V. Rhynchophores. (g
* RHYTIRRflINUS. 1Ns. Genre de Charansoniles établi par Schœnherr.
F. Rhynchophores. (g.)
*RHYTIS. tntest. Nom générique employé par Zeder pour désigner les Bollinooéphales. (É. D..L.)
RH.YT1S. bot. phan. Sous le nom de RJiytis frulicosa , Lourciro [Flor.
Cochinch., R., p. 811) a déciit une Plante de la Cochinchine , qu'il a considérée comme formant un nouveau genre, placé par cet auteur dans la Polygamie Diœcie, et ainsi caractérisé : les fleurs hermaphrodites offrent un calice partagé profondément en trois ou six lobes obtus et étalés ;
S oint de corolle ; trois étamines à lcls dressés , plus longs que le calice, insérés sur le réceptacle, et à anthères hilobées : un ovaire supère, un peu allongé , surmonté de trois
RHY
stigmates sessiles , bifides et réfléchis; une baie comprimée -ovée , rugueuse, flasque , à une seule loge renfermant trois graines petites et ovées. Les fleurs femelles ont le périanthe ou calice divisé en plusieurs segmens lancéolés, poilus et étalés; point de corolle ni d'étamines; l'ovaire et la baie comme dans les fleurs hermaphrodites. Le Rhylis frulicosa est un Arbrisseau haut de six pieds , ligneux , à rameaux étalés , garnis de feuilles oblongues, très-entières, alternes et glabres. Les ûcurs forment de longs épis terminaux. (G..N.)
* RHYTISMA. bot. crypt. {Hypoxylées.) Fries a établi ce genre qui se rapproche beaucoup du P/iacidiuia du même auteur, et quia reçu d'Ehrenberg le nouveau nom de F lacuniium. Il l'a placé dans l'ordre des Pyrénômycètes , et l'a ainsi caractérisé [Sysl. Mycolog., -2, p. 565) : périthéçium simple , presque dimi dié , distinct du nucléus , d'abord fermé, puis éclatant en morceaux par des fentes transversales et flexueuscs.
Nuciéus composé , presque mulliloculaire , offrant après la rupture du périthéçium un byméuium en forme de placenta ebainu et persistant.
Sporanges (asci) fixes , presqu'en massue , remplis de sporidies placés sur un seul rang, entremêlés de paraphées. La plupart des Cryptogames qui font partie de ce genre ont été confondues avec les Xyloma par Persoon , De Candolie , Schweinitz et d'autres auteurs , qui leur ont imposé les noms des Plantes sur lesquelles on les trouve; tels sont, par exemple, les RJiylisma Andromèdes, f-'accinii , Ur/icœ, salicinum , acerinum, etc. Quelques espèces ont été confondues avec des Sphœria, des Jllucor, des Feziza , et même avec des Lichcng. Ainsi le Rhytisma corrugatum , que l'on rencontre fréquemment sur les croûtes des Lichens et sur les bois morts , est le Lecidea conugata d'Acliarius, dont il a fait ensuite un genre sons le nom deLimboiia; c'est aussi le TJvhen gramfor-
RHY
mis de YEnglish Botany , lab. 464 (excepté les individus stipilés}. (G..N.J
•RHYZODE. Rhyzodcs. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pcntamères, fa mille des Senicornes , tribu des Lime- Bois, établi par Illiger, et adopté par Ualman et Latrcille avec ces caractères : corps dur, linéaire; tête petite, avancée, presque en cœur , pointue en devant, ayant un cou distinct. Antennes droites, avancées, ayant presque trois fois la longueur de la lûle , composées de onze articles globuleux , transversaux , très-distinctement séparés les uns des autres, le premier le plus gros de tous , les autres presque égaux entre eux. Bouche rentrée, peu apparente; dernier article des palpes elliptique.
Menton grand, couvianl la bouche , sintié antéi iem eineul , son lobe du milieu aigu. Yeux saillans, grands, demi-circulaires. Coiselet un peu plus large que la Icte, plu - long que large, rebordé latéralement; partie postérieure du sternum descendant très - bas sur l'abdomen. Lcusson point apparent. Elylies plus larges qrle le corselet, ayant deux fois sa longueur, couvrant les ades et l'abdomeu. Pales courtes , les postérieures extrêmement éloignées des autres, leurs cuisses ayant un appendice à la base. Tarses picsque aussi , longs que la jambe , de cinq articles, dont les quatre pi emiers égaux entre eux , entiers ; et le cinquième un peu plus long ut muni de deux crochets.
Ce genre se distingue des Cupès, parce que ceux-ci ont le pénultième article des tarses bilobé ; les Alractocères , Hylecœtes et Lym'jxylons eu différent, parce que leur corp* est mou, et par d'autres caractères tirés des palpes , des antennes et des larscs. Ou connaît deux espèces de Rhyzodcs; l'une est américaine, et a été décrite par Lepellelier de Saint- Fa rgeau et Serville dans l'Encyclopédie méthodique ; ils l'ont nommée RiiYzoni: sillonné , Rhyzodes exaratus. Elle est longue de trois lignes
TOMF XIV.
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et demie, d'un bruu mai ion luisant, avec trois sillons égaux sur le corylet, et les élylres striées par des IN gnes de points enfoncés. Elle se trouve à la Caroline , et ne diffère presque en rien du Ruyzode européen, Rkyzucles eurupœus de Dejean ; Rliyzodts exaratus , Ualman, Anaiecla E/itom., p. g5 , n. 5 , qui est de la même taille, de la même couleur, et qui ne s'en dislingue que par les sillons latéraux du corselet qui sont plus courts que celui du milieu. On le trouve dans les Alpes, en Suède et en Tauride. (g.)
* RHYZONICHID.M. ois. Nom donné pair Illiger à la dernière plialange du doigt des Oiseaux. (DR. .z.)
* RHYZOP1IAGE. Rhyzophagus.
ins. Genre de Coléoptères lélramères, de la famille des Xylophnges , Iribu des Bostrichins, mentionné par Latreilie ( Fain. nat., etc.), et dont nous ne connaissons pas encore les caractères, (g.)
* RHYZOPHORE. ins. Genre établi par Herbst (Coléopt., 5, pl. 45, fig. 10, pour le Lyc'us bipustulatus de Fabrictus. Mais ce genre n'a point été généralement adopté. (a. r.)
KHYZOSl'ERMUM. bot. phan.
Pour Rldzospeimum.' T^. ce mol.
* RHYZOT ROGDE. Rliyzutrogus.
ins. Genre proposé parLatreille(Fam.
nat. du Règne Animal; et dont les caractères ne sont pas encore publiés.
RIANA. 110T. piiax. Le genre décrit sous ce nom par Aublet a été réuni au Conuliuria du même auteur, et l'ait partie de la famille des Violariées. V. CoNononiA. (a. r.)
RIBARD. bot. phan. L'un des noms vulgaires du Nymphœa. (b.)
* RI BAS . bot. phan. (Olivier. )Syo.
de RJteum Ribes, L. , chez les Persans. /'. RllLUAIlBE. (b.)
R1BADDET. Ois. Dénomination vulgaire du Pluvier à collier, y. Plu-
v,En (DR..Z.)
6io UIB
IUBELTER bot pu an. l'ouï Km belia. V- ce mot, (»•)
RIBES. BOT. PII AN. V. Groseillier. C'eU aussi une espèce de Rhubarbe, W- ce mot etRiBAS.
* RTBÉSIÉES.y^'iesiœ. bot.fiian.
Famille naturelle de Piaules qui a pour lype le genre Ribes cl que l'on désigne aussi sous le nom de Grossulariéea; elle offre les caractères smvans : les fleurs sont généralement hermaphrodites ayant le tube de leur calice adhérent à l'ovaire, le limbe plus ou moins évasé à quatre ou cinq divisions régulières et colorées ; la corolle formée de quatre ou cinq pétales généralement pelits , très-rarement nuls. Les étamines en même nombre que les pétales et alternant avec eux sont insérées au haut du tube calicinal; les anthères sont ou didymes, ou cordiformes s'ouvranl.
par une double suture longitudinale.
L'ovaire adhérent avec le calice est à une seule loge contenant un grand nombre d'ovules attachés à deux trophospermes pariétaux et opposés. Le style est tantôt simple , portant un stigmate bilobé, tantôt prolondémeut biparti , chaque division étant terminée par un stigmate distinct. Le fruit est une baie ombihquée a sou sommet , charnue, à une seule loge, renfermant un grand nombre de graines attachées aux deux trophospermes pariétaux par de longs podospermes filiformes. Elles sont charnues extérieurement et comme a allées ; leur embryon est très-petit , placé sur l'extrémité inférieure d un endosperme blanc et corne.
Les Ribésiées qui se composent du seul genre Ribes (Groseillier) sont des Arbustes avec ou sans épines. Leurs feuilles sont alternes, pénolées lobées et dentées ; leurs fleurs généralement petites sont solitaires , gemmées ou en petits épis pendans. Cette famille a de très-grands rapports avec les Nopalées ou Cactées dont elles défèrent surtout par leur port , le nombre de leurs pétales, etc. (A. R.)
RlC
RlïSESrOIDES. bot
d'Ernbélia. V. ce mot.
fh an. Syn.
RIBESIUM. bot. rriAN. Ce mot, employé par plusieurs botanistes, au lieu de Ribes , désignait également les Groseilliers. V- ce mot. (b.)
RIBET ït RIBETÏE. bot. bhan.
Noms de pays du Groseillier rouge.
* RICANIE. Ricania. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères , section des Homoplères , famille des Cicadaires , tribu des Fulgorellcs , établi par Germar et adopté par Latreille (Fam. nat., etc.). Les caractères que Germar assigne à ce genre sont : tête courte , transversale ; (Vont bas , presque ovale, rebordé sur ses côtés; chaperon rattaché à l'extrémité du iront, conique, subulé à son extrémité. Labn: caché; rostre plus court que la moitié du corps. Yeux globuleux, pédonculés en dessus; un petit œil lisse de chaque côté , inséré sur le bord inférieur de l'œil. Autennes courtes , éloignées des yeux , leur premier article petit , cylindrique ; le second court , plus épais à son extrémité , tronqué obliquement et portant une soie. Ce genre a pour types les Flala ocellata et hyalina de Fabricius. (<*•")
RICARDIA. bot. pu an. Pour Ri-
c/ïardia. V. Richarde, (b.)
*RKCELLA. bot. crypt. {Hépatiques.) De Braunc a séparé sous ce nom des Riccies, les R. fluitans et canaliculata; mais les caractères des Plantes de ce genre ont été trop peu étudiés jusqu'à ce jour pour qu'on puisse admettre cette distinction. F .
Kiccie. (AD.B.)
RICCIE. Riccia. bot. crypt. {Hépatiques.) Genre établi par Micheli {GeiieraPlant., p. 106, tab. 57), adopté par Linné, et composé de plusieurs espèces qui sont de petites Plantes sans tige , à expansions membraneuses , rayonnantes d'un centre commun , ordinairement bifurquees, sur lesquelles les organes fi uctd'u .i-
RIC
tcurs sont, épars. Ceux de ce» organes que l'on regarde comme femelles , sont composés de petites capsules à peu prés globuleuses , renfei mées dans la substance de la feuille, et couronnées par un tube court, tronque et perforé ôu sommet; elles renferment des propagules pulvérulens , extrêmement petits et pédiceliés. Les organes qui passent pour faire fonction de mâles, sont de petits cônes sessiles, pruéminens, tronqués et ouverts au sommet , remplis de très - petits coi ps granuleux et placés sur les bords des expansions foliacées. Rien n'est moins détenniné que la nature de ces organes; les assimiler aux' organes sexuels des autres Plantes est une opinion vague qui ne repose sur aucune observation positive. C'est donc encore un des secrets qu'il faut dérober à la mystérieuse nature. On connaît environ dix espèces de Riccies; elles se trouvent toutes en Europe et dans l'Amérique septentrionale, sur la terre, dans les mares, les fossés et les autres localités aquatiques. Nous ne citerons ici que les principales , savoir : i°. Riccia Jluitaus , L., ou Lichenas— thtm aqualicuin , Dillen , Musc., lab.
74 , fig. 47 ; Fucus funtanus , etc. , Vaill., liotan. paris. , tab. 10 , fig. 3 ; Hepalica paius.'ris, etc., ejusd., tab.
19, fig. 3. Cette Plante est d'abord attacbéc par des fibrilles capillaires blancbes aux pierres dans les endioits marécageux; ingis lorsque le tenain est totalement inondé, elle s'en detacbe et vient flotter à la surlace de l'eau où ses segmens sont beaucoup plus larges que lorsqu'elle est attacbéc aux pierres. 2°. Riccia crystallina , L., ou Riccia cavemosa, Hoffm., Fi. (Tenu., et D. C, FI. Fr. ; Riccia miiiima , pihguis; Michcli , Gêner., tab. 57,-fig- 7 ; Lichen patusiris, Dillen , Musc, tab. 78, fig. 12. Celte espèce forme une petite rosette arrondie , rayonnante , adhérente au sol par toute sa surface , composée de feuilles qui vont en s'élargissant et se bifurquant au sommet ; leur
RIC Cut
couleur est d'un vert jaunâtre ; leur surface supérieure offre un aspect cristallin qui est dû à une multitude de petits points qui, selon quelques observateurs, sont dos trous irréguliers. S". Riccia glauca, L. ; R. minima, etc., Micheli, toc. cit., tab. 57 , fig. 4 et ft ; Hepalica palus/ris , etc., Vaill., loc. cit., tab. 19, fig. 1 ; Lichen miniinus , Dillen, Musc, lab.
78, fig. 10. Cette espèce forme sur la teire humide, autour des étangs, une petite rosette arrondie, de couleur glauque, composée de folioles une ou deux fois bifurquées, élargies et obtuses à leur extrémité. La surface de la feuille , vue à une forte loupe , est réticulée par les parois des cellules , mais n'offre pas les points de la Riccie cristalline. (G..N.)
RICH7EIA. eot. FriAN. Le genre ainsi nommé par Du Petit-Tbouars {Gen. tiuu. Madagasc. , n. 84), a été réuni au Cassipourea d'Aublet par R. Biown , Jussieu et De Candolle.
f . Cassipourikr. (g..N.)
RICHARD, ois. L'un des noms vulguires du Geai. (b.)
RICHARD. Cucujus.ixs. Gcoffioy nomme ainsi les Insectes qui forment actuellement les genres Bupreste et Trachys. V. ces mots. (g.)
RICHARDE. Richardia. bot.
EH AN. Linné a désigné sous ce nom un génie de Plantes qui fait partie de la famille des Rubiacécs et de l'Hexaudrie Mouogynie. Mais comme ce. genre était dédié à Richardson, botaniste anglais, le professeur Kunlh désirant consacrer un genre à Louis Claude Richard , son maître et son ami, a proposé de substituer le nom de Ric/iardsunia au genre de Linné et d'adopier celui de Ricliaidia pour un genre nouveau qu'il établissait dans la famille des Aroïdécs, C'est ce dernier genre que nous allons décrire ici, renvoyant au mot ÎTAt- CHAnDSONir. pour" le Richardia de Linné. Le type du genre Richardia de Kunth est cette belle Aroïdée , cultivée dans les jardins sons le nom
6ia , RfC
tle Calla œihiopica. Voici les cavac loi rs de ce genre : la spathe est roulée intérieurement; le spadice est cylindrique, couvert dans sa partie inférieure de pistils et dans le reste de son étendu<: d'élamines sessiles , à deux loges s'ouvrant chacune par uu pore lei minai. Le fruit est une baie polysperme à trois loges contenant plusieurs graines dont l'embryon est opposé au hile. Ce genre diffère du Calla par son spadice cylindrique et tout couvert de fleurs , par le mode de déhiscence de ses étamines et par son embryon dont la radicule est opposée au hile, tandis que le contraire a lieu dans le genre Calla. (a. n.)
RICHARDIA. bot. phan. V. Richarde et RlCHAEDSONIE.
RICHARDSONIE Richanhonia.
bot. phan. Le professeur Kunth a substitué ce nom consacré à la mémoire de Richardson, à celui do Richardia que Linné lui avait donné par contraction. Il appartient à la famille des Rubiacécs et à l'Hexandrie Monogynie et offre les caractères suivans : le limbe du calice est h cinq ou sept divisions profondes ; la corolle infunrlibttlifprme a son tube nu, évasé, et son limbe à cinq ou sept lobes étalés; les étamines, en nombre égal aux divisions de la corolle , sont saillantes ; le style bifide portant trois stigmates capitulés. Le fruit est une capsule qui se sépare en trois coques indéhiscentes et monospermes. Ce genre, extrêmement voisin du Spermacoce , n'en diffère que par le nombre de ses parties ; il renferme plusieurs espèces toutes américaines.
Ce sont des Plantes herbacées , vivaces, peu élevées, à feuilles opposées munies de stipules déchiquetées et à fleurs très-petites réunies en tète au sommet des ramifications de la tige.
Dans son Histoire des Plantes usuelles des Brésiliens , Aug. de Sainl-Hiîaire a décrit et figuré deux espèces intéressantes de ce genre. L'une, Richardsonia rose a , A. Saint- Hilaire , loc cil.', t. 7, est commune dans plusieurs parties du Brésil. Sa racine
connue sous le nom de Poaya do ca/npo jouit des mêmes pi opriélés que celle du Cephaelis Ipecacuanha , ou Ipccacuanha du commerce, et y est employée aux mêmes usages. L'autre, Richardsonia scabra , A. Saint-Hilaire, lue. cil., lab. 8 , est celle dont la racine est connue sous les noms A'fpécacim?iha blanc du Brésil. Sa racine est également émétique.
* RICHARDSONIA. bot. crypt.
Le genre formé sous ce nom par Necker aux dépens des Jongermannes n'a pas été adopté. (b.)
RICHE, mam. La beauté de son poil a mérité ce nom à une race de Lapins. (b.)
RICHEE. Richea. bot. pi:an. Labillardière (Voyage à la recherche de La-Pcyrou.se, 1, p. 187, t. 16) donna ce nom à un nouveau genre de Plantes que R. Brown reconnut comme identique avec le Craspedia de Forster ( P~. Craspébie). L'auteur du P/odrunlus Florœ Nuvœ-Hollandiœ , trouvant ainsi le nom de Richea sans emploi, l'appliqua à un genre de la famille des Epacridées et de la Peutandrie Monogynie , L. , qu'il caractérisa ainsi : calice membraneux , dépourvu . de bractées ; corolle fermée , en forme de coiffe , déhiscente transversalement, persistante par sa base tronquée; cinq étamines hypogyoes . persistantes : cinq squamules hy.pogynes; capsule ayant les placentas libres et pendans de la colonne centrale. Le Richea dracophjlla, R. Br., Prudr. Fl. nov.-Holl..
n. 555 ; Guillemin , Icou. lilhogr., il. 3 , a une tige frutescente , rameuse, garnie de feuilles imbriquées, appliquées, roides , membraneuses, dilatées à la base et embrassant la tige; le limbe ensiforme, piquant; les bords couverts de petits points verruqueux. Les fleurs sont sessiles, disposées en uu épi interrompu. Cel.le Plante croît sur le sommet des montagnes de la Table dans l'île de Vau- Diémcn. (g.. M. )
KIC
KKJHL1K. Iticlttia. box. i'Has.
Huur Jiicliœia. y. ce mol. [b.j
RICHE-PRIEUR, ois. Luu des nom» vulgaires du Pinson , Friugilla CveleU, L. f. Gfius-bjtx. {DR. z .,
R1CHEK1E. Jiitàeria. BOT BHaN. Genre de la famille de» Euphorbiacées et de la Diœcie Peu ta ud rie , L., établi par Yabl [Lclug. s , 5o, lab. éj et adopté par Adrien de Jussieu , qui l'a ainsi caractérisé : fleurs dioique» ; calice divisé profondément eu quatre ou ciuq seginens ; corolle à qualie ou cinq pétale:. Les fleuri mâles ont quatre ou cinq élamiues alternes avec pareil nouibie de glandes insérées sous un pistil simple rudiineulaiie , à filets saillans et à anthères oblongues ; les (leurs femelles ont un ovaire placé sur un disque charnu ; un style très-long , sui monté de trois stigmates j'élléchis , canalic' lé en dessus.
Le fruit est subéreux , mai que de six sillons, intérieurement cartilagineux , à tiois loges bivalves dés la base, chacune inonosperme. Ce genre lie l'enferme qu'une seule espèce , Kidieria grandi), , \ahl. C'est un grand Arbre qui a le port du Mainraea arne ricana ; ses feuilles sont alternes , entières , presque coriace- .
glabi es, veiuées en dessous ; les heurs sont accompagnées de bractées et disposées eu épis axillaires. (o..N.)
* RICHiNOPHORA bot. chyjt.
CiuuBpîgiuiiu-) Persoo* a établi sOUS ce nom, dans sa Myco'ogie européenne, un génie voisin des Théléphores et du Phlebia de Fries dont il se dislingue difficilement. 11 !e caractérise ainsi : chapeau charnu, ti émclloïde, renversé ou retourné ; membrane fructifère, rugueuse, plissée à plis unis ou tuberculeux- One seule espèce est décrite et figurée suus le nom de Jiii/t/iujj/iora carnea , elle croît sur les bois morts dans le Jura ; ce genre est encore trop mal connu pour pouvoir être admis définitivement rA!>. B.j
KICI1N. BicÏÊUu ait Genre de 1 ordre des Parasites , famille d'.-s
RLC. 6i 3
Mandibules , Latr. , ram. ualui . du Règne Animai ), établi pai Degéei , qui a le premier lecounu que ces Insectes ont une bouche inunie de mandibules, ce qui les distingue des Poux avec lesquels on les plaçait avant lui. Le nom de Pucin avait été donné par les anciens à des Acai ides du genre Ixode de Latreille , et Degéer aurait mieux lait d adopte:
un autre nom pour désigner ces lusectes. Aussi Leacb a-l-il employé le nom de JRirmut , donné pai Hei mas fils. Quoi qu'il en soit, le génie Ricin , tel qu'il a été adopté dans ces derniers temps, a pour caractère»
une bouche inférieure , composée a l'extérieur de deux lèvies et de deux mandibules en crochet ; tarses trèsdislincts , articulés et terminés pal deux crochets égaux.
'lous les Ricins, à l'exception de celui du -Chien , se trouvent exclusivement sur les Oiseaux. Leur tête est ordinairement grande, tantôt tria ugulane, tantôt en demi-cercle ou en ciois.-aut , et a souvent des saillies angulaires. EUe difièie quelquefois dans les deux sexes de même que les antennes Latreille a vu daus plusieurs espèces deux yeux lisses rapprochés de chaque côté de la tête.
Suivant Savigny , ces Insectes ont des mâchoires avec un palpe trè.--petit sur chacune d'elles, et cachées pai la lèvie inférieure qui a aussi deux organes de la même sorte. Ils ont aussi une espèce de langue.
Les Ricins s éloignent des Poux par la forme de leur bouche et par leur manière de vivre. Us ont ordinairement beaucoup de vivacité et marchent plus vite que ceux-ci. Us se tiennent de préférence sous les ailes, aux aisselles et à la tête des Oiseaux et pullulent prodigieusement, et souveul à un tel point, que les. Oiseaux qui en sont attaqués maigrissent et finissent même par péril'. De même que les Poux, les Ricins ne peuvent vivre long-tempe sur de.- Animaux mort -: ils les quittent bientôt, et cJest alors qu'on les voit' courir avec inquiétude sur les plume», et
6i4 . RlC
particulièrement sur délies de la tête et des environs du bec.
D'après les observations de Leflerc de Laval , la seule nourriture des Ricins serait des parcelles de plumes, et il se fonde sur ce qu'il en a vu, ainsi que Nitzcli, dans l'estomac de quelques-uns ; mais Degéer assure avoir trouvé l'estomac du Ricin du Pinson rempli de sang dont il venait de se gorger. Reddi a figuré un trèsgrand nombre d'espèces de Ricins , mais très - grossièrement ; Degéer et Panzer en ont figuré aussi quelques espèces. Latreille, dans un Mémoire imprimé à la suite de son Histoire des Fourmis , a remarqué sur le Ricin du Paon quelques particularités qui lui semblent devoir être communes à toutes les autres espèces du même genre. Ainsi il a vu que les antennes du mâle sont fourchues, et il a conjecturé, d'après l'examen attentif des organes de la génération dans les deux sexes , que le mode d'accouplement dans ces Insectes n'est pas tout-à-fait le même que celui des autres, c'est-à-dire que le mâle ne doit pas être placé sur le dos de la femelle , mais que leurs abdomens doivent être appliqués l'un contre l'autre.
Ce genre a été divisé par Latreille en deux coupes parfaitement naturelles basées ainsi qu'il suit :
■f Bouche située près de l'extrémité antérieure de la tête ; antennes insérées à côlé, loin des yeux, et très-petites.
Ricin de la Cobneille, Ricinus Cornicis, Latr. ; Pou du Corbeau, Geoff., Hist. des Ins. T. il; Ricin de la Corneille, Degéer, Mém. sur les Ins. T. VU, p. 76, pi- '4, fig- ii.
Ovale, gris; tête noire, petite; antennes recourbées en arrière; pâtes courtes ,. tachetées de noir ainsi que les antennes; abdomen cendré, avec huit bandes noires à la jointure des anneaux. Lorsqu'il est jeune, il est blanc, avec une simple rangée de points de chaque côlé de l'abdomen.
On le trouve sur les Oiseaux du genre Corbeau.
RlC
ff bouche presque centrale; antennes insérées très-près des yeux , et dont la longueur égale presque celle de la tête.
Ricin de la Poule , Ricinus Galli/iœ, Latr. ; Peciiculus Gallinœ, L. , Degéer, Ins. T. vu, p. 4, fig. 12; Fabf.j lePou de la Poule, etc. , Geoff. Tête arrondie en devant et représentant un croissant dont les angles ou pointes regardent le corselet qui est court , large , armé de chaque côté d'une pointe droite, aiguë et saillante ; ventre allongé ; tout le corps parsemé de poils gris. Commun dans toute l'Europe sur la Poule domestique, (g.)
RICIN. A.HACHN. Espèce du genre Ixode. V. ce mot. (g.)
RICI1N, Ricinus. uot. phan. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Monœcie Polyadelphie, L., auquel on peut assigner pour caractères : des fleurs monoïques , composées d'un calice à trois ou cinq divisions valvaircs ; point de corolle; dans les fleurs mâles , les filameus des élami-' nes sont nombreux et ramifiés , portant des anthères attachées un peu au-dessous de leur sommet et composées de deux loges distinctes ; dans les fleurs femelles l'ovaire est globuleux à trois loges monospermes , le style est court, surmonté de trois stigmates profondément bipartis. Le fruit généralement hérissé de pointes extérieurement se compose de trois coques monospermes et déhiscentes.
Les espèces de ce genre sont des Plantes herbacées, des Arbustes ou des Arbres plus ou moins élevés; leurs feuilles alternes et munies de stipules sont ordinairement peltées et plus ou ■moins profondément palmées. Les fleurs forment une panicule terminale, les mâles. en occupent la partie inférieure et les femelles la partie su—
!)érieure. Toutes sont articulées avec e pédoncule et accompagnées de bractées souvent glanduleuses. Les Ricins sont originaires de l'Afrique ou de l'Inde.
Parmi le petit nombre d'espèces
RIC
qui composent ce genre , il en esl une surtout dont nous devons l'aire mention dans cet article ; c'est le Ricin commun, Rioinus communis , L. , Rich., Bot. Méd., 1, vulgairement désigné. sous le nom de jPalma Càristi. Il est originaire de l'Afrique septentrionale. En Barbarie il forme un Arbre de quinze à vingt pieds d'élévation, dont le tronc est droit et brancliu dans sa pai lie supérieure ; mais dans nos climats le Ricin est une Plante herbacée qui meurt ebaque année après avoir lleuri et donné ses fruits. Cependant on peut en L'ahi itant du froidpendant l'hiver le conserver quelques années et en faire un Arbuste. A Villefranche près de ïNice en Piémont , nous avons observé en 1818 un bois naturel de Ricins en Arbre; dans la cour de l'arsenal de la première de ces deux villes , dans le cimetière et sur la colline placés à l'ouest de la citadelle, les Ricins forment un Arbre dont quelques individus n'avaient pas moins de trente a trente-cinq pieds d'élévation , à l'époque où nous les avons vus. Cet exemple est, nous le croyons, le seul que l'on connaisse de Ricins naturellement arborescens en Europe.
Les graines du Ricin contiennent une buile grasse, que l'on extrait soit par la simple expression , soit par le mo\en de l'eau bouillante. Elle est limpide, presque incolore lorsqu'elle est très-réci'nle , complètement solublc dans l'alcobol, ce qui la dislingue des autres builes grasses avec lesquelles on la sophistique quelquefois.
Elle est très- fréquemment administrée comme purgative à la dose d'une à deux onces, et quand elle esl récente , elle purge sans secousse et.
sans coliques ; dans cet état on la désigne sous le nom d'huile douce de Ricin. Mais quand elle est ancienne, ou qu'elle a été préparée avec peu de soins , elle est d'une âcreté trèsviolent'' et on l'a vue quelquefois donner lieu à des inflammations des organes digestifs et occasioner les accidens les plus graves. C'est donc un médicament qu'il ne faut cm-
RIC &1.5
ployer qu'avec beaucoup de réserve.
11 paraît que par le moyeu des acides on peut la priver en grande partie de ce principe acre et même l'adoucir au point de la rendre propre aux usages de la table.
Plusieurs Plantes à feuilles entières avaient été à tort rapporîées à ce genre. Notre collaborateur Adrien de Jussieu , dans sa Dissertation sur les Euphorbiacées , mentionne les deux espèces suivantes comme devant êlre retranchées du genreRicin 1". Le Ricinus integrifolius , Willd.
de l'île de France. a°. Le Rici/na glvbosus .lu même auteur qui est le Croton g/obosum de Swartz ; cet; deux Plantes paraissent devoir cire placées dans les genres Mappa ou Rot liera. (a. h.)
* RICIJNELLE. rfoT. phan. V.
AcALYPIJA. (B.;
RIC1NLE. ins. La famille des Tiques dans Latrcillc. V. TiçtU£. (g.)
R.IC 1NOCARPOS. bot. ph an .
Genre de la famille des Euphorbiact es, établi parle professeur Desfon taines (Mém. Mus , .î , p. 45a, t. 11 ), et offiant les caractères suivans :
[leurs monoïques; calice à cinq divisions profondes; corolle de cinq pétales; étamincs nombreuses réunies en un androphoie çyli'n&rique accompagné de (inq glandes à sa base, ctlout couvert extérieurement d'anthères extrorses. Dans les (leurs femelles , l'ovaire est également accompagné à sa base de cinq glandes discoïdales; il est papilleux , surmonté de trois styles bipartis. Le fruit est une capsule globuleuse , hérissée de pointes, à trois loges monospermes.
Ce genre , très-voisin du Ricin , se compose d'une seule espèce, Ricinocarpos pinifoîia , Desf., loc. cit.; c'est un Ai buste originaire de la Nouvelle- Hollande; ses feuilles sont alternés, linéaires et mucronées; ses fleurs sont terminales, pédicellées , solitaires ou en corymbe pauci flore. a. r.)
RICliNOIDES. bot. pu an. (Touinefort.J Synonyme de Crolou. ce