ROC C,2C
Suldani , Test, microsc. , tab. 5g-, fig. TT,tab. 35, fig. 00, tab. 54 , fig.
d cl; Polystomclla vortex, Blainv., loc. cil. , p. 589 , quatrième groupe.
Robuline Lperon, Robuli/ia Calcar, D'Orb., loc. cit., n. 12; Nautilus Calcar, L., p. 5370; Soldani, tab. 5g , fig. qq , r r : Fichtel et Moll, tab. 1 J , fig. g ,h , i , k; Pharame perlé , Montf. , loc. cil , p. 34 ; Anterior diaphane, ibid. , p. 71 ; Clysiphonte Molette, ibid., p. 227; Rhinocurc aranécux, ibid., p. 2.35. Cettedernière espèce, aussi bien que la première que nous avons citée , prouve ce que nous avons dit, que Montfort avait fait des genres avec les variétés d'âge d'une même espèce. (d..h.;
ROBUR. bot. pu an. Nom scientifiquement spécifique du Chêne le pluscommun , appelé Rouie ou Rouvre, y. RoBLE et CllÈNE. (b.)
ROC ou RDCH. ois. On lit dans le Dictionnaire de Sciences naturelles que cet Oiseau si fameux dans les Contes arabes est le Condor, f'ultur Grypkus, L. On a peine à concevoir une telle inadvertance : il n'a pu être question dans les Contes arabes, qui datent du huitième au dixième siècle, d'un Animal exclusivement habitant des Andes du Nouveau-Monde. Le Roc ou Ruch est un Oiseau fabuleux qu'on représente comme le pl 11s grand des volatiles, enlevant un Eléphant comme l'Epervier emporte un Muloi, et obscurcissant le soleil par sa vaste envergure. On a cru' le reconnaîlre dans l'Aigle de Madagascar. (B.)
ROCAIREDL. ois. L'un des noms vulgaires du Guêpier commun en certains cantons de la France et du Piémont. (b.)
ROCAMA. bot. phan. Sous le nom de Rocama digyna, Forskahl a décrit le Trianthema pentaiidra , L. , Mant. Ce nom de Rocama a élé employé par DeCandollc {Prodr. Syst.
Vegel. , 5 , p. 352 ) pour désigner une section du genre Trianthème. V. ce mot. (G..N.)
ROCAMBOLE. bot. phan. Nom
ROC
ROC
vulgaire de X Allium Scorodoprasum , L. V. Ail. (b.)
ROCAR. ois. Espèce du genre Merle. P'. ce mot. (b.)
* ROCCARDIA. bot. phan. Necker (Elém. Bot., n. j 5a) a séparé, sous ce nom générique, les espèces de Stœhelina de Linné qui diffèrent essentiellement de ce genre, en ce que les folioles de leur involucre sont terminées par des membranes réfléchies qui simulent les rayons d'une calathide radiée; en outre, le réceptacle est nu , et l'aigrette est composée de poils simples. (g. .n.)
ROCCELLA. bot. phan. (Cardan.) Syn. de Ribes Uva-crispa. P^. Groseillier, (b.)
ROCCELLE. Roccella. bot.chypt.
{Lichens.) Genre très-remarquable par la forme et la couleur crétacée des espèces qui le composent et que De Candolle distingua le premier des Parmélies avec lesquelles on le confondit d'abord. Il a été adopté par tous les lichcnograph.es. Ses caractères consistent dans un thalle rameux , lacinié, à divisions inférieurement cylindracées , se comprimant ordinairement dans leur longueur, se couvrant de tubercules farineux analogues à des sorédies , intérieurement comme cotonneux, et extérieurement poli; les apothécies sont subovbiculaires , sessiles, et de couleur plus foncée que le thalle, avec un rebord peu visible, de la nature du thalle même. Le nom de Roccelle vient de ce que les Plantes qui le portent croissent sur les rochers. Ce sout des Lichens maritimes qui ne se trouvent qu'aux lieux des rivages qui sont alternativement le plus battus des tempêtes ou le plus brûlés du soleil. On n'en connut d'abord qu'une espèce célèbre dans les arls dès la plus haute antiquité , et qui a servi de type au genre. Nous en possédons aujourd'hui jusqu'à neuf dans notre herbier; ces espèces sont : i° la Roccelle Pourpre des anciens , Roccella Pur-
pura antiquorum , N. ; Ruccella tinctoria, De Cand. , Flor. Fr., n. 906; Lichen Roccella, L. , Dill. , Musc. , t. 17, fig. 19, vulgairement l'Oiscille des Canaries. Le nom de tinctoria n'était pas suffisamment spécifique puisque toutes les espèces du genre et beaucoup d'autres Lichens sont également propres à la teinture ; nous avons dû préférer celui qui , comme nous croyons l'avoir prouvé dans nos Essais sur les îles Fortunées, rappelle l'usage que firent les anciens d'une Cryptogame qu'on a cru retrouver dans divers Mollusques univalves des genres Pourpre et Rocher. C'est l'Orseille que le -i Phéniciens allaient chercher aux Canaries ainsi qu'a Madère, îles connues de leur temps , et qu'Ezéchiel désigne positivement pour celte raison par le nom de Purpuriennes (Purpurariœ insulœ). On a repoussé celte opinion, et, pour la combattre, on a cité un traité composé par une princesse du Bas-Empire , sur la teinture en pourpre où il est question de la couleur qu'on obtenait de son temps à Constantinople de certains coquillages ; mais nous n'avons jamais entendu nier que ces coquillages donnassent de la pourpre. Seulement la princesse grecque était, au sujet de la pourpre des antiques Phéniciens , dans l'erreur ou demeurent encore de nos jours ceux qui ne veulent pas se donner la peine de peser les raisons que nous avons données dans notre plus ancien ouvrage.
La Roccelle Pourpre des anciens forme comme des buissons touffus de deux à quatre pouces de hauteur, composés de tiges d'une demi-ligne au plus de diamètre, cylindriques, ramifiées , dont les rameaux se subulent. Leur couleur est grisâtre, passant au brun plus ou moins foucé , surtout aux extrémités; la base devient alors fauve. Les tubercules sorédilbrmes, farineux, en paraissent d'autant plus blancs. Cette espèce abonde dans les îles Atlantiques, depuis Madère jusqu'à celles du cap Verl ; elley futun objet de commerce
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considérable. Nous n'en avons point vu d'échantillons qui vinssent du bassin méditerranéen , mais nous possédons quelques morceaux de Roccelles récollés sur nos côtes d'Armorique , qui présentent le plus graud rapportavec l'espècequi vient de nous occuper, a0. Roccelle subulée, Roccella hypomeca , Achar. , Lich. un. , p. 43g ; Roccella Boryi , Fée , Cr.j pl. Exot. , tab. ii, fig. a5.; filiforme, subulée, rigide, à rameaux presque simples, se coudanl aux points où se développent les apothécics. Celte Plante, qui acquiert de deux à cinq pouces de long , a été trouvée au cap de Bonne-Espérance. Nous l'avons recueillie à l'Ile-de-France sur les flancs de rochers escarpés, nus, et brûlés du soleil de l'une des montagnes des Signaux , au sud du port Nord-Ouest où elle formait des loufl'es très-serrées, d'un blanc grisâtre, ou légèrement rembruni. 5°. Roccelle grêle , Roccella gracilis , N., à divisions filiformes, très-grêles, subulées.
Elle forme des touffes serrées , grisâtres , et croît à Saint-Domingue , d'où Turpin nous en a rapporté des échantillons , ainsi qu'à l'Ascension où l'ont retrouvée Lcsson et Durvillc. 4°.
Roccelle pendante, Roccella ' jlaccif/a , N. ; à rameaux cylindracés, filiformes , très-longs , pendans , blanchâtres; nous devons la connaissance de cette belle espèce à Adr. De Jussieu , qui nous en a donné un magnifique échantillon rapporté, par Commerson , de l'Ile-de-France où elle nous échappa, a0. Roccelle r.uialinoïde, Roccella ramalinoides, N. ; ses divisions sont aplaties, de deux lignes de large tout au plus, légèrement lacuneuses; elle nous vint premièrement de la Guadeloupe; Durville nous l'a rapportée de Lima. 6°.
Roccelle de Dillen , Roccella Dillenii , N. ; Lichen fuci forme tinctorium, etc., Dill. Musc, var. b, c, p. 167 , lab. "33, fig. 60, b, c. Cette espèce, confondue avec la suivante, en est certainement bien distincte; c'est celle qui semble être piopre au x rives rie la Méditerranée. Dcsl'on-
taines l'a rapportée de Tunis , Soleirol de Corse; nous l'avons des côtes de Provence; et Don Simon de Rojas y Clémente la trouva au cap de Gates en Andalousie. 70. Roccelle fastigiÉe , Roccella fastigiata , N.
Les touffes pulvinées et très-arrondies qu'elle forme n'ont guère qu'un pouce et demi , les rameaux sont à moitié cylindracés et à moitié aplatis, fastigiés aux extrémités. La Pylaie nous a rapporté celte espèce d'Ouessant , Brébisson nous l'a communiquée comme venant des côles de Saint-Malo. 8°. Roccelle Phycopside, Roccella Phjcopsis , Ach. , Lich. un. , p. 44o (Syn. Ûil. Excl.) , intermédiaire à la précédente et à la suivante ; ses divisions s'épaississent en s'aplatissant ; elles dépassent rarement un pouce de long , et sont trèsfarineuses. Cette espèce abonde sur nos côte3 océanes , depuis Cherbourg jusqu'au cap Finistère. Nous l'avons surtout recueillie à Belle-Ileen-Mer. 90. Roccelle euciforme , Roccella fuciformis , Ach., Lich.
univ. , p. 44o , L. , Dill. , Musc. , fig. 61. A expansions comprimées, aplaties en lanières, larges de plusieurs lignes, d'un beau gris tirant au bleuâtre, très-sorédilercs par les bords , peu divisées et longues de deux à trois pouces dans la variété, de l'espèce qui est le type, longues de six à huit pouces et rameuses dans la variété /3, palmées aux extrémités dans la variété y. Ou trouve cette belle Roccelle , la plus grande de toutes , sur les rochers des côtes océanes , depuis Cherbourg jusqu'à Mogador sur les côles d'Afrique. Elle csl surtout commune à Granville et à Saint-Malo ; on la trouve aussi aux Canaries.
Delise, très-habile lichénographc , a présenté à l'Institut une fort bonne et fort belle Monographie des Pioccelles , mais elle n'a malheureusement pas été publiée, ce qui nous a privé du plaisir de la citer. (b.)
* ROCHASSIÈRE. ois. Syu. vulgaire du Gamba, V. ce mot. (dr.,z.)