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jours sous la dénomination de Rhynchophores, ces Insectes.
Les recherches des voyageurs et des naturalistes ayant singulièrement accru le nombre des espèces , le professeur Germar a jugé qu'il était nécessaire d'augmenter aussi celui des coupes génériques , et il a publié , soit dans la continuation du Magasin entomologiquc d'Illiger , soit dans son ouvrage intitulé J/isectorum species novœ, le résultat de ses belles et intéressantes observations. Les difficultés que présente , vu leur exiguïté, l'examen des organes de la manducation de ces Insectes, ne l'ont pas rebuté. Il a su mettre à profit tous les caractères que pouvaient lui offrir les autres parties du corps, et quoiqu'un autre naturaliste, Scbœnberr, ait donné après lui, sur le même sujet, un travail beaucoup plus général et plus complet, nous pensons néanmoins que nous sommes redevables à Germar des améliorations les plus essentielles. En lui rendant, dans notre ouvrage sur les Familles naturelles du Règne Animal , cet acte de justice, nous avons témoigné le regret que le second de ces deux savans ait négligé quelques-unes des.
considérations, les parties de la bouche, dont l'autre avait fait usage. On peut, dans bien des cas, l'employer sans recourir à la dissection. Ou verra plu; bas qu'elles nous ont fourni de bons caractères , tant pour les signalemcns des genres que pour leur distribution par groupes naturels.
L'exposition détaillée du beau travail {Curculionidum tlispositio metho- <iica, 1826) de Scbœnberr sur les Curculionides , dénomination qui répond, par son étendue, à celle de Rhynchophores , ne saurait trouver place dans un ouvrage aussi concis et aussi restreint que celui-ci. Nous ne pouvons en donner qu'une es-, quissc très-générale. Ces Insectes y sont distribués en deux ordres : les Orthocères [Orthoceri), ceux dont les antennes sont droites ou non coudées ; et les Gona locères [Gonaloccri), ou ceux oii elles forment un coude.
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Pour peu qu'on ait étudié ces Animaux , il est aisé de voir que ces deux divisions rompent, dans quelques circonstances, les rapports naturels. C'est ainsi , par exemple, que les Chloroplianes , si voisins des Charansons brévirostres les Mécaspis et les Pachycères , si rapprochés des Lixus, sont forcément très - éloignés des Insectes de la même famille, dont ils devraient êlre rapprochés dans une bonne distribution naturelle. Au reste, Schœnherr convient qu'ilta été obligé de sacrifier ces rapports à sa méthode. Les Oithocères se divisent en seize coupes principales ou petites familles : les Bruchides , les Anthribides , les Attélabides, les Rhinomacérides , les Apionides , les Rhamphides, les Thamnophilides, leslthycérides, les Cryptopsides, les Antliarhinides , les Brenthides , les Bélides , les Cylades , les Ulocérides, les Oxjrhynchides et les Brachycérides. Les treize premières divisions ont pour caractère commun des antennes de .onze ou douze articles; il n'y en a que neuf ou dix à celles des trois dernières coupes. Ces noms d'Orthocères et de Gonatocères sont synonvmes de ceux de Recticornes et Fraclicornes, déjà employés. 11 en est de même des dénominations de Brachyrhynques ( Brachyrhynchi) et Mécorhynques {Mecorhynchi) , données par cet auteur aux deux divisions générales ou légions de son ordre des Gonatocères. Elles embrassent les Curculionides brévirostres et longirostres des autres entomologistes. La première légion se partage en deux phalanges, selon que la fossette ou canal, située- de chaque côté du museau-trompe, et recevant une portion du premier article des antennes dans leur repos ou leur contraction , est oblique et se courbe en dessous , ou qu'elle se dirige en ligne droite vers les. yeux.
Celte première phalange comprend les divisions ou petites familles suivantes : Enlimides, Pachyrhynchides , Brachydérides, Cléonides et Molytides. La seconde phalange se com-
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pose de quatre autres divisions : le Phvllobides , les Cyclomides , le Oliorhynchides et les Tanynchidcs Les caractères sont tirés de la form générale du corps , de la présence e l'absence des ailes, des proportions de la direction et de la ligure dt museau-trompe , et quelquefois auss du premier article des antennes , qu< l'auteur désigne par le mot Scapus Les suivans , jusqu'à la massue exclu sivement, forment ce qu'il appell Funiculus. La seconde légion , 01 celle des Mécorhynques , se partage d'après le nombre des articles des an tennes et de ceux de leur massue , ei trois sections. La première est composée des divisions suivantes : le Erirhinides , les Cholides et les Cryp torhynchides ; la seconde de la divi sion des Cionides, et la troisième di celle des Calandrœides. Jusqu'ici le antennes de ces Insectes n'avaien paru composées que de onze article au plus. Elles eu ont ofiert un de plu à Schœnherr. La chose est positive si l'on se borne à l'examen de la sur face extérieure de ces organes. Mai si on les fend pour étudier l'autr surface , on n'aperçoit aucune trac de ce douzième article; et l'on peu conclure que ces antennes ressemblent, sous ce rapport, à celles de plu sieurs autres Coléoptères , comme de Taupins et de plusieurs Longicornes qui se terminent aussi par un fau article. Il est cependant avantageu pour la méthode d'en tenir compte Le nombre des genres , dans cell distribution des Curculionides , e; de cent quatre-vingt-quatorze, e beaucoup d'entre eux sont divises et divers sous genres. Des caractères qui relativement à d'autres familles, n seraient que divisionnaires ou spe cifiques, deviennent ici génériques Ils sont exposés complètement, e avec les plus grands détails, dans 1 description de chaque genre ou d son caractère naturel , descriplio précédée de celle du caractère essen tiel. Mais ces signalemens, comparé les uns avec les autres , ne permet tent pas toujours de bien saisir 1(
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I Jislinclious génériques. Ils font sou- Lvent trop longs et vagues. Ceux des Lso us-genres augmentent l'embarras het l'incertitude. Ce travail n'en est 1 .pas moins l'un des plus approfondis fcque l'on ait encore publiés en ento- Unologie , et si son estimable auteur L.pnrvient à simplifier l'exposition des [différences essentielles de ces grourpes , à les rendre comparatives, son |: livre deviendra pour cette partie de Ma science un manuel d'autant plus [[indispensable , que ce savant se prok-ipose de coordonner à sa méthode , lidans la continuation de son excellent ouvrage sur la synonymie des lilusecles ; les espèces de Curculionilides qu'il a vues, et dont le nombre k's'élève à plus de deux mille. Dejean (qqui , dans le catalogue de sa Colleclition des Coléoptères , avait dislribué kices Insectes d'après une combinaison kides méthodes de Germar et Miihl- Bdeld , en possède maintenant presliquc un tiers de plus. Il serait à désikirer que quelque laborieux et zélé k'.entomologisle de la capitale, profii.tant de celte riche collection et de Scelles de divers autres amateurs Usouinîl à un nouvel examen le travail de Scliœnherr , et nous donnât . une monographie des Coléoptères de ucette famille. Obligé par noire position et nos habitudes d'embrasser Me système général , il nous a été impossible de nous livrer long-temps à «une étude spéciale de ces Insectes.
MNous avons néanmoins revu tous les i- caractères des genres de Schœnhcrr,
3ue Dejean , si facile et si aimable ans ses communications , a pu nous I procurer. Nos recherches se sont < étendues jusqu'aux organes de la nmanducalion , ce qui nous a donné "le moyen de fortifier ces caractères et i d'établir quelques coupes générales, i dont nous avions déjà présenté un • aperçu dans notre ouvrage sur les
(i) Surtout de celle de M. ]3anon, professeur «Je pharmacie à Toulon, qui a rapporte de Cayennc une très-grande quantité d'Jnsectes de cette famille, ainsi que tous les autres Coléoptères de la Gtiianc qu'il a pu se procurer.
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Familles naturelles du Règne Animal. La méthode que nous allons exposer est encore , sans doute , trèsimparfaite. Mais , si nous ne nous abusons pas , elle est plus simple et plus naturelle que celle du savant naturaliste suédois précité (i). Si nous n'avons pu éviter quelques erreurs, les difficultés de l'entreprise nous font espérer de l'indulgence.
LesRhynchophores, ainsi que nous l'avons dit plus haut, se distinguent des autres Coléoptères létramères par leur tête plus ou moins prolongée antérieurement en manière de trompe ou de museau avancé, ayant au bout la bouche composée de parties généralement très-petites. Les antennes sonl le plus souvent en massue, tantôt droites, tantôt et plus fréquemment coudées et inséiées sur cette trompe, soit près de son extrémité, comme dans ceux ou elle est proportionnellement plus courte, soit plus près de sou milieu ou même près de sa base , comme dans ceux où elle est plus allongée. Dans quelques genres le nombre des articles est de six à dix ; mais il est ordinairement de onze et même de douze , en comptant le faux article terminal. Le corps est généralement plus étroit en devant, avec l'abdomen grand et recouvert par des élytres très-dures. Les tarses sont garnis en'dessous de brosses ou de poils , et le pénultième article est , dans la plupart , profondément bilobé. Tous ces Insectes se nourrissent de Végétaux, et plusieurs sout trèsnuisibles, du moins dans leur premier état, celui de larve. Ces larves sonl toujours cachées, les unes vivant dans l'intérieur des graines ou des fruits, les autres rongeant le parenchyme des feuilles, ou se tenant dans des espèces de cornets formés par des feuilles roulées sur ellesmêmes. D'autres habitent des galles qu'elles ont produites, ou l'intérieur des tiges de diverses Plantes. 11 est à. présumer que quelques-unes , celles
(i) Nous suivrons ici sa nomenclature.
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des Brachycères spécialement, vivent dans la terre et rongent des racines.
Toutes ces larves ressemblent à de petits Vers blanchâtres , amincis vers les deux bouis , sans pâtes, ou munis seulement en dessous d'un certain nombre de mamelons. Celte famille semble se lier avec les Héléiomeres par quelques genres ambigus, tels que les Myctères, les Rhœbes, les Rhinosimes, les Xylophiles, etc.
Les Rhinosimes , quoique hétéromères, paraissent néanmoins, par tous leurs autres rapports, appartenir à la tribu des Au lin ibides , tandis que les Rhœbes, létrameres ainsi que ceuxci , ont pl us d'affinité avec les OEdémérites. Les Xylophiles , que nous sommes forcé de placer, d'après les tarses et quelques autres caractèies, avec les Brucbèles , avoisinent cependant, sous d'autres considérations, les INotoxes. Enfin les Riiinomacers tiennent des Anlhribides et des Attélabides , et les Brucbèles des Insectes de cette tribu et des Anlhribides.
La division des Rhynchophores en Recticornes ou Orlhocères , et en Fracticornes ou Gonaiocères, considérée dans sa généraiilé , est parfaitement naturelle. Mais l'ordre des rapports exige que l'on range avec les derniers des Curculionitcs dont les antennes sont légèrement coudées ou dont le premier article est peu allongé. Ici l'existence et la courbure du sillon , propre à recevoir cet article, la situation de la languette et quelques autres analogies, nous prémunissent contre celte aberiatiou.
Nous partagerons donc cette famille, à la manière de Schœnherr, en deux grandes sections, les Ortbocères et les Gonatocères,
Les premières ont toujours les antennes droites , composées , à un petit nombre d'exceptions près , de onze à douze articles; le museau-trompe avancé , droit ou peu courbé ; ses sillons latéraux bien prononcés et susceptibles de loger le premier article de ces organes ; le pénultième des tarses toujours profondément bilobé, cl la languette bien découve. le , t ui-
tôt couronnant ou terminant le menton , tantôt occupant son échancrure supérieure. Ils ont tous des ailes. Les observations anatomiques de Léon Dufour semblent confirmer celle distinction , puisque les Antbribidcs et les Altélabides ne lui ont point offert les vaisseaux salivaires qui caractérisent les Curculioniles , dont il a fait l'analomie.
Les R-HYNCHOPnoUES ORTIIOClïnES,
Orthoceri , formeront trois tribus , les brucbèles , les Antbi ibides et les Altélabides. Ceux des deux premières ont la tête peu prolongée, ci pl u tût sous la forme d'un museau court aplati , que sous celui d'unè" trompe ou d'un bec. Le labre et les palpes sont très-apparens. Ces palpes sont filiformes ou plus gros à leur extrémité, et non très-courts , coniques et subulés , comme le sont ceux des Altélabides et de tous les Rhynchophores suivans. Les mandibules sont aussi proportionnellement plus fortes. Le savant anatomiste que nous venons de ciler remarque que le ventricule chylifique des Anlhribides est lisse dans loute son étendue, tandis que celui des Atlélabides et des Cliaransouiles offre un espace hérissé de papilles. Enfin, les Brucbèles et les Anlhribides se nourrissent plus particulièrement, en état de larve, de semences ou de parties ligneuses des Végétaux , au lieu que celles des autres Rhynchopbores, sauf quelques exceptions, rongent leurs parties les plus tendres. Ces Insectes sont trèsvifs et fort agiles.
Les BnucHÈLES, Bruchelœ, Latr.
{Bruclitdes, Schœnherr), ont le corps ovoïde , court , arqué en dessus , incliné antérieurement, avec les antennes presque filiformes ou grossissant insensiblement, souvent comprimées et même en scie dans quel— jl ques mâles, très-rarement terminées en massue, ordinairement insérées dans une échancrure des yeux; les yeux grands ; le corselet le plus souvent en forme de trapèze ou de cône, tronqué en devant, et les pieds postérieurs grands, avec les cuisses ren-
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l iées et portées sur une lame (le pre- 1 mier .article des hanches) assez grande pt mobile Le labre est en carré transversal , s'élendant dans presque toute Ma largeur de la tête. Les palpes sont l.tiès-apparcns , caractère qui éloigne riencore ces Insectes de ceux de la rtribu suivante. Le museau est touojours court. Les élytres, arrondies au Lbotit, laissent à découvert l'extrémité Mosléricure de l'abdomen qui présente une facette triangulaire. La lanciguetle n'est point reçue ou encadrée liaans le menton. Enfin le troisième Liarticle des tarses est toujours dégagé ■tet très-apparent.
Les uns ont les antennes filiformes iou grossissant insensiblement vers -leur extrémité , et insérées au bord [Interne des veux ou dans une échanicrure intérieure de ces organes.
Là les palpes maxillaires sont terminés en massue sécuriforme ; les an- ( tenues sont insérées près du bord interne des jeux qui sont ronds et sans c*chaucrure notable; le corselet est . plus étroit , dans toute son étendue, ique la base des élytres , rétréci postéririeurement presque en forme de cœur iitronqué; la tête n'est presque pas I prolongée en devant. Tels sont les \Xylophii.es , Xylophilus de Bonelli , ïgenre formé sur quelques espèces iid' slriticus ( populneus , oculatus , • PJgmœus de Gyllenhal).
Ici tous les palpes sont filiformes; l'ies antennes sont insérées dans une •; échancrure des yeux ; le corselet s'éi largit de devant en arrière, et a la v forme d'un trapèze ou d'un cône, itrouqué antérieurement; il est presque aussi large à l'autre extrémité* ique la base des élytres; la tête est i' bien sensiblement prolongée en devvant,sous la forme du museau.
Les HnÈBF.s, Rliœhus de Fischer (Entomog. de la Russie; , s'éloignent de tous les Insectes de cette tribu par leurs élytres Uexibles et les crot chels bifides de leurs tarses.
Les BRUcnES , Bruc/uts , L. , qui i diffèrent des Xylophiles , à raison de leurs palpes de la même grosseur partout , et des Urodons par leurs
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antennes non terminées en massue, et leurs yeux lunules.
Quelques espèces exotiques (i), généralement plus grandes , et dont les larves rongent l'intérieur des amandes de diverses espèces de Cocotiers, ont les cuisses postérieures renflées et les jambes qui leur sont annexées, linéaires , arquées , terminées intérieurement eu pointe; lorsque ces pieds se contractent, la courbure de ces jambes embrasse le bord intérieur des mêmes cuisses. On en a formé le genre Paciiymère , Packymerus (Illig. ); d'antres Bruches ( Gonagra, Rubiniœ, Fabr.) dont le corps, le corselet et les élytres, sont proportionnellement plus allongés, ont paru, à Stevcn , devoir aussi constituer une autre coupe générique, celle des Caryjîdon , C.aryœdon.
Nous terminerons lesBruchèlcs par un genre dont la place est un peu ambiguë , mais qui cependant , partout l'ensemble des rapports, doit être rangé dans cette tribu ; l'extrémité postérieure de l'abdomen ou le pigidic est échancré et bidenté dans le mâle , et de là , le nom d'UnonoN, Urvdon (Schoenh. j Bruchcla, Meig., Dej. ) que porte ce genre. Les anteunes, plus courtes que celles des lirucbes, se terminent par trois articles plus gros , formant une massue presque peribliée. Les yeux sont( ronds et sans échancrure sensible.
Le corps est plus étroit et un peu plus allongé que celui des Bruches, avec le corselet en cône tronqué.
Il paraît que les larves se nourrissent de semences de Résédas sauvages fa).
La seconde tribu , celle des Anthribides [jinlhribicles, N., Sch.), nous offre constamment des antennes terminées en une massue de trois à quatre articles , dont l'insertion va-
(1) Bnichus bactiis . f. Oliv. . Col. Bruclie, D. 79 , pl. 1 , fig. 1,2.7,8. [/rspèce qn il a représentée figure 5 eil un Mc'galope, el le même que celui qu'il a figure n ()6 bis, fig. I, a.
(?.) Anlhrihus scriittis , Falir. ; Bnic/uis rufîprs , cjtlSil.
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rie suivant les proportions du museau, et plus longues dans plusieurs mâles que dans leurs femelles. Les pieds postérieurs ne diffèrent point notablement des autres. Le labre est très-petit et n'occupe que le milieu du bord antérieur, et souvent concave ou échaucré , de la tète. Les mandibules sont plus saillantes que dans les Bruchèles; mais les palpes , loujours filiformes , sont relativement plus petits. Les yeux sont moins échaucrés. Si l'on en excepte quelques espèces composant le genre Rhinomacer , le menton est éebancré en manière de croissant, et il reçoit dans cette écliancrurc la languette; le second article des tarses est fortement échancré ou bilobé au bout, et l'article suivant , étant entièrement engagé entre ses lobes, et plus petit, l'on croirait, au premier aspect, que ces tarses sont trimères.
Le corps est généralement plus allongé que celui des Bruchèles , et l'extrémité postérieure de l'abdomen est en partie au moins couverte.
Plusieurs vivent dans le bois; d'autres , sous la forme de larves , rongent, comme les Bruchèles, des semences de Végétaux ; il eu est, comme les Brachytarses, qui sont, dans le même état , parasites de quelques espèces de Cochenilles. Parleurs habitudes , les Rhinomacers paraissent se rapprocher des Attélabides. Peut-être doivent-ils former, avec les Rhinosimes et les Salpingus , une petite tribu particulière qui conduit aux Tubicènes et aux Rhinoties.
Nous commenceronscette tribupar ceux où le menton reçoit, dans son cchancrure , la languette , et ou les lobes du second article des tarses renferment l'article suivant.
Sous la dénomination de Xyltnade , Xylinades , nous désignons un nouveau genre formé sur un Insecte de Java , à corps allongé et cylindracé , dont les antennes sont épaisses, rnoniliformes, et terminées par un renflement en forme de boulon , de trois articles, mais très-serrés ; le museau est fort court. L'espèce nous
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paraît inédite. Le Capricorne repré senté par Olivier, pl. 20, fig. i5o a cependant assez de ressemblauc avec elle.
Les autres Anthribides, dont le antennes ne sont ni grenues , ni ter minées en manière de boutou solide composent le genre Anthribe, An thribus, Fabr. ; Macrocephalus , Oliv Schœnherr l'a partagé en plusieur sous-genres. On peut d'abord en se parer les Eucorynes, Eucoiynus qui s'éloignent de tous les autres pa la massue des antennes composée d quatre articles au lieu de trois. Pai m ces derniers Anthribides , nous offi rons d'abord, et c'est le plus gran nombre , ceux où ces organes son insérés dans une fossette ,. de chaqu côté du museau , sous ses bords au-devant des yeux. Ici le corps es oblong , avec le corselet plus Ion que large ou presque isométrique soit en ovoïde tronqué, soit carre mais jamais sensiblement plus larg au bord postérieur qu'en devant. Le antennes sont souveut plus longue dansles mâles. Les Anthribides ayan ce caractère, dont le museau avancé ou peu incliné, et dont yeux sont écartés , composent le sous genre Anthribe proprement d Ceux dont les antennes sont à pe près de la même longueur, dan les deux sexes , dont le musea est perpendiculaire , et dont les jeu sont rapprochés , formeront le sous genre Platyrhine , Platyrhinus Clairv. Les Anthribides à corps ovo de, avec le corselet trapézoïdal o presque demi-circulaire, plus larg •postérieurement, constituent, da fa Méthode de Schœnherr, deu autres sous-genres , savoir : celui d Stenocère, Stenocerus , à massu des antennes peu allongée et à taises de longueur ordinaire; et celu de Brachytarse, Brachytarsus{P ropes , Meg. ), où la massue des an tennes est simplement ovoïde , sei rée , comprimée , et où les tarses son relativement plus courts que ccu des autres Anthribides. Enfin le de nier sous-genre qui , parmi ceux et
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dis par le même savant, nous scm- .>\c encore bien distinct, est celui
l'An^ECÈRE , Arœcerus , remarquable *>ar ses antennes insérées à nu , sur
e dessus du museau , el près du bord nnternc des yeux. L'une de ses espè-
;es , A. cojf'eœ de Fabricius , ronge , isn état de 1 irve, les graines de Café.
Le dernier genre de celle tribu et rangé, d'après cetle méthode, dans i a quatrième division des Orthocères, tiellc des Riiixomacéiudes , Riiino- ".naceriiles , est celui des Rhinoma- CEii, Rldtiomacer , Fabr. , Oliv. Ici lie menton n'est point sensiblement lichancré. Le troisième article des i.arses est pai faitement dégagé , ainsi I pie les autres. Le corps est allongé ,
m peu mou. Les yeux sont très-saili»ns. Le corselet est presque cylindrique. Les trois derniers articles des UDlcmies forment une massue étroite.
A partir de la tribu suivante , celle Ides Attéhuides , Attelabidcs , Latr., '.dus les Hhynchophores ont une très- ■oeti le bouche ; des palpes très-courts iît coniques , et le labre à peine distinct, ou même imperceptible (1).
■•Le museau est aussi proportionnellement plus long et plus étroit, t:t prend l'aspect d'une véritable trompe. Ainsi que dans les deux tribus lorécédentes , les Attélabides ont la languette découverte , couronnant le wienton ; et leurs antennes , composées de onze h douze articles, finissent , ainsi que chez les Anthribides , icn une massue formée par les trois à i quatre derniers , et souvent pei foliée. •Le corps est plus ou moins ovoïde , rétréci en devant. L'abdomen du plus ;grand nombre est carré ou très-renflé. Les mandibules sont triangulaires , avec deux ou trois dents. On ne connaît point d'espèce aptère.
Celle tribu comprend les Attéla- 1 bides , les Bélides de Schrenherr, ici une portion de ses Rhinomaccrides. Son genre Aulèle , qui fait partic de cette division , et celui des Bé-
(l) L'une des mandibules ou les deux, soit <)es miles , soit des deux sexes , sont quelquefois fortes pi avancées.
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lus, composant sa division des Bélides, paraissent se rapprocher des Rhinomacers ; nous les mettrons à la tête de cette tribu. Ils formeront, avec les Rbinoties de Kirby, une première division , ayant pour caractères : corps étroit et allongé , avec le museau en forme de trompe , avancé , cylindrique; les yeux sont ordinairement saillans ; le corselet est en cône tronqué ou presque cylindrique ; l'abdomen est en carré long ou presque linéaire ; et les éperons des jamhes sont très-petits ou presque nuls. Ils sont tous , auxTubicèncs près , de la Nouvelle-Hollande ou du Brésil.
Les Riiinoties , RJùnotia , de Kirby, ou les Belus de Scheenherr, ont le corps presque linéaire , ainsi que celui des Lixus , avec lesquels Fabricius en a confondu une espèce ; le corselet de la largeur de l'abdomen postérieurement; les yeux grands et saillans, et les antennes grossissant graduellement vers le bout, sans former de massue; les cuisses sont renflées. Nous en connaissons trois espèces de la Nouvelle-Hollande et trois du Brésil.
Les Tubiciînes , Tubicenus , de Dejean , ou les Aulètes de Schœnherr, se rapprochent des] précédons et des Rhinomacers quant à la forme générale du corps , et leur abdomen en carré longj pas plus large à sa base que celle du corselet ; mais les antennes se terminent en massue, et sont insérées à la base du museautrompe ; les yeux sont grands et irès- Saillans.
Les Eurhines, Eurhintis, de Kirby, ont encore les antennes terminées eu massue , mais dont le dernier article fort long dans les mâles ; elles sont insérées près de l'extrémité du museau: les yeux sont peu élevés; la tête est allongée en arrière d'eux; l'abdomen est un peu plus large à sa base que le corselet et moins carré ou un peu ovalairc; les cuisses antérieures sont plus grosses. Ces Insectes sont propres à l'Australasie, et ont des rapports avec les Rhines et les Magdalis de Germar.
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Nous sommes incertain ïi l'égard de la place naturelle de deux genres qui ne nous sont connus que par des descriptions incomplètes, et qui, à raison de leurs antennes droites , sont des Orthocères. Tels sont les Rliinaires , Rlùnaria , de Kirby, et les Ta- NAOS, Tanaos , de Schœnherr, qu'il met dans sa division des Ilhycérides , coupe tout-à-fait hétérogène et un véritable magasin.
Les autres Atlélabides, et qui forment la division homonyme de ce savant, ainsi que celle qu'il désigne sous le nom d'Apionides , ont le corps beaucoup plus court, plus épais, ovoïde ou en forme de peire , avec l'abdomen carré , ou presque ovoïde et très -bombé. Les antennes sont toujours terminées en massue. Les yeux sont proémiuens et presque globuleux. Le corselet est en cône tronqué? Les jambes d'un grand nombre ont un ou deux éperons robustes.
Les Attélabides offrant ce dernier caractère, et dont le museau est court, épais, dilaté au bout, constituent deux genres , savoir -, celui d'Apodèhe , yJpoderus, Oliv. , dont les antennes ont douze articles , et dont la tête s'articule avec le corselet au moyen d'une sorte de cou ou de rotule; et celui d'ATTÉLABE , Altelabus , L. , ou les antennes n'ont que onze articles, et dont la tête n'est point étranglée brusquement à sa base. Ici, d'ailleurs, les jambes ont deux éperons à leur extrémité. On n'en voit qu'un dans les Apodères.
Dans les autres Attélabides, ces éperons sont peu sensibles; le museau est très-long , en forme de trompe , cyl indrique , ou en cône allongé , et allant en pointe.
Cette subdivision renferme aussi deux genres : les Rhynciiites d'Herbst, dont les antennes sont insérées près du milieu d'un museau élargi au bout, et dont l'abdomen est presque carré et arrondi postérieurement; et lesAi'ioNs, /lpionàu même, où il est renflé et arrondi en dessus , presque globuleux et ovoïde, et ou en outre le museau n'est point
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dilaté au bout , quelquefois même rétréci en alêne, et qui porte, près de sa base, les antennes.
Les Rkamphus , que Schœnberr met immédiatement après les Apionides , appartiennent naturellement à la division des Charansonitcs sauteurs.
La dernière tribu des Rhynchophores recticornes, celle des Brenthides , Brenthides , Cylades , Uloccrides, Schœnh. , nous apprend par sa dénomination , qu'elle se compose du genre Brentus de Fabricius. H nous a paru qu'ici, comme dans les Rhynchophores qui succéderont, la languette est entièrement ou presque totalement recouverte par le menton.
Cette dernière pièce est presque orbiculaire. Tous les Brenthides ont des ailes; le corps généralement trèslong et fort étroit ou linéaire , avec le museau-trompe avancé , droit ou presque droit , dont la longueur, et quelquefois la figure varient selon les sexes (îj, et portant deux antennes droites, de la même grosseur partout ou insensiblement plus grosses vers le bout, très-rarement en massue, et le plus souvent de onze articles. Les pieds sont allongés et robustes, et les antérieurs souvent plus grands; le pénultième article des tarses est toujours bilobé. L'Europe n'eu fournit qu'une seule espèce; l'Afrique n'en possède qu'un petit nombre ; mais les îles de l'océan Indien et le nouveau continent en offrent beaucoup d'espèces. D'après les observations de De La Cordère, par rapport aux espèces recueillies par hu au Brésil , et d'après celles de Savi fils, relativement au Brente d'Italie, ces Insectes vivent sous les écorces des Arbres.
Les uns, Brenthides, Schœnlierr, ont les antennes composées de onze articles et toujours filiformes ou grossissant insensiblement vers leur extrémité.
Tantôt, comme dans la plupart,
(l) Dilate au bout dans les mâles , allant en pointe ou tout-à-fait cylindrique dans les femelles.
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lues cuisses ne sont point reçues lorsque les pâtes sont contractées , ilans lies fossettes du corselet et de l'abdou lien. Le dessous des tarses est garni ilie brosses.
Les Ariuîenodes , Arrhenodes , SStev. ,om la tête f)lus courte que le rcorsclet, dans les deux sexes; le museau-trompe élargi au bout , terminé ppar deux mandibules faites, saillantes, arquées el pointues, dans les nnâles. La tète, dans les deux sexes, i6C termine brusquement, immédia- Uement derrière les yeux , par une >soi te de troncature, eu se dilatant iiun peu de cliaque côté angulairemien t. La seule espèce de Bienthi les qqu'on ait encore découverte en Luirope , Brcnl. ilalicus , Sanvit. , est de cce geure.
Les Euthachêle.s, Eutraclicles,^.
ILes mâles ont pareillement le mu- -seau-trompe terminé par deux man- «idilmles saillantes el beaucoup plus Ifoi tes el plus apparentes que celles «Ides mâles des autres Brenlhides ; mais lia tête sepiolongc cylindi iquement «•en arrière des yeux , dans les deux ssexes , et sa longueur, y compris le un useau- trompe , surpasse celle du ccorselet.
Nous avons établi ce genre sur une ^grande espèce de Java , et qui porte «•communément le nom de l'un de nos jplus célèbres ornithologistes , Teminiinck, directeur du cabinet d'Hisitoire naturelle du roi des Pays-Bas.
Dans tous les genres suivans , les • mandibules, celles des mâles même , >sout très-petites et ne forment au Ibotit du museau qu'une faible ililattation.
Les Béloiuiynques , Eelorhynic/u/s, INob. Oii la tète s'articule imi méiliatemenl derrière les yeux avec Ile corselet, au moyen d'un renllei nient rotulaire et sans rétrécissement | préalable. Le museau -trompe des i mâles est fort long el brusquement ■ rétréci et acuminé près du bout , à I la suite de l'origine des antennes qui sont longues et à articles linéaires (1 ).
;l) B. n a. lu tus , Fahr.