G ROS
vulgaires qui surchargent les Dictionnaires d'Histoire naturelle, et surtout les ouvrages d'Ornithologie.
ROSSIGNOLET et ROSSIGNO- LETÏE. ois. Ou nomme ainsi la femelle et le jeune du Rossignol. Pr.
Sylvie. (dr..z.)
ROSSOLAN. ois. Syn. vulgaire d'Ortolan de Neige, Emberiza nivaiis, L. V. Bruant. (dr..z.)
ROSSOLIS. bot. m an. V. Dno-
SÈRÉ.
ROSTELL AIRE. Rostellaria. moll. Genre établi aux dépens des Strombes de Linné par Lamarck, dès 1801, dans le Système des Animaux sans vertèbres , et adopte depuis par presque tous les zoologistes. Ayant les plus grands rapports avec les Strombes et les Ptéroeères , ce fut près d'eux que Lamarck marqua sa place : elle est si naturelle , qu'elle est restée invariable dans les principales méthodes qui ont illustré la conchyliologie depuis cette époque. Il faut excepter cependant celle de Blainville qui a cru devoir ne pas suivre l'exemple de ses devanciers, et ranger de préférence les Rostellaires entre les Plcurotomes et les Fuseaux. Quelques espèces ont des rapports avec ces derniers , mais il est certains caractères qui les rapprochent des Ptéroeères plutôt que de tout autre genre, et comme l'Animal n'en est pas connu , on ne peut discuter quesur les rapports qu'offre la Coquille, et c'est ce que nous allons faire. Les Ptéroeères ont la base terminée par un caual assez grêle, droit ou courbé, creusé par une gouttière peu profonde; postérieurement l'ouverture se termine par un canal qui remonte presque toujgurs vers le sommet de la spire, et la dépasse. Il est compté , ainsi que le premier," au nombre des digitations du bord droit. Dans plusieurs Strombes, l'ouverture se termine d'une manière analogue ; il y en a même quelques-uns qui en cela avoisinent beaucoup les Rostellaires; ils sont pourvus d'un canal latéral, prolon-
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gement postérieur de l'ouverture qui gagne le sommet, et s'infléchit sur le côté gauche où il se termine; ce double caractère d'un canal pointu , à peine creusé à la base, et d'une ouverture prolongée , se trouve dans les Rostellaires et jamais dans les Fuseaux. Si une ou deux espèces de Rostellaires ont de l'analogie par leur forme avec certains Fuseaux, il en est d'autres aussi, et en plus grand nombre, dont il est impossible de nier les rapports avec les Strombes et les Ptéroeères; et quand bien même on ne connaîtrait que ces espèces fusiformes dont nous venons déparier, nous serions encore porté à les rapprocher des Ptéroeères de préférence aux Fuseaux. Ce génie a encore, avec les Strombes et les Ptéroeères , celte ressemblance d'être , dr.ns le jeune âge, différent de 1 âge adulte, parce que ce n'est qu'à cette époque que se développe la lèvre droite.
On ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces dans ce genre ; il en est quelques-unes de fossiles fort singulières par le développement considérable de la lèvre droite qui s'étend horizontalement en embrassant toute la longueur de la Coquille. Voici de quelle manière Lamarck caractérise ce genre : Animal inconnu ; Coquille fusiforme ou subturriculée, terminée intérieurement par un canal en bec pointu ; bord droit, entier ou denté, plus ou moins dilaté en aile avec l'âge, et ayant un sinus contigu au canal.
Montfort , qui avait le talent de faire des genres avec une extrême facilité , en proposa un sous le nom d'Hippôcrène pour les espèces qui ont le bord droit dilaté. Ce genre était inutile, et il n'a pas été adopté, si ce n'est à titre de section.
RoSTELL AIRE BEC ARQUE, IÏOStella-
ria curvirostris , Lamk. , Anim. sans vert. T. vu, p. 192 , n° 1 ; Strombus luisus, L., Gmel.,p. 35o6, n° 1 ; Lister, Conch., tab. 854, fig. 12; Martini, T. iv, tab. 1 58 , fig. i495-i4g6; Encyclcrp., pl. 4n , fig. 1 , a. b., vulgairement le Fuseau de Ternate.
ROSTELLAÏRE BEC DROIT, RoStclla-
nos
lia rectirost/ïs , Lamk. , lue. cit., n° a ; Strombus Clavus, L., Ginel., loc. cit., u" 7; Lister, Conch., tab. 854; iig.
1 1 et 9 1 6 , fig. g ; Favanne , Conch. , pl. 54, fig. 13 3 et B i; Martini, Conch. T. iv, tab. 159, fig. i5oo, i5oi , i5oa. Les marchands le connaissent sous le nom de Fuseau de la Chine ; il vient probablement des mers qui haigneut ce pays. Une espèce tics-voisine, mais distincte, se trouve fossile à Daxet à Bordeaux.
RoSTELLAlRE PlED DE PÉLICAN ,
Rostellaria Pes-Pelicani, Lamk. , lue.
cit. , n° 5 ; Strombus Pes-Pelicani , L. , Gmel., nu a; Lisler, Conch., tab.
865 , fig. 20 , 866 , fig. ai et 10D9 , fig. 5 ; Favanne, Conch., pl. aa , fig. Di , Da ; Martini , Conch. T. m , tab. 85, fig. 848 à 85o. Coquille tiès-comjnunc dans les mers d'Europe, surtout la Méditerranée, et fossile dans tous les terrains tertiaires d'Italie.
RoSTELLAlRE GRANDE AILE, Rostellaria mac/optera , Lamk. , lue. cit., n. 4 ; Strombus amplus , Brander , Foss. liant., pl. 6, fig. 76; Sowerby, Minerai Cunck. , pl. ag8, 399, 5oo.
Coquille fossile des environs de Paris et des argiles tertiaires d'Angleterre ; elle est fort rare, entière, et remarquable par la grande étendue de 1 aile qui se termine circulairement depuis la base jusqu'au sommet de la spire.
ROSTELLAIRE A ILE DE CoLOMRE ,
Rostellaria columbata, Lamk., lue.
cit., n" 5 ; K.norr, Pet. T. 11, tab. 10a, fig. 1 ; Bulletin des Sciences, u" a5, fig. 4 ; Encycl., pl. 4i 1 , fig. a , a, b. Elle se trouve spécialement aux environs de Paris, à Parne et à Griguon.
PiOSTELLAIRE FlSSURELLE , Rostel-
laria Fissure/la , Lamk., loc. cit. , u° 6; Favanne, Conch., pl. 66, fig. M5 ; Encyclop. , pl. 4 1 1 , fig. 5, a, b; Sowerby, Miner. Conch. , pl. 91. Lama rck cite le Stiombus Fissure lia de Linné , qui doit rester dans le genre Strombe , et n'est pas l'analogue du Boslellaire Fissurelle si commun aux environs de Paris. (d..h.)
* ROSTELLARIA. bot. phan.
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Gacrlncr fils ( Carpolog. Supplem. ,
f\. i55 , tab. 207, f . 1 ) a décrit sous e nom de Rostellaria Lessertiana un fruit qu'il a considéré comme devant former un nouveau genre , voisin quoique suffisamment distinct du Burnelia , dans la famille des Sapotécs.
C'est une baie assez grosse, supère, ovoïde , amincie au sommet en un style épais , persistant , supportée par un fort pédoncule, couverte de plusieurs points calleux , verte et uniloculaire. La chair, renfermée dans un épidémie épais , est très-ferme , pâle, présentant une multitude de très-petits vaisseaux. La loge unique {'!) est obovée , un peu comprimée, située hors de l'axe du fruit , remplie d'une substance plus colorée et plus ferme que la chair , et présentant sur son côté un noyau obové oblong , lenticulaire, convexe, glabre , orun et marqué à la base d'une aréole ombilicale. La graineest recouverte d'un tégument simple et membraneux, facile à séparer; elle renferme un albumen mince, charnu et blanc, et un embryon recourbé, dressé, blanc, composé de cotylédons longs, charnus, très-épais, accombans , et d'une radicule inférieure , épaisse , non distincte et très-obtuse. Il est presque évident que la loge qui se voit en dehors de l'axe de ce fruit n'est unique que par avortement des loges collatérales; de sorte que le genre proposé par Gaertner fils pourrait bien rentrer dans quelques-uns des genres de Sapolées déjà connus, comme , par exemple, 1 Imbricaria ou le Mimusops. Au surplus, l'auteur n'a (joint indiqué l'origine de ce fruit; il dit seulement qu'il fait partie de la collection Delessert, mais nous ne l'y avons point retrouvé. (g..n.)
ROSTELLE. Roslcllum. bot. j?han.
Le professeur Richard appelle ainsi la partie antérieure et inférieure de l'anthère de certaines Orchidées , qui est saillante en l'orme de bec. V. Orchidées, (a., k.)
ROSTELLUM. moll. (Monlfort.ï
K. ROSTELLAIRE.
ROSTKOVIA. bot. phan. Le genre établi sous ce nom par Desvaux, et formé sur le Juncus magellanicus , n'a pas été adopté. (g..n.)
* ROSTRARIA. bot. phan. Trinius a fondé , sous ce nom , un nouveau genre de la famille des Graminées , et qui a pour type le Bromus dactyloides de Roth. (g..n.)
ROSTRICORNES ou RHINOCÈ- RES. ins. Cesnoms-sont donnés par Duméril à une famille de Coléoplères qu'il caractérise de la manière suivante : antennes portées sur un bec ou prolongement du front; elle correspond à la famille des Rhynchophores de Latreille. V. Rhynciio- Phob.es. (g..)
*ROTACÉE(COKOIiLE).BOT. PHAN.
Corolle en roue. On appelle ainsi une corolle monopétale dont le tube est très-court ou presque nul , et le limbe plus ou moins plan. Telle est celle de la Bourrache , du Caille-Lait, etc.
ROTALA bot. phan. Genre de la famille des Salicariécs et de la Triandrie Monogynie, dont les caractères sont : un calice membraneux, tubulé, à trois dents; pas de corolle; trois étamines qui naissent du milieu des parois du calice, et pour fruit une capsule à trois loges polyspermes , recouverte par le calice. Ce genre , d'abord placé dans les Caryophyllées, se composait d'une seule espèce, originaire de l'Inde, Rotala verticillatis , L. Le professeur De Candolle y rapporte une seconde espèce, originaire de la Nouvelle-Hollande , et qu'il nomme Rolala decussata, D. C, Prodr. 5 , p. 76; ce sont deux petites Plantes herbacées annuelles ; la première a ses feuilles linéaires et verticillécs, la seconde a ses feuilles opposées, en croix; les fleurs sont trèspetites , solitaires et sessiles à l'aisselle des feuilles. (a. h.)
ROTALE. bot. phan. Pour Rotala. V. ce mot. (g..n.)
ROTALTE. Rolalia. moll. Genre depuis long-temps établi par Lamarck
dans sa Philosophie zooiogiquc(iflo9), Famille des Lenticulacées, faisant par-, tie des Céphalopodes multiloculaires , adopté par Monlfort, et successivement par les autres conchyliologues.
Lamarck modifia lui-même dans l'Extrait du Cours(i8n)laplacequ'il avait donnée à ce genre. Il démembra la famille des Lenticulacées qu'il remplaça par plusieurs autres , à cause des genres nouveaux qui durent être compris dans la méthode. Le genre Rotalie est le premier de la famille des Radiolées, et séparé de celui des Discorbes qui fait partie de la famille suivante, les Nautilacées. Cuvier, qui n'adopta pas les diverses familles de Lamarck , a compris dans le genre Nautile, comme des sous-genres, les Rotalies et les Discorbes , ainsi que beaucoup d'autres qui les avoisinenl.
Lamarck, dans son dernier ouvrage,ne persista pas moins dans l.'arrangement qu'il avait établi dans l'Extrait du Cours. Férussac n'adopta ni l'une ni l'autre méthode. Il faut lui rendre celte justice, qu'il s'approcha plus que ses devanciers d'un arrangement naturel , en rapprochant dans une même famille les genres Discorbe et Rotalie; mais il y mit aussi les Cristellaires qui s'en éloignent assez notablement. Blainville (Traité de Malacologie , p. 091 ) fut moins heureux dans les rapports qu'il proposa , et le rapprochement qu'il fit de plusieurs genres de Monlfort, qui ont avec les Rotalies peu de ressemblance, prouve la trop grande confiance qu'il avait dans les travaux de cet auteur, et en même temps le peu de bons matériaux dont il était possible de se servir.
D'Orbignyfils, quia porté la réforme dans tous les Céphalopodes, et qui, par son travail spécial sur les Microscopiques, a jeté une vive lumière sur tous ces êtres", à admis le genre Rotalie , et comme il a connu un trèsgrand nombre d'espèces qui pouvaient s'y rapporter, il l'a partagé en quatre sous-genres , parmi lesquels sont les Discorbes. D'Orbiguy pouvait opérer cette réunion avec d'autant plus de raison , que plusieurs espèces
pouvaient servir de passage et démontrer l'identité des deux genres. C'est dans la famille des Hélicostègues , entre les genres Rosaline etCalcarine que se trouve celui-ci dans la méthode de l'auteur que nous citons. Il le caractérise de la manière suivante : test trochoïde et régulier; spire saillante ou déprimée; ouverture en fente longitudinale contre l'avant-dernier tour de spire; pourtour généralement dépourvu d'appendices marginaux avec ou sans disque ombilical.
Les Rotalies sont de fort petites Coquilles trochiformes ou à spire un peu surbaissée, presque toutes sénestres, orbiculaires , plus aplaties en dessous qu'en dessus, ayant une ouverture en fente étroite, allongée, et contre l'avant-dernier tour, en dessous ; on trouve au cenlre d'un assez grand nombre d'espèces un mamelon ou disque ombilical arrondi, assez saillant en mamelon. Avant D'Orbigny, ou ne rapportait à ce genre que des espèces fossiles , quoique Soldant en ait figuré plusieurs de vivantes. Nous terminerons nos observations sur ce genre en exprimant l'opinion qu'il faudra séparer en genre distinct le troisième sous-genre de D'Orbigny ; il sera fort bien caractérisé par l'appendice styloïde qui partage l'ouverture. Nous allons indiquer les espèces principales; celles qui, ayant été modelées par D'Orbigny, peuvent surtout donner une bonne idée du genre. Nous les partagerons comme fui en quatre groupes.
-j- Espèces à ouverture simple sur la dernière loge , trochiformes.
RoTALIE TROCHIDIFORME , Rolalia
trochidiformis , Lamk., Anim. sans vert. T. vu, p. 617, n" 1; ibid. , Ann. du Mus. T. v, p. i84 , et T*vm, lab. 62, fig. b.; Blainv., Traité de Malacol., p. 091 , pl. 6 , fig. 3 , a. b. c. , et pl. 10 , fig. 1 . a. b. c. Espèce la plus anciennement connue, et la plus commune; elle a quelquefois plus 'd'une ligne de diamètre. Environs de Paris et de Valognes.
Rotalie nosr. , Rotalia rosea ,
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D'Orb. , Anu. des Se. nat. T. vu , p. 37a, n° 7; ibid ; Modèles de Céphal. microscop., deuxième livrais., n° 35. Espèce vivante de la poinlc Corbel (Martinique), remarquablepa r sa couleur rose.
Rotalie double pointe, Rotalia bisaculeata , D'Orb., loc. cit., u° 20 ; ibid. , Modèles, première livraison, n° i5. Remarquable par sa carène assez large, découpée en festons dont les pointes bifurquées correspondent au milieu de chaque loge. Patrie inconnue.
Rotalie commune, Rolalia commuais , D'Orb, /oc. cil.,n° i<$;Aaminonia subconica, Soldani, Testac. micros. T. i, p. 56, tab. 38, fig. 1.
Elle est vivante dans la mer Adriatique àRimini, la Méditerranée, Madagascar, les côtes d'Afrique , et fossile sur les bords de l'étang de Tau.
ff Espèce dont l'ouverture est munie de bourrelets; bords carénés.
Les Discorbes , Lamk.
Rotalie vésiculaire , Rotalia vcsicularis , Rotalia Gcnnlii , D'Orb., loc. cit., n° 36; Modèles, troisième livraison, n° j 2 ; Discorbites vesiçularis , Lamk., toc. cit., p. 6j3, n° 1 ; Encyclop., pl. 466, fig u, a, b,c; ibîd., Defr., Dict. Se. nat., atlas, pl., fig. 2; ibid., Blainv., Traité de Malac, pl. 6, fig. 2, a. b. c. Espèce assez commune dont on n'a pas encore une bonne figure; celle de Défiance est la meilleure.
t+t Espèce dont l'ouverture est divisée par un appendice; bords carénés.
Rotalie Sabot, Rotalia Turbo, D'Orb., loc. cit., n° 39 ; ibid., Modèles, troisième livrais., n° 73. Cette section , dontles espèces sont exclusivement fossiles des envirous de Paris, pourrait bien former un petit génie.
ffff Espèces moins trochiformes , non carénées; ouverture continue d'une loge à l'autre.
Rotalie tortueuse, Rotalia tortuosa , D'Orb., loc. cit., a0 4o; ibid., Modèles, troisième livrais., n" 74;
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Streblus lortuosus , Fischer, Mém. fie la Soc. des Nat. de Moscou , T. v, lah. J 3 , fig. 5 , a. b. Elle se trouva vivante à Rimini.
Rotalie des Coballines , Rotalia Corallinarum, D'Orb., loc. cit.,n° 48; iùid., Modèles, troisième livraison, n° 75. Quoique de nos côtes, elle n'était pourtant pas connue avant le travail de D'Orbigny. (d.'.h.)
ROTANG. Calamus. bot. t-iian.
Genre de la famille des Palmiers et de l'Hexandrie Trigynie , L., offrant les caractères suivans : périantlie à six folioles inégales, les trois extérieures plus larges et plus courtes, les trois intérieures (corolle, selon quelques auteurs) plus étroites , plus longues et acuminées; six étamines à filets capillaires, pliïslongsque le calice , terminés par des anthères arrondies; ovaire arrondi, portant un style trifide, terminé par trois stigmates simples; baie globuleuse, devenant sèche à la maturité , revêtue d'écaillés rhomboïdales , luisantes, membraneuses, imbriquées du sommet vers la base, à une seule -loge renfermant quelquefois deux à trois graines globuleuses et charnues, mais souvent une seule par suite d'avortement. Ce genre a quelques rapports avec le 5agus par la forme de son fruit. Il se compose de Plantes arborescentes , toutes indigènes de l'Inde orientale, excepté une espèce du royaume de Bénin en Afrique , que Palisot de Beau vois a nommée Calamus secundijlorus. La plupart servent à des usages économiques ; ou eu fabrique des cordages et des liens d'une force supérieure; fendus en lanières , on en fait de jolies nattes très-solides, des. sièges , des dossiers de chaises , etc. Les rejets, qui sont minces et flexibles , fournissent des baguettes propres à battre les habits; les tiges un peu plus grosses servent à faire des cannes solides et élégantes connues sous le nom de Joncs, Jiotains ou .
Rotins , dont les Hollandais font un commerce considérable. Mais les espèces de Rotang , au nombre de
douze environ , sont imparfaitement connues sous le rapport botanique. Linné décrivit sous le nom de Calamus Rotang plusieurs variétés qui ont été élevées au rang d'espèces par Willdenow. L'une d'elles a reçu lè nom de Calamus Draco, parce qu'il découle île ses tiges une résine rouge ai est une des substances employées ans la médecine et dans les arts sous le nom de Sang-Dragon. F . ce mot.
Les CalamusviminaliseV equestris ont des tiges souples qui sei vent à tresser toutes sortes d'ouvrages pareils à ceux que l'on fait chez nous avec l'Osier. La seconde de ces espèces est employée généralement dans l'Inde pour faire des fouets. Loureiro, dans sa Flore de Cochinchine, a décrit sous les noms de Calamus petrœus , Scipionum, rudentum , férus , etc., plusieurs espèces dont les usages économiques sont les mêmes que ceux du C. Rotang, L. La plupart de ces Palmiers avaient été décrits et figurés anciennement par Rumphius (He/b. Amboin.) sous le nom générique de Palmijuncus.
ROTELET. ois. L'un des noms vulgaires du Roitelet. (db..z.)
* ROTELLA. moll. V. Roulette.
ROTENGLE. pois. Nom vulgaire d'une espèce de Cyprin , Cyprinus Erylhrophthalnius. (h.)
ROTI1E - TODTE - LTEGENDE.
MIN. C'est-à-dire Fonds rouge stérile.
Nom donné par les mineurs de la Thuringe au Grès rouge nommé Pséphite par Brongniart. V. PsÉ-
T-HITE. (G. DEL.)
- ROTHER ERDKOBALT. min.