‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 204 sur 274 · H ES · texte numérisé non relu

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tureel la position de l'embryon, etc.

Les genres qui composent cette famille ont été rangés de la manière suivante :

l" tribu — Fiicstionées.

Fleurs dioïques ; calice de quatre à six sépales, dont deux ou trois intérieurs portant chacun une étaminc.

Restiu , L. , R. Br. ; Willdenowia , Tlnirib.; T/iam/iocâort/ius , Bergius, 11. Br. ; C/iœtanthus,J\.. Br. ; Leptant/n/s , R. Br. ; Ilypulœna , R. Br. ; Elegia, Thunb.; Lepy radia, Thunb.; Anarthria , R. Br. ; Calopsis, Beauv.; Vhondropetalum , Rollb.; Lyginia, R. Br.

IIe trihu. — XYnint:i:s.

Fleurs hermaphrodites; deux ou trois élamines.

Xytis , L. ; Jbul'ooda , Kunth ; Jo/iusunia, Kualh; Gaimardia,Ga.\i<\.

Ht" tribu. — EillOCAULÉES.

Fleur.-: monoïques; les mâles à buatre ou six étamiucs.

Eriocaulun , L.

£V tribu. — Ckntkolei'idéks.

Fleurs hermaphrodites; calice nul ou à deux lobes; une seule étaminc.

Alepyrum , R. Br. ; Desvau.xia , R.

Br. , ou CentrolepU de Labillard. ; Apkclia , R . B r . ( a . n . )

RESTIARIA. bot. phan. Loureiro [Flor. Cocliinc/iin., 2, p. 785) a établi sous ce nom un genre placé clans la Dioecic Gynandrie, L. , mais dont les affinités naturelles sont indéterminées. Voici les caractères qu'il lui a imposés : fleuis mâles inconnues ; fleurs femelles ayant un calice dont le limbe est à cinq divisions lincéolées , étalées; point de corolle; un stigmate concave; une capsuleàcinq nervures , à deux loges et à autant de valves, renfeimant plusieurs graines ailées. Le Resliaria curdata est un grand Arbrisseau dont la lige est déclinée, divisée en branches grimpantes, dépourvues de vrilles et d'épines , garnies de feuilles eordiforroes, .rugueuses , velues, très-entiè-

RES mj

res, grandes et opposées. Les fleurs sont disposées en panicules dans les aisselles des feuilles. Cette Plante croît dans les forêts de la Cochinchine.

Rumph (f/erb. Jmbuin. , lib. 5 ,'cap.

55, p. 188) avait décrit sous le nom de Restiaria nigra une Plante qui est citée par Loureiro comme probablement synonyme de son espèce; mais nous nous sommes convaincus , dans l'ouvr ige de Rumph , que tout ce que cite Loureiro sur cette Plante se rapporte au Restiaria alba décrit à la page 187, et figuré lab. 119. Cette dernière Plante est le Commersonia echinata de Forster qui n'a pas le moindre rapport avec le Restiaria de Loureiro.

L'écorce de la Plante décrite par Humph est tenace, poreuse, composée de fibres longitudinales, avec lesquelles ou fait des mèches d'artillerie, et dont on se sert pour boucher les fentes des navires. (G..N.)

RESTfO. bot. phan. Type de la famille des Restiacées. Ce genre , tel qu'il a été réduit et circonscrit par Rob. Brown , présente les caractères suivans : les (leurs sont dioïques , formant des espèces de chatons écailleux; le calice est formé de quatre à six écailles gliimoïdes. Dans les fleurs mâles, on trouve deux à trois étamines avant leurs anthères simples et peltées; dans les fleurs femelles, il y a deux ou trois pistils uniloculaires, monospermes , soudés, et formant un ovaire à deux ou trois loges.

Le fruit est une capsule à deux ou trois loges, s'ouvrant par autant de sutures longitudinales sur les angles snillaus'. Les espèces de ce genre sont nombreuses. Elles croissent principalement dans les terres du cap de Bonne-Espérance et à la Nouvelle- Hollande. Ce sont des Plantes à chaumes joncilbrmes , le plus souvent nus et portant seulement des écailles engainantes et fendues. Leurs fleurs forment des chatons quelquefois réunis en grappes ou en panicules. Plusieurs des espèces de ce genre en ont été retirées pour former des genres particuliers. Ainsi, parmi les espèces

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africaines, Rob. Browu a proposé de former un genre sous le nom de T/iamnoc/iortus , des Rastio scariosus, , spicigertts , Thunh. , d/cliotomils , Rotlb. , qui se distinguent par leur Style simple ; leur fruit qui est une noix monosperme , renflée inférieurement , et accompagnée par ie calice dont les folioles extérieures sont développées en forme d'ailes.

Aucune des espèces de ce genre n'ayant d'usage ni dans les arts ni dans l'économie domestique , nous croyons inutile d'en donner ici la description. (a.b.)

RESTIOLE. bot. piiAN. V. Will-

DENOWIE

* RÈSTIO.NÉES. bot. phan. Première tribu de la famille des Restiacées. V. ce mot. (b.)

RESÏREPIA. bot. phan. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie , L.. établi par Kunth [Non. Gêner, et Spec. Plant, œquinoct., i . p. 367 , lab. 94jquil'a ainsi caractérisé : calice double ;l'exlérieur à deux folioles dont la supérieure est concave , très-étroite au sommet, et ayant la forme d'une antenne d'Insecte; l'inférieure (formée de deux latérales soudées) oblongue, concave et obtuse; calice intérieur à trois folioles, dont deux latérales, linéaires, lancéolées , très-étroites au sommet et antenuiformes ; la troisième (labelle) libre , courte , sans éperon, étroite, dilatée à la base, munie de deux processus filiformes; gynostême court ; anthèr,e terminale, operculée, biloculaire; masses polliniques au nombre de qaiatre , céréacées. Le Restrepia anlennifera , Kth., loc. cil. , est une Plante parasite sur les troncs des vieux Arbres. Ses tiges sont simples, radicanles, pourvues vers les noeuds de petites racines et de deux feuilles planes, ovales, aiguës et striées. Les fleurs sont grandes , accompagnées d'une bractée très-courte , portées sur des pédoncules uni dores qui partent de la base des feuilles. La division supérieure

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du calice ou périgonc est colorée on rouge, avec des nervures plus foncées ; les divisions latérales sont rougeâlres , d'un jaune bruu eu dedans.

Celte Orchidée a été trouvée sur le revers des Andes , dans l'Amérique méridionale, entre Almaguer et Pasto. (G..N.)

RET AN. Moll. Adanson ^Voyage au Sénég. , pl. 1a) a décrit sous ce nom une Coquille du genre Monodoute , Monodonta Labio , Lamk. V .

MojMODONTB. (D..H.)

* RETANILLA. bot. puan. Genre de la famille des Rliamnées et de la Pentandrie Mouogynie, L., établi par notre collaborateur Adolphe Brongniart (Mémoire sur les Rbamnées ?

p. 57), qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéolé , quinquéfide , charnu intérieurement: corolle à cinq pétilles en capuchon , sessiles ; cinq étamines incluses , à anthères réniformes , uniloculaires. Disque conviant toute la superficie interne du calice; ovaire libre, triloculaire; style simple, court; fruit adbérent au calice par la base, indéhiscent, contenant un noyau ligneux, triloculaire, et des graines sessiles. Ce genre avait été réuni au Colletia par Venlenat et De Candolle. Celui-ci en a formé une section qu'il était porté à considérer comme un genre distinct , ■ opinion déjà émise par Kunth. Les deux espèces qui constituent ce genre [Retaniila obeordata ou Colletia obcordata , Vent. , Jard. de Cels , tab. 92 , et R. ephedra ou Colletia ephedra , Venten., Choix., tab. 16) ont été rapportées du Pérou par Dombey, qui les a désignées dans son herbier sous le nom générique de Rhamnus. Ce sont des sous-Arbrisseaux à rameaux allongés , presque simples , nus , ou à peine munis à la base de quelques feuilles petites , opposées et très-entières. Les fleurs sont disposées en épis , petites , velues extérieurement et brunâtres. (g..N.)

RETELET. ois. Syn. vulgaire de Lloitelcl. V. Sylvie. (dr..z.)

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RÉTÉ PORE. Rc/cpura. poeyp.

Géni e de l'ordre des Escharées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux , ayant pour caractères : Polypiers pierreux , poreux intérieurement, à expansions aplaties, minces, fragiles, composées de rameaux quelquefois libres, et plus souvent anastomosés en réseau ou en filet; cellules des Polypes disposées d'un seul côté à la surface supérieure ou interne du Polypier. Les Rétépores sont de petits Polypiers fort élégans , de nature entièrement pierreuse, mais très- fragiles , parce que leur substance est celluleuse intérieurement , formant des expansions minces , tantôt trouées régulièrement comme de la dentelle , tantôt ramifiées , à rameaux souvent anastomosés entre eux ; ces Polypiers sont encore remarquables parce que leurs cellules , qui sont très-petites , n'existent que d'un seul côté; l'ouverture de chacune d'elles est surmontée d'une petite épine calcaire, et la surface ou elles se trouvent est rude comme une râpe. On ne connaît point les Animaux qui les produisent. Il existe dans les collections un assez grand nombre de Polypiers fossiles

3ui doivent être rapportés à ce genre ont ils ofirent les principaux caractères. On les trouve particulièrement dans la Craie. Lamouroux a distrait des Rétépores deux espèces dont il a formé deux nouveaux genres. V.

Krusensterne et Hornère. Les espèces restant dans ce genre sont : les Retepora cellulosa , versipalma , radians ;frustulata et ambigu a. (e. D...L.)

RÉTÉPORITE. Reteporites.

polyp. Genre de l'ordre des Milléporées , dans la division des Polypiers entièrement pierreux , ayant pour caractères : Polypier pierreux , cylindraeé, ovale-allongé, mince, d'une épaisseur presque égale , entièrement vide dans l'intérieur, fixé au sommet d'un corps grêle qui s'est décomposé et qui a produit l'ouverture inférieure; cellules en forme d'entonnoir, traversant l'épaisseur du Poly-

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pier , ouvertes aux deux bouts; ouvertures disposées régulièrement en quinconce, plus grandes et presque pyriformes à l'extérieur , beaucoup plus petites et irrégulièrement arrondies à l'intérieur. Quoique Latnarck cite comme synonyme de son Dactylopore cylindracé , le Rétéporite dactyle de Bosc , les caractères qu'il donne à son genre sont ditférens de ceux du Rétéporite, puisqu il lui atti ibue des pores très-petits situés sur les mailles du réseau formé par ces ouvertures assez grandes, que Bosc nomme simplement cellules. Lamouroux a déjà fait cette observation dans son exposition des genres des Polypiers, p. 44. Nous n'avons' point vu d'autre échantillon de ce fossile que celui que possédait Lamouroux, et qui est en tout conforme à la description qu'en a donnée Bosc ( Journ. de Phys. , juin 1806 , p. 455 , pl. 1 , fig. a). Nous n'avons pu apercevoir , sur les cloisons des cellules, les pores dontparle Lamouroux. Ce Polypier se trouve fossile à Grignon. (e. d..l.)

* RETICULA. bot. crypt. Le genre formé sous ce nom par Adanson serait le même que l'IIydrodyctie qui y rentre, s'il ne contenait aussi un Rhizomoiphc. Il n'a jamais pu être adopté. (u.)

* RÉTICULAIRE. ois. Espèce du genre Philédon. ce mot. (DR..Z.)

RÉTICULAIRE. rept. Espèce du genre Couleuvre. ce mot. Dauhenton nomme ainsi une Rainette.

RETICULARIA. bot. crypt. (Lycoperdacêes.) Genre créé parBulliard, subdivisé ensuite par plusieurs mycologues modernes ; mais rétabli eu grande partie d'après les bases que liulîiavd lui avait données par Frics {Syst. orb. Veget., 1 , p. 147). Cet -auteur le caractérise ainsi : péridium de forme variable, simple , membraneux , se déchirant à sa maturité; sporidies agglomérées , entremêlées de filamens rameux réunis par la base. Ce genre comprend une di-

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zaine d'espèces assez différentes par la structure ou la disposition des filamens , dont les caractères ne paraissent pas assez importans pour fonder sur eux des distinctions génériques.

On doit rapporter à ce genre le Lycogala argenteum et les espèces voisines, le genre Strongylium de Dittinar, le Dlphlerium de Ehrenberg, le Lignidium de Link , les espèces de Fuligo à surface lisse ; enfin peut-être doit-on même réunir aussi dans ce genre le Trichoderma fuliguioides , Sers., et le Licea allia de Nées Toutes ces Plantes si diversement classées participent aux caractères que nous avons indiqués, et si on voulait en faire des genres difFérens , chaque individu, dans des Plantes d'une forme aussi variable, devrait constituer des espèces et quelquefois des genres particuliers, (ad. s.)

* RÉTICDLINE. Redculina. bot.

crypt. [Confervèes.) Nous avions dès l'an V de la république proposé ce nom pour désigner le genre que depuis on a appelé Hydrodyclie. V. ce mot. (b.)

* RÉTIFÈRES. Retifem. moll.

On a vu à l'article Patelle pour quelles raisons nous n'admettions pas la famille des Rétifères , formée par Blainville pour ce seul genre et dans l'opinion que l'Animal respire l'air.

Cette hypothèse nous paraît inadmissible après l'examen et des feuillets branchiaux c-t de la distribution du système de circulation. V. Patelle.

RET1NACLE. Retinaculum. bot.

Pu an. Le professeur Richard a donné ce nom aux petits corps souvent glanduleux, de forme variée , qui daus la famille des Orchidées terminent les masses polliniques à leur partie inférieure et servent à les agglutiner à la surface du stigmate. V. Orchidées, (a. n.)

RET IN ARIA. bot. phan. La Plante dont le fruit a été décrit par Gaertner [de Fruct. , 2 , p. 1 87 , tab. 1 20) sous le nom de Rednaric scandens , et figuré sous celui de /?• volubilis,

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est une espèce de Gouama , à laquelle De Candolle a donné pour nom spécifique celui du genre proposé par Gaertner. (G..N.)

RÉTIN ASPHALTE, min. Bitume résinite d'Haiiy , Rétinite de Breilhaupt et de Léonhard. Substance résineuse du genre des Bitumes, d'un jaune-brunâtre ou d'un brun clair, opaque , à cassure résineuse et quelquefois terreuse , mais prenant l'aspect de la Résine par le frottement; tendre et fragile, pesant spécifiquement i,i5; fusible à une faible température; donnant par la combustion une odeur agréable qui passe à l'odeur bitumineuse , et laissant un résidu charbonneux plus ou moins abondant ; soluble en partie dans l'alcohol , qui en sépare une matière résineuse, et laisse un résidu d'Asphalte. Le Rétinasphalte de Bovey, analysé par Hatchett , est composé de matière résineuse , 55 ; Bitume asphalte, 4i ; matières terreuses, 3.

Cette substance se rencontre en masses nodulaires dans les dépôts de Lignite , à Bovey-Tracey en Devonsliire; elle est accompagnée de Gypse et de Fer sulfuré. On la trouve aussi aux États-Unis au cap Sable, comté d'Arundel en Maryland. On rapporte encore à cette espèce , mais avec quelque doute, différentes matières résineuses , telles que la Résine de Highgate, une partie des Succins de Saint-Paulet dans le département du Gard , et les Bitumes de Halle en Saxe, d'Alsdorffet d'Helbra dans le comté deMansfeld, etc. (g. del.)

* RÉTINE. 2001,. V. OEil.

* RETI1N IPHYLLUM . bot. vhan.

Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentaudrie Monogynie , Li, établi par Humboldt et Bonpland (Plantes équinox.,i, p. 86, lab. a5) qui l'ont ainsi caractérisé : calice tubuleux - campanulé , à cinq dents; corolle hypocratériforme , dont le limbe est à cinq divisions linéaires et étalées ; cinq étamines longuement saillantes; ovaire infère, surmonté d'un style saillant cl d'un stigmate

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