‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 229 sur 274 · HIC · texte numérisé non relu

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moi. On a fcussi étendu ce nom au Jalropha Cuicas. (G..N.)

* PiICINS. ins. Duméril donne ce nom, ou celui d'Ornilhomizes , aux Aptères composant le genre Ricin de Begéer. f. Ohnithomizes. (g.)

*RICINULE. Ricintih,. moll. Ce genre, créé par Lamarck , tut publié pour la première fois, en 1811 , dans l'Extrait du Cours. Démembré des Pourpres , il ne devait pas s'en éloigner, et c'est effectivement près d'elles, dans la famille des Purpurifères , qu'il est placé. Formé sans le secours de la connaissance de l'Animal , ce genre a paru peu nécessaire. Indiqué aussi par Montfort sous le nom de Sistre , il ne fut point adopté par Cuvier qui ne le mentionna dans le Règne Animal que comme une division très-secondaire parmi les Pourpres. Lamarck conserva le genre Ricinule dans son dernier ouvrage, mais il le changea de place. Il l'avait d'abord mis après les Licornes qui elles-mêmes suivaient immédiatement les Pourpres. Aujourd'hui , le genre qui nous occupe commence la seconde section de la famille des Purpurifères , et il est suivi des Pourpres. Ce changement met en contact plus immédiat deux genres très-voisins. Férussac qui , dans ses Tableaux systématiques , ne put profiler de la dernière partie de l'ouvrage de Lamarck, n'a adopté le genre qui nous occupe qu'à titre de sous-genre des Pourpres, et, au lieu de le rapprocherdecellesoi, il le met le dernier en interposant sept autres sous-genres qui sont presque tous des genres de Lamarck. INous ne pouvons dire de Lalreille qu'il n'a pu profiter des travaux de son illustre collègue , ce qui nous fait demander pourquoi il range plutôt les Ricinules dans sa famille des Cassidites avec les Cassidaires et les Casques que dans la suivante, les Doliaires, où se trouvent les Pourpres : aussi nous ne pensons pas que ni l'opinion de Férussac ni celle de Latreille soient jamais adoptées. Quoy et G-aimard rappor-

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tèrent de leur voyage autour du monde l'Animal de la Ricinule horrible; Blainville en fit la description dans la partie zoologique de l'ouvrage publié sur cette expédition remarquable , et il est figuré dans l'Atlas. Blainville dit, dans son Traité de Malacologie , que cet Animal est presque 1out-à-fait .semblable à celui des Buccins et des Pourpres; il présente cependant des différences qui , quoique faibles, peuvent suffire avec les caractères de la coquille, pour faire conserver ce genre que Blainville lui-même n'a point rejeté. Il dit cependant que c'est un genre évidemment artificiel , car il y trouvé un Rocher et des Coquilles qui, par leurs plis columellaires , se rapprochent de cerlainesTui binelles.Nous avouerons que nous ignorons encore quelles espèces de Ricinules l'auteur que nous citons a voulu signaler comirie appartenant aux Rochers ou aux Tuihinelles. INous observerons que les Coquilles de ces deux genres sont toutes canalictilées à la base, tandis que les Ricinules, sans exception, ont l'é— chancrure oblique et petite des Pourpies. Toutes les espèces que nous avons examinées , et nous en avons treize sous les yeux, nous semblent réunies par un ensemble de caractères assez satisfaisant pour admettre ce genre dans la méthode. Blainville donne à l'Animal les caractères suivans : Animal presque tout-à-fsit semblable à celui des Buccins et des Pourpres; le manteau pourvu d'un véritable tube; pied beaucoup plus large et comme auiïculé en avant ; la tête semi-lunaiie, avec des tentacules coniques, portant les yeux au milieu de leur côté externe; organe excitateur mâle très-grand, recourbé dans la cavité branchiale; coquille ovale, le plus souvent tuberculeuse ou épineuse en dehors ; ouverture oblongue , offrant inférieurement un demicanal recourbé vers le dos, terminé par une échancrure oblique; des dents inégales sur la columelle et sur la paroi interne du bord droit , rétrécissant en général l'ouverture; oper->

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cule corné, ovale, transverse, à ëlémens peu imbriqués.

Les Ricinules soni en général des Coquilles épaisses , solides , tuberculeuses et d'un volume médiocre ; il n'y en a qu'un très-petit nombre d'espèces mutiques. Elles se remarquent surtout par le rétrécissement considérable de l'ouverture, ce qui est dû à la disposition des dents de la columelle; et surtout dé celles du bord droit ; car il y a un bon nombre d'espèces qui sont dépourvues de dents sur la columelle.

Le nombre des espèces de ce genre est encore peu considérable ; celles dont on connaît la patrie viennent des mers de l'Inde. Défiance a annoncé que ce genre ne s'était point encore rencontré fossile. Plus heureux que lui , nous possédons deux Coquilles qui s'y rapportent fort bien; l'une est de Dax et, l'autre de Bordeaux. Les espèces les plus remarquables dans ce genre sont les suivantes :

Ricinule muiuquée , Ricinula horrida, Lamk. , Anim. sans vert., T. vu , p. a"3i , ti° 1 ; Murex neritoideits , L. , Gmel., p. 3557 , n° 45; Martini , Conch. , T. m, tab. ioi ; fig. 972-973; Lister, Conch., tab.

8o4 , fig. i5.

Ricinule digitÉe , Iticinu/a digitata , Lamk., loc. cit., n0 5; Lister, Conch., tab. 8o4 , fig. 1; Martini.

Conch. T. m, lab. 102, hg. 980; Encyclop. , pl. 5g5 , fig. 7, a, b. Elle est brune, quelquefois blanche, et munie au bord droit de deux longues cl i— gitations.

RlNICULE AHACHNOÏ0E, Rilliculci

arac/moides , Lamk. , loc. cit., n. 4; Martini, Conch. f. m, pl. 102 , fig.

97Ê-977; Encyclop., pl. 5y5, fig. 3 , a, b. Espèce à longues épines, pointues , ordinairement noires lorsque toute la coquille reste blanche.

Ricinule Mure , Ricinula Moins , Lamk., loc. cit., n° 7; Martini, Conch. T. 111, tab. 101, fig. 970; Encyclop., p. 3g5, fig. 6, a , b ; Lister, Conch. j lab. gfti, fig. 4i,r>; Sowerby, Gênera , n 0 1 8 , (ig . 2 . (d. .u . i

RIC 617 RICONUS. uor. et ins. V. Ricin.

RICOPHORA. bot. FHA.N. (Plukenet.) Sya. d'Igname. V. ce mot.

RICOTIE. Ricotia. bot. tiian.

Genre de la famille des Crucifères et' de la Tétradynamie siliculeuse, ainsi caractérisé par De Candolle {System.

Keget. a, p. a84) : calice dressé, muni à la hase de deux bosses ; pétales onguiculés, à limbe obcordiforme; étamines libres non denticulées; glandes placées entre les étamines latérales et le pistil; silicule sessile, oblongue, comprimée, plane, d'abord biloculaire et séparée par une cloison très-mince, puis uniloculaire parla disparition ds la cloison, à valves planes; graines au nombre de. quatre dans l'ovaire , mais ordinairement solitaires par avorlement, et presque centrales , portées sur un long cordon ombilical libre ; cotylédons plans obeordiformes , accombans. Ce genre est voisin des Lunaria , mais il s'en dislingue par la cloison de sa silicule qui, au lieu de persister après la chule des valves, disparaît a>u contraire bien avant la maturité ; par ses cordons ombilicaux non adhérens à la cloison; par sa silicule non pédicellée ; par ses graines dépourvues de rebords , elc. On ne compte que deux espèces dans ce genre, savoir : le Ricotia Lunaria, D. C.,ct le Ricotia tenuifolia , Siblhorp., Flor. Grœc-, t.

63o. Toutes les deux croissent dans les contrées d'Orient que baigne la Méditerranée. La première , que l'on peut considérer comme fondamentale , avait été nommée Ricotia œgyptiaca par Linné , quoiqu'elle n'ait pas encore été trouvée en Egypte ; Gaertner et Delile l'ont réunie au genre Lunaria. C'est uneHerbé glabre , tortueuse, presque grimpante, rameuse^ feuilles ninnatiséquées , à fleurs de couleur lilas, disposées en grappes terminales peu fournies. Celte Plinte croît en Syrie et en Palestine.

Le Ricotia cantoniensis de Loureii 0.

appartient probablement à nu genre distinct de celui qui est ici mention,-

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