‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 35 sur 274 · TOME xiv · texte numérisé non relu

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et les Pachydermes, par exemple, ont la peau presque nue ; mais la distribution des Poils sur les diverses parties du corps, est loin d'être la même; les parties internes et inférieures des membres en sont généralement privées. Les Poils ne présentent point les vives couleurs qui sout propres à la majeure partie des plumes; leurs teintes sont en général ternes, et on ne connaît qu'un seul Animal ( la Taupe dorée) dont les Poils aient les reflels métalliques. En général les couleurs propres aux Poils sont celles du rouge cl de ses teintes mélangées jusqu'au jaune vif, et du noir profond jusqu'au blanc pur, ayant pour intermédiaire les teintes brunes , grises, cendn.es et blanchâtres. L influence du climat semble toutefois se faire sentir pour un grand nombre d Animaux du Nord , cl une maladie particulière nommée albinisme affecte souvent des espèces à pelage noir par exemple , elqui deviennent ain>i toutes blanches. Certains Poils sont annelés par plusieurs sortes de couleurs, et ceux du jeune âge fréquemment ne ressemblent point à ivux des individus adultes. Cette modification particulière, dans la couleur des Poils, est connue sous le nom de livrée. On a remarqué qu'on pourrait se servir de la couleur du pelage et de sa nature, comme d'un caractère général fort utile. Les familles les plus naturelles présentent en effet bien peu de dissemblance à ce sujet.

Les chimistes ont reconnu que les cheveux étaient formés d'une grande quantité demucus , d'unepetitequautité d'huile blanche concrète , de beaucoup d'huile noire verdâtre , de Fer , de quelques atomes d'oxide de Manganèse , de phosphate de Chaux d'une très-petite quautité de carbonate de Chaux, de Silice et de beaucoup de Soufre. L'huile noire verdâtre qu'on rencontre dans les cheveux rouges a une plus grande proportion d'oxide de Fer. Vauuueliu a attribué la décoloration des Poils par la vieillesse à l'interruption de la sécrétion

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de la matière colorante; ne pourrailou pas attribuer à la même cause le phénomène que présentent les Animaux du JNord , de blanchir chaque hiver aux époques des grands froids qui doivent imprimer sur la peau une atonie assez profonde pour interrompre la sécrétion du tluide nourricier du bulbe? Une matière buileuse entretient la souplesse des Poils; mais c'est principalement chez les Animaux destinés à séjournei dans l'eau que celte sécrétion , qui sert à la garantir des longues macérations , est plus abondante.

Les Poils sont aussi sujets à une sorte de mue. Ils tombent chaque année chez plusieurs Animaux , et cela lient à ce qu'ayant usé la somme d'énergie vilale du bulbe, celui-ci ne fournissant plus de matière nouvelle , les Poils sont forcés de se raccornir à leur base , et ils se détachent alors pour être remplacés par le produit de la nouvelle sécrétion. Cette époque coïncide avec celle du rut et la précède.

Obligé de nous restreindre dans cet article , nous n'avons fait qu'effleurer uu sujet qui eût demandé de grands développernens , et l'on voudra bien consulter les articles Mammifère, Homme , Orang et Système pileux. (less.)

Dans les Végétaux , les Poils peuvent exister sur toules leurs parties , soit sur celles qui sont exposées à l'action de l'air et de la lumière, soit sur celles qui, comme la racine , sont soustraites à l'action de ces agens. Aussi est-il peu de Plantes qui en soient entièrement dépourvues. Cependant on les observe plus fréquemment sur celles qui sont le plus immédiatementexposées à l'air et à la lumière, sur celles

3ui vivent dans les lieux secs et aries , tandis qu'ils manquent plus ou moins complètement sur les Végétaux abrités , et surtout sur ceux qui sont étiolés. La forme , la nalure de la disposition générale des Poils sont très-variables. Il y a des Poils qui

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sont constamment simples , d'autres qui sont ramifiés. Mais parmi ceuxci , les uns sont bifides , irilides ou mullilidcs seulemenl à leur sommet; les autres sont ramifiés dès leur base. En général les Poils sont plus oa moins subulés et perpendiculaires sur la partie ou ils naissent quelquefois ils sont en navette ; c'est-à-dire placés horizontalemeni et attachés par le milieu de leur longueur. D'autres Poils, au lieu d'être filiformes , sont pl us ou moins planes , et servent ainsi depassagedes Poils aux écailles.

Dans ce cas ils semblent formés d'un grand nombre de Poils étalés en étoile et soudés ensemble par leurs côtes.

Quelquefois ces organes sont implantés sur une glande ou en portent une à leur sommet. Dans le premier cas ils sont ou les canaux excréteurs de cette glande, qui est toujours placée sous l'épidcrme, et qui le plus généralement sécrète une bumeur acre et corrosive , comme on le remarque dans les Orties, les Malpighia , etc. , ou bien ils sont un simple prolongement du tissu de la glande. Les Poils glandulifères à leur sommet se renia rquent dans beaucoup de Ru lacées , comme la Fraxinelle , plusieurs Diosma , etc. Les Poils varient beaucoup quant à leur longueur , quelques-uns étant excessivement courts et à peine visibles , d'autres au contraire étant longs quelquefois de plus d'un pouce comme dans Y Hieracium eriophorum. Il y en a qui sont doux et soyeux , d'autres qui sont roides ou laineux et frisés.

La structure anatomique des Poils est en général assez simple ; ils sont creux et paraissent être un prolongement d'une des cellules de l'épi— derme. Mais certains Poils présentent de distance en distance des cloisons , et sont formés de plusieurs cellules ajoutées bout à bout. D'autres fois enfin les Poils forment un canal simple et non interrompu; c'est ce qu'on remarque dans tous ceux qui sont les canaux excréteurs des glandes sur lesquelles ils sont placés.

Quant aux usages des Poils, ils sont

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assez variés. Ainsi généralement ces •organes doivent être considérés com- :imedes moyens de proteclion des or- ^ganes qu'ils recouvrent. Ils servent <à les défendre contre l'action trop i immédiate de l'air et de la lumière. )Mais dans quelques circonstances ils (paraissent en quelque sorte destinés iià augmenter la surface absorbante ide la Plante, comme par exemple , i lorsque celle-ci vit dans un terrain I sec et aride ou ses racines ne peuvent | puiser dans le sein de la terre tous les i matériaux nécessaires à sa nutrition.

La disposition générale des Poils i ou la pubescence offre de très-grani des différences suivant la nature , l'abondance , la position de ceux-ci. V-

Pt7BESCENCE. (A. R.)

* POINCIA. bot. phan. (Necker.) Syn. de Poinciane. A', ce mot.

POINCIANE. Poinciana. bot.

phan. Genre de la famille des Légumineuses , tribu des Caesalpiuées et de la Décandrie Monogynie , L. , établi par Linné et ainsi caractérisé par De Candolle {Prodrom. System. vegel. natur. , a , p. 483 ) : calice à cinq sépales inégaux, réunis parla base en une capsule presque persistante , l'inférieur grand et concave; corolle à cinq pétales stipités, le supérieur de forme différente des autres; dix étaniines très-longues, toutes fertiles , à filets bérissés à la base; style trèslong; légume plan, comprimé, bivalve , à plusieurs loges séparées par des isthmes spongieux ; graines obovées , comprimées , couvertes d'une endoplèvre qui devient gélatineuse dans l'eau, pourvues de cotylédons plans et d'une plumule ovale. Ce genre est tellement rapproché des Cœsalpinia que plusieurs autéurs n'ont pas hésité a les confondre. Ils ne diffèrent eu effet que par deux caractères fort légers, savoir : i° les étainines sont à peine plus longues que la corolle dans les Cœsalpinia , et beaucoup plus longues qu'elle dans le Poinciana ; 2" dans le premier de ces genres, les gousses ne sont pas divisées intérieurement en fausses loges par des

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doison6 spongieuses comme dans le second.

En conservant le genre Poinciana avec ces faibles caractères, on n'y compte que trois espèces qui croissent dans les climats chauds du globe, aux Aulilles, dans l'Amérique méridiouale, et dans l'Inde-Orientaie. Ce sont des Arbres ou des Arbrisseaux très-élégans , pourvus ou dépourvus d'aiguillons, à feuilles bipinnées • sans impaire, et à fleurs réunies en panicules corymbiformes.

La plus remarquable de ces Plantes , celle qui doit être considérée comme type du genre , est le Poinciana pulckeriima , L. , Arbrisseau d'un très-bel aspect, remarquable par la beauté de ses fleurs disposées en épi lâche, terminal, et d'où sort un faisceau île longues élamines courbées. Cette Plante croît naturellement dans les deux Indes. On s'en sert aux Antilles pour former des ha ics qui fixent les limites des possession;.. A la Jamaïque , on lui donne le nom de Séné , parce qu'on emploie ses feuilles comme purgatif à la place du Séné. Son bois peut être utilisé en teinture, comme celui des Cœsalpinia. Cet Arbrisseau porte les noms vulgaires de Fleur de Paon , Feur de Paradis, Haie fleurie, OEillet d'Espagne. (G..N.)

POINCILLADE. bot. phan. Nom francisé du genre Poinciana de Linné. On l'a aussi faussement appliqué à Y jî de nant liera du même auteur. V.

ces mots. (g..n.)

POINÇON. molIj. Nom vulgaire et marchand du Buccinum Pugio, L., qui paraît être la même Coquille que le Terebra strigi llata de Lamarck.

POINT DE HONGRIE, ins.moll.

Un Lépidoptère du genre Hespérie , le Fossoyeur du genre Nécrophore, le Cyprœa fragilis , la f^enus costrensis , et le Trockus Iris, ont reçu ce nom vulgaire. (b.)

POINTERELLE. ms. On donne ce nom , dans certains cantons septentrion'aux de la France, aux Iu-

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.sectes qui mangent les bourgeons des Arbres; (b.)

POINTES D'OURSINS, échin.

Ce nom se donne à <lc (icl ilcs baguettes plus ou moins allongées et de formes assez variables qui garnissent le debors des Oursins et leur servent de moyens de progression et de défense tout à la fois. Ce nom s'applique tout aussi bien à celles que l'on trouve fossiles. Quelques-unes ont des formes i i ès-singulièrës, et il est forl difficile d'expliquer leur production e!

leur accroissement. Il y a quelques années qu'un savant minéralogiste prétendit que les Bélemnites étaient des l'ointes d'Oursins. Il était difficile de soutenir cette opinion devant des faits aussi concluans que ceux qui existent sur ce genre. Celte question a été traitée à l'article Bélemnite auquel nous renvoyons ainsi qu'à Oursin. (d..h.)

* POINTILLÉ, poia. (Lacépèdc.) Espèce du genre Ostracion. On a aussi appelé <ic même une Blcnnie et la Roussette du genre Squale. (B.)

POINTILLAGE BLANC, moll.

Nom vulgaire et marchand du Cyprœaœrosa. (b.)

POIRE, moll. Nom vulgaire et marchand du Foluta Pirum , L. , qui est une Tui binellede Lamarck et du Conus hullalus. On a aussi appelé Poire d'Agathe , le Murex Tuiipa , et Poire sèche , le Murex Pirum qui est une Pyrule. F. ce mot. (b.)

POIRE, bot. m an. Le fruit du Poirier. On a encore appelé Poire d'Acajou, le fruit du Cassuvium ; Poire d'Anchois , le fruit du Grias ; Poire de bachelier , une Morellc ; Poire de terre, le Topinambour; Poire de vallée, la Bardane, etc.

fB.)

POIREAU ou PORREAU. bot.

r-HAN. Ailium Poirum. Espèce du genre Ail. V. ce mot. (il)

POIIŒE. lot. niAN. Espèce du genre Bette. V. ce mot. ^d.)

POIRETIK. Poirctia. bot. mjan.

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Plusieurs genres ont été dédiés à Poiret, continuateur de la botanique dans l'Encyclopédie par ordre de matières; mais ces genres homonymes sont tous des doubles emplois de genres précédemment établis , à l'exception d'un seul dont nous parlerons plus bas , et qui a été conservé par De Candolle. Le Poirctia île Cavanilles est le Sprengèlia de Smith et R. Brown. Celui de Gmeliu est Y Houstonia de Linné. Celui de Smith est {'Hovea de R. Brown. Enfin , Ventenat (Choix de Plantes, lab.

4l>) a établi sous le nom de Poirctia un genre de Légumineuses qui a été encore désigné sous celui de Turpinia par l'ersoon. C'est de ce dernier genre qu'il sera question dans cet article. Il offre les caractères essentiels sûivans : calice campanule, bilobé; la lèvre supérieure presque bidentée, l'inférieure courte , à trois dents. Corolle dont l'étendard est orbiculé , cchancré , repoussé par la carène et réfléchi en arrière , les ailes très-ouvertes. Etamines au nombre de huit à dix , réunies en un seul tube fendu supérieurement. Stigmate capiié. Légume composé de trois à quatre articles comprimés, monospei mes , se séparant les uus acs autres à la maturité , et tronqués à angles droits.

Ce genre fait partie de la tribu des Hédysarées de De Candolle. Il renferme trois espèces , savoir: i° Poirelia scandens , Vent., ioc.cit.; P.

punclata , Desv. , Journ. Bot. , 5 , p.

122, tab. 5 , fig. 17; Glycine, Lamk., Illustr. , lab. 609, fig. 2. Espèce qui croit à Saint-Domingue et dans l'Amérique méridionale près de Caraccas ; 20 P. psoraluides, De Cand. , ou Psoralea tetraphylla, Poiret. Commersou a trouvé cette Plante au pied des montagnes , dans les environs de Montevideo; 3" P. latisiliquosa , Desv. , loc. cit.; Hedysariirn latisiliquosum, Juss. et Poiret. Cette espèce, qui forme peut-être le type d'un genre particulier, croît dans le Pérou.

Ces Plantes sont des Arbustes grimpans qui ont le port des Glycines.

Leurs feuilles sont à deux paires de

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; folioles, accompagnées de stipules

■ distinctes du pétiole. Les fleurs glau- ..ilulciises , ponctuées, sont disposées cco grappes courtes et axillaircs.

POIRIER. Pyrus. bot. ph*N. Les IPoiriers ibrincut dans la famille des IRosacées et clans l'Icosandrie Pen lagynnie, un geure déjà dis lingue par les Ibotanistcs anciens. Cependant Linné ccrut devoir réunir eu un seul genre (qu'il nomma Pyrus , non-seulement Iles Poiriers proprement dits, mais (encore les Pommiers et les Goignasisiers. Mais la plupart des botanistes : modernes , lout en reconnaissant l'exitiême analogie qui existe entre ces i trois groupes d'Arbres fruitiers , en i ont fait autant de genres séparés auxl quels ils ont douné les noms de Py- • rus, Malus et Cydonïa. Dans son (excellent travail sur la tribu des Poi macées , John Lindley rétablit le genirc Pyrus tel que Linné l'avait cir-

■ conscrit, et il y joint de plus le genre Sorùus , qui n'en diflêre par aucun

'Caractère important. Sans contester . l'exactitude de ces rapprochemens , lions ne nous occuperons ici que des Poiriers proprement dits. Ce sont des . Arbres quelquefois très-élevés , portant des feuilles simples, alternes et dentées, munies de deux, stipules à leur base; les (leurs sont souvent assez grandes , réunies en bouquets à l'extrémité des rameaux. Le calice est monosépale ; son tube est urcéolé; son limbe évase et à cinq divisions; la corolle est formée de cinq pétales étalés , et les étamiucs , qui sont nombreuses, sont insérées , ainsi que la corolle , au haut d'un disque pariétal qui tapisse le tube cal veinai. Les ovaires, au nombre de trois à cinq, sont placés dans le tube du calice , dressés et soudés avec Lui par leur côté externe , et entre eux par leurs côtés. Chaque ovaire contient deux ovules dressés. Les styles sont longs , grêles, distincts, terminés chacun par un petit stigmate simple. Le fruit est une mélonidc ordinairement pyriforme.

Les espèces de ce genre , limite

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ainsi que nous l'avons fait, ne sont pas très-nombreuses. Indépendamment du Poirier commun , dont nous parlerons tout à l'heure, on cultive encore dans les jardins le Poirier à feuilles de saule, Pyrus salicifulra, L. , qui est originaire de Sibérie et du midi de la France , et qui se distingue par ses feuilles étroites , lancéolées, aiguës et velues; le Poirier du mont Sinaï, Pyrus Sinaica, Thouin , qui vient de l'Arabie Pétrée , et dont les fruits , extrêmement petits , sont coriaces et presque secs ; le Poirier coton ueux , Pyrus polveria, L. , qui croît dans nos forêts , et dont les feuilles sont couvertes d'un duvet cotonneux , etc.

Le Poiniuit commun, JJyrus commitnis , L. , dont on connaît un si grand nombre de variétés obtenues par la culture, est un Arbre qui, dans quelques cas , peut acquérir une hauteur d'environ quarante pieds et même au-delà , et dont le tronc offre souvent à sa base jusqu'à huit et dix pieds de circonférence. Quelquefois les rameaux , surtout chez les jeunes pieds qui n'ont point eticorc fleuri , sont armés d'épines , lesquelles finissent toujours par disparaître. Ses feuilles , portées sur d'assez longs pétioles , sont ovales , obtuses, finement dentées, pubescentes à leur face inférieure dans leur jeunesse, mais finissant par devenir glabres. Les fleurs sont blanches , pédonculées , disposées en bouquets ou cimes aux extrémités des rameaux particuliers , courts et gros , et qu'on nomme lambourdes. A ces fleurs succèdent des fruits qui varient singulièrement par leurs formes , leur grosseur, leur couleur, leur saveur, etc. Dansl'élatdenature, les fruits du Poirier, comme ceux du Pommier et de la plupart des autres Arbiesquc nous cultivons dans nos vergers, sont petits, durs et d'une âpreté intolérable. La culture , en développant le parenchyme , y fait affluer lès principes mucoso-sucrés, qui rendent ces fruits d'une saveur trèsagréublc. Le nombre des variétés ob-

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tenues par la culture est extrêmement considérable , ainsi que nous l'avons dit précédemment. On les divise d'abord en fruits à couteau ou Poires à manger , et en fruits à cidre. Parmi les premières , ou peut établir deux sections , suivant que les fruits parvenus à leur maturité parfaite , ont la chair fondante , ou suivant que leur chair reste toujours croquante.

Il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage d'énumérer ici toutes les variétés de Poires qui font l'ornement de nos vergers ; nous nous contenterons simplement de citer ici quelques-unes des plus remarquables qui appartiennent à l'une et à l'autre de ces divisions. Ainsi, parmi les Poires à chair fondante , nous trouvons : la Crassane , les Beurrés gris , jaune et d'Angleterre , le Saint-Germain , l'Epargne , le Bézy de Chaumontel , la Virgouleuse , le Col mai' , la Mouille- Bouche, etc. Au nombre des Poires à chair croquante se distinguent :

les Bons-Chrétiens d'été et d'hiver , le Martin-Sec, le Messire-Jean , le Catillac, le Franc-Réal , etc. Quant aux Poires à cidre, elles ne sont pas moins variées que les Poires à couteau ; { mais comme les dénominations vulgaires par lesquelles on les désigne varient dans chaque province , et même souvent dans chaque canton d'une même province, nous croyons inutile de faire ici une énumération qui serait et trop incomplète et trop locale. La liqueur que l'on obtient par la fermentation du suc exprimé des Poires , et qui porte le nom de Poiré , est en général plus forte , plus alcoholique que celle qu'on retire de la Pomme ; mais elle paraît moins saine , à cause de la trop grande excitation qu'elle détermine; aussi estelle moins estimée et moins souvent employée comme boisson habituelle.

Cependant le poiré bien préparé et mis en bouteille , avant que la fermentation soit entièrement achevée , est une liqueur agréable , pétillante , et qui a une certaine analogie avec le vin de Champagne.

Quant à la culture des Poiriers ,

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nous dirons que cet Arbre peut se mettre en espalier ou en plein vent, et dans ce dernier cas , tantôt il est à haute tige, tantôt eu quenouille ou à basse tige et en entonnoir. Il ne faut pas mettre les Poiriers en espalier à l'exposition du midi , mais à celles du levant et du couchant. En général, le terrain qui leur convient le mieux est une terre très- profonde, franche et légère, car dans les terres grasses , humides et glaiseuses, leurs rameaux s'effilent , leurs feuilles jaunissent et ils finissent par devenir stériles. Toutes les variétés se multiplient par le moyen de la greffe.

Le nom de Poirier a été donné à des Arbres qui n'appartiennent pas au genre dont il vient d'être question: ainsi l'on a appelé :

Poirier ou Bois de Savane , à Cayenne , le Couma d'Aublet.

Poirier des iees, le Bignonia pentaphylla, L. V. Bignone.

Poirier de Chardon, les Cacles.

POIS. Pisum. bot. pri an. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., établi parTournelort , et placé par De Candolle dans sa tribu des Viciées entre les genres Eivum et Lathyrus. Voici ses caractères principaux : calice à cinq découpures aiguës, foliacées, les deux supérieures plus courtes ; corolle papilionacée dont l'étendard est très-grand , presque cordifornie , relevé, les deux ailes connivenles, la carène comprimée en forme de croissant plus courte que les ailes ; style comprimé, courbé en carène, et velu vers sa partie supérieure ; gousse oblongue, comprimée, non ailée, renfermant plusieurs graines sphériques marquées d'un hile arrondi. Le genre Pisum est tellement voisiu du genre &esse(Lathyrus) qu'il est presque impossible de leur assigner des caractères absolument tranchés. Cependant ces deux genres diffèrent suffisamment entre eux par le port , pour qu'on doive admettre leur séparation. Linné réunissait au genre Pisum une espèce ( P. Ochrus ) qui est

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devenue le type du genre Ochrus de 'Mœuch, adopté par Persoou ; mais .cette Plante fait partie des Gesses ou Lal/iyrus, selon De Caudolle. Dans lie second volume du Prodromus Sysiteinatis Vegetabilium de ce dernier . auteur , Seriuge a publié huit espèces l de Pois. Ce sont des herbes annuelles, à feuilles pinne'es sans impaires tri— j ugudes , munies de vrilles et de larges stipules. Leurs fleurs offrent des couleurs très-nuancées , blanches, panachées , rougeâlres, bleues, purpurines , etc. La plupart de ces espèces paraissent indigènes des contrées orientales qui l'ont partie du bassin de la Méditerranée ; mais on ignore la patrie de celle qui doit être considérée comme type du genre, et qui est cultivée abondamment daus toute l'Europe.

Le Pois cultivé , Pisum satiou/n , L. , est tellement connu , qu'une description en serait superflue. Celte fiante a produit un grand nombre de variétés parmi lesquelles nous citerons particulièrement les suivantes :

1 ° Pois sucrés ou Petits Pois; la go usse est un peu coriace , légèrement comprimée , quelquefois cylindroïde ; les graines sont rondes, distantes les unes des autres, et ont une saveur sucrée. On en consomme une trèsgrande quantité comme légume de table ,. et on les mange avant leur complète maturité, a0 Pois goulus , Pois rnange-tottt , Pois sans parchemin. Cette variété se reconnaît à ses gousses très-grandes , en forme de ïaulx , très-comprimées, à valves non coriaces , d'une consistance tendre , succulente , munie intérieurement d'une pellicule très-mince, ce qui les rend comestibles ; les graines sont grosses et distantes les unes des autres. 3° Pois à bouquet; les fleurs forment une sorte d'ombelle terminale; les graines sont brunes. Ces caractères suffiraient presque pour eu former une espèce distincte. On cultive celte variété plutôt comme Plante d'agrément que pour des usages économiques. 4° Pois carré; ses graines sont très- grosses , d'une forme carrée ,

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ot fournissent une excellente nourriture. 5° Pois nains ; la tige est trèsbasse, les gousses sont petites, un peu coriaces, les graines rondes et rapprochées. Outre ces variétés , on remarque aussi le Pois Michaul qui est très-hâtif, de toute saison , tendre et sucré ; le Carré fin ou C/amart, excellent et d'un grand rapport; et le Carré vert, qui est le plus propre à être conservé pour en faire des purées. Quant au Pois de Pigeon , nommé aussi Bisaille , il appartient à une espèce nommée par Linné Pisum aivensc , etfoudée principalement sur ce qu'elle présente des pédoncules unilïores, caractère vague et qui s'évanouit dans un grand nombre d'individus. On le cultive principalement pour être employé comme lourragc; ses graiucs su! veut à engraisser la volaille.

On a étendu le nom de Pois à des Légumineuses qui appartiennent ù des gcures très-différeus. Ainsi on a appelé :

POIS d'AnUOLE OU DE SEPT ANS , le

Cytisus Cajan , L.

Pois de Brebis, la Gesse cultivée.

Pois Café, le Lotus tetragonolobus , L.

Pois Ciciiti ou Cuiche , le Ciccr arietinurn. V. Ciciie.

Pots doux de LA Martinique , le Mimosa fagifolia , L.

Pois a ghattek ou Pois Patate , le Dolickos jiru/iens, L. , qui fait maintenant partie du genre Mucuna.

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