât appelle ainsi la famille des Verénacées de Jussicu. V. VerbÉna- Aes. (a. r.)

* PYRENARIA. bot. phan. Bluae {Bijdr. fl. necl. ind. , p. 1119) t établi sous ce nom un genre qui a ; port des Rosacées, mais que cet iiteura placé parmi les Ternstrœminées , à cause de la structure de son Uice , et de l'insertion des étamines.

oici les caractères qu'il lui al tri hue : lilice infère, accompagné de deux ;ractées , et à cinq sépales imbrimés; corolle à cinq pétales, conniens, et se recouvrant par la base; i.amines nombreuses , libres , hypoynes , presque adhérentes avec la ase des pétales , à anthères didymes, bttrorses ; ovaire à cinq loges ; chaque jge contenant deux ovules superpo- >!s; cinq styles rapproches , échangés: pomme presque globuleuse, imprimée, charnue, à cinq loges, «ns chacune desquelles sont deux oyaux osseux , superposés , renfer-

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niant une seule graine dépourvue d'nlhumen, à cotylédons foliacés et chiffonnés. Ce genre se distingue du Freziera de Swartz, surtout par son fruit succulent et ses graines dépourvues d'albumen. Il ne renferme qu'une seule espèce, Pyrenaria serra/a , qui croît dans les forêts élevées de l'île de Java. C'est un Arbre à feuilles alternes, pétiolées, oblongues, dentées en scie, coriaces, dépourvues de stipules, à fleurs blanches portées sur des pédoncules solitaires , axillaires et uniflores. (G..N.)

* VYRÈNE. Pyrena. moll. Dans le Traité des Animaux sans vertèbres, Lamarck proposa ce genre confondu soit avec IcsCérites, soit avec les Slrombes. Il a la plus grande analogie avec les Mélanopsides dont il ne diffère que par l'allongement de la spire ; aussi Férussac les a réunis, et nous avons adopté son opinion. V.

Mélanopside. (o..n.)

PYRENE. Fyrena. bot. phan.

Gaertner donne ce nom à chacune des petites noix renfermées dans un péricarpe charnu , comme dans la iN'èfle par exemple. Le mol de Nucules est plus généralement usité. V.

Nucules. (A- R.)

PYRÉNÉITE. min. Nomdonnépar Werner au Grenat noir disséminé dans le Calcaire grenu du Pic d'Ereslids, dans les Pyrénées, r. Grenat.

, (O. DEL

PYRENES. molx. V. Mélanopside , première section.

PYREMU.M. bot. crypt. {Champignons.?) Genre établi par Todc, et encore fort imparfai lement connu' Sur trois espèces que Tode y plaçait, une paraît être un Tric/ioderma ; une autre n'a pas été revue depuis lui; latroisième, Fyrenium. terrestre , est restée le type de ce genre. Fries 1';» placé d'abord auprès des Pachyma , dans sa tribu des Scléroliacées, et ensuite auprès de> Trvmc/la, dans legroupe des Tremelles , qui , suivant cet auteur, se rapproche, par sonmode de fructification, des Sclerv-

tium. Le Pyrenium terrestre est un petit Champignon globuleux, saus racine , sessilc , de la grosseur d'un petit pois ; sa consistance est gélatineuse; il renferme un noyau plus compacte, forme d'un amas de séminules. Il croît par groupes sur la terre nue et stérile; on l'a irouvé en Allemagne et dans l'Améiique du Nord, (ad. b.)

* PYRENOM YCETES. bot. crypt.

Nom donné par Fries et par plusieurs autres mycologues à la famille des Hypoxylées. Fries , dans son Syslema orbis vegetabilis , a introduit beaucoup de nouveaux genres dans celte famille , genres qui n'ont pu être indiqués dans ce Dictionnaire. Pouvant, être considérés comme des divisions des anciens genres Sp/iœria et Xyloma, nous y reviendrons aux mots SphjEriacéks et Xy.lomacées.

(ad. b.)

* PYREINOTHEA. bot. crypt.

( Lichens. ) Et non Pyrenothelc Ce genre a été créé par Fries ( Syst. orb. veget. , 265 ) ; il est placé après le Pyrenastrum , qui , comme nous l'avons dit,n'e;t autre chose que notre Parmentaria. Voici ses caractères :

nucléum gélatineux , qui , avec l'âge, se change en poussière; le conceptacle est corné , ostiolé , ensuite dilaté ensculelle ; le thalle est attaché et un peu lépreux. Frics fait entrer dans ce genre diverses Pyrenula et Verrucaria d'Acharius, et le P^ariola/ia leucocephala de DeCandolle. Ce genre, extrêmement ambigu , demande un nouvel examen pour être susceptible d'adoption. Meyer et Eschweiler ne le mentionnent pas. (a. F.)

PYRËNDLE. Pyrenula. bot.

crypt. [Lichens.) Le genre Pyrenula a été créé par Acharius dans sa Lichénogiaphie universelle, p. 64, T.

V , f. 1 , 5 , 5 ; il renferme la presque totalité des Verrucaires de De Candolle , plusieurs Sphaeries , notamment le Sphœria nitida , et quelques The/otrema de la méthode lichénographique d'Acharius. Les caractères de ce genre sont : un thalle crustacc,

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membranacéo - cartilagineux , uni»

forme, avec ou sans limites; uui apothecie verruciforme formé par:

le thalle , renfermant un thalamiumi solitaire à perithécium épais, cartilagineux , noir, fermé par une papille proéminente , dont le nucléum esti globuleux et ceilulifère. Le thalle i des Pyrénules offre des différences) de couleur et de consistance; celui des espèces qui se fixent sur pierres est toujours tarlareux, tandis quel celui des espèces qui croissent suri les écorces ne l'est jamais, ce qui indique deux sections distinctes. On peut porter à enviion soixante le I nombre des espèces du genre Pyré-j nule, dont la septième parlie eu-j viron se trouve en Europe. L'immer-| sion des apothécies est telle, quel souvent ils descendent au-dessous dut thalle, et pénètrent dans la subs-| tance même de leur support , de sorte!

qu'on peut assez justement les com-| parer à des tubercules de Verrucaires I renversés. Ce genre est. difficile à bien! connaître; il touche d'assez près aux! Porines et aux Verrucaires ; il diffère : du premier de ces deux genres par lai consistance du périthécium dont le!

thalannuiu est toujours solitaire, et!

l immersion profonde , el des Verru-I caiies, par un périthécium simple,!

l'immersion et la nature de l'ostiolc.

Nous croyons devoir faire connaître les espèces suivantes dont Ja première offre un phénomène très-curieux à observer : Pyrenula p/nguis , Pars.

Ind. , à thalle couleur brune tendre, indéterminé, épais, parsemé de petites verrues très-blanches; à apothécies fermés, noirs; à tbalamium finissant par être dimidié et cupuliforine; à noyau blanchâtre et caduque ; à périthécium persistant , noir et épais. Celte espèce se trouve suri les Frêues dans les enviions dej Rouen , où elle a été récoltée pan Auguste Le Prévost; nous l'avons) retrouvée sur le Quinquina Conda-J mine. Le thalle est susceptible d'une altération singulière ; il perd son aspect ordinaire , et s'amincit en' un cartilage couleur dérouille; la

partie supérieure de l'apothécie tombe ainsi que le nucléum , et il uc reste plus que la partie inférieure du périthécium , qui ne montre dans cet étal aucuns débris de nucléum. Ce phénomène n'est pas sans exemples ; nous possédons une Pyrénule qui croît sur le Quinquina caraïbe, dont les apnthécions sont ainsi altérés. 11 est probable que, dans ces divers cas, les apothécions ceints très-étroitemeut par le thalle, restent entiers sans que celui-ci éprouve aucun changement; mais si par l'effet des variations hygrométriques, ou par toute autre cause , il arrive un amincissement dans ce support, la partie supérieure se détache ; le nucléum , organe délicat sur lequel l'humidité et la sécheresse agissent facilement , s'altère et sort du périthécium qui reste immergé danssa base seulement.

* PYR ES PERIMA, bot. crypt. Rafinesque a proposé sous ce nom un genre qui n'a pas élé adopté et qui se composait d'une sorte de Truffe qui croît sous la terre à New- Jersey.

PYRETIiRE. Pyrethrum. uot.

PHAN. Gaertner a établi , d'après Haller, un genre Pyrethrum qui appartient à la famille des Synaulhérées , et à la Syngéuésie superflue, L. Il l'avait fondé sur (ies Plantes que Linné plaçait parmi les Chrysanthemum dont il diffère essentiellement en ce que ses demi-fleurons sont terminés par trois dents, et que ses akènes sont couronnés par une membrane saillante , souvent dentée. Quoique ce caractère soit excessivement faible, puisqu'il sépare des Plantes d'ailleurs très-semblables , et qu'il u'est pas toujours très-prononcé, la plupart des auteurs modernes ont adopté néanmoins le genre Pyrethrum , excepté Lamarck qui , dans l'Encyclopédie , l'a réuni au genre Matricaria. Les espèces qui composent ce genre sont au nombre d'environ cinquante; elles ont absolument le port des Chrysanthèmes, ces fleurs si répandues dans les champs

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