‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 146 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

QUA 401 Genres : Ocvpod£,|Gélasime, Mic-

TYRE.

ff Antennes intermédiaires trèsdistinctement bifides à leur extrémité; leur premier article plus transversal que longitudinal.

Genres : Pinnothère , Gécarcin , Cardisome, Uca, Plagusie, Grapse , Macropiitalme.

II. Quatrième article des piedsmâchoires extérieurs inséré à l'extrémité supérieure interne du précédent (sur une saillie courte et tronquée ou dans un sinus.)

Genres : Rhomhille , Trapezie , Méeie, Trichodactyle, Thelphuse, Eripiiie. F. ces mots à leur lettre ou au Supplément. (g.)

QUADRILLE, bot. pdan. Nom vulgaire de pays de l'Jsclepias carnosa , L. (B)

* QUADRIPENNES. Quadripennia. U)S. Lalreille ( Fam. nat. du Règ. Anim.) divise sa seconde section de la classe des Insectes, celle des Ailés , eu deux couucs. Dans l'une il comprend tous ceux qui ont deux ailes recouvertes par deux élyties, ou par des liémi-élyircs ; il donne à cette coupe le nom A'Elj- Irqpières, La seconde coupe est celle des QuaJripennes ; elle renferme les Infectes qui ont quatre ailes. (g.)

QUADRISULCES. mam. On a tenté d'introduire ce nom dans la science pour désigner les Animaux qui avaient les pieds divisés en quatre doigts à sabots , tels que les Cochons et l'Hippopotame. Ce nom est trop peu utile pour être adopté. (b.)

* QUADRISLLFURE DE FER.

min. ( Berzelitis.; P. Fer sulfuré jaune.

* QUADRULE. Quadrilla. CONÇU.

C'est ainsi que Kafinesque 'Monographie des Coquilles de l'Uhio) nomme le troisième sous-genre de son genre Ohliquaire [y. ce mot); illccaractériseainsi : forme équafrie, maisarrondie antérieurement, à peine transver-

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sale. Ce sous-genre ne peut pas être plus adopte que le genre dont il fait partie. > '. Mu lutte.

QUADRUMANES, mam. Deuxième ordre de la classe des Mammifères, suivant la méthode de Cuvier ( V.

pour les subdivisions , le second «'es tableauv annexés à noire article Mammalogie , et les mots Lémuriens et Singes). Tous les Quadrumanes ont , de même que l'Homme, les yeux dirigés en avant , soit directement , comme chez les Singes, soit obliquement, comme chez les Makis; les mamelles pectorales; la verge pendante ; la fosse temporale séparée de l'orbite par une cloison osseuse; et les hémisphères cérébraux composés de trois lobes , dont le postérieur recouvre le cervelet. Leurs formes générales sont plus ou moins analogues à celles de l'Homme, et leur organisation interne offre de trèsgrands et de très-nombreux rapports avec celle de cet être le plus parfait dé tous. Leur caractère distinctif est toutefois très-facile à saisir : leurs membres postérieurs, plus ou moins complètement impropres à la station bipède , deviennent des inslruinens <rès-parfaits de préhension, et sont terminés par de vérltablesmains aussi bien que les antérieurs ; tous leurs doigts sont allongés et très-fl'exil ! es, et leurs pouces , très - mobiles et irès-écartés des autres orteils, leur sont parfaitement opposables. C'est cette circonstance organique trèsremarquable qui a valu au deuxième ordre de la classe des Mammifères le nom de Quadrumanes ou Animaux à quatre mains, nom qui. au reste, comme il est facile de le démontrer, ne serait pas rigoureusement applicable à tous les genres auxquels ou l'a étendu. En efl'et, parmi les Singes eux-mêmes, les Atèles et les Colobes , qui manquent de pouce aux mains antérieures, et même plusieurs Semnopithèques , qui n'ont autérieu renient que des pouces rudimentaires, ne sont pas de véritables Quadiutuancs, en donuant à ce nuit le

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sens qui dérive rigoureusement de son étymologie ; et une semblable remarque est applicable, quoique par l'effet d'une toute autre modification organique, aux Ouistitis et aux Tamarins, ainsi que nous l'avons démontré ailleurs ( V. Ouistiti). C'est un fait bien digne d'attention que les anomalies par lesquelles divers Quadrumanes s'écartent , sous ce point de vue , du type de leur ordre , portent toujours sur les membres antérieurs et jamais sur les postérieurs.

Chez l'Homme, les extrémités autérieu résout seules un pouce libre et opposable : chez les Quadrumanes , au contra ire, le pouce existe constamment aux membres postérieurs , et il y est toujours très-développé et très-opposable aux autres doigts , quand , dans un très-grand nombre d'espèces , les pouces antérieurs s'atrophient et deviennent rudimentaires, ou même lout-àfàit nuls. Rappelons ici que tous les Marsupiaux pédimanes ont des pouces libres et opposables à leurs extrémités postérieures, et jamais à leurs exlrémités antérieures, etilen est de même d'un Mammifère placé par la plupart des naturalistes près des Ecureuils, mais qui nous semble bien plutôt un Quadrumane voisin des Tarsiers qu'un Rongeur; nous voulons parler de l'Aye-Aye. Ainsi il est un trèsgrand nombre d'Animaux de différentes familles qui ont des mains aux extrémités postérieures, sans eu avoir aux antérieures; tels sont les Atèles, les Colobes, les Didclphes , les Phalangers, l'Aye-Aye .etc.; mais il n'est qu'un seul être chez lequel on trou ve le système inverse ; et cet être remarquable par une telle anomalie, c'est l'Homme. (is. g. st.-ii.)

QUADRUPÈDES, zool. Chez d'anciens naturalistes qui attachaient une giande imporlance au nombre des membres propres à la préainbulation , ou donna ce nom collectif aux Animaux à quatre pieds. Bufïbn appela Quadrupèdes ce que Linné appela plus convenablement Mammifères , sans considérer que les Pho-

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Sques ou les Lamantins n'ont que deux pieds et les Cétacés pas du tout. Lacépède appela Quadrupèdes ovipares, par opposition aux Quadru- ^pèdes vivipares ( Mammifères ) , des i Reptiles dont plusieurs n'ont que ,ideux pâtes. Ce nom de Quadrupèdes v est aujourd'hui banni de la science ,'pour ceux qui s'en occupent sous un I point de vue plus philosophique. « Les LLézards , les Tortues, les Grenouilltles , dit très-judicieusement le Dictionnaire de Délerville , ayant quatre | pieds , seraient donc des Quadrupèdes i comme les Chiens ou les Chevaux. »

(.Cette phrase prouve mieux que tout cce que nous pourrions ajouter, l'imj'propriélé du mot Quadrupèdes en IHisloire naturelle. V. Mammifères.

QUALIER. Qualea. bot. i*n an .

(Genre établi par Aublet , et placé jqjar Auguste de Saiut-Hilaire dans ssa nouvelle famille des Vochysiées.

(Ce genre peut être caractérisé de la ■manière suivante : Heurs formant des «■espèces de grappes terminales; leur i calice est à cinq divisions très-prol'fondes, inégales, et dont une plus Çgrande se termine à sa base en épeiron; la corolle se compose d'un seul ntrès-rarement île deux pétales; une vseule ou très-rarement deux étamines .alternent avec le pétale; l'ovaire est lilibre, à trois loges, contenant chacune ^plusieurs ovules attachés à l'angle in- ; terne; le style est simple, terminé par i:un stigmate trè^-petit , également s simple ; le fruit est une capsule ligueuse, à trois loges polyspermes, ss'ouvrant en trois valves septifères; lies graines sout ailées d'un côté, et (•contiennent un embryon épispermiique dont les cotylédons sont très- ;grands et roulés. Ce genre se com- -pose d'environ sept ou huit espèces ^originaires du Brésil ou de la Guiane. 1 Ce sont des Arbres à feuilles opposées, coriaces, glabres, très-entières, •ayant les nervures pennées, assez - semblables à celles des Caluphyllum , et accompagnées à leur base de stipules caduques. Aublet a décrit et 11guré deux espèces de Qualea, sous

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les noms de Qualea rosea, i, p. S, t. i , cl Qualeacœrulea , lue. cit. , p. 7 t. 2. Martius, dans sa Flore du Brésil , en a figuré quatre espèces nouvelles , savoir : Qualea ecalcarata , 1 , p. i5o , lab. 78; Qualea grandi- Jlura , loc. cil., p. i35, tab.79; Qualea multijlora, lue. cit., yi. i34,tab. 80-, Qualea parviflora , lue. cit., 1 , p. i35 , lab. 81. (a. r.)

* QUALOR-KATCHELÉE. fois. Le Poisson de la côte de Coromandel, auquel Russel dit qu'on donne ce nom, est, selon Cuvier , une espèce dOmbrine, sous -genre de Sciène.

f. ce mot. (b.)

QCAMASH. iîot. rriAN. On dit que la racine dont se nourrissent des Sauvages de l'Amérique septentrionale et à laquelle ils donnent ce nom, est celle d'une espèce de Scille. W.

ce mot. (b.)

QDAMELLE. bot. crypt. Même chose que Coulmelle. V. ce mot. (b.)

QDA.MOCLIT. bot. phan. Nom de pays d'une des espèces les plus remarquables du genre Ipumœa. Ce nom a été employé genériquement par Poirct, dans l'Encyclopédie, pour désigner en français toutes les espèces de ce genre. Mœnch avait établi sur \' Ipumœa coccinea un genre Quamuclit , qui se rapporte au vrai genre Ipumœa tel qu'il a été réformé par Kunlh; car la plupart des Ipumœa décrits par les auteurs doivent être reportés parmi les Convolvulus. Pr.

Ipomée et Liseron. (o..n.)

QUAjNHPECOTLL mam. (Séba.) Syn. A'Ursus lotur , L. F. Raton.

* QUANLANG. hot. phan. L'Arbre dont le P. Kirclier , dans son China illustrata , dit que les Chinois tirent la moelle pour faire une sorte de pain , paraît être un Sagouticr. V. ce mol. (b.)

♦QUANPIAN. ois. Co. "éal , voyageur espagnol , a indiqué sous ce nom des Oiseaux américains , qu'il nomme aussi Tanou. L'un est le

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Piauhau , et l'autre la Coracine é«arlate. (lkss.)

* QUANSO. bot. piian. (Thunberg.) Nom. de pays de Vllemerocallis fulva. (b.)

* QUAO. mam. Le général Hardwickc a décrit sous ce nom (Trans.

Soc. Linn. de Londres, T. xiii, p.

206) une variété du genre Chien , Canis, qui habite les montagnes de Ramghur dans l'Inde. (:le5S.)

QUAPACHEANAUHTLI. ois.

(Hernandez.) Nom de Pays du Millouin. F. Canard, (b.)

QUAPACTOTL. ois. Espèce du genre Coua. F. ce mot. (b.)

QUAPALIER. bot. piian. On trouve ce nom employé dans quelques ouvrages pour désigner le genre Sloanea. F. Sloane. (b.)

* QUAPETLAHOAC. ois. On ne peut déterminer à quel genre appartient l'Oiseau du Mexique désigné sous ce nom de pays par Hernandez.

QUAPIZOLT ou QUANHÏLA.

mam. Noms de pays du Pécari. F. ce mot. (b.)

QUAPOYA. bot. phan. (Aublet.) F. Clusie.

QUAPOYER. bot. phan. Pour Quapoya. F. Clusie. (b.)

QUAQUILE. bot. phan. Pour Cakile. F. ce mot. (b.)

QUARANTAINE, bot. phan. Les jardiniers donnent ce nom à une variété fort double de Girollée , Càeiranlhus annuus. (b.)

QTJARANTE-LANGUES et QUA- TRE-CENTS-LANGUES. ois. On a quelquefois donné ces noms au Moqueur , espèce du genre Merle. V. ce mot. (b.)

QUARARIBEA. bot. phan. Ce genre , établi par Aublet, a été réuni au Myrodia , dans lequel il forme une section à part , distinguée par ses anthères éparses sur l'androphore , el non réunies à son sommet comme

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dans les espèces primitives de ce genre. V. Myrodie. (a. b.)

* QUARÉQUEC. ois. Nom péruvien d'une espèce d'OEdicnème que nous croyons inédite. (less.)

* QUARHMECA.TL. bot. piian.

(Hernandez.) Nom de pays du 5erianamexicana , Willd. F. Seriana.

QUARIAU. pois. On trouve ce nom dans le vieux fiançais pour désigner le Carrelet, espèce du genre Pleuronecte. F ' . ce mot. (b.)

QUARTERON et QUARTERON- NE, mam. Les métis mâle et femelle au troisième degré des espèces japéthique et éthiopique du genre Homme. F. ce mot. On les a aussi appelés plus convenablement Terceron et Terceronne. (b.)

QUARTZ ou QUARZ. min. L'une des espèces minérales les plus remarquables , parle rôle important qu'elle joue dans la structure du globe, et par les usages multipliés auxquels se prêtent ses nombreuses variétés.

C'est peut-être la substance la plus abondante du règne minéral ; on la rencontre partout à la surface et dans l'intérieur de la terre , à quelque profondeur que l'on descende. Ou la trouve dans les terrains de tous les âges , de toutes les formations , et avec tontes les circonstances géologiques dans lesquelles un Minéral peut s'offrir. Le grand nombre et la diversité des /nodifications que présente cette espèce ont porté tous les minéralogistes à établir dans leur série des subdivisions assez multipliées et caractérisées par des dénominations particulières. Ces dénominations, souvent prises dans des acceptions différentes par les divers auteurs , sont relatives aux variétés de structure et d'aspect , aux accidens de coloration et à une foule de distinctions qui sont ou minêralogiqucs ou simplement techniques'. Nous aurons soin de rappeler ces dénominations , presque toutes, vulgaires , dans 1 en umcra t ion succincte que nous ferons dc»|

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Principales variétés du Quartz; mais i considérer la chose sous le point de iv lie purement scientifique, on peut vie borner à établir avec Haiiy , dans i 'ensemble de ces variétés, quatre subdivisions assez bien tranchées qui correspondent aux principaux états du aspects , aux formes principales >ous lesquelles le Quartz , c'est-à-dire h Silice pure , peut s'offrira nos observations. Ces quatre subdivisions •ou sous-espèces , dont nous allons ^présenter successivement l'histoire, nom :1c Quartz-Hyalin ,leQuARTz- AAgathe, le Quartz- Jaspe , et le

^Qu A RTZ - 1\ ÉS ] N I TE .

Toutes les variétés comprises dans ices subdivisions ont deux caractères «communs qu'il est aisé de leur laire nmanifestci : l'un de ces caractères est hla dureté , qui est toujours supérieure àà celle du Verre , de l'Acier , et mêimic du Feldspath ; aussi ces variétés lidounenl-elles toutes des étincelles l'par le choc du briquet. Le second cairactère est l'infusibilité au chalunmeau par les moyens ordinaires. Le ^Quartz, pour être fondu et rendu •soluble par les acides , a besoin d'être attaqué préalablement par un Alcali.

>Si l'on veut s'assurer plus complèteiment de sa nature chimique, on prouve qu'il n'est formé que de Silice fpure , par les mêmes procédés qu'einrploient les chimistes pour reconnaître een général les Silicates et les distinguer ensuite les uns des autres. Le (.Quartz ayant été fondu au chalurmeau avec la Soude ou la Potasse c caustique, et le résultat de la fusion aayant été dissous dans l'Acide nit trique, ou évapore la solution presc que à siccité , puis jetant de l'eau sur lie résidu et filtrant, on sépare la Si- I lice qui reste sur le filtre sous forme de poudre blanche. La solution ainsi | privée de Silice est ensuite examinée j parles réactifs, dans le but de faire connaître successivement les cl i fie i renies bases qui peuvent être unies à 1 la Silice. Mais dans le cas oii la inai tière d'essai est un Quartz, si elle est ininéralogiqucment pure , elle ne doit rien précipiter pai les réactifs.

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Quartz-Hyalin. Substance cristallisée , limpide ou diversement colorée, ordinairement transparente , à cassure vitreuse, quelquefois ondulée, et comme ridée ou guillochée , assez dure pour rayer le verre et ctinceler sous le choc du briquet , possédant la double réfraction attractive , et pesant spécifiquement 2,65, iufusible , et ne blanchissant pas par l'action du feu. Ses cristaux , dont la forme est généralement celle d'un prisme hexagonal régulier terminé par des sommets pyramidaux ou celle d'un dodécaèdre bipyramjdal à triangles iso.-cèles , dérivent d'un rhomboïde obtus de g4°i5' et 8:V45'. Ils sont rarement clivables parallèlement aux faces de ce rhomboïde à cause de leur grande cohésion ; cependant on

Parvient quelquefois à les diviser à aide de la percussion , ou bien à provoquer la séparation de leurs feuillets , en les chauffant fortement et les plongeant brusquement dans l'eau froide. Le Qu i i tz-Hyal in, lorsqu'il est pur, n'est formé que de Silice; il contient trois atomes d'Oxigène pour un atome de Silicium , ou en poids 5o parties d'Oxigène et 5o de Silicium ; mais il est rare qu'il offre celte pureté parfaite; il renferme presque toujours un peu d'Alumine ou d'un Oxïde colorant , mais souvent dans ia proportion de quelques millièmes au plus. Nous allons parcourir rapidement la série des nombreuses variétés du Quartz-Hyalin, que nous partagerons en variétés de formes , variétés déstructure, variétés de couleurs, variétés dépendantes des accidens de lumière, et variétés dépendantes des accidens de composition Le Quartz s'est présenté , mais trèsrarement , sous la forme du rhomboïde primitif; c'est ainsi qu'on le trouve en cristaux fort petits, dans les cavités d'un Silex ,à Chaud-Fontaine, près de Liège, et à Schneeberg en Saxe. Il se rencontre plus fréquemment en dodécaèdres bipyramidaux , à triangles isoscèles , provenant de la combinaison de deux rhomboïdes semblables au primitif

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Ce? cristaux, de couleurs va rides , «.ont disséminés dans des Roclies de différentes naluics, dans un Calcaire aux environs de Sicune , en Italie; dans un Porphyre , à l'île de Ténél ill'e j dans une Argile rougeâlre , mêlée de Gypse et d'Arragonile , en Espagne. Mais la forme la plus commune, celle que l'on peut regarder comme le type de toutes les autres variétés , et dont celles-ci ne sont que de légères modifications, est le prisme hexagonal pyramide , qui n'est autre chose que la variété dodécaèdre dont les deux pyramides sont séparées par les pans d'un prisme hexaèdre régulier , qui ont pris naissance sur les arêtes de leur base commune. La cristallisation du Quartz est donc une des moins variées que l'on connaisse ; mais cette forme presque unique , sous laquelle se présente ce Minéral , se diversifie à l'infini par l'inégale extension que prennent les faces de même ordre, en restant toujours inclinées entre elles de la même manière. Il résulte de là dans l'ensemble des faces dur Cristal un défaut de régularité et de symétrie qui en change complètement l'aspect. Sous ce rapport , on distingue les sous-variétés suivantes : — Le Quartz-Hyalin prismé régulier, en prisme hexaèdre, terminé par des pyramides à triangles isoscèles égaux. Les pans sont souvent sillonnés par des stries perpendiculaires aux arêtes longitudinales, et qui indiquent les bords des lames décroissantes dont sont formés ces mêmes pans. — Le Prismé bisalterne, dont les pyramides présentent alternativement trois petites facettes triangulaires et trois grandes faces penlagonales. — Le Prismé comprimé, en

Srisme aplati , de manière que deux e ses pans opposés sont beaucoup plus larges que les autres , ce qui rend le sommet cunéiforme. — Le Prismé basoïde , dans lequel une des faces de la pyramide a pris un accroissement considérable , ce qui a rendu les autres presque rudinientaires , et a fait paraître le prisme comme tionquc obliquement à ses extrémités. Cette

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SOUS- variété est commune dans b:s montagnes du Dauphiné. — LePrit,mé sphalloïdc, qui a éprouvé un allongementdans une direction oblique à l'axe, de manière que les axes des deux pyramides ne sont plus sur une même direction. — Le Quartz-Hyalin prismé est sujet encore à beaucoup d'autres altérations . pntmi lesquelles nous citerons seulement celle qui est due à l'amincissement du prisme en fo rme d'obélisque , et qui semble offrir au premier aspect une aiguille ou pyramide à six faces , très-aiguë et profondément sillonnée en travers.

Toutes les autres variétés de formes régulières peuvent se rapporter à celles que nous venons de décrire :

elles n'en diffèrent que par l'addition de petites facettes sur les angles ou sur les a! êtes de la base du prisme hexagonal. Telles sont particulièrement les variétés Rhombifère etPlagièdre. Dans la première, les six angles des bases sont alternativement intacts et remplacés par des rhombes ; dans la seconde , ces angles sont tous à la fois remplacés par de petites facettes situées de biais, et Herschell fils a remarqué qu'elles étaient tournées tantôt dans un sens, tantôt dans un autre , et que cette variation de position s'accordait avec une variation semblable dans le sens suivant lequel a lieu dans le Quartz la modification de la lumière connue sous le nom de Polarisation circulaire. — Les cristaux de Quartz atteignent quelquefois des dimensions considérables; on en connaît qui ont jusqu'à cinq décimètres de long; les plus remarquables sous ce- rapport viennent de Fischbach en Valais , de Madagascar et de Sibérie. — Indépendamment des formes cristallines régulières, le Quartz présente aussi des formes purement accidentelles, produites les unes par groupement, les autres par voie d'incrustation ou de pseudomorphosc , ce qui constitue les variétés suivantes : Le Quartz sphéroïdal ou mamelonné , en boules isolées ou réunies, à surface unie ou drusique, c'est-à-dire recouverte de cristaux im-

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plantés et fortement serrés les uns contre les antres; eu musses holryoïtles, composées tle globules accollés 'comme les grains d'une grappe de raisin; en roses ou petiles masses regroupées qui ressemblent à des ro- >.saccs d'ornement. — Le Quartz stal.ilactiforme,cnstnlaclitescylindroïdes , ià surface unie ou drusique , compo- .•■sées de cristaux de Quarlz agré- ^gés , et qui convergent vers l'axe du i cylindre. — Le Quartz géodique, en ^géodes ou boules creuses , revêtues à I l'intérieur d'une druse de cristaux Jde Quartz , et contenant quelquefois Jdes cristaux d'une autre substance, ddeCbaux carbonalée par exemple. — ILe Quartz pseudomorpbique, modelé oen Carbonate de Chaux rhomboïdal cou dodécaèdre, en Sulfate de Chaux Llenticulaire (groupe de Lentilles des' )Marues de Passy, près Paris) ; en Fer ooligiste rhomboïdal , en rhomboïdes i inverses de Chaux carbonalée (Calccaire agglutinant du Sable , ou Grès ccristallisé de Fontainebleau). — Le (Quartz incrustant, en concrétions ou i incrustations cristallines sur des Cristtaux de diverses espèces , telles que lia Chaux carbonalée , la Chaux fluat tée , etc.

Considéré sous le rapport de la l structure, le Quartz nous offre les

> variétés suivantes : !e Quarlz lamiinaire, divisible eu grandes lames ou iplaques parallèles, ordinairement id'uu blanc laiteux, d'un gris obscur ( ou d'un rouge de rose. — Le Quai tz | polyédrique , présentant dans sa cas- : sure les traces des couches polyédrii ques auxquelles il doit son accroissei ment successif. Quelquefois la distinc- I lion entre ces couches est si nette, i que les plus intérieures sont blanches i et opaques , tandis que celles qui les i recouvrent sont translucides ; le Crisi lal paraît alors composé de deux par- I ties emboîtées l'une dans l'autre et I que l'on peut séparer. Tels sont les

> cristaux désignés sous le nom de t Quartz eu capuchon que l'on trouve à

Beeralston, dans le Uevonsbire en Angleterre. — Le Quartz laminifqrmc ou naché, composé de lames isolées ,

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comme le serait un corps que l'on aurait bâché avec un instrument tranchant. Ces lames paraissent s'être formées dans les fissures de quelque matière terreuse desséchée que des causes inconnues ont fait disparaître ensuite. — Le Quartz fibreux, à fibres pai allèlcsou divergentes. — Le Quarlz compacte ou massif , diaphane ou translucide, quelquefois laileux ou tout-à-fait opaque. — Le Quartz grenu , à gros ou à petits giaius , pur ou mélangé de parcelles rte Mica ; c'est le Quai tzite ou Quart/, eu roche des minéralogistes, allemands; il a souvent la structure schisteuse. — Le Quartz arénacé , vulgairement Sable ou Gravier , composé de petits grains quartzeux, plus ou moins fortement agiégés, cl donnant naissance aux difFérens Sables ou Grès. V . ces mci!-.

Il y a deux sortes de variétés de couleurs , les unes produites par îles mélanges mécaniques de la matière quarlzeuse avec diverses autres substances , souvent discernables à travers la masse cristalline, et qui l'accompagnent d'ailleurs presque toujours dans son gisement ; les autres, dues à de véritables mélanges chimiques, qui ont lieu en proporlionsindéfinies, et laissent subsister jusqu'à un certain point la transparence du corps.

Malgré leur écatde combinaison, les principes colorans étant ici toul-àfait accidentels , le ton de ces couleurs , ainsi que leurs teintes, varient à l'infini. — On distingue parmi les premières :

Le Quartz cliloriteux : mélangé de Chloritcen grains ou en petites parcelles verdâtres qui lui communiquent une teinte verte nébuleuse (Cristaux du Daupbiné et du Saint- Gothaud ). — Le Quarlz amphiboleux , ou la Frase, d'un vert obscur et d'un éclat gras, mélangé d'&Ctino'.e ou Amphibole vert, souvent eu masses bacillaires { Cristaux de la Saxe et de la Bohême). — Le Quartz hémaloïde, en cristaux opaques et isolés, d'un rouge sanguin (Hyacinthes rie Compos telle , disséminés dans une Argile rougcàtrc, ou eiiga-

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ges dans le Gypse et les Arragonites que renferme celte Argile, à Saint- Jacques de Coniposlelle en Galice , à Moliua en Aragon, à Baslène près de Dax; en massés amorphes, à cassure vitreuse (Sinoplc) accompagnées de substances métalliques, dans les filons ; il est coloré par le peroxide de Fer. Le Quariz rubigineux, d'un jaune de rouille , mélangé d'hydroxide de Fer, en masses grenues , formées par l'accumulation d'un grand nombre de petits cristaux trè.vnets de la variété Prismée. — Le Quartz jaune- verdâlre, dit Canlalite, parce qu'il vient du Cantal; il a la texture grenue, et paraît aussi mélangé d'hydroxide de Fer, d'après l'analyse qui eu a été faite par Laugier.

Les variétés de couleurs, dues à des mélanges chimiques , donnent la série suivante : le Quariz incolore ou limpide, vulgairement Cristal de Roche ; c'est le Quartz dans son plus haut degré de pureté. Analysé par Bucholz,il a fourni 99,5 de Silice sur 100; il offre dans sa cassure un aspect semblable à celui d'un morceau de Verre. On le distingue du Verre de glace ou Cristal artificiel , d'abord par sa dureté et sesautres caractères minéralogiques , mais aussi en ce qu'il est ordinairement , comme le Verre, parsemé de petites bulles qui y sont disposées sur un même plan , tandis que , dans le Cristal artificiel , elles sont éparses sans garder aucun ordre. — Le Cristal de Roche se rencontre en cristaux souvent volumineux, implantés en druses dans les cavités des montagnes primitives, nommées Poches ou Fours à cristaux ( montagnes de la Tarentaise , du Dauphiné, de Madagascar); et aussi en cailloux roulés dans le lit des rivières (cailloux du Rhin, du Brésil, de Caycnne , de Médoc, etc.). Ces cailloux roulés 11e sont que des fi'agraens de cristaux limpides , qui se sont arrondis par leur frottement mutuel dans le lit des torrens. Leur surface est ordinairement terne, mais le poli leur rend l'éclat et la transpa-

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rence. — Le Quartz rose , dit Rubis de Bohême : ayant souvent une teinte laiteuse; sa couleur, quel'on croit due à la présence du Manganèse, paraît s'altérer au contact de l'air ou par l'action de la lumière (à Rabenslein en Bavière , et dans un grand nombre de lieux). Le Quartz violet, dit Améthyste : d'une teinte violette plus ou moins uniforme et plus ou moins foncée, due à la présence d'une petite quantité de Manganèse; en cristaux isolés , et plus ordinairement réunis et serrés les uns contre les autres, formant des masses dont la coupe présente des zones parallèles ou en zig-zag (dans les terrains primitifs, et surtout les terrains pyrogènes anciens ). — Le Quartz bleu :

variété rare; on la trouve au cap de Gale, en Espagne, sous la forme du dodécaèdre. — Le Quartz jaune :

d'un jaune pur 'ou d'un jaune miellé ou roussâlie; vulgairement fausse Topaze du Brésil, Topaze de Bohême , Topaze d'Inde et Topaze occidentale. Ce Quartz, d'une couleur assez pure, est fréquemment employé comme objet d'ornement (au Brésil , en Bohême, en Carinlhie , etc.). — Le Quartz verdâlre : d'un vert pâle , tirantsurle brunâtre , offrant dans sa cassure des lignes courbes croisées , dont la disposition est analogue à celle des stries des doigts ( au Brésil ). — Le Quartz enfumé , vulgairement Cristal brun, Diamant d'Alençon , Topaze enfumée ; offusqué par une teinte brune et comme fuligineuse (à Chauteloube , près Limoges , à Madagascar , au Brésil). — Le Quartz noir: presque opaque , susceptible de clivage ( en Toscane, en Dauphiné ).

— On a essayé quelquefois de colorer le Quartz artificiellement ; pour cela , on le fait chauffer fortement, afin que le cristal se fendille, et on le plonge ensuite dans un bain coloré.

La matière colorante pénètre dans les fissures de la masse et la colore , mais jamais d'une manière uniforme.

On donne le nom de Rubasses à ces produits de l'art.

Les variétés produites par des jeux;

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dn lumière, c'est-à-dire par leflets particuliers, sont les suivantes : le Quartz opalisant ou Girasol , qui présente un Coud laiteux d'oii sortent des reflets bleuâtres ou rougeâtres. — LLc Quartz chatoyant, vulgairement l OEil de Chat et Chatoyante : d'un gris rvérdâlrc, offrant, lorsqu'il est taillé i en cabochon , des rellets nacrés blan- I châties OU jaunâtres , qui semblent tlflolinr dans l'intérieur de la Pierre, à nmesure qu'on ta l'ail mouvoir. Ces rreflcls partent d'une multitude de nbres déliées , soyeuses et parallèles .entre elles, que l'on a reconnues Ipour être des filamcns d'Asheste. ILes plus beaux Quartz chatoya qs i viennent de Coylan el de la côte de IMalabar. — Le Quartz irisé : offrant ssupei ficicllemenl ou dans son inléi rieur des couleurs d'iris qui proviennent , ou d'une altération qu'a subie tétt surface, ou des fissuics dont sa matasse est Ira versée. — LcQuarl/.avcn- Muiiné , ou l'Avcnturine naturelle.

(C'est un Quartz translucide', de cou- Meur brune ou grise, à textuie grennue , cl dont le fond est parsemé (id'une multitude de points biillans.

(Cette scintillation a lieu par suite de lia décomposition delà lumièi c enti e

:des lamelles de Quartz plus vitreuses qque la masse environnante , et tantôt | par suite d'un mélange de paillettes ode Mica avec la matière quai tzeusc '(en cailloux roulés, aux environs de IWantesen France). — Le Quartz gras, rayant l'app;irence d'une substance (jqui auiail été frottée d'huile ; il est (ordinairement blanc ou grisâtre.

• Les variétés dues aux incidens de 'Composition sont : le Quartz fétide ; il icépand , loisqu'on le brise, ou mannifeste par le frottement une odeur ide gaz hydrogène sulfuré, que l'on présume ;i voir été engagé dans ses fis— sures(à Clian tel oube près Limoges). — Le Quartz aérohydre ou huileux, offrant des cavités qui contiennent un liquide , et une bulle de gaz qui "monte et descend, comme dans le niveau d'eau , lorsqu'on incline la pierre d'un côté ou de l'autre. Ce li- I quido est tantôt de l'eau pure , tantôt

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du Haphto; le gaz, qui souvent est très-raréfié , est «le l'air atmosphérique ou de l'Azote pur. — Le Quartz lenfèrmanl des corps éliangcrs. Ce sont ordinairement des cristaux aciculaires de différens Minéraux , dont les principaux sont : le Titane oxidé roufjeou le Tulhile (à Madagascar el au Brésil); la Tourmaline { au Saint- Golhard , en Espagne); le Mica ( à Zinnwald en Bohème); la Topaze (au Brésil); le Béryl ( dans le district du Maine aux Etats-Unis); le Fer h\di oxidé ( à Fi amont dans les "Vosges ; dans l'île de Wolkostroff en Russie); le Manganèse oxidé métalloïde (dans le Uauphiné).

Le Quartz byabn a son principal gisement dans le sol primoidial , où il forme, tantôt une roche distincte à lui seul ( le Quartzite), el tantôt entre comme hase ou comme partie constituante dans un grand nombre de Hoches composées , le Granité, le Gneiss , la Pegmalile, le Greiscn , le Micaschiste et la Protogyne ; il se présente en petits cristaux , irais beaucoup plus souvent en grains informes disséminés au milieu de ces Roches. 11 s'y rencontre aussi en puissant filons ou en amas, qui, en se dilatant, laissent des cavités plus ou moins considérables , dont les parois sont tapissés de cristaux remarquables par leur volume et leur limpidité. Ces filons, ordinairement plus duiables que les Roches qu'ils traversent , demeurent en place après la desti uction de ces Roches , et présentent des espèces de murs que l'on a pris quelquefois pour des couches de Quarlz-llvalin. La même substance se montre aussi dans les filons métallifères et dans les filons pierreux formés par d'autres substances , et c'est là qu'il offre un grand nombre d'associations avec la Galène, le Fluor, la Baryte sulfatée, le Calcaire, les Pyrites, etc. On le rencontre quelquefois formant des diuses et des géodes siliceuses au milieu d'une pâte compacte ou cristalline de nature toute différente. Tel estlecasde ces cristaux d'une pureté remarqua-^

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ble que l'on trouve au milieu du Calcaire saccharoïde de Carrare , dont les plus petits sont empâtés dans le Calcaire , et les autres réunis en groupes dans les fours ou poches à Cristaux.

Jusqu'à présent il a été assez difficile de concevoir la formation de ces Ur lises, de même que celle des cristaux de Quartz que l'on trouve au milieu des Calcaires de sédiment les plus modernes. Mais les expériences de Berzelius nous ont appris que la Silice , au moment oii elle se forme , est très-soluble dans l'eau : il serait donc possible que les cristaux de Quartz •qui tapissent l'intérieur des Géodes, ou qui forment des Druses ru milieu des Roches, eussent été produits au milieu d'un liquide tenant la Silice en dissolution, et qui se sera introduit après coup dans les cavités des Roches. Emmanuel Repelli vient de rendre cette explication très-probablo dans un ouvrage sur les Marbres de Carrare, ou il fait connaître plusieurs faits de la plus grande importance.

Les Géodes que 1 on trouve dans ces Calcaires , outre les cristaux qu'elles renferment , contiennent généralement une plus ou moins grande quantité d'une eau limpide, légèrement acidulée, avec laquelle les carriers ont l'habitude de se désaltérer. Une de ces Géodes , couverte en tous sens de cristaux, contenait environ une livre et demie de liquide, et l'on remarquait au fond une protubérance transparente, grosse comme le poing , et paraissant avoir tous les caractères du Cristal de Roche. Cette matière , retirée de la cavité , ne présenta plus qu'une substance molle et gélatineuse qui ne tarda pas à devenir solide el opaque, et à prendre l'aspect d'une Calcédoine. — Le Quartz hyalin , sous la forme de cristaux , devient rare dans les terrains secondaires ; on ne le irouve que çà et là , en petits cristaux, soit épais, soit implantés dans l'intérieur des Nodules Calcaires ou des cavités des Silex. 11 reparaît un peu plus fréquemment dans les terrains tertiaires , et s'élève jusque dans les couches les plus su-

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Ecrficielles ; mais c'est surtout sous > forme Avénacée qu'on le rencontre abondamment dans le sol de sédiment. Il constitue sous celte forme des dépôts considérables que l'on retrouve à toutes les hauteurs , depuis les terrains intermédiaires jusqu'aux dernières alluvions de nos continens.

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