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* POE. ois. Cook lepremierafiguré sous ce nom ( 2e voyag. T. 1 , p. 209 ) un Oiseau très-remarquable qui est le Pkiledon circinnatm des ornithologistes. Ce nom de Po'ê est taïlien , et signifie Pendeloque. Cook le donna auPhilédon parce que son cou présente en effet deux touffes blanches et frisées qui ornent agréablement cette partie. On conçoit alors combien le nom de Cincin/iatus au lieu de Circinnatus , qu'on trouve dans plusieurs ouvrages , est erroné. Le Philcdon Poë , aussi connu sous le nom de Merle à cravate frisée, est un Oiseau commun à la Nouvelle-Zélande, et il joue un grand rôle dans la Mythologie de ces peuples. Son vrai nom est Toui. (less.)
* POEANTIDES. min. Des commentateur» se sont donné la peine de rechercher ce que c'était que la Pierre désignée sous ce nom par le crédule compilateur romain , dont Buflbn voulut absolument faire un grand naturaliste. Pline rapporte (Lib. 55 , cap. 10) que les Pœantides sont des gemmes qui conçoivent , deviennent enceintes et accouchent à une époque déterminée. Loin d'élever ie moindre doute sur ce conte populaire qu'il adopte, Pline ajoute que les Pceantides ont conséquemment la propriété de faciliter l'accouchement des femmes enceintes, et qu'on en trouve en Macédoine près du tombeau de Tirésias. « De tels contes ne vaudraient pas la peine d'être répétés, » dit très-judicieusement l'auteur .de l'article PÉANTides ( pour Pceantides ) , dans le Dictionnaire de Levrault; cependant on les reproduit tous les jours , oa.
admire les ramas d'erreurs où l'antiquité les consacra , et Delaunay assure que les Pierres accoucheuses de Pline sont des Géodes d'Agate, (b.)
* POECILE. Pœcilus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Carnassiers , tribu des Carabiques , établi par Bonelli et adopté par Latreille (Fam. nat. duRègn. Anini.) Les ca-
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ratières queBonelli assigne à ce genre sont : antennes comprimées, plus épaisses à leur extrémité; mandibules munies de petites dents à leur base; palpes maxillaires extérieurs ayant leur quatrième article de la longueur du précédent; languette courte, un peu tronquée, ayant des soies terminales écartées ; labre tronqué , entier ou a peine échancré; corselet plus étroit à sa base , ayant deux stries de chaque côté, l'extérieure très-petite et oblitérée par des points enfoncés ; ailes quelquefois courtes. Ce geure comprend une vingtaine d'espèces. Celles qui peuvent être considérées comme les types sont : les Carabus cup'rem, lepidus , punctulatus et dimidiatus de Fabricius. (g.)
POECILIE. Poecilia. rois. Genre de la famille des Cyprins , dans l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux de la méthode de Cuvier , dont les caractères consistent en ce que les espèces dont il se compose ont les deux mâchoires aplaties horizontalement, peu fendues , garnies d'une rangée de petites dents très-nues; le dessus de la tête plat ; les opercules grands : trois rayons aux branchiosléges ; le corps peu allongé ; les ventrales peu reculées et une dorsale unique située au-dessus de l'anale. Ce sont, dit Cuvier, de petits Poissons des eaux douces de l'Amérique dont un, le Poecilia viuipara de Schneider , fait des petits vivans. Le Cobilis hetero— clitaàe. Linné , et X Hydrargire Swampine de Lacépède , appartiennent au genre dont il est question. (b.)
* POECILME. Pœcilma. ins. Genre de Charansouile. V. RnYNcnoFHOhes. (g.)
POECILOPES. Pœcilopa. crust.
Dans l'ouvrage sur le Règne Animal de Cuvier, nous avons désigué ainsi la première section de l'ordre desEntomostracés , classe des Crustacés.
Depuis (Fam. nat. du Règn. Anim. , p. 5o3) , nous avons formé , avec cette section , notre seconde division générale de la même classe, celle des Edentés. La bouche des Crustacés de
la première, celle des maxillaires, 'Se compose d'un labre, de deux mandibules, d'une languette , de deuv paires de mâchoires, et d'un certain nombre de pieds-mâchoires. Ces organes sont situés , comme d'ordinaire , en avant des pieds ambulatoires; mais les Crustacés édentés diffèrent beaucoup a cet égard. Ainsi que dans les Lunules, les mandibules et les mâchoires sont remplacées par un prolongement, hérissé de petites épines, du premier article des hanches des pieds ambulatoires , ou ceux du premier bouclier; le pharynx occupe la ligne médiane. Tantôt, ainsi que dans les Argules, les Gdiges et auiresCrustacés suceurs, un suçoir, soit saillant et en forme de bec, soit caché , compose la bouche. De part et d'autre , les antennes sont toujours très-courtes et les intermédiaires fout souvent l'office de pinces , caractère qui rapproche ces Animaux des Arachnides. Jurine fils , dans son beau Mémoire sur l'Argule foliacé , avait indiqué , avant nous, ces divisions générales des Crustacés. Les Pœcilopes sont tous pourvus <l'un test horizontal en forme de bouclier , d'une ou de deux pièces , de deux yeux au moins , mais souvent peu sensibles, et de deux sortes de pieds , les uns préhenseurs et les autres natatoires et branchiaux. Telle est l'origine du nom de Pœcilopes {pieds divers) que nous avons d'abord donné à cette section. Si l'on excepte les Limules , ces Crustacés sont tous parasites. Ils composent deux ordres , celui des Xiphosures et celui des Siphonostomes.
F~. ces articles. (lat.)
* POECILOPTÈRE. Pœciloptera.
ins. Genre de l'ordre des Hémiptères , section des Homoptères , famille des Cicadaires , tribu des Fulgorellcs, établi par Gerinar (Magas. entomol. , Bullet. 1818;, et auquel il donne pour caractères : lête obtuse à sa partie antérieure ; front presque ovale, iebonlé sur les côtés , sa base occupant le verlex, son extrémité ayant une impression transversale ; chaperon
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«Haché à l'extrémité dn front, conique , subulé à son extrémité ; labre recouvert; rostre à peu près de la longueur delà moitié du corps ; yeux globuleux , pédiculéseu dessus ; point d'yeux lisses ; antennes éloignées des veux, courtes; leur premier article menu , cylindrique ; le second obeonique , concave à son extrémité , portant une soie qui est épaisse à sa base. Ce genre a élé détaché du genre Flatta de Eabricius, L'espèce qui peut en être considérée comme le type, est la Flatta plialenoides de cet auteur. (g.J
POEK.ILOPTÈRE. Poekiloptera.
INS. Nom sous lequel Latreille avait distingué un petit genre de l'ordre des Hémiptères que Fabricius a désigné sous le nom de Flatte. V. ce mot. (aud.)
* POÉNAMMOU. min. Ce mot , chez les naturels de la Nouvelle-Zélande , est appliqué au Jade d'une rare beauté , qui sert à fabriquer leurs A 'louas (dieux , idoles) et leurs patous-patous (haches et casse-têtes).
Le nom de Tawaï Poénammou que
orte l'île méridionale , siguific l'île u Poisson qui produit le Jade vert.
Les Nouveaux-Zélandais , habitant une terre sur laquelle existent de nombreux volcans, ont adopté, dans leur Mythologie , que le Jade était le squelette d'un grand Poisson , la Baleine , qui se durcissait dans le sein de la terre, et était vomi à la surface par les volcans. (less.)
POEPIIAGUS. mam. (OElien.) Syn. d'Yack , espèce de Bœuf. Pr. ce mot. (b.)
* POESK.OP. mam. Espèce du génie Baleine. V. ce mot. (b.)
* POGGE. rois (Pennant.) Syn.
de Cottiiscalapliractus. /"'.Cotte, (b.)
POGON.VTI1E. Pugonathus. pois.
Le genre formé par Lacépède , d'après un dessin de feu Commerson , pour un Poisson que ce dernier avait vu pêcher dans le fleuve de la Plata , n'a point élé adopté par Cuvier, qui regarde l'une de ces espèces comme
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appai tenant aux Ombrincs, sousgenre deSciènes. V . ce mol. (it.)
POGON A T H EB.UM . bot. phan.
Palisot de Beauvois (Agrostograpbie, p. 56 , tab. ii , fig. 7) a établi sous ce nom un genre de la famille des Graminées qui a pour type le Perotis polystachya de Willdenow et Persoon,ou Saccharum paniceum de Lamarck. R. Brown avait déjà indiqué la formation de ce genre dans son Prodromus florœ Noi-œ-Hollandiœ , p. 172 et ao4 , eu lui associant , avec doute ,W-1 nd 'ropogon crinitas deThunberg. Il le considérait comme tiè3voisin du genre Imperata , fondé sur le Saccharum cylindricum , dont il dillère par ses fleurs arislées, son unique étaniine , et le défaut de valve intérieure de la glume dans la fleur hermaphrodite. Sans citer en aucune manière les observations de Brown , Palisol-Beauvois caractérise aiusi son génie Pogonatherum : chaume raniCLix ; lleuis déposées en épis simples ; lépicène (glume , Bcauv.) velue à la base , à deux valves, l'inférieure mutique, la supérieure surmontée d'une scie très-longue. La (leur inférieure est neutre, à glumes membraneuses , muliques. La fleur supérieure est hermaphrodite, à glume inférieure arislée sur le dos; st\le bipartite; stigmates en goupillon. Le Pogonathci um paniceurn croît dans l'Inde orientale. (o..n.)
POGON ATUM. bot.crypt. {Mousses.) Palisot de Beauvois avait séparé fous ce nom générique les espèces de Polytrics qui sont dépourvues d'apophyse à la base de l'unie, et qu'il considérait comme n'ayant pas de perichœtiuni autour de leur pédicelle; ce genre qui comprenait tous les Polytrics à urne cyhndroïde ou hémisphérique, u'a pas élé adopté.
r. POLYTIUC. (AD. B.)
POGONIA. bot. piiAN. Jussieu avait établi sous ce nom un genre dans la famille des Orchidées , ayant pour type les Arcthusa ophioglossoides et Ai: ciliaris. Ce genre , qui n'avait point été adopté d'abord , a élé
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rétabli comme distinct par R. Brown et Lindley. Voici ses caractères : le calice est étalé ; les trois divisions externes et les deux intérieures sont entièrement libres et non glanduleuses ; le labelle est sessile, concave , marqué d'une crête souvent ciliée. Le yjollen est farinacé. Robert Brown rapporte de plus, à ce genre, l ' Aretkusa divaricata. Le genre Pogonia , ainsi caractérisé , diffère des Arethusa , par sou labelle sessile, ses divisions calicinales distinctes et non soudées entre elles ; son pollen farineux et non formé de grains solides.
Andrews avait , également établi un autre genre Pogonia que Ventenat a nommé Andrewsia, mais que R. Brown croit devoir réunir à son genre Myoporum. (a. r.)
POGONIAS. ois. Nom scientifique du genre Barbican. (b.)
POGONIAS. pois. Genre d'Acantboptérygieus de la famille des Percoïdes , très-voisin des Sciènes , ayant comme elles le museau obtus , les os de la tête caverneux , les opercules écailleux , mais sans dentelures. Leurs dents sont en velours ; il y a des pores sous la mâchoire inférieure , la partie épineuse de la dorsale est séparée jusqu'à la base molle; le caractère particulier des Pogonias consiste en de nombreux barbillons , petits , adhérens sous la mâchoire inférieure , et rapprochés surtout sous la symphise. Cuvier en cite deux espèces , savoir : le Sciœna gigas de Mitchild , et le Labrus grunniens du même auteur , qui est le Pogonias fasce de Lacépède (T. n , pl.
26 , fig. 2). Ce dernier a quatre bandes transversales, étroites, et d'une couleur très-vive de chaque côté du corps; il se trouve en abondance dans la baie de Gharleslown où il est recherché à cause de l'excellence de sa chair. (B-)
* POGONOCÈRE. Pogonocerus.
INS. Nom donné par Fischer à un genre de Coléoptères auquel La treille avait déjà assigné celui de Dendroïdc.
ce mot. (G'-
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* POGONOCHÈRE. Pogonocherus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères , famille des Longicornes, tribu des Lamiaires , mentionné par Latreille (Fam. nat. du règn. Anim.), et dont les caractères nous sont inconnus.
POGONOPHORE. Pogonophorus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères , Famille des Carnassiers , tribu des Carabiques, division des Abdominaux de Latreille , établi par Frœlich sous le nom de Leistus que Latreille lui a restitué dans ses Familles naturelles du Règne Animal , et ayant pour caractères : corps aplati, ailé; tête ayant un cou distinct ; yeux saillans ; antennes sétacées , grêles, écartées à leur base , de onze articles , le premier allongé ; labre coriace transversal ; mandibules courtes , larges , très-dilatées à leur base, pointues à l'extrémité; mâchoires très-velues, terminées en pointe aiguë et arquée; leur base extérieure munie d'un rang d'épines parallèles très-apparentes; palpes extérieurs avancés , allongés , leur dernier article long et conique ; lèvre étroite, très-allongée, avancée, triépineuse à son extrémité supérieure; corselet court, cordiforme; élytres entières; pâtes longues , peu fortes ; jainbesantérieuressanséchaucrure ; tarses menus, filiformes; les quatre premiers articles des antérieurs aplatis et larges dans les mâles. Ce genre se distingue de tous ceux de la division des Abdominaux, dans laquelle Latreille l'a placé , parce qu'aucun de ces genres n'a la base extérieure des mâchoires munie d'un rang d'épines parallèles très-apparentes ; il se compose de huit espèces presque toutes de la même grandeur, et toutes propres à l'Europe. Celle qui est la plus anciennement connue et qui sert de type au genre, est le Pogonophoms cœrulcus de Latreille ; Carabus spinibarbis , Fabr. , Oliv. T.
ni , p. 67 , tab. ô , fig. 22 , a , b , c ; Manticora pallipes , Pauz. ; Listus cœrulcus , Clairv. T. i, p. i48 , pl.
POU
: a3, fig. A, a. On le trouve aux enviions de Paris , sous les pierres, (g.)
* POGONOPODES. Pogonopoda.
t conçu. Dans sa Classification con-
chyliologique , Gray a nomme ainsi hé cinquième ordre des Conchifères.
Ce groupe comprend les trois genres Arca, Mytilus , Avicula. V. ces i mois ainsi que AucacÉs et Mytila- ( ces. (d..h.)
POGOSTEMON. dot. than. Genre (le la famille des Labiées, et de la I Didynamie Gymnospermie, L., élai bli par Desfonlaincs (Mém. du Mus., I vol. a, p. i54) qui lui a imposé les
• Caractères suivans : calice lubuleux , ■ entouré de bractées , à cinq dents i égales. Corolle renversée ; la lèvre - supérieure à trois lobes entiers, ari rondis au sommet ; la lèvre inférieure j plus courte , entière et aplatie. Quatre i étamines distinctes ,didynames , plus , longues que la corolle, à filets abaissés , ornés de barbes ou papilles traus-
i versales. Style de la longueur des étamines , surmonté de deux stig-
• mates. Quatre ovaires renfermant autant de graines. Ce genre a de l'affinité avec l'Hyssopc , mais il se distingue facilement par sa corolle renversée , par la structure de la lèvre
• supérieure, et par les filets de ses étamines qui sont barbus. Le Pogoslernon plectranthuides , Desf. , loc. cil. , tab. 6, est un petit Arbuste à feuilles ovales , pétiolées , dentées inégale-
• ment et pubescentes; à fleurs de couleur blaucbe disposées en épis courts.
1 Cette Plante est cultivée depuis plusieurs années dans les serres ebaudes du Jardin du Roi à Paris. On ignore son lieu natal. (g..n.)
* POULAIN A . bot. than. Le genre proposé sous ce nom par Nées et Marti us est identique avec le Langsdorjia de Leandro et le Macqueria de Commerson. Selon Adr. De Jussieu (Mém. sur les Rutacées et Znnlhoxylces, p. 122), ce genre ne peut être séparé des Zanthoxylum ; il renferme les espèces à cinq pétales, à cinq étamines et à un seul ovaire. V. Zan-
THOXYLE. (G..N.)
POI ni
POI1LIA. bot. crypt. {Mousses.) Hedwig avait séparé sous ce nom quelques espèces de Bryum , que beaucoup de muscologistes modernes persistent à laisser dans ce genre. Au contraire, Bridel multipliant les genres sans une étude suffisante des caractères et de leur valeur, a formé deux nouveaux genres aux dépens des Pohlia , les Hemisynapsium et les Cladodium , genres du reste fort peu connus, mais dont le premier est fondé sur deux espèces de Mousses de l'île Melville, rapportées par R.
Brown au genre Pohlia, et lesecoud sur une Plante du même lieu classé par ce savant botaniste parmi les Bjyum.
Quant au genre Pohlia lui-même, il diffère à peine des Bryum ; sou péristome intérieur, membraneux, est à seize dents sans filamens intermédiaires, seul caractère qui dislingue ce genre des Bryum ; les auleuts allemands qui l'adoptent en out admis plus de quinze espèces, mais dont plusieurs sont très-douteuses, (ad. b.)
* POI. ois. Certains voyageurs citent sous ce nom de pays un Oiseau de proie des côtes de Guinée qui se nourrit d'Ecrevisses ou autres Crustacés. On ne sait encore à quel genre le rapporter, y. Poé. (b.)
POIGNARDS, rois. Nom vulgaire des Brochets d'âge moyen. V. Esoce.
* POIKEN et MANNALAI. Noms de pays du Clupea sinensis , espèce du genre Clupe. V. ce mot. (b.)
POIKILIS. ois. Le Chardonneret dans l'antiquité. (u.)
POIL DE LOUP. bot. phan. Plusieurs Graminées touffues à feuilles capillaires rigides , telles que le Festuca ouina, et le Poa rigida , ont reçu vulgairement ce nom. (b.)
POIL DE NACRE, conçu. Le byssus des Pinnes marines sur quelques rivages. {B-J
POILS. zooi>. et bot. Ce sont des organes extérieurs et accessoires destinés à recouvrir en tout ou en partie
l'enveloppe externe des Animaux des classes supérieures. Les Poils semblent donc être un caractère particulier des Mammifères, eu exceptant toutefois les Cétacés. Bien que différant peut-être, par leur manière de se développer , des plumes qui remplissent les mêmes fonctions des Animaux de la seconde classe ou les Oiseaux, les Poils varient singulièrement , soit dans leur distribution , soit dans leurs formes. Ils sont le résultat d'un organe folliculaire placé sous l'épiderme et dans lequel est versée la matière qui concourt à les former. Cet organe folliculaire , qu'on a nommé crypte ou organe producteur , est une poche fibreuse ouverte à ses deux extrémités. Dans sa partie inférieure se rend l'extrémité des nerfs et des vaisseaux ; par l'ouverture supérieure sort le Poil, résultat d'une sécrétion du crypte qui tapisse en dedans une membrane vasculaire chargée de sécréter un tluide qui remplit les parois de sa cavité. De cet organe folliculaire naissent donc les Foils ; mais ceux-ci sont formés de deux parties fort distinctes , et dont la réunion a été nommée par Blainville phanère. Le bulbe des Poils est le plus ordinairement placé sous le derme ; il est formé d'une enveloppe fibreuse extérieure, également percée de deux trous , d'une enveloppe vasculaire moyenne , etenfin d'une membrane mince appartenant au système nerveux , et que remplit une matière pulpeuse; des vaisseaux et des nerfs s'introduisent à la base du bulbe. Le phanère alimente donc le bulbe , et le bulbe à son tour concourt à l'accroissement de la partie morte que nous nommons Poil , et qui est toujours placée à l'extérieur du corps.
L'opinion la plus générale sur l'accroissement' des Poils est que le bulbe sécrète sa matière pileuse sous forme de petits mamelons plus ou moins coniques , et que ces petits cônes sont successivement repousses de l'organe producteur au fur et à mesure que de nouveaux cônes produits viennent s'interposer entre eux et
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l'organe qui leur a donné naissance; plus le bulbe produit de ces petits cônes , plus l'allongement du poil est considérable. Tel est du moins ce qui se passe pour les Poils simples , mais on conçoit qu'il peut en être un peu différemment pour ceux qu'on nomme Poils composés, tels que les espèces du Porc-Epic , par exemple , dont l'intérieur est creusé par un centre médullaire.
L'organisation des Poils présente particulièrement deux types très-distincts avec des variétés infinies dans chacun d'eux. Dans le premier , le Poil se compose d'une matière dure , consistante, tenace à l'extérieur, et blanche , spongieuseetmolleàl'inlérieur. Cette structure deToils que nous nommons Piquans affecte des formes très-variables. Le second type comprend les Poils les plus communs et les plus ordinaires qui sont formés d'une seule substance, agglutinant des filamens très-ténus et peu visibles. Peut-être devrait-on établir un troisième ordre de Poils qui comprendrait les filamens cutanés agglutinés par une matière tenace , qui les transforme en écailles minces et solides, telles que celles des Pangolins. On pourrait leur réunir probablement ies écailles imparfaites et de nature probablement pileuse, qui recouvrent l'épiderme des Cétacés.
Il serait sans doute trop long de passer en revue toutes les modifications qu'affectent les Poils ; ils présentent mille nuances entre la souplesse et le moelleux de la soie , et la rigidité cassante d'une bourre grossière. Ils ont aussi reçu divers noms suivant les parties qu'ils revêtent.
Dans l'Hoiuine , par exemple , ou nomme cheveux, ceux qui recouvrent la tête ; sourcils, ceux qui sont implantés dans l'arcade du front; cils , ceux qui bordent les paupières ; barbe, ceux qui couvrent le menton ; et Poils, ceux des autres parties du corps. Les premiers sont généralement longs et communément droits ; les derniers sont généralement courts, crispés , tortillés sur eux-mêmes , ii-
roi
..gidcs et secs. Chez quelques Animaux ils ont aussi reçu des noms ap- ! propriés aux régions du corps qu'ils ooecupent : sur le cou du Cheval ils se i nomment crins, et forment la crii ni ère; ils constituent la laine , au contraire , lorsqu'ils sont très-fins , très- ( contournes sur eux-mêmes , et qu'ils : sont hérissés d'une infiuité de peiites (pointes; c'est de la bourre lorsque, idoux, soyeux, ils forment sur la ipeau une couebe épaisse cachée pailles lougs Poils secs extérieurs. Enfin, I lorsque les Poils ont nue certaine i rigidité unie à de la flexibilité , ou les nomme soies. On a conservé le aoiiv i de moustaches aux Poils qui nais- : sent sur le rebord des lèvres d'un l grand nombre d'Animaux , et celui de brosses à des réunions de soies courtes et coides qui occupent la partie extérieure de.-> membres de plusieurs Cerfs cl Antilopes. Los pinceaux sont des touffes de Poils qui caractérisent cei tains genres de Rongeurs. La réunion de tous les Poils forme la fourrure, et la couleur qu'elle affecte eu est le pelage. Quant aux formes propres aux Poils, elles varient dans beaucoup de genres; un grand nombre de Rongeurs ont des piquans; quelques espèces ont des Poils annelés ; ils sont coniques, fus i formes , llexueux, aplatis, moniliformes , vésiculcux, etc., chez uu grand nombre d'autres.
Les Poils sont implantés ou profondément, ou d'une manière superficielle. Dans le premier cas , ils sont persistans, dans le second ils se renouvellent avec la même facilité qui les fait tomber. Quelques piquans sont implantés sous le derme et maintenus par un élargissement de la base.
lia direction qu'ils affectent mérite aussi d'être indiquée. On dit que les Poils sont droits quand ils sont implantes perpendiculairement à la peau; couchés ou lisses quaud ils reposent horizontalement sur celle partie; rebroussés , etc.
Tous les Animaux ne présentent point la même quantité de Poils ; les uns ont des fourrures très-épaisses,