‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 173 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

RAP 46f> RAPAT, bot. PHAN. Le Cortex consulidans ou Caju-Iiapatàa Rumph (Herb. yltnboin., vol. 5, p. 3o, tab. 19) est trop imparfaitement décrit et figuré pour qu'on puisse dire avec quel Végétal connu il a quelque analogie, (g.n.)

RAPA'i'EA. bot. phan. Genre établi par Aublet et que Willdenow a nommé Mnasium. Ce genre, d'une structure très-singulière, peut être ainsi caractérisé : les fleurs sont réunies dans une grande spathe trèscomprimée , fendue d'un seul côté.

L'intérieur de cette spathe contient un grand nombre de fleurs assez petites, portée.-, chacune à leur hase sur un léger pédoncule; de ce pédoncule naissent quinze à vingt écailles su-, hulécs, étroites, un peu plus courtes que la fleur, et dont trois plus intérieures et plus larges forment une sorte de calice extérieur ; la Heur, qui s'élève du centre de cet assemblage d'écaillés , se compose d'un calice lubuleux , monosépale, presque infundibuliforme, à trois lobes aigus, très-profonds et régulièrement rccouibés; de six étainincs presque sessiles , ayant les anthères dressées, allongées, presque linéaires, à deuv loges s 'ouvrant par un porc terminal unique. L'ovaire est libre, presque globuleux, déprimé à son centre, marqué de six côtes obtuses. Le style est subulé, terminé par un Stigmate simple. Le fruit est, selon Aublet, une capsule à trois loges s'o livrant en trois valves. Le genre Kapatea a été formé par Aublet pour une seule espèce, qu'il a nommée Jiapaiea aquatica, Aubl., Guian., t. 1 18. C'est une Plante qui croît dans les endioilsombragés et humides. Ses feuilles sont radicales, très-longues , roides, elliptiques, lancéolées, étroites, entières , très- aiguës au sommet , et dilatées et embrassantes à leur base.

Du centre de ces feuilles naissent plusieurs hampes terminées chacune par une spathe. Une seconde espèce de ce genre a été décrite et figurée par Rudge {Ico/i rar. <iuian.,\. n)

ôo

4Gii RAI'

sous le nom de Mnasitiin unilatérale Le genre Rapatea nous paraît devoir êlre placé dans la famille ries Broméli-tcées. (a. r.)

RAPE. mokl. Espèce du genre Dauphinule. V. ce mol. (b.)

R .VPE. bot. crtpt. {Champignons.) Paulet donne ce nom h l'un de ses Bulbeux mouchetés. (i!.)

RAPETTE. jtspci'ugo. bot. i'iian.

Genre de la famille des Borraginées et de la PenlandrieMonogynie, L., ainsi caractérisé • calice persistant à cinq divisions profondes, inégales el dentées irrégulièrement : corolle infundibuliforme à lube court et cylindrique , à limbe divisé presque jusqu'au milieu en cinq lobes obtus ; la gorge de la corolle ornée de cinq écailles convexes el connivenles; cinqélamines dont les filets sont très-courts ; stigmate simple ; fruit composé de quatre noix oblongucs , comprimées , rapprochées deux par deux, recouvertes par le calice qui est comprimé el considérablement agrandi. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce; les /Jspeniifo œgypliaca et diiwv'cfl/aavanl été réunis à Y slnchusa et au Lithospermuin.

La Rapettjî couchée, ylsperugo procumbens , L. , De Cand. , Flore française, 3, p. 634; Lamarck , 11lustr., lab. 54, est une Plante herbacée dont les liges sont étalées sur la terie, rameuses, garnies de poils rudes; les feuilles sont étroites et velues, les Heurs petites , violettes , axillaires et presque solitaires. Celle Plante croît dans les lieux incultes de l'Europe. On lui attribue des propriétés vulnéraires , détersiveS et incisives. En Italie , on mange ses jeunes feuilles comme les Ëpmards et autres Plantes potagères. (g..n.)

* RAPHANÉES Raphaneœ. bot.

PH an . La dix -septième tribu de la famille des Crucifèies a été ainsi nommée par le professeur De Candolle {Syst. Vegel., a, p. 64g), paie:

que le genre Raphanus peut en être regardé comme le type. Cette iribu

RAP

est caractérisée par sa silique ou silicule qui se divise transversalement en articles, à une seule ou a plusieurs graines globuleuses dont les cotylédons sont condupliqués. D'après la structure du fruit et de la graine, cette même Iribu porte encore le nom d'Oi thoplocées Lomenlacées [Orthuploccœ Lomentacece). (o..N.)

* RAPHANELLE. Raphanella.

MICR. Genre de la famille des Cercariées, dans l'ordre des Gymnodes, caractérisé par un corps cylindracé , contractile au point d'en devenir parfois polymorphe, aminci postérieurement, mais oir l'appendice caudiforme , qui n'est qu'une prolongation du corps, n'est jamais flexueux ni comme implanté. On y peut disposer les espèces en deux sous-genres. Le nom donné au genre vient de la forme habituelle du corps de chaque espèce, qui rappelle plus ou moins celle d'une petite rave.

f Rapiianei/les Protéoïdes. Trèscontractiles el de lorme extrêmement variable, sous l'œil même de l'observateur. Ce seraient de véritables Amibes si leur corps, presque dif- (luent dans sa longueur, l'était en tout sens , et si , au lieu d'être sphériqué ou cylindracé selon ses changement;, il était comprimé ou membraneux. Deux espèces remarquables se rangent ici : la Raphanelle Pi'Oléo, Raphanella P roleus , N. ; Proteus tena.v, Mull., In/., tab. 2 , fig. i5-i8 ; Encycl. méih. Vers., pl. i, fig. a, el la Raphanelle urbicole, Raphanella urbicula , !N . ; Cercaria viridis, Miiil., ////., pl. 19, fig- 6-i5; Encycl., pl. 9, fig 6-i3 ( V. planches de ce Dict.). Ce Microscopique , l'un des plus singuliers et des plus communs, méiite touie l'attention des philosophes , et nous ne concevons pas que, répandu comme il l'est autour de nous, il n'ait pas davantage occupé les observateurs qui l'ont pris plus d'une fois pour la matière vcrle. Qui n'a remarqué dans les bourbiers, aux lieux oh ne séjournent sur la bouc que quelques

lignes d'end croupie, dans les 01-

rnèrrs des chemins de village, dans les irons des nies mal tenues des faubourgs de toutes les villes, dans les petits fossés d'écoulement autour

dos formel , dans les recoins de

nos coins oii se corrompt l'eau de quelque gouttions., mélangée a celle

do l'égOUl d'une cuisine, siiitout en antonine ou au printemps (|uand

il fait chaud , une teinte d'un vert

plus ou inuin.s loncé , plus ou moins étendu , s'épaississanl au point de rendre presque pâteux le liquide oii elle s'est développée et accrue'' Klle s'attache aux corps étrangers qu'on v plonge; elle leint le linge assez solidement , et huit par acquélir une odeur de PoisSOQ fort seusil)|e. Celle teinte verte, d'alun d lépauduc il. ni»

|q masse île l'eau, finit par s'épaissir encore à sa surface, au point d'y former une pellicule , une ci'OUtO qui

se ride et qui rossémble à une membrane étendue. On peut alors l'enlever en passant par-dessous du papier DlanC SUI' lequel elle s'applique a la

Manière des Ulves ou outres HydVo-

phytos. En s'y d^sSéchntlt) elle devient d'un vert d'iris ou de vos de foncé , mais luisant , et peut nrni i les

colleciion9crybtogiim1qu.es à coté de Vulva lubtioa ou des ralihellfto de

L\ ngbye. rOUl' on obtenir des éeliantillons remarquâmes par leur élégance, sans une le papier conservatour demeurât sali tout autour, nous avons souvent placé dans une lasse ou dans une soucoupe pleine d'eau, une cuillerée on deux d'eau croupie et colonie eu voit pin la Raplinnello urhicnlc. Cotte eau verte Se mêlant à l'eau pure, la colorait d'abord légèrement cl eu proportion du mélange ; mais comme à vuc-d'oeil el pai la multiplication très-prompte

dos naphanelles | si le tout est cou»

venanlement exposé, la couleur se fonce, et dans les vingt quatre lieures une pellicule mem lir.i notise des plus épaisses est formée à la surface du vase, qu'il faut alors plonger dans un vase beaucoup plus grand , où la pellicule, soulevée pur l'eau nm-

RiKP 467 biaute quand ou a eu la brécautidA

de la détacher des paroi-, p.ir ses

bords, flotte comme une Diva ronde,

qu'il est facile alors de leeiieillir sur un carré de papier sans la déchirer.

Vues au microscope, do toiles mem* branos paraissent formées de matière

muqueuse entièrement pénétrée de corps sphéi iqurs gros comme un plomb de lièvre, nu grossissement d'environ trois cents fois , formés par

I agglomération d'une molécule verte

oit se distinguent dos points liyalins.

Ces corps iphérinucs se pressent loi*

lemeni les uns les aulres par une force de cohésion qui imih demeure

inexplicable , qu'ils Unisse tri par devenir hexagones ponr composer une

lame qu'il est alois impossible de distinguer d'un fragment p.irencbyinateux ou cellulaire (le certains Végétaux; mais on trouve de ces sphérulos vories , individus Contractés et immobiles de la Kaphaucllc, qui,

n'éiaut pas encore omprisonués (fans

la matière muqueuse, ou qui, s'en étant échftppés, s'éiondont sous l'oeil

du micrographe, prennent uni; forme allongée qu on pourrait comparer à colle d'un petit Poisson , iM se mettent à nager assez vile , sinuousenicnt OU en vacillant sur le porte-objet , lAtnut les objets de l 'ex Inimité antérieure rpii 641 obtuse, et, paraissant diriger sa natation par le moyen

de la postérieure plus mobile, np-

poiniée en queue; sa longueur alors paraît étie de cinq à buii lignes, ("est col état «pu est parfaitement représenté dans la figure ■(> de la

pl. nielle Sq de Millier. Sa couleur est

du plus béa u vert , et l'on distingue

dans lu transparence des molécules,

et même dot place* vésiculeuses hyalines, dont une plus grande, et, Variant de place et de foi me, 00 reconnut toujours , quelque ligure qu'affecte l'Animal . C est durant celle natation qu'rtti lu voit avec admiration adopter les ligures les plus étranges , dont l'une des plus curieuses est colle d'une boule, à l'un des pôles de laquelle est un prolongement cylindrnoé, tfhtufé en tète,

5oi

468 RiAlP et à l'autre un prolongement on queue. D'antres fois on croirait voir un gland avec son pédicule, une nèfle, une poire, un navel, enfin deux globules contigus. Il n'est guère de polyniorphie plus admirable ; mais la liaphanelle , après avoir ainsi épuisé toutes les formes qu'il lui est donné de prendre , et repassé plusieurs fois par l'état de contraction globuleux, finit pars 'introduire dans la mucosité , d'oii elle ne pourra plus s'échapper et où elle sera contrainte de devenir quelque maille d'une membrane commune. Son rôle animal paraît alors fini ou du moins suspendu. On peut opérer à son gré la contraction instantanée de milliers de Raphanelles se jouant sur le poilc-objet du microscope, en y introduisant tout - à - coup quelques gouttes d'une eau pure et plus froide.

Toutes alors se' mettent en boule sur place avec une inconcevable célérité , et demeurent ainsi comme mortes jusqu'à ce que , s'élant accoutumées au nouveau degré de température , elles se remettent à nager en variant de forme. Miiller , qui le premier signala cet étrange animalcule , représente son extrémité caudale 'fourchue , ce qui a sans doute décidé Laniarekà le rapporter parmi ses Furcocerques. Nous n'avons jamais pu apercevoir cette bifurcation , même au plus fort grossissement.

INous serions tenté de regarder l'espèce qui vient de nous occuper comme une sorte de Zoocarpe , mais nous n'avons point encore saisi de quelle combinaison végétale deviendrait le corps reproducteur dans une semblable hypothèse. Nous engageons conséquemment les micrographes à prendre l'animalcule dont il vient d'être question pour sujet de leurs recherches.

++ Pupellines. Les Raphanelles de ce sous -genre sent beaucoup moins contractiles que les précédentes et ne changent pas.de fofmes comme elles. On les trouve ordinairement dans les infusions. Nous en connaissons une demi- douzaine d cs-

R YP

pèces seulement, entre lesquelles nous citerons comme exemple celle de Joblot, dont on voit la figure dans l'ouvrage de ce micrographe , pl. 3, eu H. (n.)

RAPHANIS. bot. phan. Les anciens auteurs grecs nommaient ainsi le Raphanus sativus, L. De Candolle s'est servi de ce mol Raphanis pour désigner la première section du genre Raphanus. F. Raifort.

Mœnch avait établi, sur le Cochlearia arrnoracia, L., un genre Raphanis qui n'a pas été adopté. V . Cochleaiua. (g..n.)

RAPHANIS TRE. Raphanister.

moll. A l'article Orthocérate nous avons manifesté du doute sur le genre Raphanistre de Montfort. Nous croyons qu'il ne peut rester parmi les Cloisonnés , et qu'il fait partie du genre Sphérulite, dont il serait une espèce fort allongée. F '. S'phÉ-

HULITE. (D..H.)

RAPHANISTRUM. bot. phan. Le genre que Tournefort avait établi sous ce nom a été réuni par Linné au Raphanus. V. Raifort. (g..n.)

RAPHANITIS. bot. phan. (Pline.) Syn. d'Iris fœlida. (b.)

RAPHANUS. bot. phan. V. Raifort.

RAPHE. pois. L'un des noms vulgaires de l'Aspe , Cyprinus Jspius. V.

Cyprin. (»•)

RAPHÉ. bot. phan. On appelle ainsi l'espèce de saillie ou de cordon que forment les vaisseaux nourriciers qui , entrant dans la graine par le bile, rampent entre les deux feuillets de l'épisperme pour aller former la chalaze; celle partie a aussi reçu le nom de vasiducte. (a. R.j

* KAPHIA. bot. phan. (Palisotdc Beau vois.) Syn. de Sagus de Rumph.

Dans le pays on prononce aussi Rouphia. V. SÀgoutier. (a. R.)

* RAPHIDES. BOT. phan. De Candolle (Organographie végétale, i p. 136) a donné ce nom , qui signifie aiguilles, à des faisceaux de poils ou

RAP

de pointes de consistance assez roide, qui se trouvent, ou dans les cavités internes, ou dans les me'ats intercellulaires des Végétaux à tissu lâche.

Sprengel , Rudolphi , Kieser les avaient signalés dans le Piper magiioliœfolium %le Tradescantia virginica , le Musa sapieiilurn , Yjlloe i>errucosa, le Calla (Ethiopien, elc. De Candolle père et fds les ont retrouvées dans le Tritoma uvaria , le Liltœa geminijlura, le Ciinum laiifulium, le Nyvtagv jalappœ et le Balsamina huriensis. Ils existent encore abondamment dans les Mesarnbryanlliernum , dans le P/iytolacca decandra , dans les Pandanus , et dans plusieurs autres Plantes qui appartiennent à diverses familles, soit ae Monocotylédones, soit de Dicotylédones. Les faisceaux de Raphides sont très-visibles au microscope; ils divergent souvent sous les yeux de l'observateur, et alors les filets dont ils se composent se voient distinctement.

Il arrive aussi fréquemment qu'en coupant la feuille, les Raphides se séparent et flottent dans l'eau du porte-objet. Lorsqu'on les voit ainsi isolés, ils semblent, aux plus forts grossissemens , des espèces de tubes pointus aux deux extrémités; ils offrent deux traits opaques sur les bords et le milieu transparent, comme les poils ordinaires mis sous le microscope. Tous les observateurs qui oui parlé de ces corps , les ont représentés comme des espèces de petits cristaux qui se foi nieraient dans les sucs des Plantes , et se fixeraient dans les méats intcrcellulaires. Raspail , qui a fait une étude spéciale de ces corps dans les Pandanus , les regarde comme des cristaux d'Oxalate de Chaux. fr. son Mémoire inséré parmi ceux de la Société d'Histoire naturelle de Paris, T. iv. (c.N.)

RAPHIDIE. Raphidia. ins. Genre de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes , tribu des Raphidincs , établi par Linné , et adopté par tous les entomologistes. Ce genre a pour caractères : corps allongé; tôle

RAI' 46g

grande, presque verticale, déprimée, atténuée postérieurement , sa base se rétrécissant eu une espèce de cou ; chaperon membraneux, presque co riace, divisé en deux à sa partie supérieure, en cari é transversal , commençant à l'origine des antennes; la partie antérieure plus large que le labre, presque trapéziforme , se rétrécissant un peu de la base à l'extrémité. Yeux un peu saillàbs, en ovale court ; trois petits yeux lisses , disposés en triangle sur le front. Labre avancé , attaché au chaperon , un peu coriace, presque carré, un peu plus large que long, arrondi et entier à sa partie antérieure. Mandibules fortes , cornées, ne s'avançant pas audelà du labre, en forme de triangle allongé, étroites, inunies d'un fort crochet arqué el aigu à leur extrémité, et du deux dents aiguës à leur bord interne. Mâchoires courtes , crustacées , portées sur une base distincte, divisées en deux lanières à leur extrémité, l'extérieure de deux articles presque cylindriques , l'intérieure petite, coriace, trigonc, en forme de dent. Palpes filiformes , les maxillaires un peu plus longs que les labiaux , composés de cinq articles , les labiaux de trois, non compris le tubercule radical. Antennes grêles , sétacées , insérées entre les yeux , distantes à leur base , de la longueur du coisclet , multiai liculées ; ces articles très-courts, cylindriques, les deux premiers plus épais que les autres , celui de la base le plus long de tous , le dernier un peu ovale. Corselet ayant son segment antérieur très - étroit , très - allongé , presque cylindrique; le second transversal, beaucoup plus large et beaucoup plus court que le précédent. Ailes de

?;randeur égale , élevées en toit dans e repos , un peu réticulées, et ayant la plupart des nervures qui se dirigent vers les bords postérieur et intérieur , bifurq uées en manière d'Y.

Pâtes minces; jambes cylindriques; tarses de cinq articles, le premier plus long que les autres , cylindrique; le troisième presque coraifbrme,

4?o RAP

bilobé; le quatrième tiès- court, à peine visible , n'atteignant point l'extrémité des 1<- bus du troisième ; le cinquième allongé , obeonique, muni de deux crochets simples et aigus à leur extrémité. Point de pelotes distinctes. Abdomen mou , allongé , comprimé. Anus allongé , portant deux forts onglets dans les mâles , muni dans les femelles d'une tarière de la longueur de l'abdomen. Ce genre se distingue des Mantispes , parce que celles-ci ont les pâtes anlérieures ravisseuses. Les larves des Raphidies sont d'une forme presque linéaire, un peu plus larges vers le milieu du corps ; leur tête est grande, carrée et déprimée ; elle porte deux antennes courtes, de trois articles.

Elles se nourrissent , ainsi que l'Insecte parfait , de petits Insecles; elles se roulent avec vivacité quand on les inquiète et sont très-agiles. La nymphe ne se distingue de la larve que par les fourreaux des ailes. On connaît deux espèces de ce genre ; elles sont propres aux environs de Paris.

La Rabhidie Serpentine , Raphidia Ophiopsis, des auteurs, est longue de six lignes; ses antennes sont testacées et son corps est va lié de brun et de jaune.

La Raphidie notée , Raphidia //otata, des auteurs, que Degéer a confondue avec la précédente , en diffère parce qu'elle est plus grande et que ses antennes sont presque entièrement noires. On les trouve toutes deux dans les bois. (o.)

* RAPHIDINES. Raphidinœ. ins.

Tribu de Tordre des Névroptères , famille des Planipennes , établie par Latreille , et à laquelle il donne pour caractères : tarses composés de quatre à cinq articles. Piolhorax en forme de corselet allongé , cylindracé. Ailes en toit, égales, très-réticulées; les inférieures non courbées au bord interne. Antennes filiformes ou presque sélacées, quelquefois très-courtes et grenues; palpes filiformes ou un peu plus gros au bout et courts. Ces Insectes sont terrestres dans tous les

RAP

âges, et leuis métamorphoses sont incomplètes. Le corps des larves est linéaire, et ressemble à un petit Ver ou à un petit Serpent. Cette tribu comprend deux genres bien distincts, ce sont les Raphidies et les Mantispes. P'. ces mots. (g.)

* RAPHILITE min. Fischer de Moscou a employé ce nom comme synonyme de Nadelslein, qui, dans les minéralogies allemandes , désigne tantôt la Mésotype et tantôt le Titane oxidé rouge aciculaire. (o. DEL.)

*RAPHIOLEPIS.bot.phan. Genre de la famille des Rosacées , tribu des Pomacées, établi sur quelques espèces de Cratœgus de Linné et de Loureiro , par Lindley {Bot. regist. , tab. 468, et Transact. Soc. Linn., i3, p. io5), qui l'a ain->i essentiellement caractérisé: calice dont le limbe est infundibuliforme caduc; filets des étamincs filiformes; ovaire biloculaire ; pomme fermée par le disque qui s'est excessivement épaissi , et renfermant un endocarpe de consistance de parchemin ; graines gibbeuses , ayant un test très-épais et coriace. L'auteur de ce genre y réunit quatre espèces , savoir : i° le Raphiolepis indica, Lindl. , loc. cit. , ou Cratœgus indica , L. ; 2° Raphiolepis Phœostemon , Lindl. , Coltect , n. 3 , in adn., ou Raphiolepis indica , Bot. régis/. , loc. cil. ; 5° Raphiolepis rubra, Lindl. , ou Cratœgus rubra, Loureiro; Mespi/us sinensis , Poiret ; 4° Raphiolepis salicifolia , Lindl. , Bot. regisl. , tab. 65a. Ce sont des Arbrisseaux de la Chine, à feuilles toujours vertes , simples , crénelées, coriaces et réticulées; leurs fleurs sont blauches , avec les filets des étamines souvent longcâtres; elles forment des grappes terminales accompagnées de bractées foliacées et persistantes. (g..n.)

* RAPHIORANPHES. ois. Dans sa Zoologie analytique, Duméril a employé ce mot pour sa cinquième famille des Oiseaux, qui comprend ceux dont le bec est subulé, comme les Manakins, les Mélanges , les Aiom tles et les bec-Fins. (a. k.)

UAL»

RAPH1S. bot. piian. La Piaule décrite par Loureiro(J7o/-. Cuc/ii/ic/i., i, p. 676) sous le nom de Rap/iis trivialis csl , selon R. Brown , synonyme d ' Andropogon acicularis de Retz.

Quelques-uns ont écrit Raphis pour Rhapis. V. ce mot. (o..N.)

IIAPHIUS. mam. L'un des noms antiques du Lynx. V. Chat. (b.)

RAPHOS. ois. Du grec Raplios , qu'on regarde comme synonyme d'Outarde. Brissou applique ce nom Su Dronle que ne pouvaicnl cependant connaître les anciens. V. Droite, (b.)

RAPIDOLITHE. min. C'est le nom qu'Abildgaard a donné au Scapolitlie de Werner. V. Wernékite.

(g. del.)

RAPILLl ou RAPILLO. min.

C'est le nom que porte , dans les environs de Rome et deNaples, une roche volcanique pulvérulente, qui résulte de la désagrégation des Pépérmos. H lui a été conservé par de Buch. (o. DEL.)

R.APINIA. bot. phan. Lourciro {/'/or. Cochinch. , 1 , p. ift6, a fondé sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogynic, et qui paraît appartenir à la famille des Solanées. Voici les caractères qu'il lui a imposés : calice infère, divisé profondément en huitsegmens presque arrondis, concaves, situés sur deux rangs, dont l'extérieur est le plus court; corolle monopétale , cyathiforme ; le tube court , épais ; le limbe dressé , à cinq segmens plus longs que le calice; cinq étamines à filets capillaires , courls , insérés sur le tube de la corolle; à anthères didymes ; style nul ; stigmate simple; baie comprimée, arrondie , biloculaire, renfermant un grand nombre de graines oblongues et petites. Le Rapinia herbacea , unique espèce du £enre , a une tige herbacée , haute d'environ deux pieds, simple, dressée, cylindrique, épaisse, revêtue d'une écorce rugueuse ; ses feuilles sont ovales lancéolées, trèseulières, petites et alternes ; les (leurs

RAP 47 1

sont blanches, sessiles et disposées en épis ovoïdes et terminaux. Cette Plante croît sans culture dans les jardins delà Cocliiucliine. (g..n.,)

RAPISTRUM. bot. pn an. Le nom de Rapistrum a é'é appliqué par les auteurs à une foule de Crucifères fort différentes , au Rap/tauus Raphanistriun , à des espèces de Crambe , Caiile , Myagrum , etc. De Candolle {System. Veget. , 2 , p. 43o) l'a restreint, d'après Bocrliaave, Cranlz, Al boni et LÎesvaux, à un genre de la tribu des Raphanées, formé de quelques espèces qui avaient reçu primitivement île C. Bauhin le même nom de Rapistrum , et qui avaient été placés dans le genre Myagrum par Linné.

Les noms de Schrankia , Curdylocarya et A ' rthrolubus ont encore été imposes au même genre par Medicus, Bcsser et Audi zeiowski. Voici ses caractères essentiels : calice dont les sépales sont étalés; pétales onguiculés, entiers; étamines à filets non dentés; silicule biarticulée , lomentacée, coriace, à peine comprimée ; les articles monospermes se séparant difficilement ; l'inférieur souvent stérile , presque conique ; le supérieur presque globuleux , rugueux , surmonté d'un style filiforme ; graine de la loge inférieure pendante ; celle de la loge supérieure dressée; cotylédons oblongs, accombans. Ce genre se rapproche beaucoup du Cakile par les caractères ; mais il s'en éloigne par son port , ses fleurs jaunes et ses feuilles plus ou moins velues, mais jamais charnues. Les deux loges placées bout à bout dont se compose la silicule étant difficilement séparables, offrent entre elles plutôt un isthme qu'une véritable articulation. Peu d'espèces composent le genre Rapistrum; les principales sont, i° le Rapistrum perenne, ou Myagrum peretine, L., Cakile perennis , D:: C.md., Flore française; 2° le Rapistrum rugosu/n , ou Myagrum rugosum-, L. , ('nkile. rugosa , De Gind. , lue. cit.- Ces Plantes croissent dans les champs de l'Europe méridionale et orientale

Ce sont des herbes rameuses, velues ou pubescentes, à feuilles inférieures pétiolées, pinnalindes., presque lyrées, les supérieures oblongues dentées; les fleurs sonl jaunes, disposées en grappes allongées, presque panicule'es el portées sur des pédicellcs filiformes, dressés. (g..n.)

RAPIUM. bot. phan. L'un des noms antiques de l'Armoise. V. ce mot. (b.)

RAPQINCE. bot. phan. Pour Rapuntium. V. ce mot. (b.)

RAPONCULE. bot. phan. Nom substitué dans quelques Dictionnaires à celui de Phyteume. V. ce mot. (b.)

RAPONTIC. Raponticum. bot.

phan. Pour Rhapontic. V. ce mot et Rhubarbe. (b.)

RAPONTICOIDES. bot. phan.

Pour Rhaponticoides. F~. ce mot.

RAPONÏIN. bot. phan. On donne ce nom à la racine d'un Rumex des Alpes, employée quelquefois en guise de Rapontic, espèce de Rhubarbe.

RAPONTIQUE. bot. phan. Même chose que Rhapontic. P'. ce mot. Ce nom a été étendu à quelques Rumex , ainsi qu'à une Centaurée ou Jacée. T'. ces mots. L'Ecluse écrit Raponlis. (b.)

* RAPOSA. mam. Nom consacré (T. ni, p. i4() du Voy. au Brésil de Maximilien de Wied) pour désigner une espèce de Renard qui est l'Agouaracby de d'Azzara. (less.)

* RAPPE. pois. Même chose que Râpe. V. ce mol. (b.)

RAPTATORES. oisl Nom scientifique de l'ordre des Ravisseurs d'Illiger. (b.)

* RAPTOR. INS. Nom sous lequel Megerle désigne le genre Pogone de Ziegler. V. Pogone. (aud.)

RAPUM. bot. phan. Même chose que Rapa. V. ce mot. Le Cyclamen porte le nom de Rapurn lerrœ dans G. Buuhin; l'Orobanche majeure est son Rapuiii Genjstœ; le Rapum brasi-

RAP

liaiium , une Igname; le Rapum sylvestre de Dodoens , le Phyteuma spicata , etc. (b.)

RAPUNCULUS. bot. phan. Syn.

de Phyteuma et de certaines espèces deLobélies. (b)

RAPUNTIUM. bot. phan. Les anciens auteurs désignaient sous ce nom diverses espèces du genre Lobelia , L. V. Lobelie. (g. n.)

PiAPDTIA. bot. phan. Ce genre, établi par Aublet pour un Arbrisseau de la Guiane, qu'il nomme Raputia aromatica , Aubl., Guian., 2 , t 272 , a élé réuni par Auguste de Saint- Hilaire au génie Galipea de la famille des Rutacées. (a. R.)

RAQDEÏ. ois. Nom vulgaire , dans certains cantons de la France septentrionale, de deux ou trois espèces de Plongeons. (B.)

RAQUETTE, bot. phan. Nom vulgaire des Cactus Opuntia. , Cochenil/feret Tuna. f. Cacte. (b.)

RAQUETTE BLANCHE, bot.

cuypt. Un Agaric mangeable dans Paulel. (b.)

RAQUETTE DE MER. polyp.

Quelques naturalistes anciens ont donné ce nom à VUdotea flabellata ainsi qu'aux espèces du genre Halimède. (e.d..l.)

* RARA. ois. Molina mentionne sous ce nom un Oiseau du Chili dont il à faille type de son genre Phytotorna. (less.)

RARA et RARABÉ. bot. phan.

Nom de pays de trois espèces malegaches du genre Muscadier. (B.)

RARAK.. bot. phan. Nom de pays du Sapindus Saponaiia. (b.)

RARAM. bot. phan. Le genre qui a reçu d'Adanson ce nom baroque, est le même que le Pauicastrella de Micheli , Cenchrus de Linné , et Echinaria de Desfonlaines. (g..n.)

RASCASSE, pois. Nom patois que, sur certaines côtes de la Méditerranée , on donne à des Poissons du genre Scorpœ'ne , et que Cuvier a.

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