‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 31 sur 274 · POC · texte numérisé non relu

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mais non compacte. A mesure que le Polypier croît par l'exhalation de nouvelles couches à sa surface, les Polypes abandonnent le fond des cellules, ou ils laissent de petites cloisons d'espace en espace ; de sorte que lorsqu'on casse un morceau de ce Polypier, on aperçoit sur la cassure de petits canaux cloisonnés qui pénètrent plus ou moins profondément dans son intérieur; ceux qui proviennent des cellules les premières formées sur les tiges et les rameaux, pénètrent jusqu'au centre. On ne connaît point les Polypes. Tous les auteurs s'accordent à dire que les Pocillopores viennent exclusivement de l'océan Indien ; mais il est certain qu'il en existe également dans les mers d'Amérique. Nous possédons au cabinet de Caen plusieurs beaux échantillons du Poci/lopora damicornis , recueillis sur les côtes de Cuba. Les espèces rapportées à ce genre sont les Pocillopora damœcornis , verrucosa , brevicornis , fenestrala , stigmataria et cœrulea.

* POCOCK.IA. bot. phan. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie , L., établi par Seringe ( in De Candolle Prodrom. Syst. veget., 2, p. i85), qui l'a placé dans la tribu des Lotées , section des Trifoliées, et lui a imposé les caractères essentiels suivans : calice campanulé à cinq dents ; corolle papilionacée , dont la carène simple et les ailes sont plus courtes que l'étendard ; légume plus long que le calice , membraneux , comprimé , ailé , en forme de samare. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce , PococMa cretica, qui avait été considérée par Linné comme une simple variété du Mélilot ordinaire; c'est son Trifolium Melilotus , var. cretica. Desfontaines ( F/or. Allant. , 2 , p. 192) eu avait déjà fait une espèce distincte , sous le nom de Melilotus cretica. Cette Plante , qui croît dans l'île de Crète et en Barbarie , a une tige ascendante, garnie de feuilles à trois folioles obovees , cunéiformes

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et obscurément dentées , celle du mu lieu ou la terminale pétiolulee . ;ic compagnées de stipules lancéolées incisées. Les fleurs, de couleur jauni sont disposées en grappes , et presqu1 semblables à celles du Méhlot. iJi enre Pocockia ne paraît pas très istinct du Melilotus, malgré la for me ailée de son fruit; car dans \é?.

divers Mélilots, le fruit affectant de formes très-variées , nous ne croyon^ pas que ce faible caractère soit suffi sant pour autoriser la formation d'ui> nouveau genre àleurs dépens, (g. .Ni

POCOPHORUM. bot. phan. (Ned ker. ) Syn. de Rhus radicans. V\ Sumac. (g..n.)|

POCOYCAN. Ins. C'est, selon Bosc, dans Déterville, une grossï Abeille des Philippines , qui construit son nid sous les branches d'arbre!

qui les mettent ainsi à l'abri de pluies , et dont le miel est exquis, (b.

PODAGRAIRE. Podagraria. boiI

PHAN. V. EGOPODE.

PODAGRE, moi.l. Nom vulgairj:

et marchand de divers Plérocères. p\ ce mot. (b.)|

* PODALIRE. Podalirius.

Nom scientifique du beau Papillon s commun en Europe , vulgairemeni nommé Flambé. (b.)

PODALIRIE. Podaliria. ins. Laj treille nomma d'abord de la sorte .le;- Abeilles , qu'il a depuis nommée!

Antophores et Mégachiles. V. cei mots. (b.)|

PODALYRIE. Podalyria. boti phan. Sous ce nom , Lamarck ( 1U luslr. , tab. 027) avait fondé u»

genre de la famille des Légumineu4 ses et de la Décandrie Monogynie, L.

adopté par Willdenow et la pluparj des auteurs , mais qui bientôt fut en-t comblé d'espèces étrangères à ce nouveau genre. Ainsi, Lamarck luimême, Willdenow, Michaux, Poire et plusieurs autres, décrivirent sou; le nom de Podalyria des Plantes qu ont passé dans des genres déjà établis , ou qui en ont constitué de nou-

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veaux, tels que Virgilia, Onnosia, Tlwnnopsis, Baplisia, Cyclopia, Rcjuienia, etc. V. ces mots. Saiisbury, (ans son Paradisus Londinensis , et l R. Brown , «"ans la seconde édition de VHurtus Kcwcnsis , ont limite l le genre Podalyria de telle sorte qu'il se trouve entièrement composé de Plantes du cap de Bonne-Espérance, parmi lesquelles on remar- I que la plupart des Flypocalyptus de Thunberg, et l'espèce que Nccker «avait indiquée comme type de son Lgcnre Aphora. De Caudolle {Prodr.

^■Sysl. nat. veget. , 5 , p. 101), eu adoptant ces utiles changemens , fixe ainsi ■'les caractères du genre Podalyria , vqu'il place dans la tribu des Sopho- .rées : calice quinquéfide, dont les lombes sont inégaux et la base du tube treufoncée en dedans ; corolle papilionacée, dont l'étendard est Lj es— . grand et la carène recouverte par les laites ; étamincs au nombre de dix , icobérentes par la base; stigmate ca- 1 pilé ; légume sessile , ventru, poly- ;sperme. Le genre Podalyria se compose seulement d'une douzaine d'es- 'pèces, si l'on en excepte la plupart des espèces décrites par Lamarck , Willdenovv, Michaux et Ventenat, : lesquelles sont assez nombreuses et généralement connues sous ce nom générique dans les jardins et les colleciions. Le Baplisia australis , R.

Brbwn , par exemple, porte encore presque partout le nom de Podalyria australis, sous lequel Ventenat l'a décrit et figuré. Les vrais Podalyria sont des Arbrisseaux ordinairement soyeux, tous indigènes du cap de Bounc-Espérauce. Leurs stipules sont étroites, appliquées contre les pétioles. Leurs feuilles sont simples et alternes. Les pédoncules sont axillaires, tantôt uuitlorcs, tantôt bi ou qùadriflores. Les fleurs , dont la corolle est purpurine, rose ou blanche, sont munies de bractées caduques.

Dans le nombre des espèces décrites par les auteurs, nous indiquerons ici celles qui ont été figurées , savoir : Podalyriasericea,V>.. Brown :

Sitns, Bol. Mag. , tab. îgiô; Sophora

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sericea, Andr. , Bot. Jîep. , lab. 44o.

— P. cuneifolia , Venlen. , Jard. de Gels , tab. 99. — P. buxifolia, Willd.

non Lamarck, Bot. regist., tab. 869.

— P. styracifolia , Sims , Bot. Mag. , lab. 1 58o ; Séba , Mus. , 2 , tab. gg , f. 5 ; P. caly pirata , Willd. — P. argentea, Salisb. , Parad. Lond. , tab.

7; Sophora bijlora, Lamk. , Illustr. , tab. 027 , f. 3. (g..n.)

* PODANTHES. bot. than.

Haworth [Sy/iops. Plant, succul. , p.

32) a établi sous ce nom , aux dépens des Stapélies , un genre qui n'a pas été généralement adopté. Les Slapelia verrucosa , irrorata , ciliata et pulchella , en sont les principales espèces. Stapélie. (g..n.)

PODARGE. Podargus. ois. Genre de l'ordre des Chélidons. Caractères :

bec dur, robuste, entièrementeorné , beaucoup plus large que haut, tièsdilalé , surpassant aussi le front en largeur; arête de la mandibule supérieure ronde, courbée dès son origine, fortement fléchie à la pointe; bords des mandibules très-dilatés; l'angle formé par leur fonction plus reculé que les yeux; mandibule inférieure cornée, assez large, droite, taiblemcnt courbée à la pointe , qui se fonde en gouttière pour recevoir le crochet de la mandibule supérieure; narines cachées par les plumes du front, fendues longitudinalemeut à quelque distance de la base du bec et à sa surface , linéaires , presque entièrement fermées par une plaque cornée; fosse nasale très-petite; tarse court; quatre doigts, dont trois en avant; l'interne réuni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation ; l'externe presque libre ; le pouce en partie réversible; ongles courts, courbés; celui du doigt du milieu non pectine. Les deux premières rémiges moins longuesque la quatrième, qui dépasse toutes les autres. Les espèces qui constituent ce genreétaient inconnues avant que Humboldt et Horslicld eussent donné la description de celles qu'ils ont observées, l'un dans le Nouveau-Monde, l'aulie

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dans l'Australasie ; leur nombre est encore extrêmement borné ; mais il est à présumer qu'il s'agrandira à mesure que des communications plus faciles s'établiront par la civilisation des peuplades sauvages , dont les habitudes féroces ont été jusqu'ici de puissans obstacles à l'étude de la nouvelle et intéressante partie du monde. Les Podarges sont des Oiseaux crépusculaires ; ils ne quittent les retraites ou ils passent les journées, soit dans l'obscurité des cavernes, soit dans l'épaisseur des forêts, que lorsque la vive lumière a disparu ; ils chassent alors les Insectes , dont ils font leur unique nourriture.

La vie très-retirée que mènent ces Oiseaux , les soins qu'ils mettent à fuir l'Homme et à lui dérober leurs retraites, n'ont pas moins contribué -que les autres difficultés locales, à tenir jusqu'ici ce genre complètement ignoré.

Podarge corntt , Podargus cornutas, Horsfield ; Temm. , Ois. color. , pl. îSg. Parties supérieures d'un gris brun , variées de noir et de blanchâtre ; front garni de plumes brunâtres , terminées par des barbules roides et décomposées , noires, dirigées en avant ; de semblables plumes , mais plus longues , recouvrent le méat auditif; une espèce de bandeau, d'une teinte roussâtre au-dessus du front; bas de la nuque traversé par une bande blanche ; petites tectrices alaires terminées par une tache blauclie, dont la réunion forme une espèce de V sur le dos; les grandes , d'un gris blauchâtre , variées de roux et de noir ; rémiges brunes , tachetée; sur les barbes extérieures de brun foncé et de roussâtre ; rectrices «lagées, brunes, tiquetées de noivàîre, traversées par huit bandes plus claires, bordées de noir; ces bandes ne forment plus sur les barbes extérieures des rectrices latérales, que des taches d'un blanc roussâtre ; gorge brune, variée de petites raies noirâtres; les plumes du centre sont presque blanches , bordées de brunâlre; un large plastron, varié de

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brun et de noir sur la poitrine ; parti j tics inférieures blanchâtres, rayée! I de noir et de roussâtre; bec et piedsql jaunâtres. Taille, huit pouces. Cett< il espèce nous a été envoyée de Java. A

Le Podarge figuré par Cuvier danJB la pl. 4 du Règne Animal , paraît êlri a le Podarge cornu.

Podarge gius, Podargus cinereussi Vieill. Tout le plumage de cet Oiseau»

présente un mélange de taches lon-jlt gitudinales et rondes sur un foncS gris et pointillé; parmi ces taches ■ les unes sont noires et les autres blan-jlâ ches ; elles sont irrégulières et rares sur les ailes; le bec, les pieds et lesta ongles sont noirs. Cet Oiseau est à peu a près de la grosseur du Choucas. Il es' de la Nouvelle-Hollande. (dr..z.)

* PODAS. pois. Espèce du genre Pleuronecte. V. ce mot. (b.)

POD AXIS. bot. crypt. {Lycoperdacées.) Desvaux a établi sous ce nom un nouveau genre aux dépens des Lycoperdons ; l'espèce qui lui ser de type est le Lycoperdon axaturn d( Bosc ou Podaxis senegatensis de Des vaux. Le caractère de ce genre est d( présenter un péridium ovale slipile formé d' une écorce double, l'externe se détruisant irrégulièrement, l'interne persistante se déchirant latéralement ce péridium est traversé par un axe fibreux, suite du pédicule auquel sont attachés des filamens nombreux , en tremêlés de séminules pulvérulen:

très-abondans. La présence de"cet axe et le mode de déhiscence distinguent ce genre des Lycoperdon et des Tu/os to/na dont il a l'aspect. Outre l'espèce ciiée ci-dessus, quelques autres Lycoperdons propres au nord de l'Amérique doivent peut-être se rapporte) à ce genre. En effet, Gréville a formé aux dépens de ces espèces un genre sous le nom de Schweinilziq qui ne paraît pas différer du Podaxis.

(ad. B.)

* PODETIDM. bot. crypt. ( Lichens.) On donne ce nom au support de l'apothécie charnu et fongilbrine qui paraît être particulier aux Breomycidées et aux Cénomycées. (a. f.)

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* P0DE1NCÉP11ALE zool. f.

MA«£pHALE.

*PODlA. bot. ni an. Genre établi ■par Neckcr (Elcm. , 127) sur guel- : ques espèces de Centaurées de Linné, l qui ont les écailles munies d'aiguil- . Ions placés et disposés circulairement. Ce genre n'a pas élé adopté. (G..N.)

PODICEPS. ois. V. Grèbe.

PODICÈRE. Podicerus. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères fondé par lUuméril aux dépens des liérytes de rÊabi icius , cl ayant pour caractères : uanlcnncs excessivement longues en .forme de pâtes, composées de quatre ■.articles dont le dernier est un peu en limasse: toutes les pâtes très- longues.

Duinéi il place ce nouveau genre dans .la famille des Froulirostres ou Rhiuoslomcs; il cite comme espèce principale le Podicère vulgaire, Podice- .rus tipularius ou le Cimex tipitlarius ^de Liuné (l 'aima Suec. ). Il est figuré '.par Duméril dans les Considérations ;igéuéialcs sur les Insectes, pl. 56,

ms- 7- iaud.)

• PODICIPÈDE. ois. Vieillot ditquc >CC sont les Oiseaux dont les pieds sont ^placés près de l'anus ou du podex.

uCetle division ornithologiquc ne pa-

raîl être adoptée nulle part. (dr..z.)

PODIE. Podium. Genre de l'ordre ides Hyménoptères, section desPortevAiguilloiis , famille des Fouisseurs , tribu des Sphcgides, élabli par Fabpiïciiis et adopté par La treille , qui .lui donne pour caractères : antennes liusérécs au-dessous du milieu de la lace de la tête; chaperon plus large que long; mâchoires entièrement coriaces ; palpes presque également ■ longs; mandibules sans dents au é interne. Ce genre se dislingue I ih'inent drs Sphex , (Adorions, lui ichurcs et Ammopbiles, parce i kli : ceux-ci ont les mandibules den- NRei au côte interne. Les Pélopées en 1 dilièrent , parce que leurs mâchoires sent en partie membraneuses, et par ' d'autres caractères tirés des palpes ' du chaperou , etc. Ces Hyménoptères sont propres aux pays chauds de l'A-

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mérique méridionale; leurs mœurs sont inconnues. Ou ne connaît que deux ou trois espèces de ce genre; celle qui lui sert de type est le Podium Jlavipcnne de La treille ; Pepsis luleipennis , Fabr. (g.)

* PODIN. mam. Les habitans de la Nouvelle-Guinée donnent ce nom au Kangourou d'Aroë , nommé par nous Kangurus velerum, décrit primitivement par les anciens voyageurs Valenlyn et Lebruyn sous le nom de Pclandoc , et que les modernes ont confondu à tort avec le Kaiigiirun Ualabattts de notre zoologie, sous le nom de Kangurus lirunii , Desm . , Sp. , 239. Le Podin est un Animal encore mal connu , et qui vit exclusivement sur les îles équatoriales , tandis que le K. Oualabat habite uniquement la Nouvelle - Galles du Sud.

(l-ESS.)

*P0D1SME. Podismus. ins. Genre; de l'ordre des Orthoptères , famille des Acrydiens , mentionné par Latreille (Fam.nat. du Règne Ariîra.y, et différant du genre Criquet , dont il a été extrait, par son présternum, qui est sans corne , et par ses clytics , qui sont très-courtes, dans l'un des sexes au moins, et nullement propresau vol. Ce genrediffèredesOl£dipodes , parce que ceux-ci ont les ailes propres au vol dans les deux sexes , et des Goinphocèrcs , parce que ceux-ci ont les antennes renflées à leur extrémité , au moins dans les mâles. (g.)

PODISOMA. bot. crypt. (Urédinées.) Ce genre , établi par Lànk , est fondé sur le Puccinia juniperi de Persoon ou Gymnosporangium fuscum de De Candolle. 11 diffère des Puccinies par ses pédicellcsallougésct soudés en une masse charnue , des Gymnosporanges en ce que les pédicèlles sont plus distincts et ne forment pas une masse gélatineuse homogène et d'une forme irrégulière. Les sporidies, qui sont portées sur ces pédicèlles, sont divisées en plusieurs loges par des cloisons transversales.

Celte Plante sort de dessous l'épi-

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derme des Genévriers ; elle forme des tubercules coniques plus ou moins gros , assez réguliers , d'une couleur brune. (ad. b.)

* PODJE. mam. C'est le nom que les Malais d'Amboiue donnent à l'Animal quadrumane décrit par Bufl'on sous le nom de Tarsier, et par Geoffroy Saint-Hilaire , sous celui de Tarsius spectrum. C'est le TP'oolly-Gerboa de Pennant. V. Tabsiek. (less.)

PODOA. ois. V. Grèbe-Foulque.

PODOBÉ. ois. Espèce du genre Merle. V. ce mot. (il.)

PODOCARPE. Podocarpus. bot.

phan. Genre de la famille des Conifères , établi par L'Héritier pour quelques espèces d'Ifs, et qui offre les caractères suivans : les fleurs sont dioïques; les mâles forment des chatons filiformes nus ; chaque fleur consiste eu une étamine composée de deux loges s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal ; les fleurs femelles sont solitaires , axillaires ou terminales ; chaque fleur est accompagnée à sa base d'un involucre de deux à trois écailles soudées en un corps charnu , portant à son sommet une fleur renversée, environnée d'un seul côté d'un disque charnu , plus saillant et plus épais d'un côté ; le calice est soudé par undeses côtés et par sa base avec ce disque ; il est percé à son sommet, qui est inférieur, à cause de la position de la fleur , d'une trèspetite ouverture. L'ovaire est semiinfère; le fruit est drupacé, en forme de gland , recouvert extérieurement par le disque qui est devenu charnu .

Ce genre a été établi par L'Héritier pour le Taxas elongata d'Alton.

Dans son grand travail sur les ^ Conifères , le professeur L.-C. Richard a décrit et figuré quatre espèces de ce genre ; savoir : Podocarpus elongatus, L'Hérïl., B-ich. , Con. , tab. i fc-a j Pod. chilimts, Rich. , tab. 1 , £ i ; Pod. coriaceus, id. , tab. 1 , f. 3, et Pod. /axifoIius,Wic\i.,Con. , tab. 29, i. 1. Quant au Podocarpus asplcniifolia de Labillardicrc , il forme le

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genre Dacrydium dë Richard. LiJ Podocarpcs sont tous des Arbres c :

de» Arbrisseaux à feuilles éparses coriaces, lancéolées, entières, pei sistantes , origiuaires du nouveau « , de l'ancien continent. (a. h..,/

* PODOCE. Podoces. ois. Fisch.

a décrit , dans les Mémoires de la Se cicté des naturalistes de Moscou (Tri vi , p. 25 1 , pl. 21), un genre nou veau, qu'il a nommé Podoces (d?

grec, coureur), et qu'il place à côté d | genre Corvus. L'espèce unique qu' | y range, habite les déserts des Kii guises, où l'a découverte le doctei Pander. Elle vole peu; mais ellemai che avec une grande vitesse , et eln vit par grandes troupes, àla manièi I des Corbeaux. Les caractères djz-J genre sont : un bec médiocre, de h longueur de la tête , déclive au son:

met , sans échancrure , peu anguleux la mandibule supérieure recevar l'inférieure , qui est plus courte; na: rines basales , arrondies, grandes I recouvertes de soies tombantes ; piec robustes, à tarses allongés, à doig armés d 'ongles triangulaires, aigus presque droits , et bordés d'une men brane granuleuse, plus large que lc-i | doigts ; rémige externe très-courte la deuxième beaucoup plus longue les trois suivantes égales; queue réJ gulière.

Le genre Podoce ne renferme ecf core qu'une espèce, qui est le Podc ces Panderi de Fischer , gris glauqu en dessus, ayant deux traits blanc au-dessus de l'œil ; les joues noires»

le bec et les ongles bruus , etles pied} verdâtres. (less.)

PODOCÈRE. Podocerus. cnusi Genre de l'ordre des Amphipodesw famille des Crevettines, établi pas Leach et adopté par L;ilreille ( Fan nat. , etc.), qui le réunissait ava»

cet ouvrage à son genre Coropbié auquel il ressemble beaucoup. H c diffère cependant par des caractère assez faciles à saisir, et surtout parc que la seconde paire de pieds e<?

pourvue d'une grande main, 1and qu'il n'y en a pas chez les Corophic:

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Dans les Podocères. le» antenne» inférieure» sont fie bien peu plu» longau que les supérieures, tandis que celles-ci sont très-courles dans le»

Corophies. On ne connaît qu'une espèce de ce acmé; c'est le Podocerus varierai tin de Leach ( Kdimb. Kncycl. T. vu, p. '»3a ) , figuré au liait par Desmarest dans le Dictionnaire ries .Sciences naturelle» et dans l'Extrail qu'il en a publié, ayant pour litre : Considérations générales sur lu classe des Crustacés. («».)

» PODOCHIUJS. «or. raAK.Genic de la famille des Orchidée! et de

lu Gyuandrie Uiamli ie , L. , nouvellement établi par Blume ( Bijdragen toi du Flora fan nederlandich Iitdlt , p. agS), qui l'a ainsi caractérisé:

périaullie à cinq sépales connivens; le» trois extérieurs connét jusqu'à leur milieu , plus large» que le» intérieurs; les latéraux extérieurs, renflés inférieuremenl; labelle concave, muni à la base de deux appendices introrscs , uni chimiquement à l'onglet du gyiioslèmc; celui-ci est petit, offrant au sommet trois segmens , dont l'intermédiaire est tricuspidé ; anllièie, dorsale, échaneréc antérieurement, à deux loges rapprochées-, deux masses polliniques dans chaque loge , oblongues , comprimées, céréacées et fixées , par le moyen d'un style commun et bifide , aux échancrurcs du segment intermédiaire du gynosteme. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, Vodoohllu» lucucens , Plante herbacée, caulescente, parasite, à racines (ihreu es , à tiges simples , garnies de feuilles distiques, ovales, échancrées , rigides et luisantes. Les fleurs sont petltfs, presque sessilcs, accompagnées de petites bractées et disposées en épis solitaires, axillaires ou terminaux. Cc.tc Orchidée croît sur les arbres des montagnes de l'île de Java , ou elle (leurii depuis le mois de juin jusqu'en octobre. (es.,

BOT. imiav. Genre de la famille des ftyrianlhérécs , li ibu

tomi: XIV.

de-. AsUu ée:> et de i-i Syn^éné-iie i,uperflue, L. , établi pai Cassini ' lîull. de la Soc. pliilom., septemlue 1817, p. 1S7 ), qui l'a ainsi caractérisé : involucie composé de foliole-, inégales, 11 1 1 guliei emen 1 iinhi iquée • sui plu sieui s 1 angs, linéaires, a ignés, pi esque foliacées. Kéceplacle plan, nu et alvéolé. (Jalalhidei adiée, dont les (le 111 s du centre sont nombreuses, régulière» et hermaphrodites; celles delà circonférence nombreuse-., femelles, fi & corolles en languettes, presque linéaires. Ovaires oblongs , comprimés , bispide», amincis et piolougcs

supérieuremenl en un col , surmonté-, d'une aigietlc roussâtre, corn posée de poils nombreux, inégaux, légalement plumeux. Ce genre se distingue facilement des autres genres du même groupe par «es ovaires dont le .sommet est aminci en un col, ce qui rend l'aigrelie stipitée, suivant l'ancienne expression. C'est de celte particularité qu'est dérivé le nom générique. L'auteur en a décrit deux espèces, '•ous les nom» de Podoroina /demi i/'oli a , et /■". piimulœfulia. La prctnièie était V Krigeroa ftteracifotiùm de l'on et. C'est une fiante herbacée , haute de sept à

huit pouces, dressée, lin peu rameuse, à feuilles radicales rapprochées, larges et ohovales, à feuilles supérieures alternes, sessilcs, lancéolées et entières , à fleur» disposées en corymbes ou en panicules. Celte Plante a été recueillie par Commerson dans les environs de Buenos- A.yres et de Monlevidéo. (O..N.)

l'ODODUNÈIŒS. iNS.(Clairvillc) Syn. d'Aptères. (b.)

PODOCYNE. Podogynium. bot.

l'tiAN. On ilonnc ce nom au support particulier formé par l'amincissement de la base de l'ovaire, et qui s'élève quelquefois au-dessus des autres parties de la (leur, comme par exemple datas les Capparidée». Ly: Podogyàe

n'est pas un organe distinct du pislil. Il ne fan! pan le confondre avec le gyiiopiiorc, qui csi un renflement plus ou moins considérable du ré-

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ceptaclc , tout-à-f;iit distinct du pistil qu'il supporte. V. Gynopiiore.

PODOLEPIS. iîot. ru an. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., établi par Labillardière {Nov.-Holl. Plant.

Spec, vol. 2, p. 57), examiné de nouveau et adopté par H. Cassini , qui l'a placé dans la tribu des huilées, section des Gnaphaliées , entre les genres Helychrysurn et Antennaria. Voici les caractères essentiels génériques que nous extrayons de la description très-détaillée publiée par ce second auteur : involucre composé d'écaillés nombreuses , régulièrement imbriquées sur plusieurs rangs, appliquées , étroites , oblongues , épaisses, surmontées d'un grand appendice étalé , elliptique , arrondi au sommet , membraneux , doré et ridé.

Réceptacle large , plan et nu. Calathide radiée; fleurs du disque nombreuses , bermapbi'odites ; corolle régulière, tubulcuse, divisée au sommet en cinq segmens un peu inégaux , à antbères pourvues d'appendices apicilaires, ovales, lancéolés, et d'appendices basilaires très-longs et setacés ; styles longs , divergens , épaissis au sommet et pourvus de deux bourrelets stigmatiques ; ovaire oblong , hérissé de poils, muni d'un très-petit bourrelet basilaire et surmonté d'une aigrette longue, blanche , composée de poils nombreux , finement plumeux et soudés par la base. Fleurs de la circonférence femelles , et formant un rayou interrompu ; corolle en languette étalée, fendue profondément au sommet en deux ou trois lanières ; ovaire et aigrette comme dans les fleurs du disque. Le genre Podolepis tire son nom , qui signifie écaille pédicellée , de la structure des folioles de l'involucrc , où néanmoins le pédicelle est la véritable foliole , tandis que le sommet n'en est que l'appendice. Ce genre était placé par son premier auleur auprès du Leysera , et par Jussieu auprès du genre Aster -, mais , selon Cassini, il est voisin des genres

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Helychrysi/m , Antennaiia et Aigyrocome.

Le Podolepis rugata, Labill. , loc.

cit. , lab. 208 , est une Plante légèrement laineuse, haute d'environ un pied, rameuse supérieurement, garnie de feuilles linéaires , et dont les e.dalhides de fleurs sont jaunes , solitaires au sommet de pédoncules terminaux. Cette Plante a élé rapporléc par Labillardière de la terre de Van Leuwin à la Nouvelle-Hollande. Rob.

Brown {in Huit. Kew. , 3e édit. , vol. 5 , p. 82) a réuni au gcnvePodolepis le Scalia jaceoides , Sims ( Botanical Magaz. , 956), Plante également de la Nouvelle-Hollande , et à laquelle il a donné le nom de Podolepis acuminaia. (g..n.)

PODOLOB1UM .bot. fhan. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandiïe Monogyuie , établi par Rob. Brown ( in Ho il. Kew. , éd. 2 , vol. 3 , p. 9 ) et adopté par De Candolle, qui l'a placé dans la tribu des Sophoi ées , et en a ainsi exprimé les caractères : calice quinquéfîdc, bilabié; la lèvre supérieure bifide ; l'inférieure tripartile; corolle papilionacée , dont la carène est comprimée , de la longueur des ailes qui sont presque auhsi grandes que l'étendard, lorsqu'il est étendu; ovaire renfermant quatre ovules, disposés sur un seul rang, surmonté d'un style ascendant et d'un stigmate simple ; légume pédicellé, linéaire, oblong, légèrement renflé et lisse intérieurement. Ce genre diffère si peu du C/wrizema, que Smith les a, peut-être avec raison, réunis ; car le fruit pédicellé dans l'un, et sessile ou presque sessile dans l'autre, en est la seule différence. Cependant De Candollc (Mémoires sur la famille des Légumineuses , p. 168) a indiqué trois types d'organisation , formant trois seclions dans le petit nombre d'espèces de Podolobium, lesquelles sont des sous- Arbrisseaux , tous indigènes de la Nouvelle-Hollande. La première section renferme les espèces à feuilles opposées et à lobes terminés en épi-

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nés. Elles ont le port des Chorizema; - niais elles s'en distinguent par leurs : feuilles opposées. A cette section ap- . partient le Podolobium trilobaturn, i Rob. Brown , loc. cit. , et Sims , Bot. Mag. , tab. 1477. De Candolle y : réunit une nouvelle espèce , rapportée par Sieber, et nommée P. stauro- . phyllum. La seconde section se dis- 1 tingue par ses feuilles opposées , mais 1 entières etnullement épineuses. Deux 1 espèces qui ont le port des Daviesia , 1 composent cette section ; ce sont les P. scandens ou Chorizema scandons, '■ Smith, Trans. Linn. , 9 , p- 253; et P. sericeum ou Chorizema sericeurn , . Smith, loc. cit. Ces Plantes ont la tige grimpante; les feuilles manies 1 d'une seule nervure longitudinale ;

des stipules subulées, très-petites, 1 et des fleurs disposées en grappes au sommet des rameaux. Enfin, la troi- ■ sième section comprend deux espèces qui ont les feuilles alternes, et qui ne sont placées dans le genre Podolobium que provisoirement ; car, malgré l'ovaire pédicellé et les feuilles alternes , elles ont de grands rap- : ports avec le genre Oxylobium. Ces Plantes sont : i° le Podolobium coriaceum , ou Chorizema coriaceum , Smith, loc. cit; a° le P. aciculare, De Candolle, espèce très-remarquable par ses feuilles linéaires , étroites , entières, épineuses au sommet, et surtout par son ovaire qui renferme douze à seize ovules. (G..N.)

* PODOLOBDS. bot. phan. Le genre proposé sous ce nom par Rafinesque, dans une Flore du Missouri inédite, mais pourtant citée par quelques auteurs , est le même que le •S/aw/ejadeNuttal. V. ce mot. (o..N.)

PODONÉRÉIDE. Podonereis.

ANNEL. Dénominatiou générique employée par Blainvillc , et appliquée à deux espèces d'Ànnclides assez mal connues, les Nereis punctata et corniculata de Linné. Cette dernière a été figurée par Millier (Zool. dan. , a ,tab. 52 , fig. 1-4.) (auu.)

PODOPHT HALME. Podophthalmus. ckust. Genre de l'ordre des Décu-

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podes , famille des Brachyurès, tribu des Arqués , établi par Lamarck , et ayant pour caractères : yeux portés sur des pédicules longs, linéaires, grêies, très-rapprochés à leur base; corps en forme de triangle renversé , court , mais très-large en devant et tronqué postérieurement ou à sa pointe , avec le chapeion étroit, incliné , et sur les côtés duquel s'insèrent les pédicules oculaires. Ce genre ne comprend que deux espèces; l'une {Podophthalrnus spinosus , Lamk., figuré par Latreille, Gen.

trust, et Ins. T. 1 , tab. 1 et 2 , f. 1 ) se trouve à l'Ile-de-France; l'autre est fossile; c'est le Podopk. Defrancéi décrit par Desmarest. (g.)

PODOPHÏHALMES. Podophthalma. crdst. Nom général sous lequel Leacli comprend tous les Crustacés dont les yeux sont portés sur des pédicules articulés et mobiles, ou les Crustacés pédiocles de Lamarck.

Cette division se compose des Crustacés décapodes et stomapodes de Latreille. (g.)

PODOPHYLLE. Podophyllum.

UOT. ru ax. Genre d'abord placé parmi les Renouculacées , mais qui est devenu le type d'une famille particulière , que le professeur De Candolle a nommée Podophyllées ( V, ce mot}. Ce genre offre les caractères suivans : calice de trois sépales caducs ; corolle de six à neuf pétales très-grands et imbriqués; élamiues de douze à vingt-quatre , disposées sur deux rangs et libres; ovaire à une seule loge, contenant un grand nombre d'ovules attachés à un seul trophosperme pariétal. Le stigmate est comme lamelleux, plusieurs fois replié sur lui-même et comme pelté.

Le fruit est une sorte de baie globuleuse , charnue, contenaul un grand nombre de graines attachées à un trophosperme pariétal , qui est devenu charnu , très-gros , et remplit presque toute la cavité du fruit. Ces graines , qui sont ovoïdes , offrent un tiès-pelit embryon dressé dans un endosperme charnu.

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Ce genre se compose de deux espèces , Podophyllum peltatum , L. , Lamk., IUustr., et V odophy Uum callicarpum , Rafl. Ce sont deux Plantes herbacées, vivaces , originaires de l'Amérique septentrionale. La première , qu'on voit assez souvent dans les jardins , a une racine acre et purgative , qui jouit des mêmes propriétés que celle du Jalap. LeP 'odophy llum diphyllum , L. , forme le genre Jeffersonia. (a. h.)

*PODOPIIYL LÉ ES . Podophylleœ.

bot. piian. Le professeur De Candollc ( Syst. nat. veget. , 2 , p. 5i ) a proposé d'établir sous ce nom une famille distincte , avant pour type le genre Podophyllum et le Jeffersonia , qui , ainsi que nous l'avon3 dit précédemment , n'en est qu'un démembrement. A ces deux genres , il a réuni les genres Cabomba et Hydropcltis. Mais , ainsi que nous l'avons dit à l'article CabombÉes , ces deux derniers genres sont évidemment monocotylédons, et ne nous paraissent avoir aucune sorte d'affinité avec le Podophyllum. Aussi le professeur De Candolle lui-même en avait- il formé une section à part, sous le nom d'Hydropeltidées. Quant au Podophyllum et au Jeffersonia, ainsi qu'un genre encore fort peu connu, nommé y/chlys , également réuni aux Podophyllées, ils ne nous paraissent pas suffisamment distincts des Papavéracées, et ainsi que nous l'avons déjà proposé dans la quatrième édition de nos Élémens de botanique , nous croyons qu'ils doivent être réunis à cette famille, dont ils se rapprochent et par le port et par la structure. de la Heur du fruit et de la graine. Ainsi , aux genres que nous avons précédemment éuumérés , en parlant de la famille des Papavéracées , on peut ajouter le Podophyllum et le Jeffersonia.

* PODOPS1DE. Podopsis. conçu .

Genre proposé par Lamarck dans son dernier ouvrage , pour quelques Coquilles que Bruguière confondit avec

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les Huîtres, quoiqu'elles aient cependant la forme des Spondyles. Ce genre , dont les caractères ont été mal exprimés par le savant que nous venons de citer, parce qu'il ne connaissait que des individus mal conservés ou en partie cachés par de la gangue, paraît être propre à la Craie. Ces Coquilles offrent le caractère d'être toujours fort minces , et de l'être beaucoup plus sous le crochet que vers le bord des valves; ce qui est l'inverse de toutes les autres , appartenant à l'ordre des Acéphales. Ainsi, un Podopside , dont le bord a à peine une ligne d'épaisseur, n'a tout au plus qu'un douzième de ligne au crochet. 11 faut savoir que ce crochet , si mince qu'on le trouve très-rarement entier, sert de point d'appui à toute la coquille, puisque c'est par lui qu'elle adhère aux corps sous marins. Il était fort difficile d'expliquer cette singulière anomalie , dont ce genre n'offre pas le seul exemple ; car presque toutes les Coquilles de la Craie la présentent également.

On pouvait raisonnablement l'attribuer à une organisation particulière des Animaux de ces Coquilles appartenant à une époque géologique différente de la nôtre; il était naturel de voir là une trace profonde de cette organisation. Ce fut. certainement d'après ces idées que le genre Podopside fut adopté; les personnes qui l'observèrent complètement , y furent d'autant plus portées, qu'il a un caractère qui ne se présente pas de la même manière dans d'autres enres : un grand espace triangulaire e la valve inférieure, placé sur le crochet, limité par la valve supérieure, et qui n'offre pour celle-ci aucun bord cardinal , reste constamment ouvert. Dans les individus bien conservés, les limites de cet espace sont formées par les bords libres et entiers des oreillettes latérales, semblables à celles des Spondyles. Comme il est extrêmement rare de trouver complète cette partie , on attribuait toujours à une cassure l'ouverture postérieure de la valve inférieure, à

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..tel point que, <lans les figures de 1 "Encyclopédie , le crochet de cette v valve est représenté avec du test dans C cet endroit , lorsqu'il est certain qu'il i ne peut y en avoir. Un dessinateur : malhabile a cru sans doute qu'il va- I lait mieux représenter un lest qu'il • supposait , que des cassures vérita- ! bles. Quoi qu'il eu soit , cette opinion de l'intégrité du sommet de la valve , inférieure prévalut. Défiance l'a ad- :mise, en adoptant dans sou entier I la phrase caractéristique de Lamarck ; i et sans la rectifier sur ce point, blainville ne mentionne pas l'ccàrtement qui existe entre les bords du crochet et l'ouverture qui en résulte. Cependant la place qu'il assigne à ce genre dans sa méthode , serait eu effet la conséquence de l'observation de ce caractère. Ce genre est compris daus la même famille que lesTérébratules, et il est mis en rapport avec les Facilite* ( V. ce mot) et le genre Dianchore, qui n'est qu'un double emploi des Podopsides. D'après ce que nous avons dit précédemment, on ne peut douter que ce dernier genre ne soit inutile, puisque ces caractères deviennent identiques. Le Dianchorc n'est autre chose que le Podopside , vu plus entier et plus complet.

Quelques observations toutes récentes que nous venons de faire sur les Podopsides , vont lever , nous l'espérons, les doutes et les difficultés dont ce genre et plusieurs autres sont entourés , et le faire rapporter à une organisation dont le type très-connu , ne présente aucune anomalie.

Plusieurs individus du Podopside tronqué nous ont été envoyés des environs de Tours par Dujardin , jeune géologue. Un de ces individus complet présentait, en partie recouverts d'uBe gangue assez tendre , les bords entiers de l'ouverture du crochet de la valve inférieure. Voulant nous assurer de leur iutégritc , nous enlevâmes avec une pointe très -aiguë la matière qui les couvrait. Ayant trouvé qu'en dedans elle était plus tendre et plus friable , nous avons entrepris de vider le cro-

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chet pour mieux juger de son peu d'épaisseur, bientôt du côté de la charnière , nous avons rencontré une matière plus dure, qui nous a offert des contours bien arrêtés. Nous pensâmes d'abord que c'était le moule d'une Coquille étrangère qui avait été introduite dans le Podopside au moment de son enfouissement , comme cela peut très- bien se concevoir ; mais à mesure que nous en découvrions de nouvelles parties, nous lui trouvions des rapports intimes avec le l'odopside, dont nous brisâmes le test pour nous assurer qu'il lui appartenait bien en efl'et. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que ce moule était entouré, enveloppé de toute part d'une couche de matière tendre, semblable à celle que nousavions trouvée daus le crochet ; mais ce qui a excité noire étonuement, c'est que ce moule n'est point eu rapport pour sa partie postérieure avec la forme extérieure et intérieure de la coquille , c'est qu'il reste entre elle et lui un espace vide qui est très-grand au crochet , et qui diminue insensiblement jusqu'aux bords des valves où il est nul.

Le moule porte des impressions qui lui sont propres; trois gros plis sur son bord cardinal indiquent qu'il existait une charnière puissante par ses moyens d'union ; une impression musculaire , unique , profonde , se voit à la face supérieur e et inférieure, quoique le test lui-même n'en présente aucune trace. De ce fait et de la manière bieu connue dont quelques Coquilles ou seulement certaines de leurs parties sont dissoutes dans la Craie ou dans d'autres couches plus anciennes , il en est résulté pour nous une opinion que nous croyons utile de développer. Pour le bien faire , il faut avoir sous les yeux un Spondyle vivant , comme étant le genre le plus voisin des Podopsides , s'il ne lui est identique. Nous remarquons que le Spondyle est formé de deux couches calcaires fort distinctes, l'une interne, blanche , la plus épaisse , très-épaisse surtout dans les crochets des valves, et s'amincissant vcis

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