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long , assez dur , très-pointu , cl avec des dentelures d'avant en arrière est une arme fort dangereuse quand l'Animal, pour s'en servir, fouette de sa queue qui produit une grawde force de projection, et contribue à porter plus profondément l'aiguillon dans les chairs. C'est par ce mécanisme que les Raies, dont il est question , tuent leur proie quand elle veut fuir et qu'elles ne peuvent s'en assurer autrement. L'espèce la plus répandue , et qui forme le type du sous-genre Mourine , est l'Aigle de mer, appelé aussi par les pêcheurs selon les pays , Rattc-Pcnade ou Bœuf, Raja Aquila, L., Gmcl. loc.
cit., Eneycl. Pois., pl. 4, fig. i0,' qui se trouve dans la Méditerranée el dit-on, dans l'Océan de toutes les
fiarties du globe. Biainville y ajoute es sletobatus obtusus ,Jlagellum lobalus , sinensis , Nicholii , Jilicaudalus, hastatus , ocellatus , Narinari et J-'orsterii.
ttttttt CÉrHALOPTÈRE , Cepha-
loplera , qui répondent aux Dicérohates ou Raies cornues de Biainville.
Les espèces de ce sous-genre, qui deviennent les plus grandes et qui paraissent n'avoir pas été connues des anciens, ont la queue grêle l'aiguillon el quelques caractères des Mourines ou des l'astenagues , mais leurs dents sont plus menues encore que les dents de ces dernières , outre qu'elles sont finement dentelées.
Leur tète est tronquée en avant, et les pectorales , au lieu d'embrasser prolongent chacune leur extrémité an:érieure en pointe saillante , ce qui donne au Poisson l'air d'avoir deux cornes. On en pêche une espèce énorme dans la Méditerranée , le Cep/ia/optera Giorna, Risso, Nie T. ni, p. 162, pl. â, fig. 10'; Raie Lriorna , Lacép , tab. 5, pl. 20, fi". 5 (mauvaise). Son corps est épais, un peu bombé, transversalement elliptique , lisse, d'un bleu indigo, à reflets glauques et violets ou brunâtre en dessus, d'un blanc mat en dessous; les yeux, que Risso a représentés couleur de feu, ont leur iris
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d'un bleu argenté. Les autres espèces sont la Ccphaloptera Masscna du même iclilliyologiste , et le Molubçlar de Duhamel, qui dit que l'individu observe par lui avait dix pieds de long et pesait six cents livres. On rapporte encore à ce sous-genre, mais comme espèces douteuses , les Raja Fabroniana, Banksiana ,fimbri.ala et brevicaudata. Le professeur américain Mitchill a ajouté une espèce des mers des Etats-Unis au genre Géphaloptèrc.
Rafinesque , dans son Indice d'icthioiogia siciliana, a formé encore parmi les Raies les genres Dipturus du Raja Bâtis, Apteruvus de la Fabronienne, Dasyatis de la Paslenague commune, Mabula, Cephaleutherus et Uro.vis. Ces genres, qui sont des doubles emplois ou imparfaitement caractérisés , ne sauraient être admis.
* RAIE D'ARGENT, pois. (Lacépède.) V. Melet à l'art. Clupe.
* RAIEDES. pois. Risso, dans son Histoire naturelle de Nice , T. ni; p. 100, propose sous ce nom l'établissement d'une famille troisième parmi les Poissons chondroptérygieus , pour y comprendre les Raies qu'il sépare ainsi des Squales, avec lesquels elles étaient réunies par les ichthiologistes pour former la l'amille des Sélaciens. Cette innovation ne paraît pas devoir être adoptée, (s.)
R/VlETONS. pois. Sur certaines côtes on nomme ainsi les petites Raies bouclées. (B)
RAIFORT. Raphanus. hot. phan.
Ce genre de la famille des Crucifères et de la ïélradynamiesiliqueuse , L., est ainsi caractérisé : calice dressé dont deux des sépales sont légèrement bossus à la base ; pétales onguiculés , le limbe obovale ou obcordiforme; étamines ayaut les filets libres et non dentelés; silique cyliudrique , acuminée par le style , coriace ou subéreuse , biloculaire ou uniloculaire par l'avortement de la cloison, tantôt continue, tantôt etvan-
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glée par des isthmes ; graines globuleuses , pendantes , placées sur une seule ligne ; cotylédons épais et condupliqués. Le professeur De Candolle {System. Veget. 2, p. 66j ) a partagé ce genre en deux sections :
la première qu'il a nommée Rapha— nis , est caractérisée par la silique fongueuse biloculaire , offrant rarement des élranglemens transverses.
Celte section ne renferme que deux espèces bien distinctes, savoir : i° R. sativus , L. ; 20 fi. caudatus , L. La seconde , à laquelle il a donné le nom de Rapliaiûslrum , a la silique coriace uniloculaire après la maturité , et offrant ordinairement des étranglemens très-prononcés qui la font paraître moniliforme ; quatre espèces composent cette section , parmi lesquelles nous signalerons le R. Raphanislrum.
Le type de la première section est le Raifort cultivé , Raphanus sativus , L. Celte Plante est originaire de l'Asie occidentale, de la Chine et du Japon , où, selon Thuuberg , elle croît naturellement sur le bord des chemins. On la cultive en Europe dans les jardius potagers, à cause de sa racine vulgairement nommée Radis , dont on connaît un grand nombre de variétés plus ou moins estimées selon leur saveur qui est en général piquante et qui excilel'appélit.
Dans quelques-unes de ces variétés les racines sont oblongues ou fusiformes , d'autres sont arrondies; leur couleur varie aussi du blanc au rose vif. Les Radis sont munis, au collet de la racine , de deux lambeaux de i'épiderme, qui ont été mal à propos considérés comme une coléorhize. F.
ce mot. Une variété du Raphanus sativus , qui pourrait peul-êlrc passer pour une espèce, est le Raifort oléifère, dont les siliques sont longues et contiennent un plus grand nombre de graines que les autres variétés; mais' la racine de cette Plante est , par une sorte de compensation , très-grêlé et à peine charnue. On trouve donc dans cette Plante un exemple frappant de cetlc'loi générale parmi les
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Crucifères , que les variétés munies d'une racine grosse et charnue n'ont qu'un petit nombre de graines , et réciproquement que celles qui ont un grand nombre de graines ont de très-petiles racines ; d'où il suit que les premières sont cultivées à cause de leurs racines comestibles , et les autres à cause de leurs graines oléagineuses. La racine nommée vulgairement Radis noir Raifort des Parisiens , gros Raifort , appartient encore à une variété du Itap/ianiis satiuus ; elle est fort remarquable par ses grandes dimensions , la couleur noire de son écorce , et sa saveur extrêmement piquante. Celte racine possède des propriétés antiscorbutiques , à peu près au même degré que celles du Cochlearia armoracia, qui a reçu le nom de Raifort sauvage. V. Cochlearia.
La section Raphanistrum a été ainsi nommée, parce que le Raphanus Rapkanistrum, L., en est la principale espèce. Cette Plante , vulgairement nommée Radis sauvage et Ravonnet , infeste les moissons ; mais elle n'v produit pas d'autres dommages que de pomper inutilement les sucs nourriciers du sol, ses graines tombant ordinairement avant la récolte des Céréales. Cependant elle est quelquefois si abondante qu'on dirait, au printemps , que les champs en ont été semés artificiellement. Il y en a plusiems variétés, les unes à fleurs d'un blanc sale , striées de lignes noires , les autres à fleurs jnunes. Celles à fleurs jaunes ressemblent à la Moutarde des champs ( Sinapis arvensis , L. ) ; on les distingue par leurs fleurs plus grandes, à calice dressé , et par les fruits entièrement différens. Quelques auteurs ont voulu élever la section du Rapliariistrum au rang de genre , comme Tournefort l'avait primitivement établi ; mais ces auteurs n'ont fait qu'introduire un peu de confusion «le plus dans le genre Raphanus , en créant inutilement de nouveaux noms. Ainsi le Dondisia et YOrrnycarpus de Necker , le Durandea de
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Delarbrc sont synonymes de Rapkanus Rapkanistrum.
Un grand nombre d'espèces placées par les auteurs parmi les Raiforts , en ont été extraites , .soit pour être plus convenablement réunies à d'anciens genres , soit pour en former de nouveaux ; ainsi les Rap/ianus recurvatus , Delile ; R. lyratus , Forsk. ; if?, pterocarpus , Pcrs. , forment le genre Enarthocarpus. Le R. lœ\igalus de Marschal-Bieberslein est le type du genre Goldbackia. Les Rapkanus leneltus , strictus , sibiricus , iècricus , etc., constituent le genre C/wrispora. Quant aux Plantes mal à propos rapportées aux Rap/ianus par divers auteurs, elles sont tiop nombreuses pour que nous puissions indiquer ici les genres auxquels elles appartiennent légitimement. (g..n.)
RAI-GRASS. bot. fhan. Syn. de Loliiim perenne. V. Ivraie. (b.)
RAIIS. pois. Même chose que Mylètes. V. ce motet Saumon. (b.)
* RAILLE, ois. L'un des noms vulgaires de la Rousserolle. (b.)
RAINE ou RAINETTE. Hyla.
rept. batr. Ce genre, très-naturel et composé des Batraciens dont les formes et les couleurs sont généralement les plus élégantes, fut séparé des Grenouilles {Ra/ia, L.) par Laurenti, et il a été adopté par tous les crpétologistes. Ses caractères consistent dans la longueur plus considérable que chez tous les autres Anoures des pâtes postérieures, et surtout par les pelottes ou disques visqueux qui se voient sous les doigts élargis , et qui facilitent aux Rainettes les moyens de se cramponner aux corps et de grimper aux arbres sur lesquels on les trouve ordinairement. Aussi peut-on les considérer plutôt comme des Reptiles de l'air , où les Rainettes poursuivent les Insectes pour s'en nourir, que comme des Reptiles aquatiques.
Cependant elles viennent déposer leurs œufs dans l'eau où s'opèrent toutes leurs métamorphoses. Elles s'y enfoncent aussi, et pénètrent par-des-
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sous la vase ufi.ii d'y passer la saison rigoureuse. On les voil aux beaux jours, blotties sur le branchage ou courant à travei s les gazons , se plaire au soleil. Les mâles ont soib la gorge une poche qui se gonfle quand ils crient ( oui', appeler leurs femelles.
Leur cri, plus doux que celui des Grenouilles , s'enlend pourtant fort loin j il consiste dans la répétition des«sy llabes carac- caruc-carac , qu'on entend dans les soirées descendre pour ainsi dire de la cime des bois.
Agiles , souples, svelies , elles sautillent de feuilles en feuilles, ou, se collant par leurs pelotleo visqueuses, y atlendenl le Moucheron et le Papillon dont elles se nourrissent, pendant des heures entières, sans que le vmt, qui agile leur support, les puisse faiie tomber, et sans que leur couleur les trahisse. Elles mangent aussi des larves, des Vers et de petits Lombrics. Il paraît que c'est vers la troisième année que les Rainettes mâles , demeurées muelics jusqu'à cet âge, jouissent de la faculté de se reproduire. Il faut deux mois au plus aux Têtards pour atteindre au terme de leurs métamorphoses Les petits ne sont plus sujets, durant le reste de leur accroissement, qu'à des mues, et l'on a observé qu'ils avalaient chaque fois leur peau apiès en avoir changé.
On voit certaines personnes élever des Rainettes dans des bocaux aux deux tiers pleins d'eau , avec une petite échelle où l'Animal monte et descend , s'exoude ou s'enfonce selon qu'il doit faire beau ou mauvais temps. Ce genre de baromètre n'est guère plus exact que celui qu'on fait avec les Tritons ou Salamandres aquatiques. Ces Animaux faibles et sans défense, les plus petits des Batraciens , ont principalement pour ennemis les Oiseaux de proie et les Couleuvres. Lalreille eu avait mentionné dix-huit espèces ; Daudin en a augmenté le nombre dans une fort belle Monographie. Kulh, naturaliste hollandais, dit en avoir découvert récemment huit autres à Java.
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Nous en citerons ici plusieurs, les unes comme étant les plus connues , les autres parce qu'elles ne le sont pas du tout, et qu'il devenait nécessaire d'ajouter encore ces espèces nouvelles au Catalogue des productions naturelles.
Rainette nu Lesueuh , I£y la Lcsueurii,NA F. planch. de ce Diction.) C'est à Desmarest , qui avait reçu celte élégante espèce de la Havane , que nous en devons la connaissance; elle a été peinte ici fort exactement , et celte figure devient d'autant plus précieuse aujourd'hui que l'original ayant été totalement dégradé dans le bocal où il se trouvait enfermé , aucune collection n'en possède d'autre.
Sa tète déprimée longitudinalement dans le milieu , est de la même couleur grise veineuse que tout le reste des parties supérieures. Elle est arrondie et assez large; le corps , qui y fait suite, va en s'amincissant régulièrement jusqu'à son extrémité qui es1 fort étroite', et la longueur totale des deux parties est de deux pouces et demi environ ; le dos est barriolé par de grosses ligues noirâtres anastomosées qui interceptent quelques taches irrégulières de la couleur du fond qui domine sur les flancs où sont encore de petites marques noires allongées verticalement. Les cuisses et les jambes ont des zébrures de la même couleur; ses doigts sont successivement élargis, ou plutô! les pelottes y sont fort considérables; le dessous îles cuisses est rose; le dessous du ventre est blanchâtre, comme légèrement rugueux; les doigts dus mains sont dépourvus de -membranes quelconques , les trois extérieurs tics pieds sont au contraire réunis par une membrane qui s étend jusqu'à la première phalange.
RMNiiTTE de Gaimard, Rana Gaimardii , Nob. ( f. planches de ce Dictionnaire). La plus grande de celles qui nous sont counués. L>e tronc, joint à la tète, a environ quatre ponces de longueur. Cette dernière partie est comme triangulaire , mais obtusce aux angles, tandis que
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I le corps s'amincit régulièrement en coin vers l'anus ; les veux sont trèssaillans; tous les doigts où la pelotle est très-prononcée sont unis par des membranes. La couleur dominante des parties supérieures est d'un brun clair qui pâlit encore dans la liqueur, avec des fascies transversales plus foncées , et qui s'étendent jusque sur les membres; une ligne longitudinale noirâtre qui commence entre les deux narines, à la pointe du museau , règne jusque vers le milieu du dos , ou la dilatation des zones lombaires la continue eu brunâtre. L'extrémité de la partie postérieure et des jarrets est couleur de puce, et cette coloration produit, quand la Rainette est accroupie, prèle à sauter, trois taches terminales coupées en droite ligne. Cette espèce a été prise parGaimard , à qui nous l'avons dédiée , aux environs de Rio-Janeiro; c'est le Hyla fulva du Voyage de l'Uranie, p. 18a. Elle est voisine de celle que Laurcnti appelait Rana maxima , et dont on trouve une mauvaise figure dans l'Encyclopédie, pl. 5, fig. 1 , sous le nom île Pate-d'Oie, Rana palmata. Séba l'avait également figurée comme de la Caroline, T. i , pl. 72 , fig. 5. Celte Rainette, de Laurcnti, de Bônnaterre et de Séba , est encore plus grande que la notre; sa tête est plus arrondie, et ses fascies, disposées deux par deux , sont obliques, de diverses couleurs.
Rainette de Quoy , Hyla Quoyi , N. {V. pl. de ce Dictionn.) Découverte par les naturalistes de l'Uranie aux mêmes lieux que la précédente , celle-ci rentre dans les proportions ordinaires de nos Rainettes, mais elle est bien plus allongée ; la tête est antérieurement arrondie; les doigts des mains sont dépourvus de membranes; les cinq doigts des pieds sont au Contraire unis. Toutes les parties, supérieures- son! t d'un beau vert jaunâtre foncé sans zébrures ni tacbes:
deux lignes longitudinales et latérales noirâtre^, ondulcuscs ou du moins qui ne sont pas exactement
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droites, mais qui sont symétriques, régnant depuis chaque œil jusque vers l'anus, distinguent des deux côtés les flancs de la région dorsale.
Une marque jaunâtre indiquela place du tympan.
Rainette a flancs rayes , Rana lateralis , Bosc , Catesby , Carol. T. 11, pl. 71. Confondue par Laurcnti et par le compilateur G-melin avec la suivante. Celte espèce, qui est de l'Amérique septeDlrionale , forme le .
passage à celle que nous venons de dédier à Quoy- Elle est pourtant d'un verl moins foncé, et les lignes latérales qui distinguent le dos du liane sont plus ou moins jaunes au lieu d'être noires. La Rainette que Morin de Baizé. avait vue a Surinam , et que Oâtldin rapportait à celle dont il est question , devait plutôt appartenir à notre Hyla Quoyi qui n'était pas connue alors , et qui est la Rainette verte de l'Amérique du sud , tandis que la lateralis est celle de l'Amérique septentrionale. Bosc, qui l'a observée à la Caroline, et distinguée, rapporte qu'on la trouve ordinairement attachée au-dessous des feuilles à l'envers, pour se cacher et s'y mettre à l'abri des Oiseaux et des Serpens qui eu sont fort friands. On en trouve quelquefois qui sont réunies en troupes si nombreuses que \v.\.w tc/tit-lchittc/iit répété sans cesse se fait distinguer à des lieues de dislance, et qu'on ne peut s'entendre parler à travers ce bruyant concert. S'éloignanl peu des inares, tous les roseaux en sont parfois couverts , et plusieurs servent d'asile à des douzaines entières. Ou appelle aux Etats-Unis ces jolies bêtes des Grillons de savane, surtout dans leur jeunesse parce que leur cri , encore m il articulé , rappelle celui des Grillons de nos campagnes.
On les voit rarement pendant le jour, mais c'est dans la nuit qu'elles sautent à de très-grandes distances, à plus de deux toises , selon Catesby, pour attraper les Insectes volans. ' Ceux qui sont phôsphofiques et que trahit leur lumière deviennent ordinairement sa proie.
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La Rainette verte ou commune, L. , Gmel., Syst. nat., xm, T. i, p.
io54; Encyclop. , pl. 4, fig. 5; d'après Roësel , Ran. nostr. , tab. 9-11 ; Ranunculus viridis des anciens naturalistes. Cette charmante espèce, Hyla commuais , N. ; Rana arborea, est trop connue pour qu'il soit nécessaire de la décrire. Qui n'a admiré la fraîcheur et l'éclat suave du vert dont se parent toutes les parties supérieures de son corps , teinte qui fait une opposition si douce au blanc laiteux ou jaunâtre des parties inférieures! On en a regardé comme des variétés, diverses Raines distinguées par certains auteurs , et dont plusieurs pourraient bieu en être très-différentes. Quant aux espèces exotiques qu'y joint Gmelin , on ne saurait admettre de tels rapprocheniens. On trouve les Rainettes vertes dans toute l'Europe, l'Angleterre exceptée , du moins n'en a-t-on encore jamais trouvé dans l'empire britannique.
Parmi le reste des Rainettes , se trouve celle que l'on appelle vulgairement Grenouille a tapires , Hy~ la-tinctoria de Daudin , que Lacépède, d'après Buffon , dit être employée, dans l'Amérique méridionale , à teindre les Perroquets. Pour faire cette opération , les naturels arracheraient les plumes vertes aux Oiseaux encore jeunes , qui repousseraient rouges lorsqu'on aurait frotté la peau déchirée du Perroquet avec lé sang de la Rainette écrasée. Il est impossible d'ajouter foi à de tejs tjontes bien dignes que Pline les eut recueillis , s'ils eussent été en vogue de son temps. (B )
* RAINGER. mam. V. Renne au mot Cerf.
RAIPONCE, bot. phan. Espèce du genre Campanule dont on a mal à propos étendu le nom au genre Phyteume. V. Phyteume. (b.)
* RAISEAU NOIR. rept. ofh.
Espèce du genre Couleuvre. V. ce mot. (B,)
RAISIN, bot. Le fruit de la Vigne.
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V. ce mot. On a étendu ce nom à plusieursaulres Végétaux , qui pourtant ne portent pas de Raisins , et on a improprement appelé :
Raisin d'Amérique , le Phytolacca decandra.
Raisin d'Autriche , le V'uis laciniosa.
Raisin barbu , la Cuscute qu'on voit se développer quelquefois sur les Raisins.
Raisin de Bois ou de Bruyère, le Myrtile.
Raisin de Chèvre , le Rhamnus calharlicus , L.
Raisin de Corneille, XEmpctrum nigrum , L.
Raisin coudre, le Coccoloba nivea, Jacq.
Raisin impérial ou du Tropique , le Sargassum Sargasse» , N ; Fucus acinarius , Lamx.
Raisin de Loup, le Solanum niguun , L.
Raisin de mer , une Hololurie , les œufs de Seiches et autres Mollusques , l 'Ephedra distachia , les Sargasses flottantes , etc.
Raisin d'Ours , VArbulus Uva Ursi , L.
Raisin de Renard , le Paris quadtifolia , L. , et le Vitis vulpina.
Raisin de Seiche , les œufs de Seiches.
Raisin des Tropiques. F. Raisin impérial et de Mer, etc. , etc. (b.)
RAISINET. bot. phan. La variété de Raisins hâtifs appelée aussi vulgairement Raisiu de la Madeleine. V.
Vigne. ' (b.)
RAISINIER. bot. phan. V. Coccoloba.
RAJANIE. Rajania. bot. phan.
Plumier est le fondateur de ce genre qui appartient à la famille des Asparagées , et à la Diœcie Hexandrie , L. En le consacrant à la mémoire de Jean Rai, botaniste éminent du dixseptième siècle, il lui avait donné le nom de Jan-Raia , que Linné modifia convenablement en celui de Rajania- Voici ses caractères essentiels :
fleurs dioïques. Dans les i»âles, le ca-