‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 253 sur 274 · US · texte numérisé non relu

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* RON DINE. pois. Même chose que Cépole. V . ce mot. (b.)

* RONDONE. ois. Syn. vulgaire du Martinet. V. ce mot. (db..z.)

RONDOTE. bot. l<han. L'un des noms vulgaires du Glechoma Hederacea. F. Glécome. (b.)

* RONGE-BOIS. Espèce du genre Fourmi. V . ce mot. (b.)

RONGEURS, mam. Quatrième ordre de la classe des Mammifères, suivant la méthode de Cuvier {V. , pour les subdivisions, le second des tableaux annexés à notre article Mam- MALOGiEj. — Nous avons remarqué ailleurs {V. Mammalogie) que tous les ordres admis de nos jours par l'illustre auteur du Règne Auimal et par la plupart des mainmalogistcs , correspondent presque exactement à ceux que Linné lui-même avait établis, en sorte qu'après beaucoup d'essais tentés dans différentes directions, on en est revenu aux bases posées par le premier législateur de la science. C'est ainsi que le quatrième ordre de la méthode de Cuvier, ou celui des Rongeurs, correspond à l'ordre des Glires , qui était aussi le quatrième de la méthode linnéenue.

Seulement l'illustre naturaliste suédois réunissait aux vrais Rongeurs, c'est-à-dire aux genres Hystrix , Le— pus , Castor, Mus et Sciurus , les Noctilions qui ont été depuis , comme le prescrivaient leurs rapports naturels , placés parmi les Chauve - Souris; de même que, plus lard, Cuvier reporta dans son ordre des Pachydermes ( Pr. ce mot ) les Damans qu'on avait à tort inscrits parmi les Rongeurs. Par ces deux modifications , les caractères des Glires où Rougeurs , ont acquis beaucoup plus d'exactitude et de précision; et l'on peut affirmer que cet ordre est maintenant, après celui des Ruminans , le plus naturel de tous ceux qui composent la classe des Mammifères ; du moins si l'on adopte l'opinion des au-

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leurs qui placent l'Aye-Aye parmi les Quadrumanes ( V. ce mot ).

Aussi rien n'est-il plus facile que de faire connaître les caractères indicateurs de l'ordre des Rongeurs. Ce sont des Animaux onguiculés, presque toujours de petite taille et à membres postérieurs plus longs que les antérieurs , qui ont à J'extiémilé de l'une et de l'autre mâchoire deux dénis très-foi tes et très-longues, ordinairement désignées sous le nom d'incisives , et séparées des dents postérieures ou des molaires par un intervalle vide assez étendu. C'est ce système dentaire très-remarquable qui fournit le cai aclère de l'ordre, tel qu'on l'admet aujouid'hui. Nous devons donc nous en occuper avec quelque détail dans cet ai ticlc, et présenter sur lui quelques remarques.

Nous nous bornerons à dire, à l'égard des molaiies, qu'elles sont tantôt simples et tantôt composées , renvoyant a ce sujet à l'article Dent.

Quant aux dents antérieures ou celles que l'on désigne ordinairement sous le nom d'incisives, nous ne pouvons nous dispenser de donner ici une idée de leurs formes et de leurs usages , ce que nous ne pouvons mieux faire que par la citation suivante : « lilles ne peuvent guère', dit Cuvier ( Règne Anim. T. i, p. 1 86 ) , saisir une proie vivante , ni déchirer de la chair; elles ne peuvent pas même couper les alimens , mais elles servent à les limer, à les réduire par un travail continu en molécules déliées, en un mot, à les ronger-, de-là le nom de Rongeurs qu'on donne aux Animaux decet ordre. C'est ainsi qu'ils attaquent avec succès les matières les plus dures, et se nourrissent souvent de bois et d'écorce. Pour mieux remplir cet objet , ces incisives n'ont d'émad qu'en avant, en sorte que leur bord postérieur s'usant davantage que l'antérieur, elles sont toujours naturellement taillées en biseau ; leur forme

ftrismatique fait qu'elles croissent de a racine à mesure qu'elles s'usent du tranchant, et cette disposition à croître est si forte , que si une se perd ou

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