‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 255 sur 274 · HOS · texte numérisé non relu

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tingueut suffisamment la famille des

Myrtacées. (a. r.)

» ROSACIQDE. min. V. Acide.

ROSAGE. Rhododcndium. bot.

ni an. Genre de la famille des Ericinées , tribu des Rhodoiacces , qui se compose d'Arbres ou d'Arbrisseaux , d'un aspect agréable et quelquefois très - élégant , portant des feuilles alternes , simples, entières, persistantes; les fleurs souvent trèsgrandes sont réunies en thyrsc au sommet des rameaux et d'abord renfermées dans des boutons coniques et écailteux. Le calice est oblique , presque plan , à cinq lobes courts et un peu inégaux ; la coiolle est monopélale, subcampanulée , à cinq lobes obtus plus ou moins profonds et inégaux; quelquefois elle est comme tubuleuse; les dix élamines insérées, tout— à-lait à la base de la corolle , sont souvent inégales et déclinées ; leurs anthères sont elliptiques , obtuses, attachées au filet au-dessous du milieu de leur dos , à deux loges s'ouvrant chacuuc par un pore terminal. L'ovaire est libre, appliqué sur un disque hvpogyne lobé , peu distinct de sa base ; il offre cinq loges contenant chacune un grand nombre d'ovules attachés à un trophosperme qui part do l'angle interne et qui est bilobé. Le style est simple , renflé vers sa partie supérieure oii il se termine par un stigmate déprimé à cinq lobes très-petits et quelquefois inégaux. Le fruit est une capsule ovoïde, à cinq loges polyspermes , s'ouvrant en cinq valves portant chacune une cloison sur le milieu de leur face interne , et ayant leurs bords renlrans.

Les trophospermes restent saillans au milieu du fruit et forment une columelle à dix angles obtus.

Les espèces de ce genre sont au nombre d'environ seize à dix- huit, et un très-grand nombre de ces espèces sont cullivées dans nos jardins et font l'ornement de nos massifs de terre de bruyère. Deux de ces espèces croissent dans les montagnes élevées de la France ; ce sont les R/wdoden-

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drum femigineum et R. hirsutum , que l'on cultive aussi clans nos jardins. On cultive surtout dans les jardins les espèces suivantes : i°. Rhododendrum ponticum , L. C'est notre illustre botaniste Tonruefort qui le premier a rapporté cet Arbuste des environs de Trébisonde. Aujourd'bui c'est l'espèce la plus généralement répandue dans nos jardins. Ses liges droites et cylindriques portent des feuilles alternes , éparses, coriaces , pétiolées , oblongues , elliptiques ; ses fleurs sont très-grandes et purpurines.— a0. Le Rhodadendrurn maximum, L., Bot. Mag. , lab. g5i , est dans l'Amérique septentrionale sa patrie un grand et bel Arbre ; mais dans nos -jardins, c'est un Arbuste buissonneux , à feuilles luisantes et entières, vertes et luisantes en dessus , ferrugineuses en dessous ; ses fleurs moins grandes que dans l'espèce précédente sont rosées et tigrées intérieurement de points venlâtres OÙ elles sont légèiement velues.

L'une des espèces les plus magnifiques de ce genre est ie Rhododendrum arboreum , Smith, Exot. Bot., 1 , p. 9, tab. 6 , qui est originaire de l'Inde. G'est un Arbre de moyenne grandeur dans sa patrie. Ses feuilles sont lancéolées , glabres , luisantes en dessus, blanchâtres et pubescentes en dessous. Ses fleurs sont grandes et d'une belle couleur pourpre.

Cette espèce a besoin d'êire rentrée dans l'orangerie pendant l'hiver. On cultive encore dans les jardins les Rhododendrum calawbiaye et Rh.

punctatum de l'Amérique septentrionale. Toutes ces espèces, à l'exception du Rhododendrum arboreum , se cultivent en pleine terre; mais il leur faut nécessairement le terreau de bruyère et une exposition au nord et à l'abri du soleil. On les multiplie fîe bouture ou de couebage.

On a quelquefois appelé Rosa&e \'s4grostema Cœ/i-Rosà , ainsi que le Nérion. U- n-)

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