TOME XIV
Rllï 5çp
Les Némocépuales , Nemoccphalus, Nob. Où la tête s'articule aussi au corselet , presque immédiatement après les yeux , sans rétrécissement postérieur graduel; mais où le museau-trompe est d'une même venue dans toute sa longueur, cl non brusquement acuminé près de son extrémité (i).
Les lin entes , Brentus , Fab. , diffèrent des précédens par leur tête qui se prolonge, en se rétrécissant peu à peu, derrière les yeux , et s'articule ensuite avec le curselet ; les antennes des mâles sont insérées vers le milieu du museau-rtrompe, et à sa base dans les femelles (2).
Les Uroi'tiïres , Uropterus , Nob., ressemblent aux Bre-ntcs quant à la forme de la poition de la tète située ru arrière des yeux , ou la portion basilaire ; mais le museau-trompe est plus coui t ; les antennes sont insérées vers son milieu , dans les deux sexes ; les ély très se terminent brusquement, en manière de queue (3).
Tantôt les côtés du corselet et ceux de l'abdomen ont des enfoncemens propres à recevoir les cuisses ; le dessous des tarses n'a point de pelotes. C'est ce qui distingue les TarimouÈREs , Tapkroderes , Scbœnherr (4).
Les autres Brenlhides n'ont que neuf ou dix articles aux antennes.
Les Ulocep.es , Ufocerus , Daim., Schœnli. — Cladiune , Nob. , ont le corps presque linéaire , rétréci insensiblement par-devant ; les antennes courtes , épaisses , presque cylindriques, grossissant insensiblement , presque pei foliées , garnies
(1) Les B. sufliraliSj monitis , assimilis de Fabricius-, les B.fmninlit , barbicornis, A O~ livier.
(2) B. nneharago , Fabr. ; les B. bidenlatus, mililaris , volvulus, Oliv.
(3) B. caudalus, Oliv., et d'autres espèces de I Ile-de-Krancc- et du Brésil.
(4) Scliœnherr divise les Broutes en quatre sous-genres, les Brentes propres, les Hormocères, les Arrbeoodes el les Ne'morliinej , mais qui ne correspondent point parfaitement à nos coupe».
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de petites écailles , de neuf articles , dont le dernier eu forme de cône très- cour t.
Les Cylas, Cjias, Nob., Schœnh., ont l'abdomen ovoïde , le corselet comme formé de deux nœuds, dont le postérieur beaucoup plus petit , et les antennes composées île dix articles ; le dernier forme une massue ovalaire ou presque cylindrique.
Nous passerons maintenant aux Rbynchopbores fracticornes ou aux Curculionites gonatocères de Sehœnherr. Ainsi que dans les deux tribus précédentes , le labre est très-pelit , à peine sensible , ou nul ; les palpes sont aussi très-exigus et coniques; la languette, de même que celle des Breuthides, est cachée derrière le menton , ou appliquée sur sa face interne ou antérieure (1), ou du moins s'élève très-peu au-delà de celle pièce.
Les antennes sont coudées , et dans ceux où elles le sont moins et que Schcenherr place avec des Orthocères , la longueur du premier article égaleau moins le quartde la longueur toiale. Le museau-lrompe présente toujours d'ailleurs, de chaque côté , à partir de l'insertion de ces organes , un sillon , tantôt droit , tantôt oblique et courbé inférieurement.
Plusieurs de ces Insectes sont aptères, et le pénultième article des tarses n'est pas toujours profondément bilohé. Nous réunissons ces Rhynchophores en une seule tribu , celle des Charansonites , Curculionites. Ils se partagent naturellement en deux sections, celle des Brévirostres, Brachyrhynchi , Schcenherr, et celle des Longirostrcs , Mecorhyncld , Schcenherr ; mais il n'est pas facile ^de bien déterminer leurs limites , et plusieurs genres sont très-ambigus sous ce rapport. Voici les caractères qui nous paraissent signaler plus rigoureusement les Brévirostres. La portion gulaire servant de support au menton n'est point ou très-peu avancée entre les fentes, où sont lo-
(l) Vue de ce cite', elle forme souvent une arène ( Inlegcrrium , Germar).
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gées inférieurement les mâchoires. '
Ces mâchoires sont recouvei tes, dans i
le plus grand nombre , par le men- i ton ; les antennes sont insérées de
niveau avec l'origine des mandibu- i
les , ou leur articulation est près de il
l'extrémité du museau-trompe. Si l'on i
en excepte les Brachycères et les l£pi- r
ses , les antenne^ ont toujours douze l articles.
On peut diviser cette section en I:
trois groupes principaux , les Pacliy- |
rliyuchides , les Brachycérides et les i
Liparides ; ils ont chacun pour type g
un grand genre , tel que ceux de 1
Charanson proprement dit , Bracby- t cère et Lipare.
Les deux premiers peuvent , à rai- (
son de quelques caractères communs, s
former une première division. La s
massue des antennes commence pi es- c
que toujours au neuvième article, f
Les mandibules n'ont point de deu- )
telures , ou n'en offrent que deux au {
plus et ordinairement peu pronon- |
cées ( i ). Le menton , tantôt en forme ;
de carré ou de triangle renversé , j
tantôt rhomboïdal ou presque orbi- (j
culaire, occupe toute la portion de la ,
cavité oculaire, située au-dessous des ,|
organes précédens , recouvre les mâ- ,
choires ou les laisse à peine entrevoir. (
Dans la seconde division, et qui j ne comprend que les Liparides, la , massue des antennes commence sou- , vent au septième ou au huitième ar- , ticle. Le museau-trompe est toujours i, allongé. Les mandibules, ou du moins t l'une d'elles , ont toujours deux à quatre dents bien manifestes. Le menton n'occupe que le milieu de la ca- j vite buccale , laisse à découvert les mâchoires, dans les fentes où elles sont logées inférieurement, est près- J que carré ou trapézoïdal; et l'espace ■ gulaire , d'où il prend naissance, s'a- j vance déjà sensiblement entre ces fentes. Ces Bhynchophores tiennent j par un bout aux Brachycères et à ' d'autres Insectes analogues , et par '
(l) Les Brachycères sont dans ce cas, mais les dents sont plus courtes à l'une d'elles. Ces J.isectes d'ailleurs se rapprochent des Liparidc».
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! l'autre aux Lixus de Fabricius. En i un mot , ils font le passage des Brévii rostres aux Longirostres.
Les Pachyrhynchides , Pachytrhynchides ont toujours onze à i douze articles aux antennes et le pé- 1 millième article des tarses profondéiment divisé en' deux lobes. L'exis— l lence ou la présence des ailes influant :sur les habitudes de ces Animaux et
• nous paraissant un caractère plus im- | portant que celui tiré de la direction l des sillons antennaires , nous lui donnerons, contre l'opinion de Sclicen-
herr, la préférence sur celui-ci. Ainsi nous diviserons d'abord les Pachy ■ rhynchides en ailés et en aptères ;
• ceux où les sillons sont obliques , et soit repliésou courbés inférieurement
: sur les côtés du museau-trompe, soit dirigés vers le dessous des yeux , formeront une première subdivision.
Nous la terminerons par un groupe , composé de plusieurs genres , el distingué par l'ensemble des caractères suivans : premier article des antennes long, dépassant les veux; museautrompe assez long et même presque aussi long que la tête el le corselet , dans plusieurs {Hypsonotus) ; pieds antérieurs surpassant les suivans en grandeur, avec les cuisses plus renflées , les jambes arquées, et les tarses très-dilatés et ciliés; corps oblong, avec l'abdomeu en forme de triangle renversé, allongé et pas plus large à sa base que le corselet. Des caractè-
1 res négatifs signaleiont conséquemment les genres qui vont suivre.
Il en est parmi eux dont le corse-
'. let , plus étroit que l'abdomen , est lobé antérieurement, avec le bord postérieur bisinué ; l'abdomen est renflé ou allongé.
Ici le corselet est plus long que large; tels sont les genres : Ciiaranson , Curculio [Enlimus, Schœnh.); Riiigtjs, Rliigus ; Promkcops, Prornecops; Phjedrope , Phœdropus de
(l) Scbœnlierr désigne ainsi la seconde division de ses Bracliyrliyuqucs et dans un sens beaucoup plus Restreint, puisqu'il n'y comprend eue cinq genres.
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Schœiilierr, et ses Déréodes , Dereodus , qui ne sont qu'un sousgenre (i) de ses Hypomèces.
Là le corselet est plus large que long; ses genres Polyuie, Polydius ; Entyus, Enlyus; et celui de Brachysome, Brachysoma , de Dejean ; mais restreint à l'espèce qu'il nomme suturalis.
Les autres ont le bord antérieur du corselet droit ou presque droit , sans lobes bien prononcés.
Tantôt le corselet est sensiblement plus long que large.
Ceux dont le museau-trompe est plus court que l'autre portion de la tête, ou de sa longueur au plus, composent les genres CniiORornANE , C/ilorophanus (2); Ithycère, Je/iycerus ; Anoemèhe , Anœmerus ; Hypomèce , Hypomèces ; Leptosome , Leptosomus ; Tanymèqtje, Tanyme-
CtUj ASTYQUE, slstyCUS; LlSSORHINE,
Lissorhinus ; Proténome , Protenomus (ailes incomplètes); Artipe , Jrtipus ; et Sitone , Sitona.
Ceux dont le museau-trompe est sensiblement plus long que la tête ; dont les yeux sont toujours saillans ; où le corselet est toujours bisinué postérieurement, et dont les élytres sont prolongées à leur base, ou présentent une impression derrière l'écus^ou , forment les genres Hadrope, Hadropus ; CYPnus , Cyp/ius .- Callizone, Callizonus.
Tantôt le corselet est transversal ou du moins presque isométrique.
Genres : Exophthalme , Exophthalmus; Eustale, Euslales ; DlAprèpe , Dinprepes ; PAcnNÉE , Pachnœus; Polydruse, Polydrusus ; Me-
(1) L'indication de ces sous-genres et l'exposition même des caractères des genres, nous forcerait de dc'passcr los limites qui nous sont prescrites à l'égard de cet article , qui est déjà ïrès-étendu.
(2) Les antennes e'tant courtes, leur coude est moins sensible; mais il n'en existe pas moins , ce qu'indiquent la longueur du premier article compnre'e à la longueur totale et les sillons îatc'raux où il se loge en partie. C'est donc à tort que Schœulierr place ce genre et celui A'Tlhytcrtis nvec ses Gonalo^eret.
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taljjte., Melallitcs ; et Ptieop'e', Plilupus.
Les derniers Pacbyrhynchides ailés et à sillons antennaires courbes, sont remarquables par leurs pieds antérieurs plus grands que les intermédiaires, à cuisses grosses , à jambes arquées et à tarses souvent dilatés et ciliés. Le corps est ordinairement oblong, avec le museau-trompe allongé , le premier article des antennes long, le corselet presque globuleux ou triangulaire et l'abdomen pas plus large que lui et presque en forme de triangle renversé et allongé , ou d'ovoïde, tronqué en devant. Ces Insectes sont plus spécialement propres" au Brésil , à quelques îles de l'océan Africain et Indien , à l'Afrique. Ceux de noire pays qui ont le plusd'analogie aveceux sont les Pbyllobies.
Genres : Prostome , Prostomus ; Leftocère, Leptocerus ; Cratope , Cratopus ; Leprope , Leprupus ; Hadrojière , Madvomerus ; Hypsonote, Hypsonotits de Schœnh. , et Leptorhine, Leplo/hinus (1).
Viennent maintenant les Pachyrhyncides ailés à sillons anlennaires droits ou presque droits , se dirigeant vers le milieu des yeux, remplacés même souvent par une simple fossette courte et ovale.
Là le corselet n'est pas lobé antérieurement.
(i) Ce genre esL formé sur une espèce (Lixoides) du cap de Bonne-Espérance ; le corps est presque linéaire, avec la têle allongée, d'une même venue avec le museau-trompe, portant à son extrémité les antennes; le premier article est fort long, terminé en massue; le second et le troisième diffèrent peu en longueur des suivans ; la massue est ovoïde et commence au neuvième; les sillons antennaires sont très-courts et repliés brusquement en manière de crochet ; le corselet est cylindrique, sans lobes; l'abdomen est un peu plus large , allonge ; les élytres se terminent en pointe»
L'un des caractères du genre Prostomus est d'avoir les mandibules saillantes et robustes , arjjuées et sans dents. Mais il faudrait avoir vu plusieurs individus de l'espèce ( C. scutellaris , Fabr.) sur lequel il a été établi , afin Ae s'assurer si ce caractère est propre aux deux sexes ou aux inalcs seulement.
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Genres : Phyllobie , PhyHobius; Macrobyne, Macrorynus : Myllocère , Myllocerus.
Ici il est lobé.
Genres : Cypiticère , Cyphicerus ; Ambltrhine , Àmblirldnus; et Phytoscape , Phyluscapus.
L'absence d'ailes et souvent aussi celle de l'écusson caraclérisent les derniers Pacbyrhynchides. Les antennes sont ordinairement longues et leur premier article , étant rejeté en arrière , dépasse notablement les yeux. L'abdomen est grand, presque globuleux ou ovpïde.
Afin de lier ces Rhynchopbores avec ceux des derniers genres , nous débuterons par ceux dont les sillons antennaires sont pareillement droits ou presque droits
Plusieurs, et généralement propres à l'Europe et à quelques contrées orientales limitropbes , ont les côtés du museau-ttompe servant d'inser- (ion aux antennes brusquement dilatés inlérieurcment en manière d'angle ou d'oreillette, et de là l'origine de la dénomination d'Otiorhynchides, donnée à cette subdivision par Scbœnherr.
Genres: Hyphante, Hyphanius -, Otiorhynqtje, Otiorkynchus; Tylodèbe, Tyloderus; Elytbodon , Ely- Irodon.
Ce caractère n'a pas lieu dans les genres suivans : Omias, Omias ; Peritèle , Peritelus ; Trachyphlée t Trachjphlœus ; Episome, Episornus; Pholicode , Pholicodes ; Ptochus , Ptoc/uis; Stomode, Slomodes ; Sciobie , Sciobius; Cosmobhine , Cosmorldnits; Iïbemne, Eremnus.
Dans les Pachyrhynchides aptères qu'il nous reste à mentionner , les sillons antennaires sont obliques et courbés inféiieurement.
Genres : Liophlée , Liophlœus ; BaRYNOTE , Barynotus ; Brachyoère , Brachydcres; Herpistique , Herpisticvs ; Tiiylacite, Thylaciles; Syzyqops, Syzygops{Cyclopus, Dej.); Ciierbus , Chenus ; Pachirhine , Pailiirhinus ( Spkœrogasler , Dcj.);' PsAi>iniE , Psalidiurn.
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Les derniers genres paraissent lenii «le près à une seconde division des Cha ransonites brévirostres, les Buaciiycerides, Brachycerides, Insectes tous aptères , dont l'abdomen est souvent renflé, globuleux ou ovoïde, distingués dcsPachyrhynchidesà raison des articles de leurs tarses qui sont entiers ou sans lobes bien terminés, ni brosses inférieures. Ces Insectes vivent à terre , sont souvent très-raboteux , cl habitent , en plus grande abondance, le midi de l'Europe , l'Afrique et quelques parties de l'Asie. Les genres de la dernière division des Brévirostres ou Liparides ont de grands rapports avec eux et conduisent manifestement aux Lixides , les premiers de la section des Longh ostres.
Plusieurs Brachycerides, et dont 1 Afrique et quelques contrées circonscrivant le bassin de la Méditerranée sont le séjour spécial , ont des antennes courtes, peu coudées, n'offrant extérieurement que neuf articles (i) ; tels sont les genres Brachycère, Brachicerus ; Efise , Episus.
D'autres ont aussi les anlcimrpresque droites ou peu coudées , mais de douze articles.
Genre : Crytops, Crytops.
Les autres n'en diffèrent qu'en ce que les antennes sont manifestement coudées.
Ici les sillous antenuaires sont droits et le corselet, comme celui de beaucoup des précédens, est épineux latéralement.
Genre : Deracanthe , Deracanllius.
Là les sillons sout obliques et descendans , et le corselet n'a point d'épines latérales.
Geures Cyclome , Cyclomus ; Amyctère, s/myc/erui.
Un grand nombre de Charansonites de notre troisième division des Brévirostres composant le genre Liparus d'Olivier , nous l'avons désignée par la dénomination de Li-
(i) IL y en a onze, mais dont tel dtui\ derniers U«s courts «t cachés.
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i'auides, Lipaiides. 11 faut y adjoindre plusieurs de ses IAxus , ou les Cleo/lis de Dejean , qui devraient peut-être former une quatrième division , ainsi qu'elle existe dans la méthode de Scbœnherr (Cleonides), mais avec trop d'extension. Quoi qu'il en soit , nous distinguerons les Lipaiides de la manière suivante :
menton n'occupant que le milieu de la cavité buccale , presque carré ou trapézoïde, laissant à découvert les mâchoires ; mandibules ayant deux à quatre dents très-distinctes; massue des antennes commençant, dans un grand nombre , au septième ou au huitième article; sillous antennaires toujours obliques et descendans museau-trompe allongé. La plupait vivent à terre.
Les uns , formant une première division , ont les mandibules bidentées , les palpes labiaux distincts, et leurs corps , quoique plus ou moins oblong, n'a point cependant la forme d'un fuseau, un peu plus large postérieurement qu'en devant. Ce sou!
les Ltparides proprement dits.
Il y en a d'aptères.
Quelques-uns parmi eux se rapprochent des Brachicérides à raison de leurs tarses dépourvus de pelottes , et dont le pénultième article e3t faiblement bilobé.
Genres Minyops , Minyopt, , Rythyrhhine , BJtytirrhinus.
Les tarses des autres sont garnis de pelottes, et le pénultième article est fortement bilobé.
Tantôt les jambes oflient à leur extrémité interne nu fort crochet.
Genres : Molyte , Mo/y /es ; Plinthe , Pli/ilàus ,■ GÉoruiLE ? Geophi Lus?
Tantôt elles, sont inermes ou les antérieures au plus sont dentées ou munies d'un petit crochet au bout.
Genres : Hifporhine , Hipporlanus ( Bronchus anisus , Dej .) ; Stenocoryne , Slenocorinus? Psuchocéphale, Psuchocephalus , Nob. ( Curculio leprosits, Oliv. ) ; Apip.hynquf.. Apirfiynchus,
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Les autres Liparides de la même division ont des ailes.
Nous les subdiviserons encore d'après l'armure des jambes.
Ceux où leur extrémité interne est sans crochet ou n'en a qu'un trèspetit, se distribuent dans les genres suivans.
Genres : Atebpe , Aterpus ; Listrodére , Listrocleres ; Gp.onops , Gronops ; Phytonome , Phytunomus; Coniate, Coniatus.
Ceux où toutes les jambes sont armées à leur extrémité d'un fort crochet, composent les genres Lepyre, Lepyrus; Hylobie, Hylobius; Chrysolope , C/uyso/opus.
Notre seconde division générale des Liparides comprend une partie des Cléonides de Schœnherr , se lie 'presque insensiblement avec les Lixes,et, au point d'insertion des antennes près, plus rapproché de l'extrémité du museau que dans ceuxci, n'en diffère point essentiellement.
Les mandibules ont trois à quatre dents. Le menton est resserré brusquement près de son extrémité et comme tronqué; ses palpes ne sont point ou très-peu distincts. Le corps est le plus souvent ellipsoïde ou eu fuseau allongé et un peu élargi postérieurement , avec le museau long et souvent sillonné; le corselet ordinairement lobé antérieurement et bisinué postérieurement. Les jambes ont un crochet à leur extrémité interne. Les antennes se terminent presque graduellement en une massue fusiforme. Ils ont presque tous des ailes.
Genres : Pachycère, Pachycerus ; Mécapsis , Jflecapsis; Cléone, Cleonus ; Rhytidére , RJiytiderus.
Les Charansonites longirostres ou les Mécorhynques, Mecorhynchi, de Schœnherr, ont leurs antennes insérées en arrière de l'articulation ou l'origine des mandibules , soit entre le bout et le milieu, soit plus près de la base du museau-trompe , qui est ordinairement long, courbé , ou même replié sur la poitrine , dans le repos. La portion gulaire, servant de
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support au menton, s'avance plus on moins en carré long, ou linéairement, entre les cavités , logeant les mâchoires , et simule un menton inarticulé.
On peut les partager en deux seclions : les PhyllophagesellesSpermatophages. Les premiers se nourrissent généralement des parties tendres des Végétaux. Leurs antennes, presque toujours composées de onze à douze articles, et de neuf à dix dans les autres, ne sont jamais insérées près de la base inférieure du museau-trompe; et la massue qui les termine est toujours formée visiblement par les trois derniers articles au moins : cette massue est plus ou moins ovoïde ou ovalaire, en fuseau dans d'autres. Les sillons antennaires sont longs et linéaires. Les tarses n'ont jamais que quatre articles, et le pénultième est toujours bilobé ou dilaté en manière de cœur. Ces Longirostres comprennent les genres Lixus et Rhynchœnus (1) de Fabricius.
Les Longirostres phyllophages peuvent se subdiviser en six groupes principaux : les Lixides , les Rhinchœnides , les Cio/iides, les Oic/tes/ides, les Cholides et les Cryptorhynchides. Ces derniers sont remarquables par l'écart qui sépare les pales à leur naissance, et en outre par une cavité plus ou moins grande du sternum, qui reçoit le museau-trompe et même souvent les antennes. Le même écart existe aussi dans les Cholides , mais non la cavité avant-sternale. Dans tous les autres, les pales partent de la ligne médiane du sternum et sont contiguësà leur origine. Les Orchestides nous offrent un caractère unique parmi les Charansonites; leurs cuisses postérieures sont très-renûées , ce
(i) Dans l'ouvrage de Schœnherr sur les Insectes de cette famille, aucun genre ne porte celte dénomination ; il n'y a aussi aucun Curculio. Il nous semble cependant qu'il aurait pu conserver ces désignations génériques tout aussi bien que celles de Brncltyceriis , de Brcnlhus , etc. Il n'a pas toujours respectéla nomenclature établie avant itti., soit par Germar, soit par Dcjeau.
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qui leur donne la faculté de sauter.
■ ILes Cionides n'ont que neuf à dix articles aux autennes. Enfin les Lixiddes et les Rhynchénides ne sautent ipoiut, et leurs antennes sont com- |.posées de onze à douze articles.
Les Lixides, Lixides, plus rapprochés des Brévirostres que les Rhynechenides, ont aussi la cavité gulaire i moins étendue en longueur. Le supiport du menton est très-peu avancé ientre les mâchoires, et aussi large i ou plus large que long. Le menton ■ est carré, mais rétréci brusquement près de son extrémité , de même que celui des Cléonides, et sans palpes au bout, du moins saillans et bien distincts. Le corps est ordinairement oblong, ou en luscau très-allongé, et presque cylindrique dans plusieurs, avec le museau de longueur moyenne, avancé, presque droit ou peu courbé; les yeux écartés; le corselet en cône tronqué , bisinué postérieurement; les clytres souvent rétrécies en pointeau bout; les jambes terminées parun fort crochet, cl le pénultième article des tarses follement bilobé.Les autennes otl'i eut toujours douze articles, dont les cinq à six derniers forment une massue en luseau allonge. Les mandibules sont toujours fortement dentées.
Dans les uns, les antennes sont moins coudées; la longueur de leur premier article n'égale guère que le quart de la longueur totale.
Genres : Riiinocylle , Rldnocyllus; Lachnee, Lachnoeus; Nehthops, Nerthops.
Celles des autres sont plus nettement coudées; la longueur du même article fait au moins le tiers de la longueur totale.
Genres: Laiune, Larinus ; Lixe, Lïxus ; Pacholène, Pac/iolenus.
Les Rhynchénides , Bhy nchœnides, ont le support mentonal trèsavancé entre les mâchoires, long, étroit ou linéaire. Le menton est court , aussi large ou plus large à son sommet qu'à sa base, avec des palpes très - distincts. Les antennes n'offrent dans plusieurs que onze ar-
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ticles , et leur massue , ovoïde ou ovnlaire, n'est généralement composée que de trois à quatre articles, commençant le plus souvent au neuvième, et au huitième dans les autres. La forme du corps varie, mais offre rarement la simultanéité des caractères propres aux Lixides.
Quelques-uns, mais en petit nombre (les Thamnophilides de Schœnherrj, ont les antennes peu coudées, courles, de douze articles, terminées en une massue ovalaire, commençant au huitième article; le museautrompe court, avaucés, peu arqué; le corps ovalaire- oblong , avec les yeux rapprochés supérieurement; le corselet bisinué postérieurement; le bout de l'abdomen en partie découvert; les jambes armées à leur extrémité d'un fort crochet, et le pénultième article des tarses bien bilobé.
Genres : L.emo3aque , Lœmosaccus , Thamnophile , Thamnop/rilus.
D'autres, dont les antennes sont parfaitement coudées , presque toujours de douze articles, et terminées en une massue courte , ovoïde épaisse, ont le corps oblong, et même quelquefois presque linéaire, avec le museau-trompe court ou peu arqué, le corselet lobé antérieurement, toutes les jambes arquées, munies d'un fort crochet au bout , et les tarses longs, filiformes, peu garnis de poils en dessous: leur pénultième article est peu élargi et peu bilobé.
Genres : Bagous, Bagous; Hydhonome, Ilydronoinus ; Lypre, Lyprus.
D'autres Rhyncliénides et aquatiques, ainsi que les pi écédens , ayant aussi des antennes conformées presque de la même manière, se distinguent encore de tous les Insectes de cette division par leurs tarses. Ici les lobes du pénultième article renferment entièrement ou presque eu totalité le suivant ou dernier; celui-ci n'offre point de crochets sensibles dans quelques-uns.
Genres : Brachonyx, Brachonyx ,
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Brachipe , Brachipus /Tanysphyke, Tanysphyrus ; Anople , Jnoplus.
Les autres Rhynchénides , dont les. tarses n'offrent point des caractères particuliers , et qui diffèrent d'ailleurs des deux premiers genres , se diviseront ainsi :
Nous rapprocherons d'abord ceux dont les élytres ne sont point dilatées extérieurement à leur base , en manière d'angle denté ou épineux.
Nous formerons ensuite un premier groupe avec ceux dont le museau-trompe est plus long que la moitié du corps, souvent même beaucoup plus long; dont les pieds sont allongés , avec Jes jambes grêles, presque linéaires , et presque droites ; dont le corselet est plus long que large , en cône tronqué ou en ovoïde renversé et rétréci postérieurement, sans lobes antérieurs , et qui ont tous des antennes composées de douze articles.
Genres : Rhynciiène , Rhynchœtiiis {Erirhinus , Schœnh.); Bala- NiNE , Bala.nin.us; Anthliarhine , Anthliarhinus ; Erodisque , Erodiscus.
Un second groupe nous offrira des Rhyricliéuides , ayant le corps ovoïde , avec le corselet presque conique, aussi long au moins que large, et des antennes pareillement composées de douze articles; mais le museautrompe est plus court que celui des précédens; les deux pieds antérieurs , d'ailleurs , sont plus longs , avec les cuisses renflées et les jambes dilatées ou anguleuses vers le milieu du côté interne.
Genre : Anthonome , Anthonomus.
Une troisième subdivision com-
sndra les Rhynchénides dont le museau-trompe est encore notablement plus court que le corps , dont
i antennes ont pareillement douze articles, mais dont les pieds anlé-
ura ne diffèrent point ou peu des su i vans. Ils sont généralement robustes; avec les jambes un peu dilatées ou anguleuses vers le milieu du côté iuterne.
Il y en a d'aptères ; tels sont les
genres : Solenorhine , Solenorhinus ; Styphle , Styphlus; Tanyhhynque, Tanyrhynckus ; Myorhine, Myorhini/s( Apsis, Germ.); Thachode, T/ac/iodes.
Lesautres , ainsi que tousles Rhynchénides précédens sont ailés.
Ceux dont le corselet est plus long que large forment les genres Heiupe, Heilipus ; Orthorhine, Ortliorldaus ; Paramécops , Paramecops ; Pissode, Pissodes; Penf.ste, Penesles.
Ceux où il est plus large que long , ou presque isométrique, composent les genres Eudère , Euderes; Derélomï , Derelomtis ; Coryssomère , Corysso/nerus ; Acallopiste , ylcalopisti/s ; Endée , Endœus ; Tychie , Tychius , moins le sous-genre Miccotrugus.
D'autres Rhynchénides, analogues aux derniers genres , en diffèrent par leurs antennes qui n'ont que onze articles, dont sept avant la massue.
Ceux où les élytres sont plus courtes que l'abdomen forment le genre Miccotroge , Miccol/ogus ; ceux où il le recouvre entièrement , les genres Sibyne, Sibynes ; Bradybate, Bradybalus (Ràynodes , Dejean).
Les derniers Rhynchénides ont le corps ovoïde , assez convexe , avec les antennes composées de douze articles; les yeux très-rapprochés et déprimés , le corselet transversal, et se distinguent plus particulièrement par leurs élytres, dont la base se dilate extérieurement en manière d'angle denté ou épineux.
Genres : Sterneche , Slernechus ; Tylome, Tylonws (i).
Les Cionides, Cionides , n'ont, comme nous l'avons déjà dit , que neuf à dix articles aux antennes, dont sept avant la massue.
En commençant par ceux où leur nombre est de dix , nous avons les genres Mecine, Mecinus ; Gymnétron, Gymnœlron ; Cione; Cionus;
(t) Dejean les a places dans son genre Brachrsoma ; ce sont les espèces qu'il nomme exaraln , tubereufata :
UH Y
UIIY
ceux où il y en a un de moins sont les
gemes Nanode, N anodes ; et Prio- NOi'E, Prionopus de Dalman.
Les ORCiiESTinES , Orcheslides , ou Charansonites sauteurs , ont tous onze articles aux antennes; tantôt elles sont coudées et insérées sur le muscau-lrompe.
Genre : Orcheste, Orchestes.
Tantôt elles sont droites et insérées près des yeux, qui sont toujours rapprochés dans cette division.
Genre : Rhami-he , Rhamp/tits.
Nous partagerons les CnoEinEs , C/ioli(/es , en ceux dont le corps est convexe , ovalaire ou presque cylindrique , et ceux où il est plan en dessus, rhomboïdal oii presque elliptique.
Ici le museau- trompe n'est guère plus long que la tête.
Genre : Nottaruine, Nottarliinus.
Là il est beaucoup plus long.
Ceux-ci ont le coiselet trilobé postérieurement.
Genre : Alcide, Alcides.
Son bord postérieur est dioit dans les genres suivans : Amériiine, Ameminus -, Solenope , Soleriopiu.
Les Cliolides à corps plan en dessus ou déprimé , et de forme rhomboïdale ou presque elliplique, ont toujours le museau-trompe beaucoup plus long que la lête.
Les uns ont une saillie ou corne à l'avanl-sternum.
Genre : Riiinaste, Rhinastus.
Dans ceux où il est inerme, tantôt le corselet est plus large que long, les élylres recouvrent l'extrémité postérieure de l'abdomen , et la massue des antennes est ovalaire.
Genres : Chole , C/iolus; Dionyque , Dionychus.
Tantôt le corselet est presque isométrique; l'extrémité postérieure de l'abdomen est ordinairement à nu, et la massue des antennes est en fuseau dans plusieurs.
Genres : Platyonyx, Platyonyx ; Mad vre, Madarus ; Baridie, Baridius .
Les Cr YPTORiiYNcniDES , Cryplo-
rhynchides , ont des antennes composées de douze ou onze articles.
Nous commencerons par ceux qui , par leur fossette sternale souvent peu profonde, ou peu prononcée et courte , et à raison de leur corps presque rhomboïdal ou presque carré, souvent très-épaissi inférieurement , avec le corselet rétréci brusquement par devant dans la plupart, l'abdomen court , triangulaire, paraissent se lier avec les derniers Cholides. Les yeux de plusieurs sont très grands et occupent presque toute la face antéreuie de la tête. Le présternum de plusieurs mâles est armé de deux cornes ou épines dirigées en avant.
Tous sont ailés.
Les uns ont douze articles aux antennes.
Ici la massue des antennes est allongée.
Genres : Centrine , Centrinus ; Mecops, Mecops; Eurhine , Eurliinus ( i).
Là , cette massue est courte et ovoïde.
Tantôt les yeux sont grands , réunis ou très-rapprochés supérieurement.
Genres : Zygops , Zygops , LÉciiiops, Lechiops.
Tantôt ils sont petits ou moyens et écartés.
Genres : Ceutorhynque , Ceulorynckus; Monosyque, Mononychus.
Les autres n'ont que onze articles aux antennes.
Genres: IIydatiqt/e, Hydaticus; Amai.e , A malus (q) ; Tapinote , Tapinolus.
Une seconde division nous offrira des Cryptorhynchides , ayant une grande analogie avec les précédens , el pareillement ailés; dont le corps est ovoïde , court , avec les yeux spacieux , le plus souvent rapprochés ou
(t) Nom déjà employé par Kirl>v et que nuui remplacerons par celui de Cttmptnrhjrnchus.
(2) Ces deux genres sont place's par Sclireniicrr dans sa division des Erirliinides ; mais!il nous a paru que d'après leurs rapports naturels ils ne Mouvaient s'éloigner des Cciitoi liynques,
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réunis ; le corselet uni , soit presque conique et tubulaire en devant , soit très-court et transversal; l'abdomen très-renflé , embrassé latéralement par les élytres; et les cuisses canaliculées , recevant les jambes» dans un sillon; les antennes ont toujours douze articles.
Ici les yeux sont séparés.
Genres : Diorymère, Diorymerus ; Ocladie, Ocladius.
Là ils sont presque contigus supérieurement.
Genres : Cléogone , Cleogonus ; Qrobitis , Orobitis.
Nous réunirons dans une troisième et dernière division ceux dont le corps est ovoïdo-oblong, convexe en dessus, avec l'abdomen presque ovoïde. Les deux pieds antérieurs sont ordinairement plus longs , surtout dans les mâles; les yeux ne sont point réunis en dessus; les élytres recouvrent le plus souvent l'extrémité postérieure île l'abdomen ; le sillon pectoral est profond , souvent prolongé et même rebordé; les jambes , ou du moins les antérieures, ont un crochet à leur extrémité interne ; les antennes ont aussi douze articles.
Les uns ont un écusson distinct et des ailes.
Ici le corselet est sensiblemen t plus long que large, presque en cône tronqué.
Genres : Arthrostène , Arthrosteruis ; Pinahe, Pinarus.
Là il est transversal ou presque isométrique (l'extrémité des élytres est calleuse).
Genres : Cratosome, Cratosomits Machomére , Macromerus ; Gorgus , Gorgus; Cryptorhynque , Cryptorhynchus (1).
(i) Deux jeunes entomologistes de Paris ont forme', aVcc un Insecte île nos environs, à museau-trompe droit, aplati, presque semblable à celui des Antliribes, mais plus long , un nouveau genre sous le nom de Gnsterocercus. La notice concernant ce nouveau genre est insérée dani le tome IV des Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris. Les mandibules de l'individu que no«s avons étudie' , n'ont point de dents. Nous possédons une espèce du
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Les autres n'ont point d'écussou , l sont privés d'ailes ou n'en ont que de, courtes.
Genres : TIlosome , Ulosomus Scléroptère , SclerojMerus ; Tylode, Ty Iodes.
Les Gliaransonites longirostres spermatophages diffèrent par leurs habitudes des précédens. Ils vivent de substances ligneuses ou de graines.
Leurs antennes , souvent insérées près de la base inférieure du museautrompe, n'offrent jamais distinctement au-delà de dix articles , dont le dernier, ou les deux derniers au plus, forment une massue. Cette massue est tronquée dans plusieurs , et revê^ tue d'un épiderme coriace , avec l'extrémité spongieuse. Les jambes sont toujours terminées à leur extrémité interne par un crochet, ordinairement très-fort. Les tarses de quelques-uns offrent cinq articles, et tous entiers.
Ces Insectes se lient avec les Hylésines de Fabricius et autres X\ lophages. Il en place quelques-uns dans ce genre; les autres i entrent dans celui qu'il nomme avec Clairville, Calandre.
Les uns n'ont que quatre articles aux tarses, et dont le pénultième très-distinctement bilobé. Le nombre de ceux de leurs antennes est de huit au moins.
Dans ceux-ci, très-rapprochés des précédens et pareillement aptères , la massue des antennes est formée exclusivement par le dixième article, et peut-être p;ir un ou deux de plus , mais intimement unis avec lui et point distincts.
Genre : Anchone, Anchonus.
Dans ceux-là la massue des an-
Brésil offrant parfaitement les mêmes caractères. Les Gorgus. dans la méthode de Scbœnhèrr, sont un sous-genre de Cralosomes; mais il nous semble que l'on peut en former un genre propre , et qui comprendra toutes les espèces dont le museau-trompe offre , dans les mâles, deux saillies eu forme de dards ou de cornes, espèces qui sont généralement de grande taille.
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icnnes est formée par le huitième ou
ce neuvième.
Il y en a d'aptères. Tel est le genre DnTHocDjETE , Ortkochœtes de Ger- «nar [Comasinus? Dej.).
Les autres sont ailés.
Tantôt la massue est précédée de ssepl articles ( les Calandrœides de SSehœnherr).
Genres ■ RniNE , Rhina ; Sipale, SSfpalus ( Acorhinus , Dej.); Cal ancou e , Calandra ( R/iync/iop/iorus , iiSchœnh. )
Tantôt de huit (les Cossonides du nmême).
Genres : Amoki'hocère , Amoriphucerus; Cossone , Cossonus; Rhynccole , R/tyncolus.
Les autres ont cinq articles, et ttous entiers aux tarses. Les antennes m'en ofl'rent que six , dont le dernier (.compose la massue (les Dryophlhoirides, du même).
Genre : Dryoptiiore, Dryoplhoirus ( Bulbifer, Dej. ).
On a vu par celte distribution mé- Ithodiquedes Rhynchophores , qu'en (admettant les genres de Schœnherr, lil fallait employer avec lui des caracttères d'une bien médiocre valeur, et (qui, dans une famille moins nomlbreuse, ne seraient souvent que spécifiques ou tout au plus divisionmaires. C'eût été bien pis si nous (eussions voulu faire entrer dans not tre cadre la nomenclature de ses sousi genres. Dans la supposition que le mombre des espèces soit de trois mil- 11e, et que chaque genre n'en comiprît, terme moyen, que cinquante, i nous n'aurions besoin pour les si- Ignaler facilement que d'une soixanitaine de genres. On ne serait point i dès-lors dans la nécessité de faire i usage de moyens si faibles , si incertains , et qui nous font craindre que lia science ne devienne un véritable i chaos. Aussi, dans la nouvelle édi— i lion de la partie entomologique de I l'ouvrage de Cuvier sur le règne ■ animal , avons-nous réduit de beau- ' coup la quantité de ces coupes généi riques. Celles de Germar et De-
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jean(i) pouvaient , à quelques modifications près, suffire à nos besoins. Nous sommes, au surplus , persuadé que Schœnherr simplifiera plus tard sa méthode. Le quatrième volume de l'excellent ouvrage de Gyllenhal sur les Insectes de la Suède nous offre à cet égard une concordance trèsutile, (lat.)
RHYNCHOPS. ois. Vulgairement Bei -en-Ciseau. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec plus long que la tête , droit , aplati sur les côtés en lame, tronqué vers le bout; mandibule supérieure beaucoup plus courte que l'inférieure , à bords trèsrapprochés , formée de deux lames réunies en gouttière ; l'autre, seulement élargie à sa base , n'offrant ensuite qu'une seule lame qui s'engaîue dans la mandibule supérieure. Narines latérales , marginales , éloignées de la base. Pieds assez longs , gi êles ; tarses plus longs que le doigt du milieu ; doigts antérieurs unis par une membrane un peu découpée; pouce articulé sur le tarse. Ailes très-longues; les deux premières rémiges dépassant beaucoup les autres en longueur. Quoique pourvus d'ailes trèslongues, ces Oiseaux se livrent peu au vol élevé; sillonnant presque toujours lentement la surface des ondes, ds sont à la quête des petits Poissons qui viennent s'y montrer, les poursuivent dans leur marche tortueuse , et les saisissent avec beaucoup d'agilité. L'habitude qu'ils ont, dans cet exercice, de tenir le bec ouvert dans l'eau , et d'y tracer dans leur course une espèce de sillage , les a fait surnommer les Coupeurs d'eau. Aussitôt qu'ils ont saisi un petit Poisson , ils élèvent la mandibule inféiieure , serrent leur proie dans la double rainure que forme leur beç lorsqu'il est fermé , et l'avalent ensuite à loisir.
Ils habitent les côtes du nouveau
(l) Schccnlicir ayant donne la correspondance de ses genres avec ceux de ces savans , nous nous sommes abstenu , excepte' pour cjiielques omissions, de la reproduire.
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