‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 23 sur 274 · GROSSE TÊTE. (DR..Z · texte numérisé non relu

GROSSE TÊTE. (DR..Z

PLONGEURS, ois. On appelle Plongeur tout Oiseau aquatique qui plonge fréquemment pour chercher au sein des eaux sa nourriture , ou pour fuir un danger extérieur. De l'observation de telles habitudes est découlé le nom de Plongeon (Coljmbus) , consacré à un genre. Par extension , ce nom de Plongeur a été donné par Cuvier à sa première famille des Palmipèdes. Les Plongeurs ou Brachyptères de cet auteur sont les Grèbes , les Plongeons , les Guillemots , les Pingouins et les Manchots. Vieillot a nommé Plongeurs, Urinatores, la deuxième famille des Oiseaux nageurs , tribu des Téléopodes. Il y range les genres Héliome , Grèbe et Plongeon.

Les Oiseaux Plongeurs sont organisés pour le fluide au milieu duquel ils vivent. Leurs pieds sont postérieurs et entièrement formés pour la natation et non pour la marche.

Leurs plumes sont presque des demipoils; elles sont lubréfiées par un fluide graisseux qui les rend impei méables à l'eau. Les ailes sont plutôt des nageoires. Eu un mot , leur organisation est entièrement modifiée pour le genre de vie aquatique ; tels sont les vrais Plongeurs. D'un autre côté , il ne faut pas prendre ce nom à la lettre, car presque tous les Oiseaux aquatiques plongent pour saisir leur proie. Cependant cette action vatiè suivant les genres : ainsi les Pétrels , les Mouettes se laissent tomber de haut sur les Poissons placés à la surface de la mer, mais elles les saisissent sans entrer dans l'eau. Les Fous , au contraire , disposent leur tête dans une rectitude parfaite , et leurs ailes en travers , de manière à simuler le fer d'une flèche, et se précipitent sur leur proie. Ainsi , en ne considérant ce nom que dans le sens grammatical , un grand nombre d'Oiseaux sont Plongeurs. (less.) '

PLOPOCARPE. Ptopocarpiuim.

bot. phan. Desvaux appelle ainsi un fruit composé de plusieurs carpelles membraneux, réunis autour d'un axe fictif ou matériel , par exemple celui des Aconits, des Spirées , des Crassulées. Le même fruit est nommé Etairion par le professeur MLirbel.

PLOTIA. bot. phan. Adanson a donné ce nom à un genre formé sur une Plante que Lippi , dans ses manuscrits, nommait Arak , mot arabe qui a clé recueilli de nouveau par Cailliaud dans la Relation de son voyage à Méroë. Ce voyageur dit que les Barabras, peuple de Nubie, lui donnent le nom de Mesuak. Cette Plante est , selon Delile , le Salvadorapersica. Fr. Salvadore. (o..n.)

PLOTOSE. pois. Le genre que Lacépède forma sous ce nom rentre comme simple sous-genre parmi les Silures. V . ce mot. (b.)

PLOTUS. ois. (Linné.) Syn. d'Anhinga. V. ce mot et Héliorne.

PLUCflEE. Pluchea. bot. piian.

Genre de la famille des Syuanthérées , tribu des Vcrnoniées , et de la Syngénésic nécessaire, L., établi par Cassini (Bullet. de la Société Philom., février 1817 , p. 3i) qui lui a imposé les caractères suivans : involucre presque hémisphérique , composé de folioles imbriquées , appliquées , oblongucs, lancéolées .presque membraneuses , à une seule nervure. Réceptacle plan et nu. Calathide presque globuleuse ; le disque est forme d'un petit nombre de (leurs mâles par avortement de l'ovaire , à corolle régulière garnie de glandes sur la face externe, à anthères pourvues à la base de longs appendices subulés ; les fleurs des rayons sont femelles, disposées sur plusieurs rangs , nombreuses , à corolle longue , filiforme , tubuleuse , terminée par trois deuts extrêmement petites ; leur ovaire est obloug , mince , presque cylindrique, hispidule, muni d'un petit bourrelet à la base , surmonté d'une aigrette longue, blanche , composée de poils

inégaux tiès-fius , légèrement plumeux. Ce genre a pour type une Plante de l'Amérique du nord , nommée par Michaux Conyza maryland'tca , à laquelle Cassini réunit quelques espèces, probablement du même pays , et cultivées dans le jardin de botanique de Paris. Ce sont des Plantes herbacées ou frutescentes dont quelques-unes ont des feuilles très-odorantes. Leurs fleurs sont purpurines et disposées en panicules formés de corymbes qui terminent les derniers rameaux. Quoique le genre Pluchea ait beaucoup de rapports avec le Conyza ou avec les genres formés aux dépens^ de ce dernier , il ne convient pas de les réunir, si le Conyza squarrosa , L. , est pris comme le type des vrais Conyza. Cassini place même ceux-ci dans la tribu des Inulées , taudis qu'il assigne au Pluchea une place dans les Vernoniées; cependant il les îvgarde comme établissant un lieu entre ces deux tribus.

Rafinesque a publié , dans le Journal de Physique, août 1819, un genre nommé Slylimnus , fondé aussi sur le Conyza marylandica. C'est conséquemment le même que le genre Pluchea qui, ayant l'antériorité , conservera sa dénomination. Cnssiai présume que le genre Gynerna du même auteur comprend des espèces qui probablement fort partie du Pluchea, et que le Placus de Loureiro pourrait bien se confondre aussi avec ce dernier. (g..n.)

PLUIE. V. Météoue.

PLUIE D'ARGENT, mole. Nom vulgaire et marchand du Conus mindanus , L. (b.)

PLUIE D'OR. moll. Nom vulgaii c et marchand du Conus japonicus, L.

PLUKENEÏIE ou PLUKNETIE.

Vluknetia. rot. piian. Genre de la famille des Euphorbiacécs et de la Monœcie Polyandrie, L. , dédié a la mémoire du botaniste anglais Plukenet par Plumier [Noc. Gêner., p. 47 et

Plant. Amer. , édit. Burm. , p. 220 , tab. 226) qui l'a ainsi caractérisé :

fleurs monoïques ; calice ou périanthe divisé profondément en quatre segmens. Les mâles ont huitétamines ou un plus grand nombre dont les filets sont soudés , et qui, à la base , offrent quatre glandes barbues (ovaire avorté selon Plumier). Les femelles ont un style très-long , en forme de trompe , surmonté d'un stigmate pelté à quatre lobes ponctués sur le milieu de leur face supérieure; la capsule est déprimée, à quatre coques anguleuses , carénées , chacune bivalve et monosperme. Ce genre se compose de trois espèces , deux américaines et une de l'Inde-Orientale que Rumph (Herb. Amboin., 1 , tab.

79, fig. 2) a figurée sous le nom de Sajor.

La Pluknétie gïumpante , Pluhnetia volubilis, L.; Fluknelia scanilens, Plum. , loc. cit. , Lamk. , IIlustr. , lab. 788, est un Arbrisseau dont les tiges sont sarmenteuses , grimpantes , garnies de feuilles alternes , pétiolées, entières, distantes, larges , échancrées en cœur à leur base, dentées en scie, un peu acuminées à leur sommet , et glabres sur les deux faces. Les fleurs mâles forment un épi lâche , pédonculé dans l'aisselle des feui Iles. Il n'existe qu'une seule fleur femelle à la base de chaque épi. Cette Plante croît en Amérique et dans les Indes-Orientales, si toutefois le Sajor-Baguala de Rumph n'est qu'une variété de cette espèce.

Rumph dit qu'on cultive celte Plante autour des habitations, et que ses feuilles , cuites avec du suc de Calappa , sont un légume délicat , ce qui est assez extraordinaire dans les Végétaux de la famille des Euphorbiacées. (o..N.)

* PLUMAIRE. poLYF. r. Aglao-

rHÉNIE.

PLUMpARlA. bot. phan. (Hesteiu) Syn. à'Eriophurum. V. Eriopiiore.

* PLUMARIA. bot. crypt. ( Conférées.) Division du genre Conjer-

va , proposée par Link ( Hor. P/tys.

Berol. , 4 } pour les espèces dont les rameaux sont verticillés et distincts; telles sont les Confeiva veriicillata, myriophyllum et equiselifolia , que De Candolle avait placées dans le genre Ceramium , et dont Agardh a fait son genre Cladostephus , adopté par Lyngbye. V. Cladostephe et

CoNFERVES. (A. 11.)

PLUMATELLE. Plumalella.

polyp. Naisa, Lamx. Genre.de l'ordre des Tubulariées , daus la division des Polypiers flexibles , ayant pour caractères : Polypier fixé , à tige grêle, membraneuse , souvent ramifiée , terminée , ainsi que ses rameaux , par un Polype dont le corps peut rentrer entièrement dans la tige , et dont la bouche est entourée d'un seul rang de tentacules ordinairement ciliés.

Les petits Animaux de ce genre , que l'on désigne ordinairement sous le nom de Tubulaires d'eau douce, ne diffèrent pas seulement des Tubulaires marines par la nature du milieu dans lequel elles vivent , mais encore par la disposition des tentacules qui sont entièrement rétracliles et disposés sur un seul rang autour de la bouche , tandis que les tentacules des Tubulaires marines forment deux rangs et ne sont point rétrâGtîHs dans le tube. Les Plumatelles n'atteignent' que de petites dimensions , un à deux pouces , et quelques-uns beaucoup moins. Ces Polypiers ont la forme d'un petit Arbrisseau rameux , souvent filiforme , de nature subcornée ou presque gélatineuse. Ils adhèrent , sur leur longueur, à la surface des corps qui séjournent dans l'eau ; la plupart se ramifient par dichotomies ; chaque petit rameau ou cellule est court, tronqué à son extrémité, libre et comme échancré en dessous; il renferme, dans son intérieur, un Polype gélatineux, transparent, qui vient étaler, à l'entrée de son ouverture , ses nombreux tentacules ciliés par verticillés ou latéralement, et qui rentrent subitement dans le tube à la moindre secousse, au moindre

attouchement. On voit quelquefois ces tentacules se mouvoir circulairc- - ment et faire tourbillonner l'eau ; .souvent aussi ils paraissent immobiles. Nous avons observé la Plumaitellc campanulée , et nous l'avons Utrouvée plusieurs fois à la surface in- :.féricure des feuilles de V Hydrocharis \Morsus-Rance ; il n'y agitait point .-.ses tentacules , ils étaient immobiles , i et figuraient, ainsi claies , une sorte ; de cloche dout une partie de la circonférence, rejetée eu dedans , formerait une large sinuosité. Les Pi u- -matellcs multiplient par des gemmules oviformes , enfermés dans la cavité des tubes. Ces gemmules, recelées par l'Animal ou devenues lii lires, lorsque le tube de celui-ci se trouve détruit après sa mort, vont se . fixer sur les corps solides submergés, et ne tardent pas à y germer, en se i fendant longitudinalement. Les gem-

■ mules varient de forme suivant les espèces, qui sont les P I urnatclla repens , replans , lucifuga et campanu-

■ lata. V. PsYCHODIAIRES. (E. D..L.)

PLTJMBAGINÉES. Plumbagineœ.

bot. ni an. Famille naturelle de Plantes dicotylédones , placée par les uns parmi les Apétales, et par les autres dans les Monopétales. Ce sont des Végétaux herbacés ou sous-frutescens , à feuilles alternes quelquefois toutes réunies à la base de la tige, et engainantes. Les ileurs sont disposées en épis ou en grappes rameu- I ses et terminales; leur calice est monosépale, tubulcux, plissé et persistant, ordinairement a cinq divisions; la corolle est tantôt mouopétale , tantôt formée de cinq pétales , égaux, qui , assez souvent , sont légèrement

■ soudés entre eux par leur base. Les étamincs, généralement au nombre de cinq et opposées aux divisions de la corolle , sont épipélales , quand celleci est polypétale , et immédiatement hypogyncs lorsque la corolle est mo-

i nopétalc (ce qui est le contraire de la disposition générale). L'ovaire est libre, assez souvent à cinq angles, à une seule loge contenant un ovule

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