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position , dans les Dolérites, les Basaltes et les Wackes , oli il est souvent altéré et transformé en terre verte ; dans les roches vitreuses nommées Gallinacés; dans les Scories et Pouzzolites , les Pépérinos et les Tufas ; enfin dans les Cinérites ou cendres rouges volcaniques. Le Pyroxène Augite paraît s'être formé de toutes pièces dans les volcans , ainsi que l'Amphigène , et probablement il se foi me encore dans les laves modernes quelques instans après leur déjection. On l'a même vu se cristalliser dans les Scories et Laitiers de fourneaux où se traite le Fer. Anciennementon supposait qu'il était étranger aux roches volcaniques , qu'il existait déjà tout formé dans des roches qui avaient élé seulement fondues par l'action du feu pour former les laves; de-là le nom de Pyroxène qu'on lui avait donné et dont il faut tout-àfait oublier l'élymologte. (g. del.)
PYRRHOCORAX. Pyrrhocorax.
ois. (Ctivier.) Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec médiocre, assez grêle, plus ou moins arqué et tranchant, comprimé , un peu subulé à la pointe qui est unie ou faiblement échancrée ; narines placées de chaque côté du bec et à sa base , ovoïdes , ouvertes , mais entièrement cachées pardes poilsdirigés en avant; tarses robustes , plus longs que le doigt intermédiaire; quatre doigts, trois en avant, presque entièrement séparés , un en arrière , tous armés d'ongles forts et arqués ; quatrième et cinquième rémiges les plus longues.
Les Pyrrhocorax sont les Corbeaux desîplus hautes montagnes que bien rarement ils abandonnent pour descendre dans les plaines et les vallons : les uns et les autres goûtent les douceurs de la vie sociale et s'accommodent de toute espèce de nourriture; la mue est simple et n'apporte aucun changement dans le plumage, et l'on ne distingue les jeunes ou vieux que par la'couleur du bec et des pieds qui sont toujours gris chez les premiers.
Néanmoins, les habitudes des Pyr-
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i hocorax sont beaucoup plus sauva- :
ges que celles îles Corbeaux , et leuvs | couvées sont d'un accès infiniment i \ moins facile. Leur nid, que les deux ! sexes préparent avec beaucoup de [ soin, et qu'ils tapissent inlérieure- 1 ment du duvet le plus doux , est iou- 1 jouis placé dans les fentes des ro- m chers ou des vieilles constructions al- & piues ; rarement on le trouve établi I sur les Pins qui couronnent quelquelois ces cimes arides. La ponte con- A siste en trois ou quatre œufs blan- I châtres, tachetés de jaunâtre ou de I brun. Nos Pyrrhocorax sont, dans 9 les divers ouvrages d'ornithologie, II des Corbeaux, des Coracias , des I Graves ou des Choquarts. On les I trouve dans toutes les grandes chaî- I ues de l'ancien continent
Pyrrhocobax aux ailes blan- I ches , Pyrrhocorax leucopterus , Tem- 1 minck. Plumage noir , à l'exception | des grandes rémiges qui sont d'un I blanc" pur; queue arrondie; bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces I trois lignes. De l'Australasie.
Pyrrhocorax Choquabd , Corvus I Pyrrhocorax , Gmel. , Buff. , pl. enl., | 53i. Plumage d'un noir irisé ; queue légèrement arrondie; ailes courtes; I bec d'un jaune orangé ; iris brun ; pieds rouges. Taille , quatorze pouces I six lignes. Les jeunes ne sont point irisés sur le plumage ; ils ont le bec I et les pieds noirs. Des montagnes des Vosges , des Alpes , des Pyrénées , etc.
Pyrrhocorax cobacius , Corvus I graculus, Gmel.; Corvus eremita, II Gmel. ; Fugilus erythroramphos , Dum. ; Coracias erythroramphos , Vieill., Buff. , pl. enlum. a55. Plumage d'un noir irisé ; queue carrée; ailes longues ; bec long , un peu effilé, pointu , arqué , rouge , ainsi que les pieds ; iris brun. Taille , seize pouces. Les jeunes ont le plumage noir sans reflets ; le bec et les pieds d'un gris noirâtre. Des montagnes d'Europe.
PYbbhocobax Sicbin , Corvus crinitus , Daud. , Levaill. , Ois. d'Afr. , pl. 8a. Plumage noir , irisé; sommet de la tête couvert d'une huppe noire , bordée de roux ; du derrière des yeux
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partent de chaque côté trois crins d'inégale longueur, et dont l'un surpasse la taille de l'Oiseau , noirs, leri minés de roux jaunâtre; liée jaune; I pieds gris. Taille, sept pouces six I lignes. (dr..z.)
PYRRHOPOECIELOS. min. C'eslj à-dire tacheté de rouge. Selon Pline , c c'était le Marbre qu'il appelait Syéi nite , ou le Granit rose égyptien.
(g. del.)
PYRRHOSIDÉRITE. min. C'esti à-dire Fer de couleur pourpre. UUi maun a donné ce nom au Fer oligiste i micacé (Eisengliminer), dont il a fait \ une espèce particulière. Il est en lai mes très-petites et confusément groui pées , à la surface d'un Fer hydroxidé I hématite, dans les mines d'Eisen- . zèche , pays de Nassau-Siégen. K.
I Fer oligiste. (g. del.)
* PYRRHOXIE. ois. Nom appliqué | par Vieillot à un Oiseau fort peu i connu ,décritparLath<imsouslenom ■ àeJLoxiapsiitacea, et dontTemminck : a fait le iypede son genrcPsiltirostre, Psittirostra {V. ce mot) qui ne paraît pas différer du gcure Corytkus de Cu- • vier. Le Pyrrhoxie des Oiseaux chanteurs de la Zône-Torride de Vieillot, | p. 106 , est le Psittirostra icterocei p/ialus de Temminck. (less.)
PYRRHULA. ois. Nom scientifique du Bouvreuil que les anciens appelaient aussi Pyrrias. (u.)
PYRROCHITON. bot. phan.(Rcnnulme. ) Syn. ftOmithogalum luteum. (b.)
PYRROSIA. bot. crypt. {roi/gùres.) Genre établi par Mirbel , et qui nous paraît différer très-peu de son genre Candollea ou Cyc/op/iorus de Desvaux. Suivant cet habile botaniste , ces deux genres , qui présentent également des capsules réunies en groupes arrondis, nus , réguliers, disposés en cercles , diffèrent en ce que les capsules du Candollea sont plongées dans les fossettes de la feuille , et celles du Pyrrosia sont sessiles et non pédicellées , comme
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cela a lieu dans presque tous les genres de Polypodiacées. Ces caractères n'ont été observés jusqu'à présent que par le savant auteur de ce genre sur une Plante de la Chine à laquelle il donne le nom de Pyrrosia chinensis ; c'est une Fougère à fronde simple comme la plupart des Cyclopbores , et dont la surface inférieure est couverte d'un duvet roux abondant qui lui a fait donner le nom qu'elle porte. (ad. b.)
* PYRROTE. Pyrrota. ois.
Vieillot a proposé sous ce nom un genre démembré du Tanagra des auteurs , qu'il caractérise ainsi : bec médiocre, droit, entier, très-comprimé latéralement, à arête rétrécie , fléchi vers le bout, pointu; doigts antérieurs soudés à la base; les troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues. Le type de ce genre, non encore adopté, est le Tangaroux des enluminures de Buffon ; mais il n'a rien de commun avec les Synalla.-es. V. ce mot. (less.)
P Y RU L AIRE. Pyrularia. bot.
Pi!AN. Ce genre, dont la place n'est pas encore bien déterminée dans la série des ordres naturels , a reçu plusieurs noms. Etabli par le professeur Richard dans la Flore de l'Amérique septentrionale de Michaux ,Miïhlembergl'a nommé Hamillonia , nom qui a été adopté par Willdenow ; Beauvois , Pleurogonis ; et enfin Rafinesqjic , Callineux. Mais de tous ces noms , celui de Pyrulaire est le seul qui doive être conservé comme le plus ancien. Le Pyrularia pubera, Michaux , loc. cil. , est un Arbuste de trois à six pieds , portant des feuilles alternes, sans stipules; de très-petes fleurs dioïques ; les mâles en petits épis mulliflores et terminaux ; les femelles solitaires à l'aisselle des feuilles supérieures. Les premières ont un calice presque campanulé, à cinq divisions courtes et réfléchies ; cinq étamines à filamens courts et à anthères globuleuses, didymes, à deux loges s'ouvrant chacune par un sillou longitudinal. Tout l'intérieur
3g6 PYR du tube calicinal est tapissé par une matière jaunâtre formant un disque qui est légèrement quinquélobé dans son contour. Les (leurs femelles ont le tube de leur calice turbine et adhérent avec l'ovaire infère ; les cinq étamines imparfaites; un disque épigyne à cinq lobes tapissant le sommet de l'ovaire qui se termine par un style et un stigmate simples. L'ovaire est à une seule loge contenant un ovule dressé. Le fruit est pyriforme , ombiliqué , renfermant une petite noix monosperme. Cet Arbrisseau croît dans l'Amérique septentrionale.
Il a quelques rapports avec le genre Njssa. (a. b.)
PYRULE. Pyrula. Moll. Les auteurs qui précédèrent Linné placèrent les Coquilles de ce genre dans un genre qu'ils nommaient Buccin et dont il serait difficile d'assigner les limites. L'établissement du genre Murex par Linné diminua le chaos de cet ancien genre Buccin. Toutes les Coquilles canaliculées furent comprises dans les Rochers ; les Pyrules, qui le sont toutes, y sont placées, à l'exception d'un petit nombre qui par leur peu d'épaisseur se trouvèrent on ne sait pourquoi dans le genre Bulle. Ce genre Murex de Linné pouvait être facilement démembré , le grand nombre d'espèces qu'il contenait exigeait même qu'il le fût. Britguière proposa le genre Fuseau pour séparer les Coquillesqui n'ont pas de varices de celles qui en ont; les dernières restèrent dans le genre Rocher; les Pyrules furent donc entraînées et confondues avec les Fuseaux.
II est peu de Coquilles qui aient en effet avec eux plus d'analogie. Lamarck proposa de séparer les Pyrules des Fuseaux de Bruguière , se motivant sur des caractères pris dans les proportions relatives du canal et de la spire ; il devait être dillicile d'admettre cette séparation. Il existe un certain nombre d'espèces qui se refusent d'outrer dans l'un ou dans l'autre, ce qui montre avec quelque évidence que l'un dos detix genres
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est artificiel ; cependant le genre Pyrule rendit l'étude du genre Fuseau plus facile en diminuant le nombre des espèces déjà fort considérable.
C'est sans doute pour ce motif que la plupart des conchyliologues l'ont adopte comme genre ou comme sousgçnre ; aucun n'-a cherché à les éloigner, et on trouvait même bien suffisante la distinction des Pyrules. Montfort cependant trouva moyen de tirer un genre des Pyrules pour celles qui sont sénestres et qui ont un rudiment de pli à la columelle ; il nomma ce genre Ca.hkeatt, Fulgus ; il ne pouvait être adopté et il ne le fut pas en effet.
Quoique l'Animal des Pyrules ne soit pas connu , on peut penser cependant par analogie qu'il doit être bien semblable à celui des Fuseaux; il possède un opercule corné qui ne diffère pas de celui des Fuseaux. Le genre Pyrule a été caractérisé de la manière suivante : Animal inconnu; Coquille subpyriforme , canaliculée à sa base, ventrue dans la partie supérieure , sans bourrelets au dehors et ayant la spire courte , surbaissée quelquefois; columelle lisse; bord droit sans échancrure. Les Pyrules , comme nous l'avons dit , ont des rapports intimes avec les Fuseaux ; elles en ont également avec certaines espèces de Pleurotomes à spire trèscourte. Quelques espèces sublamelleuses ont de la ressemblance avec les Murex foliacés ; mais il est bien facile de ne confondre aucun de ces genres , si on fait attention que les Fuseaux ont la spire égale ou plus grande que le canal de la base; que les Pyrules ont la spire toujours plus courte que le canal ; enfin que les Rochers, s'il y en a quelques-uns de foliacés , le sont régulièrement et ne sont pas pour celte raison dépourvus de varices. Le genre Pyrule compte un assez grand nombre d'espèces , Lamaick en indique vingthuit de vivantes dont nous allons indiquer les principales ; il en existe aussi un certain nombre de fossiles.
Défiance en cite quatorze ; mais nous
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. croyons que ce nombre devra être i réduit.
PvnuLE caNalicueée , Fyrula ca- ■ naliculata , Lamk., Anim. sans vert.
T. vu, p. 1 07, u. 1; Murex canaliculalus , L. , Gmel. , n. 3544, n. 65 ; I Encvclop., pL *36, hg. 3.— Pyrui,e • stnistrale, Pyrula pe/versa, Lamk., ibid., n. 5; Mu lex peiversus, Lin., t Gmel-, n. 72 ; Born., Mus., îab. 11 , I fig. 8 , 9 ; Encyclop., pl. 435, Kg. 4 , ; a, b. Genre Carreau, Mon tf., Concb., . Syst.T. ii, p. 5o2. — PyrueeCiiauve- : Souris , Pyrula Vesperdlio , Lamk., . ibid. , n. 7 ; Murex F espertilio , L., •Gmel., n. 100 ; Martini, Concb.
T. iv, tab. i4a, fig. i5a3, iôa4; En- 1 cycl., pl. 454, fig. 3, a, b. — Pyrule Melon-gène , Pyrula Melungeua , Lamk., loc. ci/.,n. 7 ; Murex Melon- . gena , L. , Gmel., n. 5o ; Lister, 1 Conch., tab. i)o4, fig. 24 ; Favanne , 1 Concb., pl. 24, lig. E 2 ; Martini , ■Conch., cab. , tab. 39, fig. 089 à 59 B et pl. 4o, fig. 5g4 à 397 ; Encyclop., pl. 455, fig. 5 a , b , c, d , e. Espèce variable, qui prend quelquefois une grande taille , si\ pouces environ , et elle a un subanalogue fossile à Bordeaux.
Parmi les Coquilles fossiles qui appartiennent à. ce genre, nous remarquerons aux environs de Paris des Coquilles qui par leur forme rappellent le Pyrula Ficus , mais qui en diffèrent constamment. Lamarck qui sans doute n'en a connu qu'un petit nombre d'individus en a fait trois espèces : Pyrula tricarinata , clal/irala einexilis, qui étant examinées sur un assez grand nombre d'individus offrent des limites peu sûres ; nous pensons donc qu'il faudra en supprimer au moins une. On trouve dans les faluns de la Touraiue , à Bordeaux et à Dax , une Coquille analogue au Pyrula spirillus ; nous ne disons pas identique, parce qu'elle présente avec la vivante des différences constantes. On observe également dans les mêmes lieux et de plus en Italie ou elles ont conservé des traces de leur coloration , des Coquilles identiquement semblables au
PYT Sg?
Pyrula reùculata ; une antre espèce d'Italie, Pyrula Geometra, Bois., est très- voisine du Pyrula\ Ficus et pourrait bien n'en être qu'une variété fossile. (D..H.)
PYRUS. bot. ïhan. P~. Poirier.
PYÏHAGORÉE. Pythagorea. BOT.
pm an. Loureiro(/7or. Cochinch. , éd.
Willd. , 1 , p. 5oo) a consacré à la mémoire de Py lhagore un genre de l'Octandrie Tétragynie , mais dont on ne connaît pas encore les affinités naturelles. Voici ses caractères : calice campanule, à sept ou huit folioles linéaires, colorées et héi issées ; corolle campanulée , à sept ou huit pétales lancéolés, concaves, hérissés, et de la longueur du calice ; huitélamines à filets subulés plus longs que la corolle et à anthères didymes:
ovaire presque ovoïde, velu, surmonté de quatre styles subulés , réfléchis , plus courts que les étamines ; capsule ovée , quadriloculaire et polysperme. Le Pythagorea cochinchinensis , unique espèce de ce genre, est un petit Arbre tiès-rameux, à feuilles ovales-lancéolées , dentées en scie, glabres et presque sessiles. Les fleurs sont blanches, axillaiies , disposées sur de courts péJicelles, en grappes longues, presque simples.
On trouve celle Plautedans les champs de la Cochinchinc.
Ualînesque-Schmaliz (Journal de Physique, août 1819) a pioposé un autre genre Pythagorea qui a pour type le Lythrum lineare , L. Ce genre n'a pas été adopté. V. Sai/i-