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ROCHAU. rois. L'un des noms vulgaires d'un Spare, appelé aussi Clavière. V. Spare. (p,.)
ROCHE. GÉOLi V. Rociies.
ROÇFIEA. rot. ph an. Sous ce nom De Caiidolle a formé un genre aux dépens du Crassula de Linné.
Persoon , Hawoi'lhel d'autres auteurs l'ontadopléen le nommant Laroc/iea.
Çe genre a été considéré dans ce Dictionnaire comme une simple division du Crassula. V. Crassule. (g..n.)
ROCHEFORTIE. Rochefortia. rot.
phan. Genre établi par Swartz {F/or.
Ind. occid., i , p. 55 1 ), et qu'il dit appartenir» la familledes Rhamnées, avec laquelle il ne nous paraît avoir aucune espèce de rapport, ainsi que Je prouvera facilement le caractère que nous allons en donner d'après l'auteur : le calice est tubulé, court, à cinq divisions rapprochées ; la corolle est inonopétale hypocralériforme , ayant sa gorge ouverte, nue, et son limbe plan et à cinq lobes étalés et allongés; cinq étamines, insérées au tube de la corolle qu'elles ne dépassent guère, alternent avec les lobes de la corolle; l'ovaire est libre, à deux loges polyspermes, surmonté de deux styles subulés. Le fruit n'a pas été observé à son état de maturité. Le professeur De Candolle rapporte ce genre (Prodr., 2, p. 42) à la famille des Solanëes ; mais il nous est difficile d'admettre celte opinion , à cause des deux styles qui surmontent l'ovaire.
Swartz décrit deux espèces de ce genre; ce sont deux Arbustes à feuilles alternes , ayant les (leurs petites, axillaires ou terminales, géminées ou fasciculées. (a. n.)
* ROCHELIA. bot. phan. (Rœmer et Scbultes.) Syn. cVEchi/iuspervutm.
F. ce mot. (g..n.)
ROCHER. Murex, moll. Aristote, au, ebapitre IV de son Traité, des Animaux, désigne par le nom de Kérix des Coquilles qu'il rappioche des Pourpres et des autres Coquilles turbinées. Les traducteurs latins d'Aristolë ont généralement traduit par
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Buccinuni cette expression du père de la science; Pline cependant se sert quelquefois du mot Murex qui , d'après Belon, ne serait qu'une corruption du mot grec. Il est curieux de voir cet auteur, commentateur intrépide, assurer que cela est d'autant plus probable, qu'il suffit de changer la plupart des lettres ; ainsi de mettre un M à la place du K , un U à la place de y et un E au lieu de Vu. Il est certain qu'après de telles mutilations , dignes des Vadius, on lira iïlurexau lieu de Keiix. On doit rire de pitié en voyant les efforts de ces graves savans du renouvellement des sciences qui traduisent et commentent les écrits de l'immortel Arislole , à l'aide de telles supercheries , et qui donnent un exemple funeste aux traducteurs plus modernes de Sophocl-e et d Euripide, qui acquirent au commencement du dernier siècle une réputation d'habileté qu'ils méritaient bien peu. 11 n'est pas certain aujourd'hui que les Coquilles qu'Arislole a nommées Rérix et Pline Murex soient les mêmes que celles auxquelles Linné a donné le nom de Murex traduit en français par Rocher. Il paraîtrait au contraire , et cela semble plus probable, que nos Rochers sont les mêmes Coquilles que celles que les anciens nommaient Pourpres ; c'est ce que la dissertation de Rondelet tendrait à faire croire , ainsi que les écrits de plusieurs savans distingués qui , tout récemment encore, ont émis une opinion conforme. Ce que Rondelet nomme Pourpre est un véritable Murex de Linné ; ce qu'il nomme Murex appartient aux Strombes ou d'autres genres.
Aldrovande suit strictement l'opinion de Rondelet; il rapproche de la Pourpre de cet auteur six espèces bien évidemment du même genre, et range parmi les Murex tous les Strombes et Plérocères qu'il connaissait.
Ceci nous fournit un nouvel exemple de ces transmutations de noms qui ne sont pas très-rares et qu'il est aussi difficile que peu important d'expliquer. Lister, sous le noni va-
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gue de Buccin , rassembla presque toutes les Coquilles enroulées et canaliculées ou échancrées à la base ; Laogius ne l'imila pas; cet homme judicieux conserva la manière de voir de Ron'ielet et d'Aldrovande en donnant le nom de Pourpres auxliochci s véritables. Tournelbrt, dont la méthode a reçu sou application dans l'ouvrage deGualtierri , conseï va religieusement L'opinion des anciens transmise par Rondelet , Aldrovande et Languis jusqu'à lui ; il sépare bien nettement dilfércns genres , donne le nom de .Murex aux Slrombes cl celui de Purpura à nos Rocbers. Klein lut le premier, ce nous semble, qui transposa les noms consacrés par les anciens, en donnant celui de Murex aux véritables Pourpres de Rondelet ; il établit une famille particulière sous ce nom , et il y comprit les deux genres Murex fronnusus et Murex costosus. Quoique présentant un assemblage assez peu naturel, le genre Pourpre d'Adanson réunit avec les Pourpres, telle.; qu'elles sont maintenant définies , les Pourpres des anciens , c'est-à-dire les Rochers de Linné; Entraîné sans doulc par l'exemple de Klein , le législateur suédois a complètement changé dans leurs applications les dénominations en usage avant Lui. Le genre Pourpre est rayé de son système et à sa place se présente le genre Murex ; les Coqudles réunies avant lui sous ce nom' reçoivent celui de Strombe. Ce genre Murex devient immense par la quantité d'espèces, et peu naturel par le peu de rapports qu'un, certaiu nombre d'entre elles ont avec les autres , d'oii naquit bientôt à Bruguière l'idée de réformer ce genre , ce qu'il tenta d'une manière assez complète, il faut le «lire , dans L'Encyclopédie méthodique; mais bruguière eut le tort, et il lui était bien facile de 1 éviter , de ne pas rétablir l'ordre que Linné n'avait point suivi dans le démembrement des Murex. Bruguière a suivi un précepte qui est bon, de laisser le nom primitif du genre au groupe le plus nombreux en espèces ; mais celte fois
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il aurait pu déroger utilement à la règle puisqu'il rétablissait un genre Pourpre. Sans doute que le savant auteur de l'Encyclopédie j se trouvant sous l'influence du Mémoire de Réauniur, avait adopté son opinion sur la Pourpre des anciens , opinion qui ne coïncide pas avec celle de Rondelet et d'Aldrovande. Quoi qu'il en soit , Bruguière créa aux dépens des Murex les genres Pourpre , Fuseau et Cérite. Ainsi débarrassé, ce genre devint beaucoup plus naturel , mais pas encore assez pour qu'il restât tel qu'il l'avait laissé. Laniarck continua ia réforme qui était encore bien nécessaire; car il en sépara d'abord les Fasciolaires et les Pyrules, puis les Ranelles cl les Struthiolaircs dans l'Extrait du Cours ; et enfin les Tritons dans son dernier ouvrage. Ces sages réformes en rendant ce génie lout-à-fail naturel furent successivement adoptées par les auteurs à mesure qu'elles s'opérèrent ; d'autres auteurs , cl Monlfort est du nombre, ont lente inutilement de faire avec des Rochers de nouveaux genres ; ils n'ont pas été adoptés.
Quant à la plane que ce genre a occupée dans les méthodes, eile a en général peu varié. Linné l'avait mis à la (in des Coquilles canaliculées après les Slrombes et avant les Turbos ; il se trouva entre les Slrombes et les Fuseaux dans Bruguière, à c;iuse de la création des genres Fuseau et Cérite qu'il en a extraits.
Lamarck lui a conservé des rapporls analogues en le plaçant dans la famille des Canalifères. K. ce mol. Cuvier n'adopta comme genre que le seul démembrement des Cérilcs; tous ceux qui lurent institués successivement comme nous l'avons vu , ne furent admis qu'à litre de sous-gem es dans le genre Rocher qui devint par cela d'une immense étendue. On peut le considérer comme une famille naturelle, et c'est en effet ce que fit à peu près Férussac par l'établissement de la famille des Pourpres , qui n'est pas
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naturelle en ce qu'elle conlient les Pourpres , les Colombelles et les Rostellaires avec les Rochers et les Fuseaux , ce en quoi il s'est éloigné de Cuvier. Si l'on ajoute qu'à titre de sous-genres sont rattachées la presque totalité des Coquilles qui constituent la grande classe des Siphonifères , on aura une idée de cette famille des Pourpres. Blainville dans son Traité de Malacologie, conduit par de meilleurs principes , considéra le genre Rocher de Lmné comme le type d'une famille à laquelle il donna le nom de Siphonostome ( V. ce mot), adoptant les génies démembrés des Murex de Linné par Lamarck et Bruguière ; ou trouve dans sa méthode le genre Tiocher réduit à ses limites naturelles. Latreille a considéré aussi le genre Rocher comme le type d'une famille ; il lui donna le nom de Variqueux {K. ce mot) ; on y trouve la plupart des genres de Montfort , ainsi que ceux de Lamarck ; les uns ou les autres sont, à notre avis , inutiles , puisqu'ils se remplacent et comprennent les mêmes espèces.
L'Animal des Rochers est connu depuis long-temps ; une espèce trèscommune dans la Méditerranée et qu'Adanson a retrouvée au Sénégal, a été figurée par Dargenville dans sa Zoomorphose, pl. 4, fig. C. Le même auteur en a aussi figuré une aulre espèce, même planche , fig. D, et quoique l'on n'ait pas une description complète de l'Animal de ce genre , des observateurs ont pu l'examiner , et Blainville'entre autres lui a donné les caractères suivans : corps ovale , spiral eu dessus , enveloppé dans un manteau dont le bord droit est garni de lobes ou de laciniures en nombre et de forme variables , pourvu en dessous d'uu pied ovale , assez court et sous-trachélien. Tête avec les yeux situés à la base externe de tentacules longs , coniques', contractiles et rapprochés ; bouche pourvue d'une longue trompe extensible, année dedenticules crochus en place de langue ; mais sans dent supérieure. Anus au côté droit dans la cavité branchiale.
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Organes de la respiration formés de deux peignes branchiaux inégaux.
Terminaison de l'oviducte dans les femelles au côté droit , à l'entrée de la cavité branchiale , celle du canal déférent à l'extrémité d'une verge longue , exerte , aplatie , contractile, située au côté droit du cou. Coquille ovale ou oblongue , canaliculée à sa base, ayant à l'extérieur des bourrelets rudes , épineux ou tuberculeux ; ouverture arrondie ou ovalaire; bourrelets triples ou plus nombreux sur chaque tour de spire ; les inférieurs se réunissant obliquement avec les supérieurs par rangées longiludinales. Opercule corné, à élém'ens lamelleux , subimbriqués , commençant à une extrémité.
Malgré toutes les réformes dont le genre Murex de Linné a été le sujet, il ne laisse pas, tel que Lamarck l'a circonscrit, de contenir encore un grand nombre d'espèces. Elles se groupent assez facilement, et se distinguent des genres environnans avec la plus grande facilité , si l'on a présent à la mémoire , que le genre Strulhiolaire n'a qu'un seul bourrelet marginal; que le genre Ranclle n'a jamais plus dedeux bourrelets sur chaque tour, mais qu'ils sont disposés en deux rangées longiludinales , opposées de la base au sommel ; que le genre Triton offre aussi des bourrelets disposés sans ordre; et qu'enfin le genre Rocher a trois ou un plus grand nombre de ces bourrelets , toujours réguliers , et par. rangées longitudinales du sommet à la base. Les Rochers se distinguent aussi de certains Buccins en ce qu'ils sont toujours canaliculés à la hase de la columelle, tandis que les Buccins sont seulement échançrés. Le canal dans ce genre est variable quant à la forme cl à la long'ueur; il peut servir à grouper les espèces. Dans quelquesuns, 'il est long et droit, simple ou chargé d'épines. Le sommet de la coquille est alors fort court. Dans d'autres il est moins long , très-grêle, et obliquement relevé vers le dos dé la coquille. Il devient successivement
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plus court, plus large , plus oblique à mesure que les espèces prennent davantage la forme buccinoïde. Dans toutes les espèces que nous avons pu examiner à l'état adulte et bien conservées, nous avons trouvé le canal de la base recouvert par une lame mince attachée au bord gauche, et s'avançant vers le droit où elle ne laisse quelquefois qu'une fente trèsétroile comme dans le Murex liaustcllurn , quelquefois même elle joint le bord droit, s'y soude, et réduit en un véritable tuyau le canal de la base.
Lamarck , dans son dernier ouvrage , a caractérisé soixante-six espèces vivantes de Rochers. Il en existe presque autant de fossiles, parmi lesquelles on en cite un grand nombre d'analogues dans les terrains les plus nouveaux de l'Italie. Ce nombre irait jusqu'à trente, si l'on en croît Brocchi. Nous adopterons les diverses sections de Lamarck, et nous en citerons les principales espèces.
f Espèces à queue grêle , subite , plus longue que l'ouverture.
* Espèces épineuses.
Rocher connu, Murex cornutus, L. , Ginel. , p. 5525 , n. 5 ; Lamk. , Auim. sans vert. T. vu, p. 1 56 , n. 1 ; Lister, Conçu., tab. 901 , fig. 21 ; Favanne, pl. 38, fig. E 2; Martini, Couch. cab. T. 111, tab. 11*, fig.
Rocher droite Épine, Murex brandaris, L., Gmel., loc. cit., u. 4; ibid., Lamk., loc. cil. , n. 2 ; Lister, Conch., tab. 900, fig. 26; Cheninitz,T. met x, pl. n4,fig. io58, 1009, et pl. i6>, fig. 1.571 , var. a , Nob. ; P'entre trifariam-spinoso , Favanne, Conch., pl. 58, fig. e, 1. Kspèce commune dans la Méditerranée. Il est probable que c'est la Pourpre des anciens.
RocriER forte épine , Murex crassi-spina, Lamk., loc. cit., u. 5; Murex tribulus , L. , Gmel. , loc. cit. , n. 2 ; Lister, Conc|i., tab. 902, fig. 22; Martini, Conch. cab. T. m, tab. 11 5, fig. 1062, iof>3, 10.54, et T. II, tab. 189, fig. 1819, 1810. C'est cette es -
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pèce que l'on nomme la grande Bécasse épineuse dans le commerce.
Rocher fine épine , Murex tenuispina, Lamk., loc. cit., n. 4; Favanne , Conch., lab. 58 , fig. a , 1, 2; Cheranilz, Concb. T. 11, tab. 189, fig. 1821 , et pl. 190, lig. 1822. Espèce des plus remarquables et des plus rares dans un bel état de conservation. Elle est de la mer des Indes.
B Espèces sans épines.
Rocher tète de Bécasse, Murex hausiellum, L. , Gmel., loc. cit. , n. 1 ; ibid. , Lamk. , loc. cit. , u. 8 j Lister, Conch., tal). go5 , fig- a3; Rumph, Mus., tab. j6 , fig. F ; Martini, Conch. T. 111, lab. n5, fig.
1066. Elle a ordinairement quatre' à cinq pouces de long. Un individu de la collection du duc de Rivoli a néanmoins huit pouces.
Rocher tête de Bécassine, Murex tenui-rostrurn , Lamk., toc. cit., n. 9. Bien distincte de la précédente par la couleur, la forme, etc.
ff Espèces à queue épaisse, non subite , ])lus ou moins longue.
a- Espèces à trois varices.
Rocher Chicorée renflée , Murex injlalus , Lamk , loc. cit., n. 1 1 ; Murex ramosus , L. , Gmel., n. i5; Rumph, tab. 26, fig. a; Martini, Conçu, cab. T. 111 , tab. 102, fig. 980, et tab. io3, fig. 981. C'est la plus grande du genre. Elle vient de l'océan Indien , des Séchellcs.
Rocher Palme-de-Rosier, Murex Palrnarusœ , Lamk., loc. cit., a. 10 ; Bonnani, Recréât., pars. 5 , fig. 276 ; Lisler , Conch., tab. 946 , fig. 4i.
Espèce remarquable par sa beauté lorsqu'elle est bien conservée.
Piocher Chicorée brûlée, Murex adustus , Lamk., loc. cit., n. 16; Favanne , Conch. , pl. 56, fig. j, 1; Martini, Conch. T. m, tab. io5 , fio-,99°, 99i ; Knorr, Vergn., 2, tab.
7, fig. 4, 5. De l'océan Indien ; assez commune , couleur café brûlé ; bouche blanche.
Rocher Acantiioptêre , Murex Acanlhopterus, Lamk. , loc. cit., n. 25 ;
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Schrèoters einling. in C/ionch. T. i , tab. 3, fig. 8; Encycl., pl.4i7, fig.
a , a , b Toute blanche ; les varices lamcllcuses, terminées en pointe à chaque tour à l'endroit de la suture.
Rocher tiuquètre , Murex triqueter; Boni. Mus. Cœs. Vind., tab. il, fig. 1,2; ibid. , Lamk. , lue. cit., n. 3i ; Martini , Conch.T. in, lab. 1 1 1, fig. io58; Encycl., pl. 4 1 7 , fig. 1 et 4, a, b. De l'océan Indien.
P Espèces qui ont plus de trois varices.
Rocher" feuille de Scarole , Murex saxalitis, L., GmeLj p. 5529, n. i5 ; Lande. , lue. cit., n. 54; Rumph , Mus., tab. 26, fig. 2; Martini, Conch. T. m, tab/ 108 , fig. 1011 à ioi4. Fort belle et fort grande espèce de l'océan Indien.
L'ouverture est ornée de teintes roses d'une grande fraîcheur.
RociiEit Endive , Murex Endiuia , Lamk. , /oc. cit. , n. 55; Murex cichoreum, L., Gmel., n. 17 ; Fa vanne, Conch., pl. 36, fig. k; Martini, Conch. T. in, tab. 107, fig. 1008.
Vulgairement la Pourpre impériale.
Rocher Scorpion, Murex Scorpiu, L. , Gmel., foc. cit., n. i4; ibid., Lamk. , lue. cit., n. 3g; Rumph, Mus., lab. 26, fig. D; Favanne , Conch. , pl. 16 , fig. g, 3 ; Martini , ' Conch.T. m, tab. 106, fig. 998 à ioo3. Espèce singulière par la manière dont l'ouverture el la dernière varice sont disposées. De l'océan Indien.
Rocher angulifère , Murex anguliferus , Lamk. , loc. cit., 11. 4.4; Murex cOstatus et senegalensis , L. , Gmel., u. 4o et 86; le Se rat , Adanson, Voy. au Sénég., pl. 8, fig. 19; Martini , Conch., tab. 110, fig. 1029, io3o. Du Sénégal. (D..11.)
ROCHER AYE. ors. L'un des noms vulgaires du Biset. V.. Pigeon.
ROCHES, géol. La minéralogie a pour objet spécial de faire conr.aitre les 'différentes espèces de corps inorganiques que l'on rencontre à la surface ou dans le sein de la terre;
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elle apprend quels sont les caractères physiques et chimiques de forme , de dureté , de pesanteur spécifique , de couleur, etc., ou de composition intime , à l'aide desquels on peut parvenir à distinguer et isoler les unes des autres les substances minérales qu'elle classe méthodiquement d aprèa les ressemblances et les différences qu'elles présentent entre elles et quelle que soit leur abondance ou leur rareté dans la nature. Mais ces substances miuéialesou les Minéraux proprement dits, peuvent cire considérés sous le rapport du rôle qu'ils jouent dans la construction de l'épidémie solide du globe terrestre, seule portion que nous puissions en étudier; alors une première observation démontre que sur environ deux cents espèces distinctes de Minéraux, il en est vingt-cinq à trente au plus qui entrent, comme matériaux essentiels dans la masse solide dont la surface constitue le sol qui nous porte ; les autres se rencontrent disséminées eu petite quantité ou tapissant les parois de fentes , de cavités , de géodes , etc.
C'est seulement à celles des substances minérales simples ou mélangées qui se voient en grandes masses, qui forment des bancs puissans , des couches continues, des Rochers eu un mot que l'on donne assez généralement , le nom de Roches.
Les Roches ainsi définies : les matériaux solides qui entrent essentiellement dans la structure du globe, seront formées, i° d'une seule substance minérale présentant tous les caractères qui peuvent la faire distinguer comme espèce.
20. De la réunion visible de plusieurs Minéraux également reconnaissables.
3" Enfin d'un mélange plus ou moins intime de particules que l'on ne peut rapporter avec certitude à aucune espèce minérale bien déterminée.
Il s'en faut cependant que l'on puisse répartir sans difficultés toutes les Roches connues dans L'un de ces trois groupes qui n'indiquent que
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trois manières d'être principales. On jieul concevoir une foule de termes moyens et de passages nuancés qui existent, en effet , si pour prendre une idée exacte des Hoches on se les représente comme des mélanges en toutes pioporiious pour ainsi dire de deux , trois ou quatre substances minérales Simples dont les parties ou fondues ou vaporisées , ou dissoutes ou fracturées et tenues en suspension , ont été refroidies, précipitées ou déposées soit lentement, soit rapidement, soit simuliauément, soit successivement,
sous l'influence réciproque les unes
de? autres ou hors de cette influence et sous des pressions très-différentes ; si l'on observe encore que les parties des plus anciennes Roches, fondues de nouveau , dissoutes ou brisées ou décomposées , sont entrées comme élémens composaus dans les Roches moins anciennes, qui elles-mêmes et ainsi successivement ont contribué à foi mer les Roches plus modernes.
Après ces considérations , ce qui doit le plus étonner, c'est la constance de certaines associations de Minéraux qui sur des points très-éloignés les uns des autres constituent des Roches qui se présentent avec le même aspect (Granit, Gneiss, Uasalle).
Sous un autre point de vue général on peut distinguer les Jiuc/tes de Crislallhatiuti des Ruches de Sédime/it.
Les élémens composans des premiers ont été dissous, c'est-à-dire que leurs molécules tenues écartées les unes des autres, soit par le calorique, soit par uu liquide quelconque, se sont rapprochées d'après les lois des affinités et ont cristallisé tandis que les parties dont se composent les secondes se sont seulement déposées par l'effet de leur pesanteur lorsque le liquide qui les tenait eu suspension a cessé d'être agité ; mais encore ici , entre les Roches de cristallisation et les Roches de sédiment proprement dites , on voit qu'il existe un grand nombre de nuances intermédiaires , car les deux causes ont souvent agi en même temps pour produire des
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effets composés ; ainsi des fragmen* tenus en suspension et déposés mécaniquement ont été souvent réunis par un précipité île natuie différente quv leur a servi de ciment ; quelquefois le ciment a été le même que le sédiment ; des Cristaux ont pu se former au sein d'une pâte boueuse, de même qu'un précipité chimique a pu envelopper des débris île Roches préexistantes. Enfin le nombre des combinaisons possibles est immense, et ce qui est le plus remarquable et que (observation peut seule bien apprendre à connaître, c'est que le nombre des combinaisons réelles a des limites qu'il n'est pas possible de préjuger et qui ne peuvent être aperçues que par une longue expérience ces derniers motifs rendent l'histoire des Jtoc/ies très-difficile à faire, et ils expliquent comment les auteurs ont tant varié sur leur nomenclature et sur leur classification; selon que les uns ont fait leurs études dans les collections ou dans la nature et qu'ils ont considéié les Roches d'api ès la composition , la structure des échantillons qu'ils ont recueillis et rassemblés, ou d'api ès la place qu'elles occupent , le t oie qu'elles jouent dans la composition des diverses formations ou des terrains. En effet, ces deux manières de considérer les Roches doivent être bien distinguées, et les discussions élevées pour savoir à laquelle des deux méthodes miuéraiogique ou géuguus/ique on doit donner la préférence , nous semblent tout-à-fait inutiles puisque, d'après la marche naturelle, il est d'abord nécessaire d'étudier isolément et en euxmêmes les matériaux don I se compose l'épidémie solide du globe pour s'occuper ensuite des rapports d'âge et déposition qu'ils afTeclent entre eux.
Le grand inconvénient que l'on reproche à la méthode purement minéralogique , c'est qu'elle conduit à diviser à l'infini et à multiplier sans utilité le nombre des Roches et à créer surtout des noms difTérens pour ne désigner que des variétés de mélanges qui pcuventêtrtf fournies, non-
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seulement par un même banc , niais encore par un même bloc. La méthode géognostique tend au contraire à faire tout réunir, à faire lout confondre parce qu'elle ne peut séparer des mélanges différens qui passent insensiblement de l'un à l'autre et qui ont le même gisement ; et que d'un autre côté elle porte à faire regarder comme différens des mélanges de même sorte qui occupent des positions différentes dans la série des terrains.
Entre ces deux écueils , il y a sans doute un but utile à atteindre; mais il ne peut l'être que par un observateur doué d'une grande sagacité qui , après avoir bien étudié la structure de l'épidémie terrestre et avoir appris à ne pas donner la même valeur aux mélanges constans et à ceux qui ne sont qu'accidentels , se décide arbitrairement, il est vrai , mais judicieusement à choisir dans l'infinité de Roches possibles celles qui ont assez d'importance par leur abondance et par la place qu'elles occupent, pour qu'il soit utile de les caractériser et de leur donner des noms , afin de rendre plus faciles les descriptions de terrains dans la composition desquels elles entrent essentiellement.
Les diverses sortes de Roches établies ainsi d'après les connaissances géognostiques peuvent et doivent être rangées et étudiées d'après leurs seuls caractères extérieurs et purement minéralogiques; tellenous semble avoir été la marche suivie avec succès par le savant géologue quivientde publier la classification et les caractères miuéralogiques des Roches homogènes et hétérogènes dont nous croyons dans l'intérêt de la science devoir suivre les erremens dans cet article.
De la même manière que la connaissance des Minéraux doit précéder celle des Roches , l'étude de celles-ci doit conduire à l'histoire des Formations, puis à celle des Terrains dont l'ensemble cpnslitue l'écorce solide du globe terrestre qujl faut nécessairement bien connaître avant que de se livrer à la recherche des cau-
ses qui ont contribué à modifier la surface de la terre depuis les temps' les plus reculés jusqu'à nos jours ; objet définitif de la Géologie.
Si, par une comparaison, on voulait donner une idée de la valeur relative que l'on doit attacher à ces expressions Roches, Formations, Terrains, si fréquemment confondues et si diversement employées dans le langage géologique , il nous semble qu'on pourrait jusqu'à un certain point le faire en prenant pour exemple un livre imprimé dans une langue quelconque, mais déterminée. Les Minéraux seront comparables aux lettres alphabétiques qui varient suivant le caractère employé. Les Roches auront pour analogues les sjllabes composées d'une seule lettre, de deux ou d'un plus grand nombre, etdonl l'importance , la fréquence et le nombre sont déterminés par le génie de la langue et non par le hasard. Les Formations seront représentées par les mots et les Terrains par les phrases; enfin les grands groupes de ceux-ci correspondront aux différens chapitres, et de même que cette série de lettres, de syllabes, de mois, , de phrases finit par nous initier aux pensées qui ont occupé l'esprit de l'auteur, de même aussi l'étude successive des Minéraux, des Roches, des Formations et des Terrains peut nous conduire en définitive à connaître les causes et la nalure des révolutions qui ont eu lieu à la surface du globe.
L'étude des-Roches est donc une étude préliminaire comme l'est celle du syllabaire d'une langue , et il faut d'abord les considérer en elles-mêmes sans avoir égard à la place qu'elles oct cupent et indépendamment de leurs rapports de position entre elles , de leur gisement enfin ; ces considérations d'un autre ordre appartiennent à l'histoire géognostique des Roches, et elles doivent être exposées aux articles Formations et Iebrains [F".
ce dernier mot).
Composition des Roches. Nous avons précédemment dit que vingt-cinq ou
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treille Minéraux au plus contribuaient à former les Roches; mais quelquesuns parmi ceux-ci sont encore bien plus abondans que les autres ; en effet le Quartz et le Feldspath, par exemple , entrent pour près de 5/io chacun dans la masse de l'écorce solide connu de la terre; la Chaux carbonatée pour 1/10 en y comprenant les Coquilles et les Madrépores ; Y Argile, le Mica, le Pyroxène pour 1/20 chacun; Y Amphibole , le Grenat, le Péridot, la Chaux sulfatée, la Houille, les Fers hydraté, oxidulé, carbonaté ; la Pinite , la Staurotide , le Diallage et quelques autres Minéraux sont après presque les seuls qui entrent réellement dans la composition ordinaire de certaines Roches; ceux que 1 on y rencontre plus rarement ne peuvent être considérés que comme parties accessoires.
Il faudra donc distinguer dans une Roche les parties constituantes sans lesquelles la Roche ne pourrait recevoir la même dénomination , et les parties accidentelles qui servent tout au plus à établir des variétés.
La prédominance de l'un des élémens d'une Roche doit, lorsqu'elle est constante ,'être notée avec soin.
La structure d'une Roche s'entend d'une certaine disposition entre les parties ; ainsi on dit la structure lamellaire, sphéroïdale, fragmentaire, fissile , etc.
Brougniart distingue la texture des Roches de leur structure. La texture s'applique à la forme non géométrique , à la grosseur et à l'aspect des parties composantes ; ainsi la texture sera homogène ou hétérogène ; elle sera grenue lorsque la Roche semblera formée de graine juxtaposés sans cimeus ; empâtée lorsqu'une pâle homogène enveloppera des cristaux ou des fragmeus ; cellulaire lorsque la pâte sera remplie de cavités. On peut aussi employer souvent avec avantage dans la description des Roches des termes de comparaison qui frappent plus vivement l'esprit que les définitions les plus minutieuses ; ainsi on peut dire d une Roche qu'elle