‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 272 sur 274 · Q-4 ROU · texte numérisé non relu

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dale ; niais entre ces deux parties existe un rétrécissement très-sensible, quoique beaucoup moins prononcé que chez les grandes Roussettes. Un grand espace existe ainsi entre les parois du crâne et les arcades zygomatiques , qui sont d'ailleurs beaucoup plus écartées que •chez les Roussettes ordinaires ; et comme l'étendue de cet espace est en rapport avec le volume du masseter , du crotaphyte et du ptérygoïdien externe , nous voyons s'accroître de beaucoup chez les Pacbysomes la force de tous les muscles élévateurs de la mâchoire inférieure; fait d'autant plus remarquable , que cette mâchoire elle-même est courte, et qu'elle n'a d'étendue que dans la portion qui donne insertion aux muscles, c'est-à-dire sa portion postérieure et son apophyse coronoïde.

Nous devons ajouter que nous n'avons constaté ces faits que sur un seul crâne appartenant à notre Pachjsoma brevicaudatum , ou peut-êlre au Packjsoma Duvaucelii ; mais les rapports intimes qui unissent ces deux Pachysomes avec leurs congénères, et les détails que nous fournit sur deux d'entre eux l'ouvrage de Temminck, ne nous permettent pas de douter que ces considérations ne soient également applicables à tous. Enfin un dernier trait qui nous paraît être commun à tous les Pachysomes , mais que présentent peut-être aussi les petites Roussettes, est celuici : toutes les grandes Roussettes ont les mamelles axillaires , c'est-à-dire placées au-dessous de l'insertion de l'humérus, sur les parties latérales du corps ; chez tous les Pachysomes que nous avons examinés , les mamelles sont au contraire placées beaucoup en avant de l'insertion du bras.

Le Pachysome mélanocéphale , Pachysoma melanocephalum. Nous décrirons d'abord sous ce nom une espèce découverte à Java par le voyageur Van-Hasselt, et que Temminck a le premier fait connaître sous le nom de Pleropus ?nelaiioceph'alus. C'est le

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seul dus Pachysomes connus qui soii entièrement privé de prolongemen!

caudal. Cette espèce n'a que deui pouces dix lignes de longueur totale et onze pouces d'envergure. Le pelage est assez long et bien fourni.

Les poils du dos sont d'un bluut jaunâtre à leur base, et d'un ceudrt noirâtre à leur pointe. La nuque, l( sommet de la tête et le museau son' noirs ; les parties inférieures son!

a'un blanc jaunâtre. Enfin on remarque sur les côtés du cou des poils divergeant d'un centre commun, qu servent probablement, ajoute Temminck auquel nous empruntons ce' détails , à couvrir un appareil d'oi suinte une humeur odorante : disposition fort remarquable que nous re trouverons dans d'autres espèces, e qui peut-être est commune à toutes Telle est celte espèce remarquabl que nous ne connaissons pas par no propres observations, mais sur lequel Temminck donne des détail assez précis pour que nous n'hési lions pas à le placer parmi les Pa chysomes.

Le Pachysome mammilèvue Geoff. St.-Hil. ; la Roussette mammi lèvre , Pleropus litthcecheilits , Tero Cette espèce , assez semblable à 1 Roussette à oreilles bordées , par s taille, par le liséré blanc qui bord ses oreilles , s'en rapproche égale ment par ses couleurs, comme 1 montreront les détails suivans qu nous empruntons à Temminck : le parties supérieures sont d'un bru nuancé d'olivâtre chezjes femelles de roussâtre chez les mâles; levenh est gris dans les deux sexes ; enfi les côtés du cou sont d'un roux oli vâtre chez la femelle, et le devai:

du cou , la nuque et les parties latt raies de la poitrine , sont d'une bel] teinte rousse chez le mâle. Celui-i présente de chaque côté du cou un touflé de poils divergens d'un centi commun, comme chez lePachysoni mélanocéphale. La longueur total est de cinq pouces , et l'envergui d'un pied et demi; la queue, très grêle, est longue de sept ligue

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. Cette espèce habite Java el Sumatra.

Le Pachysome de Diard , Vachysoma Diardii, Geoff. St.-Hil., se distingue facilement par son pelage composé de poils très-courts , bruns sur la tête , le 'dos et le bras , gris autourducou et sur le milieu du ventre, d'un brun grisâtre sur les flancs.

Sa longueur totale est île quatre pouces et demi, et son envergure d'un peu plus d'un pied et demi. Sa queue, assez longue, dépasse de sept ou huit lignes la membrane interfémorale.

Cette espèce a été découverte à Sumatra par Diard et Duvaucel.

Le Pachysome de Duvaucel , Pachysoma Dttvaucelii , Geoff. St.-flil., a été également découvert à Sumatra par Uiard et Duvaucel. Le pelage est d'un f.iuvc brunâtre uniforme ; le pouce de l'aile , fort allongé , est enfermé en grande partie dans cette portion de la membrane de l'aile que quelques auteurs nomment, d'après Pallas, membrane pollicaire. La longueur totale est de trois pouces un quart , et la queue, plus coin te que dans les espèces précédentes, ne dépasse la membrane interfémorale que de trois lignes. Nous n'avons pu mesurer l'envergure.

Le Pachysome a courte queue, Pac/iysvma brevicaudalum. Nous décrirons sous ce nom une espèce trèsvoisine, par son système de coloration et par la disposition des poils du cou , du Pachysome marnmilèvre , mais qui se distingue au premier aspect de celui-ci par l'extrême brièveté de sa queue , dépassant à peine d'une demi-ligne la membrane interfémorale. Le dessus du corps est d'un roux olivâtre, les poils étant d'un brun olivâtre dans presque toute leur étendue , et roux à la pointe. La face inférieure du corps est grise sur le milieu du ventre ; les flancs , la gorge el les côtés du cou sont tantôt gris, tantôt d'un roux grisâtre, tantôt enfin d'un roux vif.

L'individu qui nous a présenté cette dernière couleur sur les côlés du cou était un mâle , chez lequel nous

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