‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 141 sur 274 · tome xiv · texte numérisé non relu

tome xiv

PYR 385 et les prés dont elles sont l'ornement. INous citerons parmi les espèces les plus remarquables, le Pyrei/tri/m corymùusi/m, qui croît clans les bois inontueux des provinces méridionales de l'Europe, et les Pyrethrum alpinum et Halleri que l'on trouve dans les localités pierreuses des Hautes-Alpes, llooker a décrit et figuré dans son Exutic Hora, n. 21 5, une belle espèce de la INouvelle-IIollande sous le nom de Pyrethrum diversifolium.

Cassini a distingué quatre genres dans le Pyrethrum des botanistes modernes, savoir : i° Gymnucline dont les languettes des fleurs de la circonférence sont courtes et larges comme celles des Achillea; a° le vrai Pyrethrum , qui a les languettes oblongues , l'aigrette courte, et les fruits non ailés; 5° le Coleostephus , dont l'aigrette est fort haute et en forme d'étui; 4° Vlsmelia, dont les fruits sont ailés. ( V. ces mots soit à leur ordre alphabétique, soit au Supplément.) Le genre Pyrethrum de Cassini a pour espèce fondamentale le Chrysanthemum indicum de Linné , Anthémis grand ifiura , Ramatuelle , une des plus belles Plantes que l'on cultive dans Ie3 jardins , et qui a produit un nombre immense de variétés.

Depuis fort long-temps le nom de Pyrèthre a élé employé par les auteurs de matière médicale, pour désigner la racine de V Anthémis Pyrethrum, L. , qui a la propriété d'exciter fortement la salivation. Camomille. (g..n.)

PYRGlTiE. ois. (Duméril.) Syn. de Moineau. C'est le nom que l'antiquité donnait à l'espèce commune. (b.)

* PYRGO. moll. Défiance , après avoir créé ce genre dans les planches du Dictionnaire des scicuces naturelles, paraît l'avoir abandonné, puisqu'il ne le mentionne plus à la place ou il auraitdû se trouver. Cependant Blainvillc l'avait adopté dans son Traité de Malacologie oii il est placé dans les Ptéropodes; mais nous croyons que Blainville a été dans l'erreur pour ce genre. D'Orbigny le

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rap|x>rte aux Biloculiries {V. ce mol au Supplément) démembrées des Milioles. L'examen de celle petite Goquille microscopique , qui est l'ossili; , nous a l'ait adopter l'opinion de D'Orbigny. (d..h.)

PYRGOME. Pyrgoma. moll. Ce genre, institué par Savigny, n'a malheureusement pas reçu de ce savant les développemens analomiques qu'il aurait pu lui donner; néanmoins il fut adopté parLeachet par Lamarck.

Ce dernier, dans l'Histoire des Animaux sans vertèbres , le plaça près des Creusies avec lesquelles il a beaucoup de rapports. Elainville ne l'a point admis comme genre , mais seulement comme section des Creusies dont il se distingue cependant d'une manière bien tranchée par le nombre des pièces de l'opercule. Les Pyrgomes et les Creusies sont pour les Polypiers pierreux ce que sont les Acastes pour les Eponges , c'est-àdire qu'elles s'enfoncent dans leur substance solide et y adhèrent fortement. Lamarck a caractérisé ce genre de la manière suivante : Animal inconnu ; coquille sessile , univalve , subglobuleuse , ventrue, convexe en dessus , percée au sommet ; ouverture petite , elliptique ; opercule bivalve. On ne connaît encore qu'un très-petit nombre d'espèces de Pyrgomes , Lamarck n'en a cité qu'une et Sowerby une autre. Pyugome rayonnante, Pyrgoma cancellata, Lamk., Anini. sans vert. T. v, p. 4oi; Creusia cancellata, Blainv., Traité de Malawi., pl. 85, fig. 7, 7 a, 7 b; Pyrgoma crenatum, Sow., Gênera, n. 18, fig. i à 6. Cette espèce vient de la mer Rouge et probablement de l'océan Indien. Pyrgome anglaise, Pyrgoma anglica , Sow., loc. cit., fig. 7. Petite espèce des côles d'Angleterre. (d..h.)

P\'RGOME. min. Nom donné par Werner à une variété de Pyroxène qu'on a également nommée Fassaïte. V. Pyroxène. (g. del.)

PYRGOPOLON. moll. V. Pir-

GOPOLE.

PYR

PYRGUS. bot. pn an. (Loureirô. ) V . Ardisie.

PYRIDION. bot. phan. Le professeur Mirbel appelle ainsi le fruit de la famille des Rosacées que Linné désignait sous le nom de Pomum, et que le professeur Richard avait antérieurement nommé Mélonide. V. ce mot à l'article Fruit. (a.r.)

PYRITE, min. Ce mot peut être considéré comme le nom vulgaire et génékique des Sulfures métalliques; cependant, quand il est employé seul , il désigne plus particulièrement le Fer sulfuré. On ajoute d'ailleurs à ce mot différentes épitbètes , qui servent à en déterminer l'application.

C'est ainsi qu'on nomme :

Pyrite arsenicale, l'Arséniure de Fer ou le Mispickel.

Pyrite blanche, le Fer sulfuré blanc.

Pyrite capillaire , le Sulfure de Nickel.

Pyrite cuivreuse, le Cuivre pyriteux.

Pyrite jaune , le Fer sulfuré jaune.

Pyrite rouge, le Nickel arsénical , etc. , etc. (g. del.)

* PYROCHORIS. ins. Nom donné par Fallen à un nouveau genre' de l'ordre des Hémiptères, section des Uétéi oplèrcs , famille desGéocoi ises, tribu des Longilabres. Ce génie,, que Lalieille réunit à ses Lygées , a pour lype le Lygeus apterus des auteurs. V. Lygée. (g.)

PYROCHRE. Pyrochroa. ins.

Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Héléromères , famille des Trachélides, tribu des Pyrochroïdes, établi par Geoffroy aux dépens des genres Canlharis et Lampyris de Linné, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : corps déprimé; tète presque triangulaii e , un peu penchée, dégagée du corselet; yeux échancrés intérieurement , allongés; antennes filiformes, peclinées dans les deux sexes , mais pins fortement dans les mâles, insérées-

PYK

ju-devant des yeux , el composée* de ou/earlicles , donl le premier allongé, pyrifbrme , le second petit, glopuleux , les autres obeoniquesj labre Membraneux, transverse, presque tronqué, un peu cilié antérieurement; mandibules coi née* , faibles , arquées sans dentelures el aiguës; mâchoires presque membraneuses , entières ; palpes maxillaires filiformes , de quatre articles, le premier court, le second allongé , le troisième petit et le dernier long ; les labiaux sont plus Courts que les maxillaires, inarticulés, à articles e) liudriques et allongés; lèvre bifide ; corselet arrondi ; écusson petil; élytres plains, llcxibles, allant un peu en s'clargissant vers l'exlrémiléi pâtes longues, caisses et ïambes grêles ; tarses filiformes à pénultième article hilobé; le dernier long, arqué, terminé par deux crochets simples Ce genre se distingue facilement des Ueudroïdes, parce que ceux-ci ont le corselet conique, plus rétréci en avant , et paice que leurs antennes ont les lilcts qui forment les branches latérale-, très-longues el grêles. On connaît quatre espèces de i'yroehres; trois appartiennent à l'-Europe, la dernière est américaine. Leur nom vient du grec et signifie couleur de feu , parce que ces Insectes sont en général de couleur rouge. Leurs larves vivent dms les bois; elles ressemblent à celles des Ténébrions et des IJélops. On trouve l'Insecte parfait dans les baies, près des bois.

L'espèce La plus commune est la l'yrochre rouge , Vy rockroa rubetis , Pabr., Latr. , Panz. (Faun. Gcnn. , fasc. 96 , f. 5 ) , la Cardinale de Geoffroy; elle est longue de cinq à six lignes, et se trouve aux environs de Paris. (g.)

* PYROCIIROA. bot. ciiypt. {Lichens.) Le genre proposé sous ce nom par Kschweiler a été réuni parSprcngel au Platygra/nma de Meyer, genre formé aux dépens du (irap/ics d'Aebarius et de VArthonia de Fée. V.

ces mots , soit à leur lettre , soit au Supplément. (o..N.)

PYB 5H7

P Y ROC 1 1 RO 1 DKS . Pycochroidty ■ INS. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section 'les Héléromères, famille des Trachélides , établie par Lalreille, el ayant pour caractères : corps aplati; corselet suborbiculaircou trapézoïde; palpes maxillaires un peu dentés en scie, el terminés par un article plus allongé , presque en foi me de hac he; les labiaux filiformes; antennes fia— hélices ou pectinées, au moins dans les mâles; abdomen allongé et entièrement couvert par les élytres, et non terminé en pointe, ce qui sert à distinguer ces Insectes des Mordclloncs; cochets des tarses simples, ou sans divisions ni appendices. Cette tribu est composée de deux genres.

y. PrnoCHRE et IJkndihjïjje. (g.)

PYROOE. min. Forster, dans son Onomalologie , désigne ainsi le Fer sulfuré magnétique. (g. IJEL.j

PYllODMAMTE jjt PYROSMA- LITE. min. Substance lamclleusc , d'un brun verdàlrc , opaque , cristallisant en prismes à six pans , dont la base paraît être inclinée à l'axe , cl qui sont divisibles .-.vec assez de netteté parallèlement à cette base. Son éclat est légèrement nacré , ce qui l'a fait nommer Mica perlé par Moîis , et Margaritc par Fuchs. Essayée au chalumeau , elle répand des vapeui s d'Acide inuriatique ; dc-ià le nom de Pyrodmallte que lui a donné Iiausmann, et qui indique qu'elle développe une odeur remarquable par le feu. Sa pesanteur spéciliqueest de5,o8. La classification de ce Minéral est encore incertaine. Suivan! Iiausmann ,saforme primitive serait un prisme hexaèdre régulier; maisllaiiy et beudanl adoptent, au contraire, pour type de ses cristaux , un prisme oblique rbomboïdal.

Hisillger, qui l'a analysé, L'a trouvé composé ainsi qu'il suit: Silice , 35,85; bi-oxide de Manganèse, 2i,i4; bioxidede Fer . 21 ,81 ; murialc de Fer, i4,og ; Kau et perte, 5,8g. IJ'après cette analyse, Beudant considère le Pyrosmalite comme un Pyi oxèneà base de Feret de Manganèse , el mêlédc rnui iale de Fer. Haiiy l'a placédaus le

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genre Fer, en le regardant comme du Fer muriaié mélangé. Ce îûinérâi a d'abord été trouvé au milieu d'un hloc décomposé dans la mine de Fer de Bjelke , près de Philippstadt , en Norchnark , dans le Werrneland, et dans la paroisse de Nya-Kopparberg , en Westmanland. Il était accompagé de Calcaire laminaire et de gros Cristaux d'Amphibole noir. On l'a retrouvé depuis à Slerzing en Tyrol,daus un bloc de Roche primitive, qui paraissait être venu des Hautes-Alpes ; il y était associé à du Mica vert et à de -l'Amphibole noir.

Enfin Breithaupt l'a reconnu dans un Minéral venant de l'île d'Elbe.

(g. DEL.)

* PYROKINIQUE , PYRO-MUCI- QTJE , PYRO-URIQUE et PYRO- TARTARIQDE. A'. Acide. ■

PYROLE. Pyrola. bot. ph an. Genre de la famille des Ericinées de Jussieu , Monbtropées de Nultall , et de la Décandrie Monogynie , L. , offrant pour caractères : un calice monosépale , à cinq divisions étalées ét étroites ; une corolle monopétale lotacée, un peu concave , à cinq lobes Irès-profonds, obtus, un peu inégaux , et formant comme cinq pétales distincts; dix étamines à lilamcns dressés , élargis à la base , ayant les anthères renversées, c'est-à-dire attachées par le sommet ; à deux loges, s'ouvraut chacune par un petit trou. L'ovaire est arrondi, déprimé, à cinq côtes et à cinq loges contenant ebacune un trèsgrand nombre de très-petits ovules attachés à un trophospei me saillant de l'angle interne de chaque loge.

Du sommet déprimé de l'ovaire naît un style simple , recourbé, décliné, qui se termine par un stigmate trèspetit et à cinq lobes. Le fruit est une capsule presque globuleuse, à cinq loges polysperines , s'ouvrant naturellement en cinq valves. Les espèces de ce genre sont des Plantes herbacées , vivaces , ayant des feuilles simples , réunies en rosette à la base delà lige qui est simple, et qui se termine par une Heur solitaire ou plus souvent

PYR

par des fleurs réunies en un épi lâche. [ Le professeur Nuttall { Gêner. ofNortk \ Amer. Plants) a fait de la Pyrola umbellata un genre particulier sous le nom de Chimup/tila. V, ce mot.

On doit au docteur Juslus Radius une Monographie des deux genres Pyrola et Ckimophila. Il y décrit neuf espèces de Pyroles qui croissent dans les diverses contrées de l'Europe et de l'Amérique septentrionale. En France, on trouve les espèces suivantes : Pyrola unijlora , sec a net 'a , mi/ior, lotuaHifolia et chlorantha.

PYROMAQLE. min. Ce nom a été employé adjectivement par Haiïy pour désigner la variété de Silex que l'on nomme vulgairement Pierre à fusil. V. Silex. (g. del.)

PYROMÉRIDE. min. Roche feldspalbique, formée essentiellement de Feldspath compacte ou Pétrosilex et de Quartz, et renfermant souvent des niasses globulaires qui se composent tantôt d'esquilles de Feldspath disposées en rayons divergens et mêlées de parties quartzeuses et de Fer oxidé en petits Cristaux dodécaèdres, tantôt de globes à couches concenliiques, ou à structure rayonnée, mais microscopique. La matière du Feldspath a éprouvé dans celte Roche I une tendance à se pelotonner en glo- I bules d'une teinte dilféiente de celle | de la pâle ; ces globuless'en détachent I avec facilité, mais ils se sont formés en même temps qu'elle. Le Pyroméride est ordinairement porphyroïde; il est susceptible d'altération et passe au Pétrosilex argiloïde; lorsqu'il est intact , il olfre assez, de cohésion pour qu'on puisse le scier et le tailler en plaques- d'ornement. Sa couleur est en général le brun-rougeâtre , marqué de petites taches grisâtres ducs au Quartz; la pâte est souvent d'une teinte plus foncée que celle des glo- ! bules. On ne connaît, à proprement parler , qu'une seule variété dePyro- [ méride, qui est le Pyromehide glo- I baire ; c'est la Roche vulgairement I nommée Porphyre globuleux, ou or- ■

PYIl

biculaire de Corse , parce qu'on la trouve principalement en Corse, dans un terrain porphyrique , taisant partie des anciens terrains intermédiaires. On en cite également dans les \ Vosges. C'est à Montciro que l'on est : redevable de la détermination exacte ide ce prétendu Porphyre , et de l'é- ■ tablissement de celte nouvelle espèce ide Roche feldspathique. (g. del.)

PYROMORPHITE. MiN.Nom doni né par Hausmann au Plomb phos- | phaié et au Plomb carbonaté terreux.

(G. DEL

* PYRONTES. rois. Des commen- ; tateurs ont pensé que les Poissons des i rivières rapides désignés sous ce nom, rpar Athénée , étaient des Truites.

PYROPE. min. Variété de Grenat d'un rouge de feu. V. Grenat de 1 Bohème. (o. del.)

PYROPHANE. min. C'est-à-dire (qui devient transparent par l'action i du feu. Telles sont certaines Pierres î siliceuses qu'on a imbibées de cire.

1 Elles sont opaques tant que la cire test froide et solide, et deviennent I translucides quand la cire se fond | par l'action de la chaleur, (g. del.)

* PYROPHORE. ciiim. Matière qui rend feu au contact de l'air , et que on obtient en calcinant de l'Alun à

1 base de Potasse avec une substance i organique. (g. del.)

PYROPIIYSALITE. min. Variété de Topasc. V. ce mot. (o. del.)

* PYROPOEC1LON. min. Pline donne ce nom à la Syénitc. (g. del.)

PYRORTH1TE. min. Substance qui ressemble beaucoup à l'Orthite , et qu'on trouve à Koraret , dans un Granité à gros grains , où elle est disséminée en lames noires et minces , qui , vues sur leurs tranches, s'offrent sous l'aspect de longues aiguilles ou baguettes d'un noir luisant.

Ce Granité renferme aussi de la Tautalite , de lElain oxidé , et de la Gadolinite. Le Pyrorthite ne diffère de l'Orthite que par sa manière de se comporter au chalumeau. Il y bride com-

PYR 38 g

me du Charbon , tandis que l'Orthite fond en bouillonnant. V. Orthite et Allanite. (g. del.)

PYROSMARAGD. min. La Chlorophane verte, variété phosphorescente de Chaux Uuatée que l'on trouve à Nertschinsk en Uaouiie. (g. del.)

PYROSOME. Pyrosoma. moll.

Bory de Saint-Vincent fui le fondateur de ce genre , qu'ii décrivit et figura le premier (Voyage en quatre îles des mers d'Afrique, pl. 6, fig.

a) sous le nom de Monophore ( V.

ce mot). Plus lard, Péron , sajis citer son prédécesseur , le reproduisit sous le nom impropre de Pyrosome; Lesueur compléta sa description , et dès-lors il fut généralement adopté.

Sa place , que Lamarck avait d'abord fixée dans les Radiaires , dut être transportée parmi les Animaux agrégés dont le beau travail de Savigny a dévoilé la curieuse organisation. Sans rentrer ici dans la question où doivent être rangés ces êtres agrégés que les zoologistes les plus recommandables placent les uns près des Radiaires, les autres dans les Mollusques , nous dirons que le genre Pyrosome, dans le Système de Lamarck, termine le premier ordre des Tuniciers agrégés, ou Botryllaires , et se trouve ainsi en rapport , d'un côté, avec le genre Bolrylle,et de l'autre avec le genre Biphore qui commence l'ordre suivant des Tuniciers libres ou ascidiens. Cuvier, qui pense que ces Animaux sunl des Mollusques par leu r organisation , les place, dans son Système, à la fin des Acéphales , sous le nom d'Acéphales sans coquilles, divisés en simples et composés. Les Pyrosomes se sont rangés parmi ces derniers , entre les Botrylfes et les Poly clines. Dans ses Tableaux des Mollusques , Férussac a adopté complètement les genres et la distribution méthodique de Savigny.

Quoique les Pyiosomes y forment à eux seuls une famille (les Lucies), ils sont placés de telle sorte que leurs rapports restent comme dans Lamarck, c'est-à-dire à la fin des Tu-

5go PYR

n rdîèj-s agrégés, après le genre Botryllc. Blainviile (Traité deMalacoI. , p. 690), prenant plutôt en considération la nature intime de ces Animaux que leur état d'agrégation, réunit les Ptyrosom.es et les Biphores dans sa famille des Salpiens ( P'. ce mot) où ces deux groupes constituent deux tribus sous les noms de Salpiens simples et de Salpiens composés. A l'article Biphore, on a donné des détails sur l'organisation des Py rosomes. Nous n'y reviendrons pas. Voici les caractères de ce genre : Animaux bilobés, agrégés , formant par leur réunion une masse commune, libre, flottante, gélatineuse , cylindrique , creuse , fermée à une extrémité , ouverte et tronquée à l'autre , et extérieurement chargée de tubercules ; ouverture orale des Animaux à l'extérieur de la masse commune; les anus s'ouvrant à la paroi interne de la cavité de cette masse ; deux vessies gemmifères opposées et latérales. Parmi les Animaux marins qui jouissent de la faculté de répandre de la lumière, il en est peu qui jettent un aussi vif éclat. La lumière qui jaillit des Pyrosomes n'a pas toujours la même teinte. Elle passe subitement d'uue nuance à l'autre, en prenant toutes celles de l'iris ou du spectre solaire.

On ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces de ce genre. Lamarck cite les trois suivantes : Pyrosome atlantique , Pyrosoina atlantica, Lamk., Anim. sans vert. T.

Iir, p. 1 1 1 , n. 1 (qui est celle de Bory de Saint-Vincent), Péron et Lesueur. Il vient de l'océan Atlantique. — Pyrosome élégant, Pyrosoma elegans , Lamk. , loc. cit. , n. 2 ; Péron et Lesueur, INouv. Bullet. des Scienc, vol. m , p. 283. Cette espèce vient de la Méditerranée. — Pyrosome géant, Pyrosoma giganlea , Lamk., loc. cit., n. 3 ; Lesueur , Bullet. , loc. cit. Egalement de la Méditerranée.

PYROSTOMA. bot. phan. Genre delà famille des Verbénacées , et de la Didynamic Angiospermie, 1.., établi par Mcyer {Primitiœ Floiœ Es-

PYR

sequeb., p. 219) qui l'a ainsi caractérisé : calice tubuleux, à cinq lobes oblongs, lancéolés, étalés; corolle [ monopélale , ringenle , dont le tube | est un peu renflé supérieurement et courbé ; le limbe bilabié ; la lèvre supérieure à trois découpures , l'inférieure bifide ; quaire élamines didynames à anthères libres; ovaire ar- [| rondi, déprimé , surmonté d'un style filiforme plus long que les élamines , 1 et de deux stigmates subulés, recourbés ; fruit inconnu. Ce genre est très- I voisin du Columnca ; il en diffère par I son calice allongé , tubuleux , à cinq I lobes plus courts , et par la lèvre in- 1 férieure de la corolle. Le Pyrosloma I ternata, Meyer , loc. cit., csl un Ar- I bre ou Arbrisseau à feuilles opposées, | ternées , pétiolées. Les fleurs sont I très-belles , à corolles Velues , soyeu- I ses , disposées en corymbes termi- I naux. Cette Plante croît dans lès fo- I rets de l'Amérique méridionale.

* PYROSTPJE. Pyrostria. bot. | phan. Genre de Rubiacées , et de la I Pentandrie Monogynie , L- , établi I par Commerson pour un Arbrisseau de l'île de Mascareigneoù il est connu sous le nom vulgaire de Bois de Mussard. Ce genre se dislingue par un calice très-petit et à quatre dents très-courtes ; une corolle monopétale subcainpanulée , ouverte > et à quatre divisions peu profondes ; quatre élamines; un ovaire surmonté d'un style simple que termine un trèspetit stigmate. Le fruit est un petit nuculaine pyriforme, à peine ombi- lt liqué à son sommet , strié , etrenfer- I manl huit petits nucules monosper- I:

mes. Le Pyrostria oleoides , Lamk., I, 111. , tab. 68 , est un Arbrisseau por- II tant des feuilles opposées, glabres, If scssiles, lancéolées , un peu obtuses ; Il des fleurs disposéesen petites grappes M courtes et axillaires. Ce genre est voi- H sin du Myonima dont il diffère par la H , structure de son fruit qui, dans ce h dernier, contient un noyau à quatre I.

loges monosperhics. (a.R.)

PYROXËNE. min. Haiiy a réuni

l'YU

sous ce uom , qu'il regardait comme spécifique , un grand nombre de Minéraux dont la structure cristalline est presque identiquement la même, qui se rapprochent encore par une composition analogue , mais qui diflèrent sensiblement par les caractères

i extérieurs. Aussi les minéralogistes de l'école allemande les ont-ils sépares et distingués sous une multitude de dénominations diverses. Depuis les nouvelles et importantes découvertes concernant l'isomorphisme des substances minérales, on s'accorde assez généialemeut à considérer le Pyroxène, non plus comme une espèce uuique , mais comme un de ces groupes naturels d'espèces qui ont une

i forme et une composition semblables, et qui se différencient entre elles par la nature de leurs bases, ainsi que nous l'avons vu pour les groupes de

I corps que nous avons décrits sous les noms -de Grenats et d Amphiboles.

Les Pyioxènes ont pour caractères

; généraux d'offrir un aspect vitreux , un éclat assez vif, mais inférieur à

■ celui des Amphiboles; d'être fusibles

• avec plus ou moins de facilité au chai lumeau; de cristalliser sous des fori mes qui dérivent d'un prisme rbom- I boïdal-oblique , et se clivent paral- I lèlement aux faces de ce prisme, mais

avec plus de netteté dans le sens de I la base que dans celui des pans. La : forme primitive de ce groupe d'esi pèces est donc un prisme oblique à I base rhombe , dans lequel deux pans I fout entre eux un angle de 870 en- 1 virou, et avec la base un angle de

100" '/». Cette dernière inclinaison ' varie dans les diflérentes espèces de

100'' 10' à ioo° 4o', suivant Phillips.

La composition de tous les Pyroxènes | peut être ainsi formulée : un atome

• de bisilicate de l'un des trois bioxides 1 isomorphes de Chaux , de Magnésie

ou de Fer , combiné avec un atome 1 de bisilicate de l'un des deux autres I bioxides. Leur dureté est supérieure i à celle de la Chaux Ouatée , mais in- ! féricure à celle du Feldspath. Leur 1 pesanteur spécifique varie de 3, 1 5 à

3,4o. Ils manifestent, quand ils sont

l'YU ôoi

transparens , la réfraction double à un degré très-marqué , et possèdent deux axes de réfraction. Le résultat de leur fusion au chalumeau est en général un globule vitreux , incolore ou d'un vert sombre.

Les formes cristallines des Pvroxènes sont assez variées : celfes qu'Haiiy a décrites dans sou Traité sont au nombre de vingt- sept. Nous ne ferons mention ici que des plus simples et des plus communes, de celles au\quelles toutes les autres peuvent être facilement rapportées.

Le Pyroxène périorlhogone : prisme rectangulaire, à base oblique, parallèle à celle du prisme fondamental.

Celte forme appartient à l'espèce nommée Sablite. — Le Pyroxène périhexaèdre: en prisme hexagonal, irrégulier et à base oblique ( Pyroxène Augite d'Arendal). — Le P> roxène périoclaèdre : en prisme octogonal, irrégulier. Cette forme est celle qu'affectent le plus communément les cristaux de Sahlile d'Arendal en Norvège, et de Pargas en Finlande. — Le Pyroxène bisunitaire : prisme hexagonal , à sommet dièdre; les faces culminantes se réunissant sur une arête parallèle à la base (très-commun parmi les Pyroxènes Augites des volcans, ainsi que la variété suivante). — Le Pyroxène tritinitaire : prisme octogone, avec le même sommet dièdre.

— Le'Pyroxènc sénoquaternairc : octaèdre à triangles scalènes, émarginé latéralement, et dans lequel la base aurait une position oblique à l'axe (variété de Sahlile, dite Pyrgome et Fassaïtc). — Le Pyroxène sénobisunitaire : prisme hexagonal, à sommet trièdre (variété dite Baïkali te). — Le Pyroxène épiméride : prisme octogone, comprimé , terminé par un sommet à cinq faces diversement inclinées (cristaux de Pyroxène blanc d'Amérique ; à raison rie leur forme et de leur couleur , ils ont une grande analogie d'aspect avec certains cristaux de Feldspath). — Le Pyroxène octovigésimal : prisme octogone , terminé par un sommet à dix faces (cristaux de Diopside transparent du Piémont).

3ga PYR

Indépendainnienl des formes simples que nous venons de citer, les cristaux de Pyroiène offrent fréquemment des groupemens réguliers, qui le plus ordinairement ont lieu ar des faces prismatiques et avec émilropie. La variété triunitaire.cst une de celles qui sont le plus susceptibles de ce genre d'accident, facile à reconnaître aux angles rentrans qu'il détermine toujours vers l'un des sommets. Ces cristaux hémitrôpes forment quelquefois des groupes , en se croisant deux à deux, ou trois à trois, à la manière des Staurotides, mais sous des angles très-variables.

On peut subdiviser le groupe des Pyroxènes en quatre espèces , d'après les différences qu'ils présentent dans leurs compositions.

i°. Pyrcolène diopside , à base de Chaux et de Magnésie. Incolore ou blanc lorsqu'il est pur; d'un vert pâle lorsqu'il se mêle à l'espèce suivante, c'est-à-dire au Pyroxène de Fer et de Magnésie. Sa texture est vitreuse ou pierreuse. Ses cristaux se clivent parallèlement aux faces de la variété périorlhogone : la base est inclinée à l'axe de io6° 3o' , suivant les mesures de Phillips. Leur pesanteur spécifique est de 5,5o. Ces cristaux offrent en général des prismes plus allongés et plus chargés de facettes à leurs sommets que ceux des autres espèces du genre; ils sont souvent striés IongitudinaJement. Le Diopside fond au chalumeau avec ébullition en un verre incolore. Lorsqu'après avoir été fondu avec un Alcali , on le dissout dans un Acide , sa solution, privée de Silice, précipite abondamment en blanc par l'oxalate de Potasse, puis par l'Ammoniaque, et quelquefois en bleu par l'hydrocyanate ferrugineux de Potasse'. Il est composé de Silice 07, de Chaux 25, Magnésie 18. Les variétés de formes cristallines qu'il a présentées sont , parmi celles citées plus haut : la Périorlhogone , l'Epiméride et l'Octovigrsimale. Les Pyroxènes, que l'on rapporte à cette espèce, sont les suivans : le Diopside blane, en cristaux

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prismatiques , comprimés , translucides , en masses laminaires ou granuliformes (Coccolithe blanche), engagées dans un Calcaire saccharoïde , à Kingsbridge, comté de Putnam, dans l'Etat de New-York, el à Lichtfield, dans le Connecticut , en Amérique ; à Tamare et à Orrijervi, en Finlande; à Malsjoe et à Gulsjoe dans le Wermeland , en Suède ; a l'île de Tiolten, près de Helgoland , en Norvège. Le Diopside blanc-grisâtre, opaque ou translucide, avec un éclat légèrement nacré , en longs prismes comprimés ou en cylindres ordinairement minces el allongés , formant de petites masses enveloppées dans les roches serpenlineuscs , à l'Alpe de la Mussa, en Piémont. C'est la variété décrite par Bonvoisin sous le nom de Mussite. Le Diopside gris - verdâtre , en cristaux transparens , avec un éclat vitreux , du mont Ciarmetta ,dans la vallée d'Ala , affluent de la vallée de H Lans , en Piémont. C'est PAlalite de | Bonvoisin. Le Diopside vert-pâle, de I la mine d'Argent de Sabla, en West- I manie.

20. Pyroxène Saiji/ite, à base de I Fer et de Magnésie. Cette espèce ne 1 s'offre jamais pure, mais toujours | mélangée avec la précédente , à la- I quelle elle communique une teinte I d'un vert plus ou moins foncé. Si elle existait seule, elle serait composée de Silice 54, bioxide de Fer 29, Maguésie 17. Ses cristaux se clivent avec netteté parallèlement aux faces d'un prisme rhomboïdal -oblique , dont la base est inclinée à l'axe de 106° 12', et sur les paus de ioo° 10', d'après les mesures de Phillips. Ils sont quelquefois assez volumineux et fort nets ; mais la Sahlite s'offre plus fréquemment en masses , à structure laminaire,, ou composées, tantôt de longs prismes ou de baguettes comprimées, tantôt de grains sphéroïdaux , agrégés , et changés en Polyèdres par leur compression mutuelle.

Toutes les variétés que l'on rapporte à cette espèce fondent aisément eu un verre de couleur sombre. Les principales sont : la Sahlile vert-obscur

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(Malacolithe d'Abildgaard ) , eu cris- : taux , ou en masses laminaires , à . grandes lames , de Buoën , près d'Arendal , en Norvège, et de Biornmirresvcden, en Dalécarlie. La Sahlite i gris-verdâlre (variété de la Malaco- Ilithe), de New-Haveu , aux Étals- 1 Unis. La Sahlite vert-jaunâtre, dite 1 Fassaïle et Pyrgome , de Monzoni i dans la vallée de Fassa , en l'y roi . La .'Sahlite vert-olivâtre, dite Baïkalilc, : des bords du lac Baïkal , en Sibérie : < elle est accompagnée de Béryls. La .'Sahlite granuliforme (Coccolithe de i d'Andrada), composée de grains d'un ■ vert-noirâtre , ou d'un vert-clair, i d'Arendal en Norvège , et de Langs- • bansby tlan, prèsd'Hellesta, en Suède. 3°. Pyroxène hédenbergite , à base de Chaux et de Fer. Il est d'un vert foncé, tirant sur le brun. Sa poussière est d'un vert-olive. Sa pesanteur spécifique est de 5,i 5. Il est divisible à la fois en prisme rectanulaire , et en prisme rhomboîdal , à ase oblique, dont les augles sont ceux du Pyroxène, suivant G. Rose.

Quand il est pur , il est composé de Silice 5o , de Chaux 2a, Bioxide 128.

On l'a trouvé presque uniquement à Tunaberg, en Sudermanie. Brongniart rapporte à cette espèce le Minéral décrit par Kealiugsous le nom de Jeflfersonile, et qu'on a trouvé au milieu d'un minerai de Fer des fourneaux de Francklin , près de Sparta , dans la province de INew-Jersey , aux États-Unis.

4°. Pyroxène Augite , aussi nommé Schorl volcauique, Pyroxène des volcans. Mélange de Sahlite et d'Hédenbergite, avec des quantités variables de diverses autres substances; l'Alumine y entre presque constamment en remplacement d'une portion de Silice. Ses cristaux dérivent d'un prisme oblique , rhomboîdal, dont la base est inclinée à l'axe de 106° i5', et aux pans de 1000 10' (Phillips). Ils fondent au chalumeau, mais difficilement , en un verre noir. Leur éclat est sensiblement moins vif que celui de l'Amphibole hornblende. On rapporte à cette espèce le Pyroxène d'un

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vert foncé , lamellaire ou massif, du port de Lherz, vallon de Suc, à l'extrémité de la vallée de Vic-Dessos dans les Pyrénées , et auquel on a donné les noms de Lherzolite et de Pyroxène en roche ; les Pyroxènes d'un vert sombre , de Pargas en Finlande; quelques variétés du Pyroxène de Sahla , et le Pyroxène lamellaire , nommé Disluite , que l'on trouve dans nue roche syénilique à West-Point , aux États-Unis. Mais les principales variétés d'Augile, celles qui sont le plus répandues et le plus anciennement connues, sont les Pyroxènes noirs des volcans , que l'on trouve en cristaux disséminés dans la plupart des roches des terrains ignés , en Auvergne, au Vésuve, à l'Etna, à Albano et Frascali dans la campagne de Rome , dans les terrains volcaniques des bords du Rhin , etc.

Le Pyroxène considéré seul forme des masses assez considérables pour prendre rang parmi les Roches proprement dites. Il compose à l'état grenu ou compacte quelques couches subordonnées dans le terrain de Micaschiste, aux Pyrénées (Lherzolite grenue et compacte), et dans la vallée d'Ala, en Piémont ( Diopside et Sahlite). Mais le plus souvent il est disséminé dans diverses Roches du sol primordial, ou en cristaux implantés sur les parois de leurs cavités (Alalile, Sahlite, Fassaïte). Ces Roches appartiennent principalement aux terrains de Micaschiste et de Serpentine. On le trouve aussi dans les amas métallifères subordonnés au terrain de Gneiss, à Arendal en Norvège : il est fréquemment associé au Fer oxidulé.

Au-delà du sol primordial on ne le rencontre plus que dans les filons basaltiqueset lesRoches d'origine ignée; et c'est seulement alors l'espèce Augite. Il (ait partie constituante d'un grand nombre de Roches pyrogènes, et de plus se présente en cristaux isolés et fort nets, disséminés, et comme empâtés au milieu de ces mêmes Roches, dans les Trapps (Aphanites) et les Ophites , dans les Xérasites qui proviennent de leur décora-

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