‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 161 sur 274 · TONE · texte numérisé non relu

TONE

* RADDISIA. bot. phan. Genre de la famille des Hippocratéacées et 'de la Triandrie Monog.ynie , L., établi par Sclirank , d'après le botaniste brésilien Leandro Sacramente ( in Denksck. lïïunck. Acad., 7, p. a44 , tab. i?>), et ainsi caractérisé : calice à cinq sépales ; corolle rotacée quinquélicle; anneau en dehors des étamines et entourant l'ovaire ; trois examines à filets linéaires, à anthères biloculaires; ovaire plus long que les étamines, terminé par un style court; capsule Iriloculaire , à loges renfermant plusieurs graines presque globuleuses fixées à un axe central. Ce genre n'est , selon le professeur De Candolle , presque pas distinct de X Antkodon de Ruiz et Pavon. Il ne renferme qu'une seule espèce, Raddisia arborea , qui croît sur le rivage près de Rio de Janeiro. C'est un Arbre dont les feuilles sont elliptiques , aiguës , glabres , dentées en scie et portées sur de courts pétioles. Les fleurs sont axillaires , solitaires ou agrégées. (G..N.)

RADEMACHIA. bot. phan.

(Thunberg.) Syn. A'Artocarpus integrifolius . L . P . Jaquier . (g . .n . )

RAD 4ô<, * RADIA, bot. phan. V. Camp-

DÉRIE.

RADIAI LIE. bot. phan. (Lainarck, FI. Fr.)Syn. d' ylstraitlia. V. ce mot.

PlADIAIRES. zool. Lamarck, dans son Histoire des Animaux sans vertèbres, désigue sous ce nom la troisième classe qu'il forma dans ce mémorable traité. Cette classe suit celle des Polypes qui, pour nous, rentre dans le règne Psyclïodiaire. Ici l'animalité nous semble commencer dans toute l'étendue du mol, car une bouche distincte, des organes digestifs plus ou moins compliqués, des pores ou tubes pour aspirer l'eau et former un système circulatoire avec un système nerveux constituent le Radiairc. Ce nom, très-significatif, expi ime qu'une disposition rayonnante existe dans toutes les parties tant internes qu'externes de l'Animal qui, cependant, n'a encore ni tête, ni yeux , ni surtout de membres articulés. Ce sont des Animaux mous, nus, libres, vagabonds, généralement hémisphériques au moins au centre du corps, et qui perdent déjà sensiblement la faculté île régénérer leurs parties, quoique plusieurs des prolongemeus de ceux qui en ont se puissent , dit- on , reformer après l'amputation. Des ovaires commencent à constituer les organes reproducteurs; mais on n'y découvre point encore de sexe. L'organe digestif semble être surtout l'essence des Radiaires; il se compose d'un sac alimentaire, court à la vérité, mais augmenté sur les côtés par des appendices ou cœcums, souvent vasculaires et fort ramifiés. L'organe respiratoire le plus important de tous , après celui de la digestion, se montre par des pores extérieurs, pénétrant jusqu'au centre par des tubes qui sont déjà des espèces de trachées. Les Radiaires se tiennent en général dans une position renversée, c'est-à-dire que leur bouche centrale est toujours en dessous. Spix, naturaliste bavarois , a reconnu le premier des nerfs

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avec des ganglions dans l'un de ces Animaux ; ils sont très-visibles dans beaucoup d'autres, et nous aurions peine à comprendre comment ils échappèrent si long-temps aux naturalistes qui s'occupent d'analomie comparée , si nous ne réfléchissions que la plupart le font à Paris sur des sujets desséchés ou décomposés par une longue immersion dans une liqueur plus capable d'altérer que de conserver des êtres presque gélatineux ou du moins où domine la matière muqueuse. Tous les Radiaires sans exception sont aquatiques et même marins; nul ne présente eucore d'ébauche d'une ossature intérieure, mais plusieurs se revêtent déjà d'une enveloppe protectrice plus ou moins dure. De-là leur division en Mollasses et eu Echinodermes.

§ I Les Radiaires Mollasses ont le corps gélatineux ; une peau transparente et sans consistance; point a'organes rétractiles tubulaires externes; il n'y a point de parties dures à la bouche destinées à broyer la proie.

Ce sont les Radiaires les plus imparfaits. Ils sontsouvent tellement translucides qu'on a peine à les distinguer dans l'eau, et plusieurs jettent des lueurs phosphoriques pendant l'obscurité des nuits. V. Phosphorescence. Ils étaient des Mollusques pour Linné , ils sont les Acalèphes libres de Cuvier. Lamarck les subdivise de la manière suivante en deux familles.

f Radiaires anomaux.

* Bouches en nombre indéterminé.

Genre : Stéphanomie.

** Bouche unique et centrale.

a. Corps sans vessie aérienne connue.

Genres : Ceste, Callianire , BÉ-

ROE , NOCTILUQUE , LuCERN AIRE.

jî Corps offrant, soit une vessie aérienne, soit un cartilage central.

Genres : Physophore, Rhizophy-

LE , PhYSALIE , VELELLE, PoBPYTE.

'TTSAIHES.

RAD

* Une seule bouche au disque inférieur de l'ombrelle.

Genres : Eudore , Phorcyne , Ca-

RYliEE , EUQUORÉE , CaLLIRHOE ,

Orythie, Dianée.

** Plusieurs bouches au disque inférieur de l'ombrelle.

Genres : Ephyre, Obélie, Cassiopée , Aurélie , Céphée , Cyanée.

§ II. Les Radiaires echinodermes ont la peau opaque, coriace ou crustacée, le plus souvent tuberculeuse , épineuse même , et généralement percée de trous disposés par séries. On les divise en trois familles.

f Les Stellérides. Peau non irritable , ma is mobile ; corps déprimé , à angles ou lobes rayonnans et mobiles ; point d'anus.

Genres : Comatule , Euryale , Astérie.

ff Les Echinides. Peau intérieure, immobile et solide; corps non contractile , globuleux ou déprimé , sans ' lobes. rayonnans; anus distinct de la bouche.

Genres : Scutelle , Clypéastre,

FlEULAIRE, ECHINONÉF. , GaLERITE,

Ananchite , Spatangue , Cassidule, nucléolite , oursin, clda-

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