‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 273 sur 274 · tome xtv · texte numérisé non relu

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avons aperçu une disposition tout-àfait semblable à celle que nous avons décrite , d'après Temminck , chez quelques-unes des espèces précédentes. Les oreilles sont entourées d'un liséré blanc. La longueur totale du Pachysome à courte queue est de uatre pouces, et son envergure est 'un peu plus d'un pied. Celte es-

Fècc habite , comme les précédentes , île de Sumatra , oii elle a été découverte par Diard et Duvaucel , et paraît aussi se trouver dans le continent de l'Inde.

3°. Les Macroglosses (Macroglossus).

Ce genre , établi par Fr. Cuvier (dents desMnmm.) , se distingue des Roussettes proprement dites par des caractères précisément inverses de ceu\ que nous venoDS d'indiquer chez les Pachysomes. On le distingue au premier aspect, non - seulement des Roussettes, mais même de loutes les Chauve-Souris, par son museau excessivement allongé , très-menu , cylindrique, acuminé et comparable poursa formeàceltii des Fourmiliers.

On assuieqtielalangue est également cylindrique, très -longue, et même un peu extensible: modifications qui semblent liées nécessairement avec celle que présente la forme du museau. Enfin les dents présentent aussi , ce qu'il était également facile de prévoir , des caractères remarquables. Malgré l'allongement du museau , leur nombre ne s'est pas accru ; et , ce qu'il y a de bien remarquable, c'est qu'elles sont devenues plus petites. Aussi tout le bord alvéolaire ne se trouve-l-il pas garni , principalement à la mâchoire inférieure , où il existe un intervalle vide entre les deux incisives droites et les deux incisives gauches ; un autre entre la première et la seconde molaire; enfin un autre en arrière de la dernière molaire. Tels sont les caractères fort remarquables que présente le sous-genre Macroglosse, très-distinct des Roussettes proprement dites, et qui sera sans doute adopté par lous les zoologistes.

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Ou uo connaît encore qu'une seule espèce de Macroglossc, celle que Geofl'roy a décrite le premier sous le nom de Roussette kiodote, Pteropus mini/nus, et que, plus tard, llorslield (Zool. Researc.) a reproduite sous le nom de Pterupus roslratus. Elle est en dessus d'un roux clair et en dessous d'un fauve roussâlre. Sa longueur totale est de trois pouces et demi ; et son envergure de dix pouces. Elle Habite l'île de Sumatra et celle de Java , oii elle a été découverte par Leschenault , et se trouverait aussi , suivant Fr. Cuvier ( Mamin. litli. ), au Bengale.

4°. Les Cephalotes ( Cephalotes).

Ce genre , établi par Geofl'roy Saint-Hilaire, a pour type une espèce très- remarquable par sou système dentaire, le Vespertilio Cephalotes de Pallas. Dans son premier travail sur les Chauve -Souris frugivores (Ann.

du Mus. T. xv) , Geoffroy avait associé cette Chauve-Souris à une espèce nouvelle , découverte par Péron , et il avait appelé la première Céphalote de Pallas , et la seconde Céphalote de Péron. Depuis cette époque , de nouvelles observations ont démontré la nécessité de séparer ces deux Chauve - Souris , semblables à quelques égards, mais difFérant l'une de l'autre par de nombreux et importans caractères. Cette séparation a été eft'ectuée par Geoffroy dans un travail publié tout récemment ( Leçons sténog.), où le groupe peu naturel des Cephalotes est partagé en deux genres, l'un conservant le nom de Cephalotes, c'est celui qui a pour type le Vespertilio Cephalotes; l'autre nommé Hypoderma , c'est celui qui a pour type la Céphalote de Péron. i Nous adopterons dans cet article ces changemens qui répondent parfaitement aux besoins de la science, en remarquant, afin de prévenir toute confusion.de synonymie , que quelques auteurs , ayant déjà senti là nécessité de séparer les deux Cephalotes:, ont prnposé de donner le nom d'Harpya, créé par Illiger , à la vé-

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ritable Céphalote, le Vespertilio Cephalotes de Pallas , et de transporter le nom de Cephalotes à l'espèce de Péron. On évitera toutes les erreurs de synonymie que ne manquerait pas de produire une telle nomenclature , eu conservant avec Geoffroy le nom de Cephalotes au Vespertilio Cephalotes, et en adoptant pour la Céphalote de Péron le nouveau nom à.' Hypoderma.

Le genre Céphalote, que nous considérons donc comme formé d'une seule espèce , le Vespertilio Cephalotes de Pallas , est l'un des plu-s remarquables de l'ordre des Chéiroptères par l'anomalie de son système dentaire , par la forme de sa tête et par la disposition de ses narines. La tête, fort grosse, est terminée par un museau court et comme tronqué. Les narines sont très-tubuleuses , trèsécartées, largement ouvertes ; la lèvre supérieure est fendue , et ses deux moitiés sont séparées l'une de l'autre par un profond sillon. Les ailes et la membrane interfémorale sont comme dans les genres précédens , et le second doigt est de même unguiculé.

Les molaires sont en même nombre que chez les Pachysomes, auxquelî la Céphalote ressemble aussi d'une manière remarquable par la forme de son crâne : elle a en effet comme ceux-ci, une boîte cérébrale large ei sphéroïdale , séparée du museau pai un rétrécissement qui correspond ; des arcades zygomaliques très-écartées. Quelques autres analogies pourraient encore être signalées entre ce:

deux genres , qui nous paraissen être l'un à l'égard de l'autre , ce qu< • sont les Scalopes et les Musaraigne:

à l'égard des Taupes. Nous trouvon:

encore ici un exemple de deux genres très-rapprochés par tout l'ensem ble de leur organisation , et présentant néanmoins des systèmes dentaires extrêmement diflérens. Chez le Pachysomes , nous trouvons des mo laires , des canines et des incisive:

bien déterminées ; les trois sortes di rlcnts existent évidemment. Chez 1:

Céphalote nous retrouvons ciicore :

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la mâchoire supérieure deux petites incisives placées entre les deux canines; mais à l'inférieure, nous ne trouvons plus, en avant des molaires, qu'une seule dent de chaque côté.

Cette dent uuique , qui devrait être considérée , d'après la plupart des zoologistes , comme une incisive , est, suivant Geoffroy Saint-Hilaire , une véritable canine , ainsi que Pallas l'avait déjà indiqué. Nous nous bornerons à remarquer qu'elle est en effet exactement semblable à la dent canine d'un Pachysome; qu'elle a la même direction et qu'elle en reproduit jusqu'aux plus petits détails de forme , d'une manière si exacte que si on sortait ces deux dents de leurs alvéoles, il serait peut-être impossible à l'œil le plus exercé de distinguer laquelle est la canine du Pachysome , et laquelle est ce qu'on appelait et ce que presque tous les auteurs nommeraient encore l'incisive de la Cépbalote. Cette extrême ressemblance est la seule preuve que nous voulions invoquer ici en faveur de l'opinion de Geoffroy Saint-Hilaire : nous avons déjà traité de semblables questions dans nos articles Musaraigne et Rongeurs auxquels nous renverrons, en nou sbornant à remarquer que tout ce que nous avons dit des dents antérieures des Musaraignes est applicable aux icDts antérieures de la Cépbalote.

La Céphalote de Pai-las , Cephalotes Pallasii, GeofT. St.-Hil. , Ann.

Mus. T. xv, pl. 7; Vespertilio Cephalotes , Pall., Spic. zool., est le type de ce genre , et jusqu'à présent la seule espèce connue. Son pelage, peu épais et doux au toucher, est en dessus d'un gris cendré , plus clair sur la tête et dans le voisinage des ailes ; il est blanchâtre en dessous. Sa longueur totale est de trois pouces et demi , et son envergure de quatorze pouces.

Sa queue, placée sous la membrane intcrfémorale , dépasse celte membrane d'un demi pouce environ : aucune autre Chauve-Souris frugivore ne l'a aussi longue, proportion gardée avec la taille de l'Animal. On

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ne possède aucun détail sur les mœurs de ia Céphalote de Pallas , seulement connue jusqu'à ce jour par le beau travail de Pallas et par un individu que possède le Muséum. Les individus de Pallas lui avaient été envoyés des Moluques.

Rafiuesque , dans son Prodrome de Somiologie , a décrit, sous le nom de Cephalotes teniolis , une espèce qui se rapporterait en effet au genre Cephalotes par les caractères suivans :

deux incisives supérieures ; point d'inférieures : aucune crête sur le nez:oreilles sans oreillons. Rafinesquc ajoute que les canines et les mâchelièrcs sont aiguës , que la queue est libre dans sa moitié postérieure, qu'il existe une verrue entre les deux incisives supérieures ; enfin que le pelage est entièrement gris-brun. Cette espèce, que l'on doit regarder comme très-douteuse, habiterait la Sicile.

5°. Les Hypodekmes {Hypoderma ).

Ce genre, ainsi que nous venons de le dire, a été établi tout récemment par Geoffroy Saint-Hilaire pour placer une Chauve-Souris très-remar-

3uable connue d'abord sous le nom e Cépbalote de Péron. Il présente des caractères qui lui appartiennent exclusivement et qui le distinguent , même au premier aspect, de tous les autres Chéiroptères ; et ces caractères sont d'autan t plus remarquables qu'ils portent sur des organes que nous avions vu jusqu'à présent se reproduire constamment avec la même disposition et les mêmes formes ; tels sont les ailes et l'ongle du doigt indicateur. Cet ongle manque chez YHypoderma; et ce qu'il est très-important de noter, c'est qu'il manque seul ; c'est que son atrophie n'a point entraîné celle de la phalange onguéale.

L'opinion de quelques anatomistes qui pensent que l'ongle et sa phalange sont soumis aux mêmes conditions d'existence , et que la présence ou l'absence de l'un coïncide nécessairement avec la présenecou l'absence de l'autre-, donne à cette remarque beaucoup d'importance : car

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le doigt indicateur de l'Hypoderme , quoique sans ongle , est aussi bien que le pouce onguiculé d'une Roussette ou d'une Céphalote, composé de quatre phalanges, l'une métacarpienne , les trois dernières digitales.

Un autre caractère qui distingue l'Hypoderme , non-seulement de tous les genres précédens, mais même de tous les autres Chéiroptères , c'est le suivant : les ailes ne naissent pas des flancs chez cette Chauve-Souris, mais sur la ligne médiane du dos ; en sorte que le corps ne se trouve pas comme à l'ordinaire placé entre les ailes t mais bien placé au-dessous des ailes , et recouvert par elles comme par un manteau; d'où le nom à'IIypoderma qui indique parfaitement le Irait le plus remarquable de l'organisation du genre. Rappelons , au reste , que chez les Chauve-Souris frugivores, les ailes ne s'insèrent jamais exactement sur les flancs , ainsi que cela a lieu à l'égard des Insectivores, mais qu'elles prennent naissance sur les parlies latérales du dos. Cette disposition qu'on n'avait encore aperçue qu'à l'égard de deux ou trois Roussettes , est commune à toutes les Chauve- Souris frugivores : ce qui nous conduit à celte conséquence, que cequi distingue l'Hypoderme de tous les genres voisins , ce n'est pas la présence d'un caractère nouveau , mais le degré d'exagération où parvient un caractère commun à toutela famille. Quant au système dentaire, il présente aussi quelques modifications. Il n'existe que deux incisives à chaque mâchoire , les inférieures étant trèspetites , parce que les deux canines sont très-rapprochées l'une de l'autre.

Ce système de dentition offre, comme on peut le remarquer, quelque analogie avec celui des Céphalotes , et il serait même très-possible qu'il se retrouvât dans le jeune âge chez cellesci. Les jeunes Hypodermes ont au contraire dans leur jeune âge le même nombre d'incisives que chez lcsRoussettes ,• quatre à chaque mâchoire , ces dents étant alors excessivement petites, ainsi que nous l'avons vu

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c.hfiz un- individu dont lés cauineë étaient à peine apparentes au-dehors des gencives. Enfin les molaires sont, chez les Hypodermes, au nombre de six de chaque côté à la mâchoire inférieure comme chez les Roussettes, et seulement au nombre de quatre à la supérieure, à cause de l'absence de la petite fausse- molaire. Celte dei-r nière différence est au reste d'une bien faible importance, et peut-être, même n'est-elle pas constante.

L'Hypoderme de Péron , Hypo-r derma Peronii , GeoflT. St.-Hil. , est là seule espèce connue. Geoffroy Saint- Hilaire, qui l'a décrite le premier sous le nom de Céphalote de Péron , avait d'abord considéré le jeune âge comme une espèce différente, et il, l'avait placé , à cause de ses quatre incisives, dans le genre Roussette <, -sous le nom. de Pteropus palliatas.

L'Hypoderme de Péron ressemble beaucoup à la Roussette paillée pâlies couleurs de son pelage, dont il se rapproche aussi à plusieurs égards par ses formes. Il est généralement d'un fauve-roussatic qui ; sur la tête, la nuque et le cou , passe au brun.

La portion du dos , qui est recouverte par, la membrane alaire , est de même couleur que les autres régions du corps. La longueur totale est de six poucesetdemi , etl'enverguredcdeux pieds environ. La queue , longue de neuf lignes , est enveloppée, dans sou premier tiers , par la membrane interf'émorale , ou plutôt donne inseiv lion à celte membrane par sa face supérieure. Cette espèce , si remarquable par son organisation , a été découverte par Péron et Lesueur. Seï mœurs ,ne sont pas connues.

(is. o. ST.-H.) ROUSSETTE, ois. (Buffon.) Syn.

vulgairede Mouchct. V. Accenteur.

(DR..Z

ROUSSETTE, rois. Espèce du genre Sqir.ile , devenu type d'un sousgenre ScyLlium. V. Squale. (b.)

ROUSSETTE, dot. than. Variété de 'Poires. (»•) ROUSSILE. bot. crvpt. L'un des

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noms vulgaires du BoUlus aurantiacus de Persoon. (b.)

* ROUSSINE. oi3. Espèce du genre Sylvie. P", ce mot. (dr..z.)

* RODSSO. mam. V. HirrELAPHE au mot Cerf.

ROUVERDIN. ois. Espèce du genre Malkoha , Phœnicophaits viri-r dis. V. Malkoha. Un Tan gara, TVznagru gyrola, L. , Buflt. , pl. enlum.

i53, porte aussi ce nom. P. Tangaua. (DR..Z.)

RODVET. bot. piian. Nom patois de YOsyris alla, proposé dans le Dictionnaire de Déterville , pour désigner, en français le genre Osyris. I".

Osyride. (b.)

ROUVRE. BOT. PHAN. V. ROELE.

ROUX GLAIREUX, ROUX PLAT, EN FEUILLAGE, EN TOIT, etc. dot. cryft. Noms de divers Agarics , figurés dans Paul et , et dont plusieurs sont des Amadouviers. (b.)

ROXBURGHIE. Roxburghia. bot.

phan. Sous le nom de Jio.xbttrghia gloriosoides est décrite et figurée dans Roxburgh [Plant. Coromand. , 1 , pl.

29, lab. 3a) une belle Plante constituant un genre nouveau de l'Octandrie Monogynie, L. , mais dont les rapports naturels ne sont pas encore bien déterminés, quoique offrant des rapports éloignés avec les Apocynées ou Asclépiadces. Au surplus, nous préférons exposer la description de celte Plante singulière que d'en tracer, d'après l'auteur, les caractères génériques qui sont insuilisans pour donner une idée exacte de sa structure. La racine est vivace , composée de plusieurs tubercules cylindriques et charnus. La tige est bisannuelle, glabre, grimpante sur les petits Arbres , haute de six à. vingt pieds, rameuse , garnie de feuilles ta 11 tôt alternes , tautôt opposées , pétiolées , cordiformes , aiguës, glabres, très-entières , molles, marquées de fortes nervures entre lesquelles on voit de très-jolies veines transversales. Les pédoncules

soutaxillaires, solitaires, dressés , de la longueur des pétioles, ordinairement à deux fleurs portées sur de courts pédicelles à la base desquels sont des bractées lancéolées. Le calice est composé de quatre folioles lancéolées, membraneuses, striées, colorées, roulées en debors , placées, immédiatement au-dessous des pétales. Ceux cisoutégalemeut au nombre de quatre , dressés , lancéolés , formant chacun , dans leur partie inférieure et intérieure , une carène ou concavité au-dessus de laquelle on voit un appendice (nectaire) jauue , lancéolé , duquel pendent deux anthères accolées et logées dans la concavité du pétale. Ainsi , les quatre pétales forment, par leur convergence, une cavité au-dessus de laquelle est un corps conique formé par les quatre appendices qui peuvent être considérés comme les filets élargis des élamines. L'ovaire est supérieur , globuleux, surmonté d'un stigmate sessile et aigu. Le fruit est une capsule ovoïde , comprimée , uniloculaire , à deux valves, et s'ouvrant par le sommet.

Les graines, au nombre de cinq à huit,' sont attachées au fond de la capsule , cylindracées , striées ; leurs cordons ombilicaux sont couverts de petites vésicules nombreuses et pellucides. Cette Plante cioît dans les vallées humides des montagues de la

côte de Coromandcl.

ROY AN. pois. V. Sardine à l'article ClATPE. (b.)

* ROYDSIA. bot. piian. Genre de la Polyandrie Monogynie, établi par Roxburgh {('oromand., U. et lab. 289) sur une Plante qui croît dans la province de Sylhet, et à laquelle il a donné le nom de Roydsia suaveolens.

Sa tige est vigoureuse, ligneuse, diviséeen rameaux nombreuxqui grimpent et s'étendent au loin sur les Arbres du voisinage. L'écorce des jeunes rameaux est verte , maculée de petits points nombreux blanchâtres; les feuilles sont alternes, sans' stipules , portées sur de courts pétioles , ohlongues, entières, fermes, glabres des

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deux côtés, quelquefois aiguës. Les Heurs sont disposées en longues particules terminales, oU en grappes simples axillaires. Chaque fleur est ponde sur un court pédicelle , d'une couleur jaune-pâle, et d'une odeur fort agréable. Le calice est inférieur, divisé en six segmens ovés, velus, placés sur deux rangées ; les trois extérieurs plus grands. Il n'y a point de corolle, si ce n'est un disque ou organe nectarifère. Les étamines sont nombreuses (environ cent) , insérées sur le sommet d'un torus qui a la forme d'une colonne courte. L'ovaire est pédicellé, oblong, à trois loges qui contiennent chacune deux rangées d'ovules attachés à l'axe , surmonté d'un style court et d'un stigmate trifide. Le fruit est une drupe pédicelléc de la grandeur et de la forme d'une olive , revêtue d'un épicarpe de couleur orangée , ayant une pulpe abondante et jaune ; à une seule loge; à un seul noyau oblong, d'une nature ligneuse ; à trois valves; renfermant uneseule graine conforme au noyau , recouverte d'un seul tégument membraneux , dépourvue d'albumen , et composée de deux cotylédons inégaux , grands , concaves , charnus, jaunâtres, cachant dans leur concavité unpelitrepli(plumule?) comme dans le genre S/iorea. (C-..N.)

ROYÈNE. Royena. bot. than.

Genre de la famille des Ébénacées , et de la Décandrie Digynie, établi par Linné, dont les caractères ont été modifiés par le professeur Desfontai-

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