V. LÉCIDEE. (B
* RHIZOCARPIENS (végétaux), bot. phan. Le professeur De Candolle appelle ainsi les Végétaux dont la tige meurt chaque année après avoir donné du fruit, mais dont la racine pousse chaque année de nouvelles tiges qui se chargent également de fleurs et de fruits. On voit que toutes les Plantes vivaces rentrent dans cette catégorie, (a. r.J
RHÏZOCTONIA. bot. crypt. (Z/coperdacées.)De Candolle a distingué ce genre singulier des Sclerolium avec lesquels Persoon l'avait confondu.
Bulliard en avait fait une espèce de Truffe , et Nées a admis le genre de De Candolle sous le nouveau nom de
RHl
Thanatophytum-, ce sont des Plantes d'un tissu ferme , charnu ou cartilagineux , arrondies ou irrégulières , croissant sous terre, fixées sur les racines d'autres fiantes et ressemblant à des tubercules; on n'y distingue pas de véritable péridium , mais seulement une sorte d'épidei me semblableau resledu tissudela Plante qui est formée de cellules presque carrées ; ces sortes de tubercules sont unies entre elles par desfibrilles radiciformes et sont fixées par quelquesunes de ces radicelles sur les racines des Plantes vivantes dont elles causent bientôt la mort. Cette influence nuisible a déterminé les divers noms qu'on a donnés à ce genre de Végétaux et les noms vulgaires que portent ses espèces. Deux principalement méritent d'être connues. L'une connue sous le nom de Mort du Safran [BJùzoctunia C 'rocorum , De Ca n cl. , Tuber parasiticum , Bull., pl. 456 ), cause de grands ravages dans les champs île Safran, aux bulbes duquel elle se fixe; elle n par celle raison fixé depuis long-temps l'attention des agriculteurs et particulièrement celle de Duhamel (P.. Mém.
Acad. Scien., 1700). — L'autre attaque la Luzerne surtout dans les lieux humides, elle la (iétruit dans des espaces plus ou moins étendus , arrondis, et l'on dit alors que la Luzerne est couronnée. On a encore trouvé d'autres Plantes de ce genre sur les racines de divers Arbres, du Pommier, de l'Acacia commun , et il est probable qu'il en existe plusieurs que leur station souterraine soustrait à l'œil de l'obseï valeur. Fries a formé de r espèce découverte par Chaillet sur la racine du Robinia (R/iizoclonia Pseudo-acaciœ , De Cand.j un geure particulier sous le nom de Mylilla; mais ces Plantes ont besoin d'être encore mieux observées avant d'en former plusieurs genres, et peutêtre est-il préférable pour le moment de réunir les diverses espèces de Scleroiium souterraines et parasites en un seid genre. V. Sclérotion.
(ad. b.)
RHl b6g
RHIZOLrITHES. bot. foss. On ne connaît pas encore de véritables racines fossiles bien caractérisées; ce-# pendant on a observé dans le grès bigarré des portions de tiges émettant de petits rameaux grêles et quelquefois pinnés sans trace d'insertion de feuilles , qui sont peut-être des racines de Conifères. Ou a vu aussi quelquefois des bases de tiges dicotylédones se diviser en plusieurs racines , dans les formations de Lignites ou ces tiges sont bien conservées ; enfin ou a observé dans une carrière de grès dépendant de la formation houillère près de Glasgow une base de tige de Lepidudendron se divisant eu quatre grosses racines ; mais ces organes , lorsqu'ils sont isolés , ne paraissent pas pouvoir offrir de caractères propres à faire recounaîtie les Plantes auxquelles ils appartiennent. Il faut bien se garder de confondre avec des racines les tiges rampantes ou rhizomes qui en ont quelquefois l'aspect , .niais qui en diffèrent par leur structure , leurmode de croissance et les insertions des feuilles qu'elles présentent.
On a trouvé assez souvent des rhizomes de Graminées dans les terrains d'eau douce, et celuideLongjumeau près Paris nous a offert une semblable tige du genre Nymphéa que nous avons décrite et figurée dans notie lissai de classification des Végétaux fossiles. (ad. b.)
RH1ZOMORPHE. Rhizomorpha.
bot. crytt. [Mucédinècs? ' ) La position de ce genre est encore fort douteuse ; on l'a successivement rapporté aux Lichens, aux Champignons , aux Hypoxylées ou Mueédinées byssoïdes, et sa place n'est pas encore bien déterminée ; beaucoup d'espèces y ont été placées qui en diffèrent à beaucoup d'égards et dont la plupart ne sont que des Cryptogames monstrueuses ou incomplètement développées, ou même des racines d'Arbres ou de Plantes qui ont pénétré dans des fissures de Roches. La forme extérieure est com-
S?o KHI
plélement trompeuse dans ces cas et l'observation microscopique du lissu # peut seule décider si ce sont des racines ou un Champignon ; on doit donc exclure de ce genre un grand nombre des espèces qui y ont élé rapportées ; les seules espèces qui paraissent le constituer réellement croissent dans les mines et autres lieux sou terrains "ou dans les fissures des vieux troncs d'Arbres. Le type du genre est le RJiizomorpha sublerranea, espèce dont la forme extérieure varie a l'infini et a donné naissance aux espèces qu'Acharius avait nommées R.
corrugata, spinosa et (Hchotoma. Ces PI an tes se présentent sous la l'orme d'un thallus continu , rameux, ressemblant à {Les racines, arrondi ou comprimé, formé extérieurement d'une sorte d'écorce noire ou d'un brun foncé, et d'une partie centrale blanche composée d'une matière floconneuse ; à la surface de ce thallus on observe des tubercules formés par undéveloppementdu même tissu et formant un faux péridium dans lequel se trouve également une matière d'abord compacte cl filamenteuse, ensuitepulvéridente. Le Rhizomorpha sublerranea se trouve assez fréquemment dans certaines mines et présente un phénomène remarquable ; ses extrémités deviennent souvent phosphorescentes et répandent une lueur assez vive pour qu'on puisse lire à leur clarté.
Des observations nombreuses ont été faites sur ce sujet par Nées, Noggejath et Bischofl' et publiées dans le tome xi des Mémoires de l'Académie des Curieux de la nature. La phosphorescence de ces Piaules a duré une fois pendant neuf jours , après qu'elles avaient été relivéesde la mine et enfermées dans un flacon ; l'air dans lequel ces Plantes avaient été conservées avait élé modifié ; mais de la même manière que cela a toujours lieu , soit dans l'obscurité, soit par le contact des parties des Végétaux qui ne sont pas colorées en vert, c'est-à-dhe qu'une partie de l'oxigène avait été transformée en acide carbonique; on ne pourrait donc pas en
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conclure que cette combustion lente est la cause de la lumière que cos Plantes produisent, cependant celte lumière cesse dans le vide.
On sait en outre que ces phénomènes de phosphorescence ont été observés dans quelques autres tissus , et dans les bois qui se pourrissent; il ^e pourrait donc que ce ne fût pas un phénomène dépendant de la vie de la Plante; mais il serait intéressant de s'assurer s'il n'existerait pas une phosphorescence analogue dans quelques autres Champignons.
(ad. b.)
*RHIZOMOKPHÉES. bot. crypt.
{Miicédinées?) Fries donne ce nom à une tribu des Byssacées qui comprend les genres Râizomorpàa,Koih ; Tkamnomyces , Ehrenb. ; Synahssa, Fries ; Cœnocarpus , Rebént. ; Melidium , Eschw. ; Phy comices , Runz , el comme genres douteux les Ascophora et Periconia. Celle tribu est caractérisée par l'existence d'un thallus solide , rameux , formé par l'entrecroisement de filamens donl les extérieurs constituent une sorte d'écorce et qui composent des sortes de péridium remplis de sporidies.
Celte tribu se rapproche ainsi , à quelques égards , des Isariées.
(ad. B.)
RHIZOPHORE. Rhizophura. bot.
Piian. Ce genre placé par Jussieu dans la famille des Caprifoliaoées , par le professeur Richard dans celle dos Lonanlhées , est devenu pour R. BrowiT le type d'un ordre naturel nouveau qu'il nomme Rhizophorées.
On doit réunir à ce genre les espèces dont Lamanck avait fait son Bruguieraoa le Patetuviera de Uu Petit— Thouars, el il offre alors les caractères suivans : le calice est adhérent avec l'ovaire infère; son limbe est divisé en quatre à treize lobes linéaires persistans. La corolle se compose d'autant de pétales qu'il y a de lobes au calice. Ces pétales sor.i roulés, terminés par deux divisions linéaires à leur sommet; lesétamines en nombre double des pétales ont leurs anthères moules dressées , attachées par leur
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plubieuib lobe* ou leu aculee latéraux , obloug- ou lolulot n><-s ,dibpobéb bott eu bérve louait. idiuale ; *oit eu rosette ; uue ou plubieur* soiet •etitaculaire* peodaule* eu deb^oub.
'.1 i ! 't . i-i.«.oie pe.i- C'IjUU . <:OIU- J-OM: r,euieiiieijl ce deux espèce* . a l>eau<x»up de rapporib avec let KLivs— .v/plioies doul f oibkaltl ne ^e^ a point distiueuéea. l'éiou <J> t a élal>li le
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genre Rhizophyse , n'en a point publié les caractères. Lamarck et Olivier le distinguent par la présence d'une vessie antérieure cl l'absence fie vessies aériennes latérales. Les deux espèces que l'on y rapporte se trouvent dans la Méditerranée : l'une est le Rkizophysa Jilifyrmia , et l'autre le R. rusacea. (e. d..l.)
* RHIZOPODE. BOT. CRYPT.
Ehrenberg ( de Mycetogenesi epistola.
in Nov. Act. acad. Leop. Car. nat.
cur. T. x) nomme ainsi la base byssoïde qui provient du premier développement des spondes de Champignons , et de laquelle s'élèvent les filnmens tantôt libres et distincts , tantôt soudés entre eux comme dans les grands Champignons. (c.N.)
* RHIZOPOGON. bot. crypt. (Lycoperdacées.) Fries (Syst. Mycolog. , vol. 2, p. 2g3) a établi sous ce nom un genre qu'il a placé dans la classe des Gastéromycètes et dans l'ordre des Angiogastres à la suite du genre Tuber. Il l'a ainsi caractérisé : conceplacle (utérus) sessile, arrondi-difforme , cellulaire, finissant par se rompre irrégulièrement , charnu intérieurement et veiné par de nombreuses anastomoses. Sporanges membraneux, globuleux, sessilcs , faciles à distinguer à l'œil nu , marqués de veines, remplis de sporidies distinctes, d'abord pulpeux , ensuite vides.
Les Râizopogon sont de grands Champignons epigés , qui croissent dans des contrées plus septentrionales que celles où. croissent les Truffes, d'une saveur nauséeuseou peu sensible, par conséquent peu propres à la nourriture de l'Homme. Ils ressemblent aux tubercules de la Pomme de terre, et leur base est garnie de fibrilles radicales réticulées , d'où Fries a tiré le nom générique qui signifie Racine barbue. Le port de ces Cryptogames est plutôL celui des Sclérodcrmes que des Truffes , quoique les auteurs en aient réuni à ce dernier genre les différentes espèces. Celles-ci sont au nombre de quatre, savoir : i°. R/rizopogon a/bus ou Lycoperdon. gibbo-
Rin
sum, Dicks., et Tuber album , Bulliard, Champ., tab. 4o4; il croît dans les chemins sablonneux , et dans les bruyères des pays moulueux de l'Europe, dans les dunes du golfe de Gascogne et dcl'Amériqueseptentriouale.
2°. R. luteolus ou Tuber ubtextum, Sprengel ; il est assez abondant dans les forêts de Pins de la Suède et du nord de l'Allemagne. 5°. R. virens ou Tuber virens , Schweinitz; il se trouve égalemeul dans les pays sablonneux de la Lusace , ainsi qui dans la Caroline. 4°. R. œstivus ou Lycoperdon œstivum, Wulf. , in Jacq.
Collecta, i, p. 5*4; il croît en Autriche. (g..n.)
* RHIZOPDS. bot. crtYPT. [Mucédinées.) Sous ce nom générique , Ehrenberg (Noua Act. nat. cur., vol.
io, tab. n) a décrit et figuré la Plante qu'il avait nommée Mucor stolonifer, et qui croît sut les branches de bouleau, les feuilles de vigne dans le pain et les fruits moisis. Ce nouveau genre n'a pas été généralement adopté. P . Mucob. (G..N.)
RHIZORE. Rhizorus. moll. Mont fort a établi ce geme dans sa Concbyliologie systématique (T. Il, p, 538) pour une petite espèce de Bulh figurée parSoldani. V. Bulle.
RHIZOS l'ERMES . Rhizospermœ.
bot. CRYPT. (De Candolle.) Syn. de Maisiléacées. P~. ce mot. (o..s.)
* RHIZOSPERMUM. bot. piian (Gaertner fils.) Syn. de Notelasa d( Ventenat. V. NotÉlee. (g..N.)
RHIZOS ÏOME.R/iizostoma. acal Genre d'Acalèphes libres , établi pai Cuvier (Journ. de phys. T. xlisl , p 436 , et Règn. Anim. T. iv , p. 57) et adopté par Pérou et Lesueur dam leur intéressant travail sur les Méduses. Ces derniers auteurs raugen le genre Rhizoslome dans la divisioi des Méduses gastriques, polyslomes pédonculées, brachidées et sans tentacules. Ils lui attribuent pour carac lères : huit bras bilobés , garnis chacun de deux appendices à leur-base
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l terminés )>ar un coi ps prismatirue; huit auricules ou rebords; point
e cirrhes , point de cotyles. Réuni ai genre Céphée par Lamarck. V.
■/ÉPIIÉE. (e. D..L.)
RHIZOSTOMOS. bot. phan.
'Pline.) Syn. d'Iris germanica , L.
' * R H I Z O T R O M A. dot. crypt. /ries av;iit donne ce nom à un genre ondé sur les Rldzomorplia Xylusroma et corlicata ; mais il paraît l'avoir abandonné dans son Systema 'trbis vegetabilis. (ad. b.)
RHOA. noT. pïian. L'un des synonymes de Grenade dans l'antiquité.
* RHODLA. bot. piian. VourRo/i- Hea. P. en mol (g..n.)
RIIODIA. bot. pn an. Syn. deRbo- ■ liole. ?' . ce mou (B.J
RHODIOLE./î/W/o/a.BOT. phan.
liienre de la famille des Crassulacées, 1 1 de la Diœcin Octandrie, établi par inné , et réuni par De Can.iolle au *Ser/i/m dont il ne diffère que par le .tombée quaternaire de ses parties •lorales, et par ses (leurs dioïques; es mâles ayant des ovaires avoi lés , dépourvus de styles cl de stigmates.
■uo Rhodiola rosea , L. ; Seclum Rhouiio/a, De Cand. , Flore Française et Mantes grasses, tab.. i45, est une Plante dont les racines sont épaisses , Itharnues , douées d'une odeur ayant [quelque lapporl avec cclledc la Rose ; tes liges, qui naissent plusieurs à la ois, sont simples, iiautes de six à iduit pouces, garnies de feuilles petites, nombreuses, éparses, oblonlijues , pointues, un peu élargies et dentées vers le sommet , lisses , et ;l'un vert presque glauque. Les fleurs sont terminales , rougeâties , etdispoisées en un bouquet serré , presque semblable à une ombelle. CettePlantc xroît sur les montagnes des pays méridionaux de l'Europe, principalement dans les lieux couverts, parmi les rochers des Alpes et des Pyrénées.
RHOD1TE. foss. Aldiovande a
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décrit sous ce nom une sorte d'Echinite. Gesner et d'autres auteurs anciens l'ont donné à une pierre marquée d'étoiles à plus de cinq rayons ; c'était sans doute une sorte de Polypier, dont il est impossible de déterminer le genre, d'après la description qu'ils en ont faite, (g. del.)
1UIOD1TIS. min. Nom renouvelé de Pline, donné parForster au Quartz hyalin rose. (g.del.)
RHODIUM, min. Métal découvert en i8o4 par le docteur Wollaslon dans le Minerai île Platine, où il n'entre que pour une petite quantité , et ou il est combiné avec le Platine même. Ce Métal est solide , d'un blanc analogue à celui du Palladium ; c'est un des Métaux les moins fusibles. Sa pesanteur spécifique paraît être de 11. A froid , l'air, l'oxigène et l'eau sont sans action sur lui. Il s'unit facilement au Soufre et à la plupart des Métaux. Les Acides sull'urique, nitrique et hydrochlorique , l'eau régale même, ne peuvent l'attaquer ni à froid ni à chaud. Suivant Berzelius, il existerait trois Oxidesde Rhodium.
Ce Métal est sans usages. V '. Platine, (g. del.)
RHODOCHROSITE. min. Nom donné par Hausmann à un Miueraide Manganèse, qui paraît être du Manganèse carbonate compacte. /^.Manganèse, (g. DEL.)
* RHODOCRINITES. R/iochcriniies. ÉOEUN. Genre de l'ordre des Crinoïdes , ayant pour caractères : Animal à colonne cylindroïde ou subpcr.lagone , forméede nombreuses articulations , percées dans leur centre d'une ouverture à cinq sinuosités pélaloïdcs ; bassin formé de trois pièces supportant cinq plaques intercostales , quadrilatères , laissant entre elles cinq angles rentrans où viennent s'insérer cinq premières plaques costales; de chaque épaule naît un bras supportant deux mains. Quoique Miillcr ne rapporte qu'une seule espèce à ce genre, il soupçonne qu'il pouriait bien en exister plusieurs, d'après
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quelques différences qu'il a observées sur les échantillons de colonnes qu'il a eu occasion d'examiner. Il y en a de cylindriques , à articulations égales ; d autres sùbpentagones , à articulations inégales ; parmi les premières , il s'en trouve dont les stries des surfaces articulaires parlenl de l'ouveiture centrale et arrivent jusqu'à la circonférence; d'autres oii ces stries n'existent que près de la circonférence, la surface, centrale étant lisse; les secondes , qui viennent particulièrement de Mitcàel-Deau , sont alternativement plus grandes et plus petites , ou bien il s'en trouve deux plus petites après une pins grande; leurs bords sont un peu sinueux et ont une configuration réciproque. Dans toutes ces variétés de colonne, l'ouverture centrale de chaque articulation présente toujours cinq sinuosités en étoile ou mieux pélaloïdes. Les bras auxiliaires latéraux ne paraissent exister que sur les colonnes subpentagones qui sont toujours plus ou moins tuberculeuses, et c'est de ces tubercules que naissent irrégulièrement, les bras formés de pièces articulaires, cylindriques , se touchant par des surfaces striées en rayons , et percées d'une ouverture circulaire qui devient peu à peu elliptique en approchant de la tige ; le bassin , en forme de soucoupe , se compose de trois plaques de grandeur inégale ; il est déprimé au centre et percé d'une ouverture pentapétnlo'jde ; cinq plaques intercostales quadrilatères s'appuient sur le bassin et laissent entre elles cinq angles rentrans qui reçoivent cinq premières plaques costales à sept côtés; sur celles-ci s'articule une seconde série de cinq plaques à «ix côtés, et chacune d'elles supporte une plaque scapulaire à cinq angles.
En s'élevant ainsi depuis les plaques intercostales, les plaques costales et scirpulairës laissent entre elles cinq intervalles remplis par plusieurs séries de plaques nommées encore intercostales , toutes hexagones , un peu irrégulières1, décroissantes, et formant trois rangs longitudinaux ; ces
EttïO
plaques viennent enfin se confondre avec celles qui fortifient le tégument recouvrant la cavité abdominale. De chacune de3 plaques scapulaires ou épaules naissent deux premières articulations des bras , et de celles-ci une seconde, échancrée en dessus. Entre les angles rentrans, résultant de la disposition articulaire de ces qualie pièces branchiales , est située une plaque claviculaire hexagone; chaque bras suppoi te deux mains , et chaque main est pourvue de plusieurs doigts.
La disposition compliquée des plaques du corps des Rhodoci inites esl une des plus difficiles à saisir , et nt peut guère être conçue qu'en l'étudiant au moyeu du plan ingénieux que Miiller a mis en tête de ce genre comme de tous les autres genres d< Giinoïdes , et que nous regrettons d( ne pouvoir présenter ici. Le R/todocri- /rites verus , seule espèce de ce genre, se trouve fossile à Dudley et dam quelques autres localités d'Angleterre, (e. D..L.)
RHODODENDRUM. boï. phan V. Ros.vge.
RHODOLiENA. dot. phan. Genn établi par Du Petit-ïhouars (Hist Végét. îles Austr. Afr. , p. 47) et ap par tenant à la famille des Chlenacées.Ce genre offre pour caractères des fleurs purpurines très-grandes axillaires , géminées, accompagnée chacune d'un involucie composé d< deux folioles appliquées contre 1 calice qui est formé de trois sépale concaves \ épais et glulineux. Les pé taies, au nombre de six , sont trèsgrands, urcéolés, roulés en spiral avant leur épanouissement. Les éta mines sont très-nombreuses, plu courtes que la corolle, mouadelplic par leur base. L'ovaire est à trois lo ges polyspermes. Une seule espèc constitue ce genre : c'est le Rliodo lœna a/tiuola , Du Pelil-Thouars toc. cit. , lab. j5 , Liane grimpanie qui porte des feuilles alternes , ova les, aiguës, mucronées, des fleur axillaires dont les pédoncules ^on
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j jus cl biflores. Il croît à Madagascar.
* RHOUOMELE. Rhodomela. bot.
scrypt. (Hydrophyles.) Tel que l'a compose Agartlb, ce genre est inadmissible; restreint aux cinq ou six >jspèces qui eu ont rigoureusement le Karactère el que leur fades n'éloigue ■.oas trop les unes des autres, nous .'avons adopté parmi les Floridées >nù il forme l'un des passages aux ïGéYamiaires. On y trouve deux sortes nie fructifications : l'une consiste en •capsules ovales ou gongyles remplies Ide six à dix propagules ; l'autre en loiopagulcs dont se remplissent les mrticles des rameaux terminaux; les mrincipales expansions qui ne sont jamais très larges , et qui même dans >blusieurs espèces sont à peu près filiformes , ne sont point ainsi articulées. .La couleur ordinaire des Rhodoimèles est rougeàtre foncé, et devient iaoire par la dessiccalion , d'où vient i em nom. On doit en exclure le Fucus volubilis, L., qu'y rapportait Agardb, ainsi que V Odonialia{V . ce mot). Les •îspèces connues que nous y conservons sont : i°. Rhodomela Larix , ^Fiions Larix, Turn., plat. 207. —
R. Jloccosa , Turn., plat. 8. — 1 i°.7î. JL/copodioides, Turn. , plat. 12, idont Lamouroux se proposait de fiire ee type de son genre Dazytrichia. — 1*0. R. suô/i/sca, Gigartina subfusca, -Lyngb. , Tent. , lab. 10. — 5°. R.
iteorpioides, Fucus amp/iibius, Turn.., 'olat- 109. — 6°. R. Pinastroides , ITurn., plat. 11 — 70. R. Gaimardi , iquiestdesîlesMalouines, et dont nous Idonnons la figure dans "notre Cryplogamie de la Coquille. (b.)
RHODON et RHODON ION. bot.
KPflAN. La Rose chez les anciens Grecs.
* RHODONITE. min. Nom donné pàv Ilner à un Minéral de Manganèse d'Elbingerode au llarz, que lieudant considère comme un Hydro-Silicale.
1 V. Manganèse. (g. del.)
* RODOPHANES bot. phan. (Césalpin.) Syn. de Nerium Oleander.