‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 203 sur 274 · R H ES · texte numérisé non relu

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de la cavité respiratoire , et ensuile expulsé au dehors , paraît devoir contribuer également à produire ce résulial. En efl'et, des expériences que nous avons laites, conjointement avec Brcschet, l'ont voir que si les substances volaiilcs introduites dans la masse du sang viennent à s'exhaler à la surface pulmonaire, plutôt que dans les autres parties du corps également pourvues d'un grand nombre de vaisseaux, cela dépend principalement de l'espèce de succion qui accompagne cha'que mouvement d'inspiration. Il est donc probable que la même cause produit les mêmes effets sur les produits ordinaires de la Respiration.

Pour terminer ce que nous avions à dire sur la Respiration , nous de vrions examiner maintenant les changerions que l'action de l'air détermine sur les propriétés du sang. Nous n'en avons point parlé en traitant de la Respiration considérée dans toute la série des Animaux, parce que ce n'est que chez ceux qui ont du sang rouge que l'on a quelques doules sur cette question , et il en sera encore de même ici parce que ces détails trouve?

ront mieux leur place lorsque nous traiterons de ce liquide. V. l'article Sang. (h.-m. e.)

RESSORT. tNS. L'un des noms vulgaires des Taupins. V. ce mot. (u.)

* RESTA UCLÉ. bot. phan.

(Gouan.)Le Lentisque en Languedoc.

* RESTIACEES. Restiaceœ. bot.

ph an. Famille de Plantes monocotylédonesà étamines périgynes , établie par R. Brown , et adoptée par tous les botanistes. Elle a pour type le genre Restio auparavant placé dans les Joncées, et elle peut être caractérisée de la manière suivante : les fleurs, généralement unisexuées et petites, sont réunies en épis, en capitules, souvent environnés de spalhes. Le calice, qui manqjie rarement, est glumacé , offrant de deux à six divisions profondes. Les étamines varient d'une à six ; quand elles sont en nombre inoi-

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tié moindre que les sépales , elles sont opposées aux sépales intérieurs; disposition qui est te contraire de celle que l'on observe dans la famille des Joncées. Dans quelques cas , les étamines ou l'étamine unique sont placées à l'aisselle de la même écaille, d'où naissent les pistils ou fleurs femelles. Celles-ci consistent en un ovaire ovoïde on triangulaire, à une seule loge contenant un ovule renversé; du sommet de l'ovaire naisseut d'un à trois stigmates sessiles ou portés chacun sur un style particulier. Il arrive parfois que les fleurs, étant très- rapprochées , plusieurs pistils se soudent ensemble , et sont ainsi alternativement superposes les uns aux autres , comme on l'observe dans le genre Desvauxia par exemple. Les fruits sont des espèces de petites capsules uniloculaires , inouospermes \ s'ouvrant d'un seul coté par une fente longitudinale; quelquefois plusieurs pistils s'élant soudés , le fruit paraît ê;re à plusieurs loges. Dans quelques genres, ce fruit est une petite noix indéhiscente. La graine, qui est renversée, se compose d'un tégument propre, crusiacé, d'un gros endosperme farineux , sur l'extrémité inférieure duquel est'appliquéet incrusté un embryon déprimé et comme lenticulaire , opposé au hile. Les Plantes qui composent cette famille ont le port des Joncées ou des Cypé racées ; ce sont des Plantes presque toutes exotiques , vivaces ou même sousfrutescentes, ayant des feuilles étroites , engainantes et fendues h leur base, ou des chaumes entièrement n us, ou simplement couverts d'écaillés engainantes ou de feuilles rudimeutaires. Cette famille est très- rapprochée des Joncées, dont elle diffère par son embryon extraire et simplement appliqué sur un des points de l'endospcrme , opposé au hile; par ses graines solitaires et pendantes; ses étamines opposées aux sépales intérieurs , etc. Elle a aussi de l'affinité avec lesCypcracées , mais elle s'en distingue par son péricarpe déhiscent, par ses gaines fendues, par la strue-

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