‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 160 sur 274 · TOME xiv · texte numérisé non relu

TOME xiv

parvenus à trouver ces vaisseaux dans la Racine de quelques Plantes. Plus récemment encore Amici a déroulé des trachées dans les Racines de plusieurs Plantes , et entre autres de X jlgapantkus umbellatiis et du Crinum erubescens. La différence que nous avons vu exister dans l'organisation du tronc des Dicotylédons et du stipe des Monocolylédons , se remarque également dans leurs Racines. En effet , jamais dans les Plantes monocotylédones on ne trouve de pivot faisant suite à la lige. Cette disposition est une conséquence du mode de développement de la graine à l'époque de la germination, puisque , comme nous l'avons vu en traitant de celte fonction , la radicule centrale et principale se détruit toujours peu de temps après la germination. Il existe encore une autre différence très - remarquable entre les Racines et les tiges. Ces dernières, en général , s'accroissent en hauteur par tous les points de leur étendue, tandis que les Racines ne s'allongent que par leur extrémité seulement.

C'est ce qui a été prouvé par les expériences de Duhamel. Que l'on fasse à une jeune tige, au moment de son développement, de petites marques éloignées les unes des autres, d'un pouce, par exemple, et l'on verra, lorsque l'accroissement sera terminé , que les espaces situés entre ces marques se sont considérablement augmentés. Que l'on répète la même expérience sur des Racines, et l'on se convaincra que ces espaces restant les mêmes tandis que la Racine s'est allongée, l'augmentation en longueur a eu lieu par son extrémité seulement-

Les Racines servent, i° à fixer le Végétal à la terre ou au corps sur lequel il doit vivre; 2° à y puiser une partie des matériaux nécessaires à sou accroissement. Les Racines de beaucoup de Planles ne paraissent remplir que la première de ces fonctions.

C'est ce que l'on observe principalement dans les Plantes grasses cl suc culentes, qui absorbent par tous les

points de leur surface les substances propres à leur nutrition. Tout le monde connaît le magnifique Cierge du Perçu [Cactus pemuianus) qui existe dans les serres du Muséum d'Histoire naturelle. Ce Végétal, qui est d'une hauteur extraordinaire , pousse avec une extrême vigueur des rameaux énormes, et souvent avec une rapidité surprenante; ses Racines sont renfermées dans une caisse , qui contient à peine trois à quatre pieds cubes d'une terre que l'on ne renouvelle et n'arrose jamais.

Les Racines ont aussi pour usage d'absorber dans le sein de la terre les substances qui doivent servir à l'accroissement du Végétal. Mais tous les points de la Racine ne concourent pas à cette fonction. Ce n'est que par l'extrémité de leurs fibres les plus déliées que s'exerce cette absorption.

Les uns ont dit qu'elles étaient terminées par de petites ampoules ou des spongioles plus ou moins renflées, d'autres par des espèces de bouches aspirantes; quelle que soit leur structure , il est prouvé que c'est par ces extrémités seules que s'opère cette fonction. Il n'est point d'expérience plus facile à faire que celle au moyen de laquelle on démontre d'une manière péremptoire la vérité de ce fait. Si l'on prend un Radis ou un Navet, qu'on le plonge dans l'eau par l'extrémité de la radicule qui le termine, il poussera des feuilles et végétera.

Si, au contraire, on le place dans l'eau de manière à ce que son extrémité inférieure soit hors du liquide , il ne donnera aucun signe de développement.

Les Racines de certaines Plantes paraissent excréter une matière particulière, différente dans les diverses espèces. Duhamel rapporte qu'ayant fait arracher de vieux Ormes , il trouva la terre qui environnait les Racines d'une couleur plus foncée et plus onctueuse. Celte matière onctueuse et grasse était le produit d'une sorte d'excrétion faite par les Racines. C'est à cette matière, qui, comme nous l'avons dit, est 'différente dans chaque

espèce végétale, que l'on a attribué les sympathies et les antipathies que certains Végétaux ont les uns pou»

les autres. On sait , en effet, que cer-! laines Plantes se recherchent en quel--, que sorte, et vivent constamment les unes à côté des autres , ce qui formeles Plantes sociales ; tandis qu'au con-j traire d'autres semblent ne pouvoir!

croître dans le même lieu.

On a remarqué que les Racines onï une tendance marquée à se diriger] vers les veines de bonne terre , et quel souvent elles s'allongent considéra-] blement pour se porter vers les lieux) ou la terre est plus meuble et plus!

substantielle. Elles s'y développent!

alors avec plus de force et de rapi-8 dilé. Duhamel rapporte que, voulant»

garantir un champ de bonne terre!

des Racines d"une rangée d'Ormes!

qui s'y étendaient et en épuisaient!

une partie , il fit faire le long de cette! rangée d'Arbres une tranchée pro-I fonde qui coupa toutes les Racines!

qui s'étendaient dans le champ. Mais!

bientôt les nouvelles Racines, arri-l vées à l'un des côtés du fossé , sel recourbèrent en suivant la pente de celui-ci jusqu'à la partie inférieure; là elles se portèrent horizontalement sous le fossé , se relevèrent ensuite de l'autre côté , en suivant la pente opposée , et s'étendirent de nouveau dans le champ. Les Racines, dans tous les Arbres, n'ont pas la même force pour pénétrer dans le tuf.

Duhamel a fait l'observation qu'une Racine de Vigne avait pénétré profondément dans un tuf très- dur, taudis qu'une Racine d'Orme avait été arrêtée par sa dureté, et av;;it en quelque sorte rebroussé chemin.

La Racine, ainsi que nous l'avons dit précédemment, a une tendance naturelle et invincible à se diiiger vers le centre de la terre. Celle tendance se remarque surtout dans cet organe, au moment où il commence à se prononcer, à l'époque de la germination de l'embryon; plus tard elle est moins manifeste quoiqu'elle existe toujours , surtout dans les Racines qui sont simples , ou dans le pivot

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l es Racines rameuses ; car elle est mveut nulle dans les ramifications térales de la Racine. Quels que .!) lient les obstacles que l'on cherche ^•opposer à celte tendance naturelle |l î la radicule, elle sait les surinon- Mfr. Ainsi placez une graine ger- . iarite de Fève on de Pois de manière litie les cotylédons soient placés dans terre et la radicule eii l'air, vous .Itïrrez bientôt celle radicule se re- Imirber vers la terre pour aller s'y nbfoncer. On a donné beaucoup d'exliiications diverses de ce phénomène :

« S uns ont dit que la Racine tendait le descendre, parce que les fluides lù'ellc contenait étaient moins éla- BDrés, et par conséquent plus lourds Lue ceux de la tige. Mais cette explillition est contredite par les faits. En .met, ne voit-on pas dans certains joégétaux exotiques , tels que le Clutaa rosea , etc., des Racines se déve- Ippper sur la lige à une hauteur très- Innsidérable , et descendre perpendiculairement pour s'enfoncer dans la

rrre ? Or , dans ce cas , les fluides

inntenus dans ces Racines aériennes

tint de la même nature que ceux qui ' laxulent dans la tige , et néanmoins

>s Racines, au lieu de s'élever ( urame elle, descendent au contraire

rrs la terre. Ce n'est donc pas la | llde'rence de pesanteur des Auides ' ni leur donne cette tendance vers le ' nntre de la terre. D'autres ont cru

)ouver cette cause dans l'avidité des ' ncines pour l'humidité, humidité

i.i est plus grande dans la terre que ' nns l'atmosphère. Duhamel, vou- 1 mt s'assurer de la réalité de cette 1 'plication, fit germer des graines

titre deux éponges humides et sus* s nndues eu l'air ; les Racines , au lieu

• se porter vers l'une ou l'autre des r ux éponges bien imb'ibée.s d'humi- ' té, glissèrent entre elles , et vinrent 1 ndre au-dessous en tendant ainsi 1 rs la terre. Ce n'est donc pas l'humi-

ttéqui attire les Racines vers Iccenlre 1 !:la terre. Serait-ce la terre elle-même ; r sa nature comme milieu propre à s nutrition? L'expérience contredit ' core cette explication. Duliorhet

remplit de terre unecaissedonl lefond était percé de plusieurs trous ; il plaça dans ces trous des graines de Haricot germantes, et il suspendit la caisse en plein air à une hauteur de' six mètres. De cette manière, dit-il, les graines, placées dans les trous pratiqués à la face inférieure de la caisse, recevaient de bas en haut l'influence de l'atmosphère et de la lumière : la terre humide se trouvait placée audessus d'elles. Si la cause île la direction de cette parlie existait dans sa tendance pour la terre humide, on devait voir la radicule monter dans la terre placée au-dessus d'elle, et la tige au contraire descendre vers l'atmosphère placée au - dessous d'elle; c'est ce qui n'eut point lieu.

Les radicules des graines descendirent dans l'atmosphère, où elles ne tardèrent pas à se dessécher; les plu niu/lès au contraire se dirigèrent en haut dans la terre, lvuight , célèbre physicien anglais, a voulu s'assurer par l'expérience si celle tendance ne serait pas détruite par le mouvement rapide et circulaire imprimé à des graines germanles. Il fixa des graines de Haricot dans les augets d'une roue, mue continuellement par un filet d'eau dans un plan vertical, celte roue faisant cent cinquante révolutions en une minute.

Ces graines, placées dans de la mousse saus cesse humectée , ne tardèrent pas à germer ; toutes les radicules se dirigèrent vers la circonférence de la roue, et toutes les gemmules vers son cen'.ie. Par chacune de ces directions les radicules et les gemmules obéissaient à leurs tendances naturelles et opposées. Le même physicien fit une expérience analogue avec une roue mue horizontalement et faisant deux cent cinquante révolutions par minute; les résultats furent semblables, c'est-à-dire que toutes les radicules se portèrent vers la circonférence et les gemmules vers le centre, mais avec une inclinaison de dix degrés des premières vers la terre, et des secondes vers le ciel. Ces expériences, répétées par Dutrochct, ont eu les

mêmes résultais , excepté que dans la .seconde l'inclinaison a été beaucoup plus connsidét able , et que les radicules et lus gemmules sont devenues presque horizontales.

Des diverses expériences rapportées ci-dessus, il résulte évidemment que les Racines se dirigent vers le centre de la terre , non parce qu'elles contiennent un fluide inoins élaboré, ni parce qu'elles y sont attirées par l'humidité ou la nature même de la terre, mais par un mouvement spontané, une force iniérieure, une soi le de soumission aux lois générales de la gravitation.

Mais quoiqu'on puisse dire que cette loi de la tendance des Racines vers le centre de la terre soit générale, néanmoins quelques Végétaux semblent s'y soustraire; telles sont en général toutes les Plantes parasites, et le Gui {Viscum album) en particulier. Celte Plante singulière pousse sa radicule dans quelque position que le hasard la place ; ainsi quand la graine, qui est enveloppée d'une glu épaisse et visqueuse, vient à se coller sur la partie supérieure d'une branche , sa radicule , qui est une sorte de tubercule évasé en foi me de cor de chasse, se trouve alors perpendiculaire à l'horizon : si, au contraire , la graine est placée à la partie inférieure de la branche, la radicule se dirige vers le ciel. La graine est-elle située sur les parties latérales de la branche, la radicule se dirige latéralement. En un mot, dans quelque position que la graine soit fixée sur la branche , la radicule se dirige loujours perpendiculairement à l'axe de la branche.

Dutrochet a fait sur la germination de cette graine un grand uombre d'expériences pour constater la direction de la radicule. Nous rapporterons ici les plus intéressantes. Cette graine, qui trouve dans la glu qui l'enveloppe les premiers matériaux de son accroissement , germe et se développe non-seulement sur du bois vivant et mort, mais encore sur des pierres, du verre , et même sur du fer.

Dutrochet en a fait germer sur un boulet de canon. Dans tous ces cas la radicule s'est toujours dirigée vers le centre de ces corps. Ces faits prouvent, ainsi que le remarque cet ingénieux expérimentateur, que ce n'est pas vers un milieu propre à sa nutrition que l'embryon du Gui dirige sa radicule , mais que celle-ci obéit à l'attraction des corps sur lesquels la graine est fixée, quelle que soit leur nature. Mais cette attraction n'est qu'une cause éloignée de la tendance de la Racine du Gui vers les corps. La véritable cause est un mouvement intérieur et spontané exécuté par l'embryon à l'occasion de l'attraction exercée sur sa radicule.

Dutrochet colle une graine de Gui germée à l'une des extrémités d'une aiguille de cuivre, semblable à une aiguille de boussole , et placée de même sur un pivot; une petite boule de cire mise à l'autre exlrémilé forme le contre - poids de la graine. Les choses ainsi disposées , Dutrochet approche latéralement de la radicule une petite planche de bois , à environ un millimètre de distance. Cet appareil est ensuite recouvert d'un récipient de verre , afin de le garantir de l'action des agens extérieurs. Au bout de cinq jours la tige de l'embryon s'est fléchie et a dirigé la radicule vers la petite planche qui l'avoisinait , sans que l'aiguille eût changé de position, malgré sou extrême mobilité sur le pivot. Deux jours après, la radicule était dirigée perpendiculairement vers la planche avec laquelle elle s'était mise en contact, sans que l'aiguille qui portait la graine eût éprouvé le moindre dérangement.

La radicule du Gui présente encore une autre tendance constante, c'est celle de fuir la lumière. Faites germer des graines de Gui sur la face interne des vitres d'une croisée d'appartement, et vous verrez toutes les radicules se diriger vers l'intérieur de l'appartement pour y chercher l'obscurité. Prenez une de ces graines germées, appliquez-la sur la vitre on dehors de l'appartement , cl s.: radi-

cule s'appliquera contre la vitre , comme si elle tendait vers L'intérieur de l'appartement pour i'uir la lumière, (a. R.)

Le mol Racine a été parfois employé spécifiquement avec une epi — thète, et l'on a appelé :

Racine d'abondance , la Betterave.

RACiNEAMiDONiÈnE,diversGouets.

Racine d'Arménie, la Garance de Smyrne.

Racine blanche, le Panais.

Racine du Brésil , l'Ipécacuanha .

Racine a Champignons , la pierre de Champignons.

Racine de Charcis , le Durslenia contrayerva.

Racine de Chine , la Squine.

Racine de chrétien , une Astragale.

Racine de Colombe. On ne sait quelle Racine ou bois le compilateur Bomare désigne sous ce nom.

Racine de disette, la Betterave.

Racine douce, la Réglisse.

Racine de Drac, même chose que Racine de Charcis.

Racine de femme battue ou vierge, la Bryone.

Racine de Florence , les Iris parfumés.

Racine jaune ou d'or , un Thalictrum de la Chine.

Racine de Méciioacan, un Liseron du Mexique.

Racine de Mongo , l'Ophiorhize.

Racine de peste , les Tussilages.

Racine de Rhodes , le Ithodiola rosea.

Racine de Safran , le Curcuma.

Racine de Saint-Charles On ignore à quel Végétal appartient la Racine qu on trouve sous ce nom dans quelques pharmacies.

Racine du Saint-Esprit , l'Angélique officinale.

Racine de Sainte-Hélène, l'Acore odorant.

Racine salivaire, YJnthemisPyretrum.

Racine deSanagrofx ou deSnagroel , l'Aristoloche Serpentaire.

RAC 457 Racine de Serpent, l'Ophiorhize, le Pulygala Seneka, etc.

Racine de Solon , un Gouet voisin de la Coloco.se.

Racine de Thymelée, la Lauréole.

Racine de Virginie , Ylpomca luberusa, etc.

RACINE DE BRYONE. moll. Nom vulgaire et marchand d'une espèce de Strombe. (b.)

RACINE DÉMERAUDE. min.

Syn. vulgaire de Prase. (b.)

RACINTER. bot. crypt. h'Jgaricus radicusus de Bulliard chezPaulet.

RACKA. bot. ph an. Sous le nom de Rack , ou Racka tu/rida , Bruce ( Voyage en Ahyssinie , 5 , p. 5g , lab. m) a décrit et figuré un Aibie commun dans l'Arabie Heureuse, l'Abyssinie et la Nubie, principalement dans les lieux inondés par la mer. La hauteur de cet Arbre varie entre huit et vingt-quatre pieds ; sou écorce est blanche et lisse; ses jeunes branches sont opposées , axillaires ; ses feuilles opposées, lancéolées , ttes-aiguës , entières, pétiolées , d'un vert foncé en dessus , blanchâtres en dessous. Les pédoncules sont opposés dans les aisselles des feuilles supérieures. Les Heurs ont le calice à quatre divisions; la corolle de couleur orangée, tubuleuse , rolacée , à limbe divisé en quatre lobes ovés mucroués ; quatre élamines placées entre les lobes de la corolle ; un ovaire verdâtre , ovoïde , marqué d'un léger sillon. Le bois de cet Arbre acquiert une grande dureté par son séjour dans l'eau de la mer. Les Vers ne l'attaquent jamais, et les Arabes s'en servent, dit-on, pour construire des canots. La description que Bruce a faile de cet Arbre est insuffisante pour déterminer avec certitude à quel genre il peut appartenir ; cependant on le croit voisin de Y shùcennia. Reemer et Schultes {Syst. Veget., 5, p. i3 et 207) l'ont adopté comme un genre particulier

qu'ils ont pincé dans la Tétrandrie Monogynie , el ils ont donné à l'espèce le nom de Racka ouata. (g..n.)

RACLE, dot. hun. Nom vulgaire du genre Cenchrus , adopté par quelques botanistes français. fy. Cenchre. (b.)

RACLETIA. bot. phan. (Adanson.)Syn. de Reaurnuria. V ■ ce mol.

* RACODIUM. bot. crypt. [Mucédinées.) Le genre établi par Persoon et ayant pour lype le Byssus cellaris de Linné , a été modifié par le profesfesseur Link , qui l'a partagé en deux genres , savoir : le Dematium , qui n'est pas le même que le genre déjà établi sous ce nom par Persoon (V. ce mot), et le Racodium. Voici les caractères que le célèbre professeur de Berlin attribue à ce dernier genre : filamens rameux , à peine cloisonnés , ayant les extrémités moniliformes , entrelacées , agglomérées en petits globules, et contenant des sporidies nues , simples et opaques.

Des diverses espèces rapportées à ce genre par Persoon , le seul Racodium cellare en fait encore partie; presque toutes les autres ont été transportées dans le genre Dematium.

Outre l'espèce que nous venons de citer , le genre Racodium se compose encore des R. ateriimum , d'Ehrenb. , et R. rubiginosum , de Fries. (a. r.)

* R ACO MIT B IU M . bot. crypt.

(Mousses. )Genre établi par Bridel , et adopté depuis par la pluparldes muscologues. Il se compose d'un assez grand nombre d'espèces, placées auparavant dans le genre Trichostomum d'Hedwig, dont elles se distinguent par les caractères suivans : péristome simple , à dents divisées jusqu'à la base en deux , trois ou quatre lanières étroites; coiffe plus courte que l'urne , en forme de mitre , finement déchiquetée à sa base; urne régulière, sans anneau, contenant des sporules lisses ou plus rarement hérissées. Les espèces de ce genre sont en général yivaces, formant des petites touffes

KAC

gazouneuses, el croissant dans les lieux sablonneux ou sur les rochers.

Leurs feuilles sont étroites , lancéolées, plissées longiludinalemeut avec une nervure médiane, et terminées par un poil denticulé et blanchâtre.

Parmi ces espèces nous citerons les suivantes : Racomitrium canescens, Brid., Bryol. univ., ou Trichostomum canescens , Hedw. , Musc. 3, pl. 5;.

R. heterostichum , Brid.; R. lanuginosum, R. fasciculare , etc. (a. b..)

* RACOONDA. mam. Nom donné dans le commerce de pellelerie aux dépouilles du Myopoiame. V ' . ce mot et Capbomys. (b.)

RACOPILUM. bot. crypt. {Mousses.) Genre établi par Palisot de Beauvoir, et offrant pour caractères : un péristome double, l'extérieur à seize dents lancéolées, l'intérieur prolongé en une membrane découpée en seize dents alternes, avec autant de cils; une coiffe glabre, campanulée „ ayant sa base ciliée et fendue latéralement. Des deux espèces rapportées à ce génie par Beau vois, l'une, Racopilum Auberti, a d'abord été placée par Bridel dans le genre Neckera sous le nom de N. Auberti, el maintenant il l'a réunie à son Pterigophyllum albicans ou Leskea albicans d'Hedwig. L'autre est le Racopi/um mnioides , Beauv., Mém. Soc. Linn.

Paris, 182a, pl. 9, fig. 6. C'est l'ffypnum tomentosum d'Hedwig , Musc.

4, pl. 19, que l'on a trouvée à Bourbon , en Afrique, dans le royaume d'Oware et Bénin , ,el à Saiut-Doiningue. (a.r.)

* RACOPLACA. bot. crypt. {Lichens.) Dans son Travail sur les Lichens des écorces exotiques, notre collaborateur Fée a établi sous ce nom un genre de Lichens qui , sejon le professeui Meyer , doit être transporté dans la famille des Champignons. Ce genre a le thalle adhérent, membraneux, très-lisse, divisé en segmens étroits et anastomosés, et portant des apothécies tuberculeux , épars, hémisphériques, homogènes à l'intérieur et d'un uoir luisant. Une

RAD

seule espèce compose ce genre , Rataplaça subtilissima , petite Plante parasité sur les feuilles des Anoncs, du Tkeobronia syLestris , etc. (a. n.)

RACOUBÉ. Racoubca. bot. vafà.

Le genre ainsi nommé par AubleL (Guian. , 1 , p. 589 , tab. 256 ) doit être réuni au genre Humalium. V. ce mot. (a. R )

RACOUEÏ. bot. phan. L'un des noms vulgaires de V Alopecurus arvtnsis. (b.)

RACQUET. ois. L'un des noms vulgaires du Caslagrieux , espèce de Grèbe. V. ce mot. (b.)

RACROCHEUSE. moll. Nom vulgaire et marchand du Ranella Crurnena, Lamk., appelée aussi Bourse.

* RADAKIVI. géol. r. Gbani-

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