‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 238 sur 274 · KOU · texte numérisé non relu

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* RO. bot. ïhan. (Kasmpfer.) Nom de pays du Tussilago Petasites qui croît aussi au Japon. (b.)

*ROABLE ouROBÉRY. ois. Nom vulgaire du Troglodyte , Motacilla Troglodytes , en certains cantons de la France. (b.)

* ROALO. bot. than. (Gàridel.) L'un des noms de pays du Papaver Rhœas j, L., ou Coquelicot. (b.)

* ROBAH. mam. Forskahl , dans sa Faune d'Arabie, p. 3, menlionne sous ce nom arabe une espèce de Singe qu'il nomme Simia caudata , et qui est le Nisuds des Nubiens.

(less.)

ROBE BIGARRÉE, moll. Nom vulgaire et marchand du Voluta Cy mbium , L. (b.)

ROBE DE PERSE, moll. Nom vulgaire et marchand du Murex Trapezium , L., qui est une Fasciolaire de La mardi. (b.)

ROBE PERSIENNE, moll. L'un des noms vulgaires et marchands du Conus Regius. (b.)

ROBE DE SERGENT, bot. phan.

Variété de Prunes fort commune dans le midi de la France. (b.)

ROBERGIA. bot. phan. Nom substitué par Schreber au genre Rourea d'Aublct. V. Roubea. (a. b.)

ROBERT LE DIABLE, ins. L'un des noms vulgaires du Gamma ou Papilio C-album de Linné , qui appartient au genre Vanesse. V. ce mot.

ROBERTIA. bot. phan. Plusieurs genres ont élé ainsi nommés par les auteurs. Scopoli avait formé un genre Robe/lia de toutes les espèces de Sideroxylum qui ont dix étamines et une baie à trois ou cinq loges : ce genre n'a pas été adopté. V. Sideroxyle.

Dans sa Flore des environs de Paris , Mérat a nommé Robertia un genre formé sur V Helleborus hyemalis, L. ; mais ce genre avait été antérieurement constitué sous différens noms , et notamment par Salisbury sous celui d'Erant/tis, que lui a conservé

UeCaudolle. V. Eranthis. Enfin Do CandoiIc( Flore française, Supplém., . 453 ) a donné le nom de Robertia un genre de la famille des Synanthérées , tribu des Chicoracées et de la Syngénésie égale, L. , qui offre les caractères essentiels suivans -. involucre composé de folioles égales et placées sur un seul rang; réceptacle garni de paillettes membraneuses , semblables aux folioles de l'involucre ; calalhide composée de demifleurons, tous hermaphrodites ; akènes couronnés d'une aigrette sessile et pluineuse. C'est par ce dernier caractère que le nouveau genre se distingue du Seriola qui a l'aigrette pédicellée.

Le Robertia taraxacoides , D. C. , lue. cit. ,est une petite Plante qui a le port de quelques variétés du Pissenlit. Ses feuilles sont toutes radicales, péliolées , profondément pinnatifides , le lobe terminal plus grand , ovale ; les lobes inférieurs étroits , aigus et recourbés du côté de la base; les hampes sont hautes de deux à trois

fiouces , munies de deux petites feuileslinéaires,et terminées chacune par une calathide jaune, plus petite que celle du Pissenlit. Cette Plante croît dans l'île de Corse. (g..n.)

* ROBERTIN. bot. phan. Géranium Robertianum , L. Espèce de Géranier. J^. ce mot. (b.)

*ROBERTSONIA. bot. phan. Haworth {Syrtops. Plan!, suce, p. 32i , et Saxifrag. enum., p. 5a) a formé sous ce nom un genre qui se compose des Saxifraga Geum , hirsuta , umbrosa , punctata , cuneifolia et daurica. Ce genre repose sur de trop faibles caractères pour être adopté. V .

Saxifrage. (g..n.)

* ROBERY. ois. V. Roable.

ROBET. conch. Tel est le nom qu'Adanson (Voy. au Sénég. , pl. 18, iig. 6) donne à une espèce d'Arche que Gmelin a rangé dans ce genre sous le nom à'Arca senegalensis. Lamarck ne l'a pas mentionné dans son dernier ouvrage. Pr. Arciie. (d..h.)

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ROBIN, ois. Nom vulgaire, aux Etats-Unis , du Turdus rnigratorius , L. , ou Grive erratique. V. Merle.

ROBINE. bot. phan. Variété de Poires. (b.)

ROBINET, bot. phan. L'un des noms vulgaires du Compagnon blanc ou Lychnis dioicc On appelle aussi Rouinet déchiré , le Lychnis Flos- Cuculi. V. Lychnide. (b.)

ROBINIER. Robinia. bot. phan.

Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadclphie Décandric, établi par Linné, et qui offre les caractères suivans : calice monosépale tubuleuz, à cinq dents inégales, les deux supérieures plus courtes, les trois inféiieures plus longues et plus écartéi S; l'ovaire est terminé par un long style, barbu longitudinalemeut du côté supérieur; gousse allongée, très - comprimée , sessile, uniloculaire , bivalve , renfermant plusieurs graines aplaties. Le genre Robinia, tel que les auteurs l'avaient caractérisé , renfermait une foule d'espèces extrêmement' disparates. Le professeur De Candolle , dans le second volume de son Prodrome , et dans ses Mémoires sur les Légumineuses , p. 270 , ayant analysé uu grand nombre des Plantes réunies dans ce genre , a fait voir qu'elles appartenaient à quinze ou seize genres différons, dont plusieurs étaient déjà anciennement connus , et dont quelques-uns étaient nouveaux. Il n'a laissé dans ce genre que les espèces qui lui avaient servi primitivement de type, c'est-à-dire celles de l'Amérique septentrionale.

Ces espèces , au nombre de cinq , sont les Robinia Pseudo-Acacia, R. dubia et R. umbraculifera , qui n'en sont peut-être que des variétés ou des liybrides; les R. visrosa et R. hispida.

Ce sont des Arbres plus ou moins élevés, très-souvent munis d'aiguillons; leurs feuilles sout imparipiunées , leurs folioles sont péliolulées et accompagnées de deux petites stipules subulées; les fleurs sont blanches ou roses , disposées en grappes simples.

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Nous dirons ici quelques mots des trois espèces de ce genre qu'où cultive dans les jardius : Robinier faux Acacia , Robinia Pseudo- Acacia, L., Mich. , Arbr. Ain. T. 1. Cet Arbre a été introduit en France vers l'année 1600 , par Robin , qui avait reçu des graines de l'Amérique septentrionale.

L'Arbre semé par Robin existe encore dans un des massifs du Jardin du Roi à Paris. Bory de Saint-Vincent rapporte, dans sa Préface des Annales générales des Sciences physiques , que le Jardin Botanique de Bruxelles renferme également un des plus anciens Robiniers. Le faux Acacia s'est si bien naturalisé dans nos climats, qu'il semble en être indigène.

C'est un Arbre qui prend son accroissement très-rapidement , et qui vient également bien dans toutes les espèces de terrains; néanmoins, comme ses racines s'étendent et tracent à une très-grande distance, on conçoit qu'il réussira encore mieux dans un bon terrain ou il y aura plus de fond. L'Acacia est un Arbre dont la culture offre plus d'un avantage; et d'abord , il fait un très-bel effet dans les jardins d'agrément; l'élégance de son feuillage, i'odeur suave de ses fleurs , la facilité avec laquelle on le multiplie de graines ou de boutures, le font rechercher des amateurs. Son bois est lourd, dur et très-compacte; il est extérieurement jaune , et le cœur est agréablement veiné. Dans l'Amérique septentrionale , oti l'emploie daus les constructions civiles et navales ; on peut aussi en faire difféicns meubles. Ses feuilles ont unesaveiir douce , et les bestiaux en sont très-friands , soit lorsqu'elles sont encore fraîches, soit quand elles ont été séchées. On cultive aussi dans tés jardins une variété connue sous' les noms d'Acacia sans épines , ou Robinia inerrnis , qui diffère de l'espèce primitive, non-seulement par l'absence des aiguillons , mais par la forme arrondie que cette variété prend en croissant. Le Robinier visqueux, Robinia viscosa, Vent. , Cels. T. iv, est une autre grande et

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belle espèce ayant le port de la précédente sur laquelle on le greffe.

Ses feuilles sont plus petites: leurs pétioles très-visqueux , et leurs (leurs sont légèrement rosées. On le cultive très-abondamment dans les jardins.

Il en est de même du Robinier insf IDE , Robinia liispida , L. , connu sous le nom vulgaire d'Acacia rose.

On le greffe aussi sur le faux Acacia ; et il l'orme alors un Arbrisseau plus ou moins élevé , qui se distingue trèsfacilement par ses rameaux tout couverts de poils roides et glanduleux , d'uu brun rougeàtre; par ses feuilles plus grandes et ses grandes fleurs du rose le plus pur. (a. h.)

ROBINSONIA. bot. phan. (Schreber et Willdenow.) Syn de Touroulia d'Aublet. V. ce mot. (e-..N.)

ROBLE. bot. phan. Ce nom espagnol, qui vient évidemment de Roure ou Rouvre, vieux nom du Chêne, dérive de Robur, désigne aussi le même Arbre'dans certains cantons du midi de la France , limitrophes de la Cantabrie. (b.)

ROBLO ou ROBOLO. pois. Espèce du genre Lépisostée. V. ce mot.

ROBLOT. pois. L'un des noms vulgaires des petits Maquereaux. V .

SCOMBRJE.

* ROBSOiSIA. BOT. phan. Nom d'une section proposée dans le genre Ribes par Berlandier ( m V- C. Prodr.

Sysli uegel., 3, p. 477), uniquement composée du R. stamineUrh de Smith, espèce indigène de la Californie., et qui se distingue essentiellement par ses étamines du double plus longues que le calice, ce qui lui donne une analogie d'aspect avec les Fuchies.

ROBULE. Robulus. moll. Genre de Montfort, qui ne peut plus êtreadopté. F. RobuliNJS. (d..h.)

ROBULINE. Robulina. moli,.

D'Oibigny a introduit dans l'arrangement des Mollusques Céphalopodes de grands et utiles changemens.

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Le genre qui va nous occuper reproduit sous divers noms presque autant de fois qu'il contient d'espè''es anciennement connues, et souvent la même espèce reproduite dans les différens âges comme des genres particuliers , est un exemple des plus frappans de la grande ulilité du travail de D'Orhigny. Fichtel et Moll ont décrit et figuré quelques espèces de ce genre; ils les rangeaient, à l'exemple de Linné, dans les Nautiles, ce qui ue pouvait être loug-temps imité.

Dans ce seul genre, Montfort, cet intrépide fabricafeur de genres, en a fait dix avec celui-ci seul , nonseulement avec les espèces distinctes , mais aussi avec la même à l'état de variétés. Dans quel dédale impénétrable ont dû se jeler les auteurs Irop confians qui ont basé des méthodes long- temps élaborées sur de tels travaux ! On ne saurait cependant sans injustice les blâmer, car, s'ils ont commis des erreurs, c'est à Montfort qu'ils le doivent. Ils ne peuvent donc être responsables d'erreurs qui ne sont pas. les leurs. Si, moins bornés par l'espace , il nous était permis de faire l'histoire complète d'un genre comme celui-ci, ce serait avec quelque plaisir que nous ferions remarquer combien sont nuisibles aux sciences les travaux faits de mauvaise foi, et à combien de fautes ils conduisent ceux-là mêmes qui Font doués de plus de bonne foi , de sincérité et de prudence ; mais es n'est pas le lieu où ces recherches longues et minutieuses conviennent. La plupart des auteurs méthodiques ayant adopté les genres de Montfort, les ont mis dans des rapports qui ont naturellement découlé de ce que cet auteur en a dit.

Le genre Robuline , tel que D'Orbigny le conçoit , rassemble aujourd'hui les genres Lenticuline et Polystomelle de Blainville, et les genres Phonème , Pharame , Hérione , Clisiphonte,Patrocle, Lampadie, Anténore,Robule, Rhinocure et Sphinctérule de Montfort; l'auteur le comprend dans la famille des Hélicostè-

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Sues, section des Nautiloïdes. Il a les caractères suivans : coquille orbiculairc , nautiloïde ; l'avanl-dernier tour rentrant dans le dernier ; ouverture marginale à l'angle carénai en fente triangulaire ; coquille bombée, un disque central'. Les Robulincs sont de pelites Coquilles microscopiques, lenticulaires , discoïdes, généralement carénées; l'avanl-dernier tour rentre dans la grande ouverture de la coquille et la modifie; la dernière cloison la ferme complélement sans être bombée en dehors. C'est à l'angle dorsal de cette ouverture que se voit une autre ouverture tort petite qui perfore la dernière cloison ; clic est triangulaire. Nous allons citer les principales espèces.

RoBI'LINE TRANCHANTE , Robulilia

cultrata, D'Orb. , Ann. des Se. nat.

T. vit , p. 287 , n. 1 ; Modèles de Céphalopodes, 4e livr. , n. 82; Nautilus calcar,h., Gmel., p. 5370; ibid. , Ficht. et Moll, pag. 72, tab. 11, lig. d, e, f; tab. 12, fig. d, e , f , g, h; lab. i5,fig. e, f, g; Lenticidina mnrginata , Soldani , T. 1 , p. 54, tab. 5'3, fig. b, etc.; Lampas trtthèmus , Montt'. , Conch., p. a42; JLe/iticuli/ia trithemus, Blainv. f Malacol. , p. r>r)o, 6e groupe; Patrocla querelans , Montf. , loc. cit. , p. 218 ; Robulus cultralits , Montf. ; ibid. , p. aa4; Lctitictilina querelans etLenticuli/ia cultrala, Blainv., Malac, p.

090. Nous prenons cette synonymie presque tout entière à D'Orbigny.

Nous pourrions l'augmenter de celle tirée des ouvrages de Férussac et de Latreille, ce que nous ne croyons pas nécessaire. Celte espèce , qui a à peine une ligue de diamètre , se trouve dans la mer Adriatique , et fossile aux environs de Vienne.

RoBULINE ORBICUXAIRE , Robulilia

orbictilaiis , D'Oib., loc. cit., n. 2, pl. if> , fig. 8-9 , 9 bis; Soldani, Appendice , p. 1 58 , lab. 1 , fig. P.

RoBULINE ToURBIlXON, Roblllicia

Vortex, D'Orb. , loc. cit., n. 4; Nautilus vortex , Fichtel et Moll , p. 55 , lab. a , fig. d , e , f , g, h , i ; Phonemus cullratus, Montf. , loc. cit. , p. 10 ;

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