‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 24 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

pendant au sommet d'un podosperme filifonne et basilaire. Les styles , au nombre de trois à cinq, se terminent par autant de stigmates subulés. Le fruit est un akène enveloppé par lecalice; la graine se compose, outre sou tégument propre, d'un endosperme farinacé au centre duquel est un embryon qui a la même direction que la graine.

Cette petite famille se compose des genres : P lumbago ,' Statice , JLimonium, J'ogelia de Lamarck, Thela de Loureiro , sEgialilis de U. Brown.

Elle diflere des Nyctagiuées , qui sont mouopériantliées , par leur, ovule porté sur un long podosperme au sommet duquel il est pendant; par plusieurs styles et plusieurs stigmates ; par l'embryon droit et non recourbé sur lui-même, (a. H.)

PLUMBAGO. bot. phan. V. Dentela ire.

PLUME, ois. Tous les êtres vivans ont leurs organes intérieurs enveloppés par une couche superficielle en rapport avec les fluides au milieu desquels ils vivent , et qu'on nomme Peau. Celle-ci se compose de six couches de tissus qu'on nomme tissus musculaire, contractile ou peaussier, derme , réseau vasculaire , pigmenlum , corps papillaire et épidémie.

Celte enveloppe extérieure , chez les Animaux de la première classe ou les Mammifères, est plus ou moins revêtue d'organes nommés poils, T'. ce mot; chez ceux de la seconde classe , elle est recouverte d'organes particuliers qui lui sont propres , analogues aux poils, mais accommodés aux fonctions qu'ils doivent remplir , et qu'on nomme Plumes. Les Plumes ont donc les plus grands rapports avec les poils , soit dans les attributs , la manière de recouvrir le corps, soit dans l'ensemble de l'organisation.

Bien que distinctes des poils par une complication de formes , elles s'en rapprochent souvent au point que les distinctions s'cllacent complètement.

Les Plumes comme les poils naissent d'uu bulbe, sont sécrétées par lui de

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dedans en dehors , et leur vitalité cesse ou devient nulle en grandissant, el à la partie la plus éloignée du centre de vie, ce qui, sous ce rapport, leur donne la plus grande analogie avec les productions cornées qui, aux veux de beaucoup de naturalistes , ne sont que des poils soudés par une humeur qui les accolle et en polit les surfaces. Les poils naissent et poussent par cônes successifs. Les Plumes paraissent suivre celle marche , bien que quelques naturalistes nient ce mode d'accroissement. Voici ce que dit à ce sujet Blainville : « Le bulbe producteur exhalé la matière de la Plume qui se dépose par grains non adhérens , et il se forme réellement une succession de cônes non distincts. Ces cônes ne s'emboîtent pas d'abord les uns dans les autres ; ils se fendent le long de la ligne médiane inférieure où les filets cornés , produits des sillons , se réunissent.

Il en résulte la lame de la Plume ou l'axe , rachis , tige , qui est pourvue de barbes et celles-ci de barbules. A mesure que ces Plumes sont formées , le bulbe perd de son énergie vitale, et les matériaux qu'il avait en réserve s'épuisant , il s'arrête pour donner naissance au tube creux que remplit une substance médullaire , et ce tube , formé à plusieurs reprises successives, paraît comme cloisonné, et forme ce qu'on appelle l'ame de la Plume.»

Frédéric Cuvier , dans un travail étendu intitulé : Observations sur la structure et le développement des Plumes, inséré dans le tome xiti, p. 327 , des Annales du Muséum, regarde les Plumes comme le résultat d'une capsule productrice analogue au phalère de Blainville; mais il assigne les rapports et les lois d'organisation de ebaque partie d'une manière différente. Les Plumes, notamment les pennes, ont donc pour lui, une lige, des barbes , des barbules , un tuyau à ombilic inférieur el à ombilic supérieur; une face interne et une face externe ; une ligne moyenne; une membrane striée

interne , et une externe ; des cloisons transverses : mais Cuvier, tout en avouant que les poils et les Plumes sont sécrétés par des organes analogues , pense qu'il n'y a point d'analogie à établir dans la manière dont ces deux sortes de corps se produisent , et que rien , dans les Plumes , ne rappelle les cônes successifs des poils.

Une grande analogie de composition existe entre les poils simples, les poils composés ou Plumes et les poils agglutinés ou productions cornées, telles que les ergots , les éperons des ailes, etc. Cette identité est telle que les Oiseaux les moins Oiseaux , tels que lesPingoins et les Manchots , ont plutôt des poils que des Plumes, et qu'ils font ainsi le passage des Mammifères aux Oiseaux par l'intermédiaire del'Oi nithorhynque , que chacune de ces classes , et surtout la dernière , peut revendiquer.

La texture des Plumes varie à l'infini. La nature s'est plue à leur accorder l'éclat des fleurs et des métaux les plus précieux , sans avoir la fugacité des premières , ni l'éternelle durée des seconds. Les couleurs qui les teignent paraissent dues aux matériaux sécrétés par le sang, et à l'arrangement moléculaire des barbes. Leur forme et leur nature ont été accommodées à l'organisation des Oiseaux.

Ces êtres, en effet, destinés à vivre dans un fluide mobile, avaient besoin d'anpareils puissans pour le frapper , et se maintenir ou se diriger dans l'air en le déplaçant, et surmonter ainsi la pesanteur spécifique de leur corps.

Un tube creux, résistant, plein d'air, des os minces el creux dans leur intérieur, des barbes de Plumes légères , et en même temps rigides, remplissent entièrement ce but. Un enduit plus ou moins huileux , et destiné à servir de vernis aux Plumes, les lubrifie , et empêche que l'eau nè les pénètre; et les Oiseaux marins surtout, destiués à vivre au sein des mers , ou même les Oiseaux de marécage , ont celte sécrétion très-active, el le fluide huileux qui vernit

les Plumes paraît tenir de la bilo dont il a la couleur et l'odeur. Certains Oiseaux enfin ont , vers l'époque de la mue , une sécrétion assez abondante d'une efflorescenec blanche, pulvérulente, qui semble appartenir à la formation de phosphate ou de carbonate de Chaux. On! remarque ce fait principalement chez les Kakatoès.

On ne possède aucune analyse chimique particulière des Plumes ; on ne sait à quoi rapporter, par exemple, l'éclat métallique des pierres

Srécieuses dont plusieurs jouissent, fais il y a cette différence entre les Plumes et les poils, que ces derniers n'ont jamais , hors un seul cas , qui est celui de la Taupe dorée , cet éclat brillant. La composition des Plumes, comme celle des poils, est due à du mucus et à une petite quantité d'huile.

Nous croyons inutile de nous appesantir sur les formes diverses qu'affectent les Plumes, formes qui tiennent à des modifications vitales du bulbe producteur. Ainsi les Plumes des aigrettes , des rectrices prolongées en brins , les Plumes des hvpocondres offrent des nuances qui varient à l'infini.

Pour tous les détails relatifs aux noms que les Plumes prennent suivant les parties qu'elles recouvrent, leurs formes, leurs usages, leur renouvellement , etc. , etc. , les mots Mue , Oiseau , Peau , Rémiges , Rectiuces, Scafulaires, etc.

(less.)

* PLDME DE COQ D'INDE MA- RINE, bot. crypt. [Hydrop/iytei.) Nom vulgaire du Dictyula Pavonia.

F. DlCTYOTE. (B.)

PLUMEAU ou PLUMEAU D'EAU.

bot. phan. Nom vulgaire dcl'Ho/tvniapaltistris. (b.)

PLUMERIA ou mieux PLUMIE- RIA. bot. piian. V. Franchii' ANiEit.

* PLUMERIEN. pois. Espèce de Chœlodiptère du genre Chœtodon.

P". ce mot. (B.)

* PLUMET D'AMPHITPJTE. Dé-

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nomination vulgaire du Spongia, Basla des naturalistes. (e.d..i..)

PLUMET BLANC, ois. Syn. de Pipra albijruns , type du genre Pithys de Vieillot. V . ce mol. (b.)

PLUMICOLLES. ois. Duméril , dans sa Zoologie analytique , a nommé ainsi sa deuxième famille des Oiseaux rapaces. Les Plumicollcs ou Cruphodères comprennent les genres Griuou , Messager , Aigle, Bute , Autour et Faucon. Ce nom de Plumicolle est opposé à celui de Nudicolle que le même auteur a doiiiié à sa première famille qui embrasse les genres Sarcoramphe et Vautour. (less.)

PLUMIERIA. bot.phan. fr. P.LU-

MEHIA.

PLUMIPÈDES. ois. Vieillot , dans son Analyse d'Ornithologie élémentaire, p. 4g , a divisé les Oiseaux de son ordre des Gallinacés en deux familles , les Nudipèdes et les Plumipèdes. Celte dernière , caractérisée par les tarses qui sont emplumés, comprend les genres Tetrao , Lagopus , OEnas et Sirrhaptes. (less.)

PLUMULAIRES. Plumularia.

polyp. Lamarck donne ce nom à un genre de Polypiers flexibles que Lamouroux a nommé Aglaophénie. V. ce mot. (e. d..l.)

PLUMULE. bot. phan. Jussicu nommait ainsi le petit bourgeon de l'embryon que l'on désigne plus généralement aujourd'hui sous le nom de Gemmule. V. ce mot et Embryox.

* PLUMULINE. bot. crypt. Nom proposé par Bridel pour désigner en français le genre T'abronia. V. Farronie. (Bi)

*PLUSIE. Plusia. ins. Nom donné

Far Ochscinhemer à un genre de ordre des Lépidoptères , comprenant exclusivement les espèces du genre JSoclua de Fabrieius , dont les chenilles n'ont que douze pales au lieu de beize. Ces Is. sectes , dans l'état parfait, n'offrent aucun caractère qui les distingue nettement des uutros

Noctuelles. On sent qu'une telle coupe, ainsi que plusieurs autres du même auteur , doil être exclue d'une bonne méthode systématique; elle ne peut même, sous ce point de vue, former, dans !e genre Nuclua , une division, puisqu elle suppose toujours la connaissance de la chenille.

Dans loute hypothèse, on doit séparer des Plusies celles ( Coucha , Moneta) dont les palpes latéraux sont fort grands, recourbés sur la têle , et dont nous avons formé le genre Chrysoptère (Fam. natur. du Règn. Anim. , pag. 476). V- Noctuelle, (lat.)

PLUÏON. ois. (Léguât.) Syn. de Cormoran. (b.)

* PLUTONIE. rept. oph. Espèce du genre Couleuvre. V. ce mot. (b.)

PLU TU S. Ins. Geoffroy donne ce nom à Y Altyse Plutus d'Olivier , Chrysomcla flauicornis de Fabricius.

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