RAK
. lice ou périgonc est campanule, partage au sommet en six folioles oblon-
. gues et acuminées ; les étamines sont au nombre de six, à filets sélacés ,
! termines par des anthères simples.
I Dans les fleurs femelles, le périgone
i est resserré au-dessus de l'ovaire;
i celui-ci est infère , comprimé, muni
: Sur l'un de ses côtés d'une membrane saillante, surmonté de trois styles aussi longs que le calice et terminés
■ chacun par un stigmate obtus; le huit est une capsule presque ronde, garnie sur l'un de ses côtés d'une aile membraneuse , n'offrant intérieurement qu'une seule loge et une seule graine , par suite de l'avortemeut des autres loges et graines. Ce genre, voisin du Tarn/tus, se compose d'environ dix espèces qui sont pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale et des Antilles. Dans la Flore du Japon , ïhunberg en a décrit deux espèces de ce dernier pays. Quant à celles de l'Amérique du Nord mentionnées par Walter et Gmelin sous les noms de Rajania ovala et R. ca/oliniana , ce sont des Brunnkhia.
Les Rajania hastata , curdata et quinquefolia , L. , sont les espèces fondamentales puisqu'elles se rapportent au Jan-Raia de Plumier. Ces Plantes ont des racines tubéreuses, grosses, charnues, garnies de fibres simples, tortueuses ; leurs tiges sont grêles, grimpantes à gauche, pourvues de feuilles alternes, glabres, simples ou composées , et de formes di v c i s es s u i va n 1 1 es espèces. Les fleurs sont petites , verdàtres , disposées en grappes axillaires et pendantes.
*RAK. bot. ni an . V. An.uc. C'est aussi le (.'issus arburea de Forskahl doul le fruit est le Raka de Bruce , rapporté maintenant au Salvadora persica. V. Salvadore. (b.)
* RAKEA. m s m. V. Ecureuil de Ceylan.
* RAKED. pois. Syn. d'Insidiateur. Espèce de Cotte du sous-genre Platycéplialc. V. Cotte. (b.)
RALE. Ralltis. ois. (Linné.) Genre de la seconde famille de l'ordre des Gralles. Caractères : bec plus long que la tête, droit ou médiocrement arqué, comprimé à sa base, cylindrique vers la pointe; mandibule supérieure sillonnée; narines fendues loDgiludiualement de chaque côté du bectt dans le sillon, percées d'outre en outre quoique fermées à moitié par une membrane ; pieds longs , assez .robustes , et nus jusqit'un peu au-dessus du genou; quatre doigts ; trois en avant , divisés ; un en arrière, articulé sur le tarse; ailes médiocres, arrondies; la première rémige plus courte que les deuxième , troisième et quatrième qui sont les plus longues, Lo genre Râle , tel qu'il est maintenant restreint, se compose d'Oiseaux que l'on peut regarder comme les plus aquatiques de tout l'ordre , car ds n'hésitent point dans un danger pressant ou même pour satisfaire quelque caprice , de s'abandonner au hasard des eaux et d'e traverser à la nage, souvent même en plongeant , les ruisseaux qu'oseraient franchir bien peu d'autres Gralles.
Ils ne sont pas moins aptes à la course , et cet exercice leur eat même plus habituel encore que celui du vol auquel ils se livrent rarement, quoique , cependant , la faculté de se percher sur des buissons ne leur ait pas été refusée. Les Râles sont d'un naturel solitaire et même un peu sauvage; leur approche est fort difficile. Ils se nourrissent de jeunes Plantes aquatiques et de graiues , tout aussi bien que d'Insectes, de Vers et de Mollusques; ils sont constans dans leurs gîtes que d'ordinaire ils se choisissent au milieu des Joncs et des Roseaux , car on les y voit toujours revenir par le seul chemin qu'ils se sont frayé. C'est sur les rives les plus touffues et au milieu des Herbes que les Râles établissent leur nid; ils le construisent au moyen de brins entrelacés , et le garnissent intérieurement de duvet. La ponte consiste en six ou dix œufs jaunâtres, tachetés de brun rougeâlre. On a
trouvé des Râles partout, et leur nom a été pris du chant assez singulier que font-entendre la plupart des espèces.
Râle de Barbarie , Rallus Barbaricus, Lath. Parties supérieures brunes; ailes tachetées de blanc; croupion rayé de noir et de blanc; poitrine et abdomen d'un brun jaunâtre; le reste des parties inférieures blanc; bec noir; pieds bruns. Taille , neuf pouces.
Rale a bec ridé , Rallus Ritirhynchos , Yieill. Parties supérieures brunes ; dessus et côtés de la têle d'un brun noirâtre; occiput et dessus du cou d'un brun clair; rémiges et rectrices noirâtres; gorge mélangée de brun et de blaucbàtie; devant du cou , poitrine et flancs d'un brun bleuâtre; une bandelette blanche depuis le bas du cou jusqu'à celui du ventre ; tectricessubcaudales , jambes et côtés du croupion noirâtres, avec l'extrémité des plumes d'un brun roussâtre; jambes rouges, avec le derrière noir; bec. long, noirâtre, ridé à sa base. Taille, onze pouces neuf lignes. Amérique méridionale.
Rale bruyant , Rallus crépitons, Lath. Parties supérieures noires , Striées de brunâtre; sourcils et gorge d'un blanc brunâtre ; tectrices alaises d'un marron clair; rémiges noirâtres; devant du cou, poitrine et haut du ventre d'un brun rougeâtre; flancs, abdomen et tectrices subcaudales noirs, rayés de blanc; bec long, d'un brun rougeâtre; pieds noirs. Taille , treize .pouces. Les jeunes ont les parties supérieures d'un brun olivâtre, rayées de gris bleuâtre ; la gorge blanche et la poitrine cendrée. De l'Amérique septentrionale.
Rale cendré a queue noire , Rallus tailiensis , Lath. Parties supérieures d'un brun rouge foncé ; rémiges noirâtres, bordées de blanc; tête , parties inférieures et rectrices d'un gris cendré obscur; gorge cendrée ; bec noir ; pieds jaunes. Taille , cinq pouces six lignes.
Rale o'eau , Rallus aqua/ici/s , L. ; Scu/opa.x ubscura, Gmcl. , ButF. , pl.
enlum. 749. Parties supérieures d'un roux brunâtre, avec le milieu des plumes noir; côtés de la tête , cou , poitrine et ventre d'un gris bleuâtre; gorge blanchâtre ; flancs noirs , rayés de blanc; tectrices subcaudales blanches; bec rouge, avec l'arête et la pointe brunâtres ; pieds rougeâtres ; iris orangé. Taille , neuf pouces trois lignes. Les jeunes ont le milieu du ventre d'un brun roussâtre; l'abdomen d'un cendré noirâtre; point de raies blanches aux flancs. En Europe.
Rale a face noire, Rallus mêlanops , Vieil!. Parties supérieures d'un brun roussâtre: tête, cou et gorge d'un gris bleuâtre; front et trait oculaire noirs; tectrices alaires variées de roux et de brun ; rectrices noirâtres, l'externe lermincedeblanc; rémiges d'un noir bleuâtre en dessous ; poitrine et abdomen d'un blanc roussâtre; bec vert; pieds d'un brun verdâtre. Taille, neuf pouces. Amérique méridionale.
Rale a gorge et poitrine rougeâtre , Rallus ferrugineus , Lath.
Parties supérieures noirâtres; trait oculaire blancbâtre; cou et poitrine rougeâtres ; le reste ces parties inférieures cendré ; flancs rayés de blanc; bec noir ; pieds jaunes. Taille , huit pouces.
Rale a long bec, Rallus longirostris , Lath. , Buff. , pl. enlum. 84g. Parties supérieures variées de gris et de noirâtre; rémiges et rectrices brunâtres; gorge , devant du cou et abdomen d'un gris blanchâtre,- poitrine, ventre et flancs gris , rayés de noir; bec rougeâlrc; pieds verdâtres. Taille , dix à onze pouces. Amérique méridionale.
Rale de Mudhen, Rallus Virginianus , L. ; Rallus limicola , Yieill. Parties supérieures mélangées de roussâtre et de noirâtre ; tectrices alaires d'un rouge brunâtre; parties inférieures d'un brun orangé; flancs et abdomen rayés de noir et de blanc ; bec noirâtre; mandibule inférieure rouge à la base ; pieds rougeâtres.
Taille, huit pouces La femelle a la
têlc noirâtre, avec les joues cendrées, le baul de la gorge blanc , et les parties inférieures d'un brun jaunâtre.
Amérique boréale. C'est par erreur que cette espèce a été placée (T. "VII, p. i 07) parmi les Gallinules.
RalE NOIRATRE , liai lus nigrreans, Vieill. Parties supérieures d'un brun verdàti e ; fi ont , côtés de la tête , cou , poitrine et (laucs d'un gris ardoisé foncé; ailes noirâtres; gorge blanchâtre ; tectrices caudales supérieures, ventre, jambes et rcclrices noires; bec vert; pieds rouges. Taille, onze pouces. Amérique méridionale.
Râle de la Nouvelle-Zélande , Il al h, \ auslralis. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes d'un gris roussâlre; joues cl gorge cendrées; trait oculaire gris,; rémiges brunes, rayées fie ferrugineux sur les bords; tectrices subcaudales brunes ; lectrices brunes , frangées de gris roux ; première rémige accompagnée d'une très-longue épine droite et pointue; bec et pieds d'un bruu rougeâtre. Tau! ■ , seize pouces.
RALE HAYE A ilEC NOIR ET PIEDS
houges , llallus capensis , La th. Parties supérieures et baut tic la poiirine d'un brun ferrugineux; rémiges , rcclrices latérales , bas de la poitrine, ventre et cuisses ondulées de noir et de blanc; bec noir; pieds rouges.
Taille, neuf pouces. Afrique méridionale.
Rale tacheté , Rallus varicgalus, Lath., Buff. , pl. enluin. 775. Parties supérieures variées de blanc et de noir; tectrices alaires variées de brun roussâtre , de noir et de blanc ; rémiges noirâtres; lectrices noirâtres frangées de blanc; gorge blanche; parties inférieures tachetées irrégulièrement de blanc et de noir; l>ec long , jaunâtre , avec la base de la mandibule inférieur»1 rouge; pieds . jaunâtres. Taille , onze pouces. Cayenne.
R aleTiklinukun , Ralluofascuê , Lath., Buff., pl. enlum. '77"). Parties supérieures d'un brun sombre qui se nuance de gris vers les parties
RAM 4f.7 inférieures; poitrine et haut du ventre nuancés de rougeâtre; tectrices subcaudales rayées de noir et de blanc ; bec brun ; pieds jaunes. Taille , sept pouces. De l'Archipel des Indes.
HaleYpecaiia , Rallus Ypecalia , Vieill. Parties supérieures d'un brun verdâtre; dessus et côtés de la tête d'un gris bleuâtre ; les deux tiers supérieurs du cou roussâtres , avec une ligne qui descend depuis l'oreille jusqu'à la naissance de l'aile; rémiges rougeâtres, terminées de brun verdâtre; croupion, tectrices caudales et l ectrices noires ; gorge blanchâtre ; baut de la poitrine grisâtre; ventre et jambes d'un grisobscur; bec orangé , avec la pointe verte; pieds rouges. Amérique méridionale.
V . pour les autres espèces qui ont élé transportées dans le genre Galliuule, ce dernier mot. (dr..z)
* RAMAK. pois. Espèce du genre Spare. (u.)
RAM ALI NE. Ramalina. bot.
ckyi'T. (Lichens.) S'il doit exister plusieurs genres parmi ceux qu'on a si souvent, comme par caprice , réunis aux l'arinélies , ou séparés de cette grande coupe de Lichens , le genre Ramalina nous parait être l'un de ceux qu'il est le plus convenable de conserver. Il rentre dans les Physcies pour De Candollc; Meyer l'absorbe ; sur les traces de Link et de Fries, nous le conservons, etIJelise, dont le sentiment fait autorité silices matières, se joint à nous pour lui reconnaître les caractères suivans :
thalle Cartilagineux en expansions comprimées , communément lacupeux , homoderme, s'il est permis de transporter chez les Lichens une expression d'erpétologie qui signifierait que le dessus et le dessous des expansions sont en tout semblables sans qu'une page y soit unie et l'autre tomenteuse ou de couleur différente. Réceptacle universel , un peu solide , d'une consistance un peu cotonneuse et blanchâtre à l'intérieur. Rameaux lacunes , souvent
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garnis de sporidies ou pulvinules farineux; apolhécies scutelliformes , un peu épaisses, planes, submarginées, ayant la marge de même nature et couleur que la lame proligère, portées sur de très courts pédoncules. Les Ramalines , qui affectent les formes de petits Fucus, plutôt que celles d'Arbustes, sont toutes d'un vert glauque pâle particulier, qui règne uniformément sur toutes leurs parties , même sur la lame proligère. Elles croissent sur les branchages morts, les écorces profondément raboteuses des grands Arbres, les vieilles planches et les rochers.
Elles sont, dans ces divers sites, alternativement exposées à l'humidité des pluies qui les ramollit , ou à l'ardeur du soleil qui les rend dures et cassantes, sans que leur organisation en paraisse souffrir. Toutes sont glabres et polymorphes , de sorte que les espèces n'en sont pas faciles à déterminer. Les zones glaciale , tempérée et torride en produisent indifféremment dans les deux mondes. Nous eu possédons plus de vingt espèces , fort distinctes , sans compter les variétés , dans notre collection cryptogamique , entre lesquelles on peut citer : le Ramalina scopulorum , Ach. , remarquable par sa prodigieuse polymorphie , et qui croît sur les rochers maritimes de nos côtes, particulièrement aux îles Chausé , à Saint-Malo , au Finistère, ainsi qu'à Belle-Ile en mer. Certains individus atteignent à dix pouces de longueur , et pendent aplatis en lanières lacuneuses , tandis que d'autres s'élèvent en petites touffes comme des aleines , noires par leur base , ou en arbustes terminés par d'innombrables ramifications. — Le Ramalina fraxinea , qui s'étend en lanières rugueuses, souvent larges d'un pouce et demi, longues d'un pied , et qu'on trouve communément en divers Etats , sur les grands Arbres qui bordent les chemins et les avenues. — Le Ramalina maciformis de la Flore d'Egypte ou De- Iilea fait graver cette singulière espèce recueillie sur les rochers des monts
RAM
dont leSinaï forme le couronnement.
Nous regardons comme identiques ou du moins fort voisins, des échantillons que nous avons recueillis en Flandre, sur de vieux murs et des entourages de planches. — Le Ramalina Lafayetii, N. , à expansions filiformes, très-élégantes, et que nous avons trouvé cioissant sur des rameaux d'Arbustes dans un paquet de Cryptogames que, durant sou mémorable et triomphal voyage eu Amérique , le héros de la liberté daigna nous adresser de la Nouvelle-Orléans; Cette espèce se rapproche du spiralis.
— Le Ramalina roccelliformis , N., du Pérou , dont nous retrouvons quelques fragmens dans les récoltes cryptogamiques de Durville , et qu'on serait tenté de prendre, au premier coup-d'œil, pour une Roccelle , si l'on n'en avait la fructification sous les yeux. — Le Ramalina usneoides , N. , qu'on cioiraitêtre quelqueéchanlillon très-grêle de Y Usnea flurida dépouillé de ses aspérités, qui surpasse encore en finesse le R. Lafayelii, et que nous avons découvrit sur les rameaux des Arbustes appelés Ambavilles , au Bras du Tour, dans l'île de Mascareigue, vers six cents toises au-dessus du niveau de la nier.
La même île nous eu a fourni une autre très- voisine du Lichen ciliaris de Linné qui appartient encore , avec le farinaceus de ce grand naturaliste, au génie dont il vient d'être parlé. L'île de Sainte- Hélène en produit une espèce sur les Gommiers que nous avons également reçus du Sénégal avec deux autres. La Nouvelle-Hollande et Buenos-Ayres ont les leurs. (b.)
* RAMANGIS. bot. phan. Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des îles australes d'Afrique , tab.
69 ) a désigné sous ce nom une Orchidée de l'Ile-de-France qui , suivant la nomenclature linnéenne, doit être nommée Angrœcum ramosum.
RAMARIE. Ramaria. bot. ckyi't.
Bosc dit que c'est un genre formé
RAM
aux dépens des Clavaires el qui n'a pas été adopté par les botanistes. (b.)
RAMART. pois. L'un des noms vulgaires du Chimcra arclica. V. Cni-